Jordan, vous savez le petit-fils qui vit les 3/4 du temps chez sa copine mais passait à la maison de temps en temps pour laver son linge ou prendre une douche, car il ne voulait pas exagérer!

Jordan, donc, hier vers 13h30 arrive à la maison  :

-Mamie, je peux mettre mon linge à laver? (Auparavant, il allait le plus souvent le laver lui-même chez son père et Murielle) maintenant qu'ils habitent à côté de chez nous je pensais, ce sera mieux pour lui, c'est plus près de son travail!

Donc, étonnée, mais me gardant bien de faire un commentaire, je lui réponds: D'accord ,laisse- le , je m'en occuperai plutôt, mais pas de suite!

-Et sa réponse montre combien il est gentil, vraiment! : non! non! ne t'embêtes pas! c'est pas pressé, ..............je repasserai ce soir le prendre! .......  ah! bon!...........MDR!!!!

 Et le soir, il a prit une douche alors que, à côté, il y a une superbe douche italienne avec des jets qui massent de tous les côtés  et qui n'attend que lui!  Résultat : il s'est fait "remonter les bretelles" par son père! Pourtant, je gage que celà ne va pas changer grand chose !!

Personnellement celà ne nous dérange pas le moins du monde, mais alors là! Pas du tout! Bien  au contraire !

Continuons...

 Ah! 'adolescence 4

 

Tous les deux ont profité d’autorisations de sortie beaucoup plus tôt que leur frère aîné, car celui-ci les emmenait avec lui. Pour commencer occasionnellement, puis, comme tout semblait bien se passer, plus souvent.

Le samedi soir, notre maison devenait le rendez-vous des copains d’Eric : Eric n°2 bien sûr, Jean-Louis, qui malheureusement devait décéder trois ans plus tard dans un accident de voiture, Jacques , le cousin de Jean-Louis, un italien exubérant, tête brûlée et bagarreur et pourtant excessivement gentil et respectueux, qui, lui, avant de partir, prenait toujours le temps de passer par le salon pour converser un peu avec Mamie Mélia et disputer avec elle, une partie de petits chevaux. Tous, s’étaient abondamment parfumés, et, bien évidemment, aucun ne portait le même parfum. Je vous laisse imaginer le sillage qu’ils laissaient derrière eux. Suffoquant !

Notre belle-sœur, Nicole et son mari Guy (dit Guitou) depuis des années partageaient notre repas le samedi soir. Nous avons toujours été très proches, car Nicole, ma nièce, avait connu Guitou, le jeune frère de Robert, lorsqu’elle venait avec moi rendre visite à mes futurs beaux-parents durant le séjour de Robert en Algérie. Ils étaient très jeunes alors, ils se sont plus et se sont mariés. Voilà comment, de tante et nièce, nous nous sommes retrouvées avec le statut de belles-sœurs !

Comme nous, ils ont trois garçons : Franck, l’aîné et Stéphane et Christophe, les jumeaux.

Donc, pour reprendre le fil de mon récit, généralement, nous étions à table lorsque les jeunes arrivaient et leurs effluves entêtants se mêlaient aux odeurs de cuisine. Pendant que nous leur servions un café et que Nicole (qui, plus jeune avait fait un apprentissage de coiffeuse) retouchait patiemment une mèche, qui, tous les samedis, dérangeait Eric ! Un vrai rituel qui retardait ce petit monde, pendant que Bruno et Pascal piaffaient d’impatience.

Nicole ne supportait pas (c’est toujours le cas) le parfum. La pauvre n’était pas loin de suffoquer et attendait impatiemment leurs départs pour aérer la pièce.

Cependant, avant qu’ils ne partent, pendant que Nicole se jetait avec volupté sur la fenêtre pour l’ouvrir en grand, Robert avait renouvelé ses recommandations. Son regard bleu fixant les aînés droit dans les yeux, chacun leur tour, il leur confirmait qu’il les tenait pour responsables de la sécurité des plus jeunes. C’est tout juste s’il ne leur faisait pas prêter serment ! D’après ce que j’en sais, ils ont toujours tenu parole. Les petits frères de Rocky, devenaient pour la soirée leurs petits frères ! Et, ces soirs- là, la consigne était : pas d’embrouille !

Le cérémonial du samedi soir accompli, dans le calme et l’oxygène retrouvé, nous reprenions notre repas.

Lorsqu’ils sortaient seuls, c’était différent. Je dirai simplement que les deux Eric, Jean-Louis, Jacques et d’autres, s’ils ne cherchaient pas la bagarre (aujourd’hui, j’ai des doutes à ce sujet) ne faisaient rien pour l’éviter. Ces soirs- là, ils ramenaient quelques plaies et bosses, ce qui, le lendemain, en se remémorant la soirée de la veille, les faisaient rire de bon cœur. Moi, beaucoup moins !

Comme toujours, Robert, leur faisait la morale pour le principe, mais était beaucoup plus indulgent dans ce genre de situation. Il pouvait comprendre ! BOF !!

Eric, durant sa dernière année de Lycée, a attrapé une très mauvaise mononucléose infectieuse. Donc, très grosse fatigue, et au bout, examen raté.  Durant les vacances, il a alors travaillé dans la grande surface près de chez nous. Travail, cela voulait dire salaire, plus d’études, bonjour les sorties plus fréquentes avec les copains. Une année lui a suffi pour se rendre compte qu’il ne ferait pas carrière dans la grande distribution. Nous sommes tombés des nues lorsqu’il a demandé notre aide et surtout l’aval de son père, pour acheter une remorque friterie, crêpes, chichis, gaufres, etc… et la tournée de fêtes foraines et manifestations diverses qui allaient avec. Dans ces années- là, fêtes et foires attiraient beaucoup de monde. Bien évidemment, nous l’avons aidé (sous forme d’un  prêt) nous devions penser aussi à ses frères en cas de besoin.

Voilà comment, à vingt ans à peine, notre fils est devenu forain. Milieu très particulier où il faut prendre garde, dès le début, à ne pas se laisser marcher sur les pieds tout en respectant soi-même les règles établies depuis très longtemps. Son père, un  peu inquiet quand même, lui faisait de très nombreuses visites sur les lieux des manifestations, pour se rassurer. De toutes-façons au début, il lui manquait souvent quelque denrée : sucre, farine, etc…lorsque ses prévisions étaient dépassées. De plus, nous savions qu’il appréciait notre visite, surtout lorsque le monde se pressait devant sa boutique.

 Pascal est celui, qui, depuis ses quinze ans, a, le plus, participé à cette aventure. Dès sa semaine de travail terminée, le vendredi soir, il partait avec son frère sur les fêtes. C’était le champion de la pâte à crêpes et à chichis !

Bruno, lui, avait cette ambiance en horreur. Pas question de compter sur lui, sauf en cas d’urgence ! Et encore !