Bonne journée, la visite chez l'infectiologue c'est très bien passée.  Il avait en mains tout le dossier de mon cher et tendre et était donc bien au courant car le staff des médecins s'était réuni et la conclusion est plutôt rassurante. Ils sont sûrs que, pour l'instant, toutes les anomalies d'analyses sanguines (plutôt légères) et surtout la température qu'il traîne depuis presque un an, tout celà, finalement, est provoqué par les immunossupresseurs que l'on ne peut ni supprimer, ni même diminuer. Donc, en conclusion,on ne change rien, et l'on continue la surveillance et le même traitement tous les 4 mois.

C'est décidé, j'arrête le relevé de température matin et soir et l'on cesse de s'inquiéter , sauf symptômes nouveaux!  

 

                                                                                                                                                                                                                                                                      Pascal et Bruno au  service militaire

 

N°1 PASCAL... 

Pascal ayant terminé son apprentissage, n’avait que dix-sept ans et demi. Il voulait devancer son appel sous les drapeaux, mais à son grand regret, il devait attendre ses dix-huit ans, ou, alors, signer carrément un engagement plus long. J’ai bien eu peur qu’il ne veuille le faire ! C’est terrible ce tempérament impatient qui habite mes fils !

Il a donc préparé son  permis de conduire qu’il a obtenu huit jours à peine après sa majorité, et, sitôt dit, sitôt fait, il est parti à l’armée. De plus, il n’avait rien trouvé de mieux pour ma tranquillité que de demander à être incorporé chez les parachutistes. Il a donc rejoins le 6e RPIMA (Régiment des Parachutistes d’Infanterie de Marine) à Mont-de-Marsan dans les Landes. PARACHUTISTE ! Il ne m’aura rien épargné ! Mon petit dernier ! Je crois qu’il restera toujours le petit dernier, les années ne changeront rien à l’affaire ! Où était-il le temps où je l’avais conduit pour son premier jour de maternelle !

Il n’est pas étonnant que je n’ais eu connaissance des frasques de mes deux lascars de fils, que bien plus tard.

Nous avons appris que :

-Pascal avait fait une chute en parachute, s’était réceptionné dans un arbre et avait passé deux jours, inconscient à l’hôpital, sans que nous en soyons informés !

-Que la plupart de ses permissions s’étaient passées à faire la fête avec les copains : féria de Dax et autres manifestations de ce genre, alors que je me désolais de ne pas le voir plus souvent et lui envoyais force courrier. Mes lettres devaient le distraire, et, pour faire bonne mesure, j’envoyais également quelques colis de spécialités et gourmandises pour lui remonter le moral. La maison devait lui manquer, le PAUVRE !!

J’appris aussi :

-Qu’il avait participé à de nombreux combats de boxe !

-qu’il s’était porté volontaire pour partir au Tchad et qu’il était resté des heures sur le tarmac de l’aéroport militaire de Mont-de-Marsan, son paquetage à ses pieds, attendant d’embarquer avec ceux de sa compagnie, qui, comme lui, s’étaient portés volontaires. Heureusement, l’ordre d’embarquement avait été annulé et ils sont revenus à la caserne. Quand je me dis qu’il avait signé pour partir, j’enrage encore !

Il est très vite passé caporal, puis caporal -chef, tout en faisant office de sergent pour diriger les stages commandos, auxquels, évidemment, il participait activement, devant montrer l’exemple. Dans l’effort et l’endurance physique, il était dans son élément. Il s’est donc retrouvé, conséquence logique, avec un parfait corps d’athlète dont il était très fier.

 

pour le blog n°2 054

 

C’est à cette époque que Jean-Louis, le copain d’Eric qui participait aux sorties des fins de semaines, s’est malheureusement tué lors d’un accident de la circulation. Pascal fréquentait alors la jeune sœur du pauvre garçon. Informé du décès, notre fils voulut absolument être présent pour les obsèques.

 Il était donc allé trouver son capitaine pour solliciter une permission exceptionnelle.

 Devant le refus de celui-ci et encore très ému par la nouvelle, Pascal a très mal réagi, s’est énervé, et c’est le bureau du capitaine qui en a fait les frais.

Malgré cette rebuffade, il a quand-même quitté la caserne pour venir à l’enterrement. A son retour, tout droit direction prison (militaire !). Il n’y a pas trop souffert, car son chef venait régulièrement l’en sortir pour disputer quelques combats de boxe, dans lesquels il représentait son régiment.

Il aussi été dégradé et a dû effectuer cinq mois d’armée supplémentaires.

Avant sa libération, « la quille » il a récupéré son grade et ses supérieurs ont tenté avec insistance de lui faire signer un engagement supplémentaire, mais il n’a pas cédé. Il faut croire qu’il était enfin décidé à rentrer à la maison ! OUF !