Week-end de Pâques, et bien entendu je prévoyais de semer allègrement oeufs et cocottes en chocolat. J'ai bien fait d'en parler avant à Lydie, car les petites vont tellement en avoir de part et d'autre de la famille , que même avec l'aide des parents pour les manger, ils n'en viendront pas à bout! De plus, on ne gave pas des pitchounes de 3 ans de chocolat!

J'ai trouvé un poussin et un canard, tout doux et tout mignon qui vont bien leur plaire! Je pense que la maman va être moins enthousiaste car ils font l'un et l'autre un boucan infernal! Ce sont les ténors du piou-piou et du coin-coin !

 

 

BRUNO .....à son tour....

 

Son frère était parachutiste depuis six mois, lorsque Bruno est parti  à son tour. Il va sans dire qu’il a également opté pour le corps d’armée des « paras ». Il a été affecté à Pau à l’ETAP (l’école des troupes aéroportées ou 3e RCP) En plus du brevet français, il y a obtenu le brevet anglais de parachutisme. A son sujet aussi, nous avons eu droit à quelques révélations :

Par exemple : il aurait eu un désaccord avec un sergent particulièrement désagréable. En réalité, j’ignore le fin mot de l’histoire. Toujours est-il que le sergent en question s’est retrouvé le nez cassé, grâce aux bons offices de notre fils et que celui-c’était retrouvé au « GNOUF » ! 

 Nous habitions près de Bordeaux, région viticole par excellence comme tout le monde le sait. Arguant de sa prérogative de Bordelais, Bruno s’était institué fournisseur de vins de qualité à un prix défiant toute concurrence.

 Dans cette affaire, il s’était associé avec un copain créole, mesurant plus d’un mètre quatre-vingt et pesant plus de cent kilos.

 Sage précaution ou simple affinité ?

Un peu des deux, je pense, car la vérité était que ces deux malins, achetaient un simple vin de table en « cubi » et en remplissaient  des bouteilles de 75cl. Inutile de vous expliquer le bénéfice réalisé.

Ce petit trafic a duré jusqu’à ce que Bruno soit convoqué dans le bureau du sergent (pas le même que précédemment, heureusement !).Manque de chance celui-ci était fin connaisseur en vins.

Conséquence, cette fois, c’est Bruno qui aurait pu se retrouver le nez mal en point. Il a été conduit, manu militari, pour un séjour en prison !

Bilan final : trois mois de plus sous les drapeaux !

Il y a donc eu une période où nous avions nos deux fils militaires en même temps.

J’avais trouvé plus commode, lorsque j’envoyais à l’un des nouvelles de la famille, lui contant chacun des évènements nous concernant, de photocopier ma lettre pour le second. Dommage ! Je ne pouvais pas faire de même avec les colis !

Autant pour l’un que pour l’autre, je suis persuadée que nous n’avons appris ou su voir que la moitié de l’iceberg.

Combien de leurs aventures restent encore immergées ?    

 

pour le blog n°2 057