02 avril 2013

Après le service militaire....

Même lui en a marre de ce temps ! 

RAW11

 

Je me replonge dans mes souvenirs .... 

                         

                                                                                                                                                                                                                                                Après  le service  militaire

 

 

Pascal, normalement libéré le premier, entra dans une société s’occupant de l’entretien des chaudières.

Il prit la suite, dans le petit appartement qu’habitait Eric, après que celui-ci ait déménagé pour un appartement voisin, un petit peu plus grand.

Il n’est pas resté longtemps dans cette entreprise. Dès qu’il  l’a pu, il a, à son tour, acheté une remorque friterie et sa tournée de fêtes, qu’il a tenue pendant deux ans. Puis, il a rencontré celle-que, pour le moment, j’appellerai sa copine.

Parallèlement à la friterie, travaillant principalement le week-end, il a monté avec son copain, une petite société : DEPANEXPRESS . Ils faisaient un peu de tout : de la plomberie à l’élagage, de la pose de pavés autobloquants aux petits dépannages divers.

Malheureusement, ils avaient autant l’un que l’autre, beaucoup de mal à se faire payer correctement leurs services, surtout lorsqu’une personne âgée et visiblement seule, faisait appel à eux lors de pannes de chauffage ou de petits problèmes domestiques.

En cela, je retrouvais le comportement de mon mari, qui, lorsque son chef l’envoyait fermer le compteur d’eau pour cause de factures impayées, refusait de le faire si le problème concernait une personne âgée ou une famille visiblement dans le besoin. Dans ces cas-là, il revenait et disait à son chef qu’il n’avait trouvé personne à l’adresse indiquée, donc, il n’avait pas pu effectuer la fermeture du dit compteur. Ainsi, il procurait un répit aux personnes en difficultés, qu'il avait pris soin d'avertir en douce!

La copine de Pascal était venue s’installer chez lui. Elle deviendra la mère de ses deux enfants : Jimmy et Jordan.

Ce n’est pas en faisant du sentiment que l’on gère une société, fut-elle petite. Donc, exit Dépanexpress, avant de s’endetter. Avec le recul, son père et moi, pensons qu’il était trop jeune pour ce genre d’aventure : même pas vingt ans !

Pour compléter le tableau, sa tournée de fêtes ne s’est pas révélée rentable. Il a donc revendu sa remorque. Eric a récupéré la seule fête valable de la tournée et Pascal est entré dans une petite entreprise de serrurerie, ferronnerie, soudure etc… qui appartenait à une connaissance de la famille de sa copine.

 

Bruno, lui, libéré six mois plus tard, fut embauché dans une société de photogravure. C’est à ce moment-là qu’il a rencontré Valérie, lors d’une soirée en boîte. En fait, il la connaissait déjà pour l’avoir vue, alors qu’il était plus jeune, quand il allait, avec son frère et deux autres copains, épier, derrière les vitres, le cours de danse moderne auquel elle participait. C’était interdit, bien sûr ! C’est ce qui donnait du piment à la chose ! Lorsqu’ils arrivaient, faisant pétarader leurs mobylettes, il se créait autour d’eux, une réputation de garçons non fréquentables ! Les jeunes filles sérieuses du cours se tenaient à l’écart, non sans risquer, j’en suis persuadée, quelques regards furtifs. Evidemment cela perturbait quelque peu le cours et le professeur était mécontent. Il faut croire que leurs destins étaient de se rencontrer, puisque déjà, à ce moment- là, il l’avait remarquée.

Voici quelques lignes tirées des écrits de Bruno :                                                                                                « Je me souviens précisément du moment où mon regard a croisé celui de Valérie qui était d’ailleurs accompagnée de son petit copain. Elle avait des yeux bleus très clairs et d’une grande intensité. Blonde, un teint de porcelaine, d’une taille sensiblement identique à la mienne, son sourire accompagnait chacun de ses gestes. Ses yeux se plissaient et elle rougissait rapidement dès-que quelque chose la mettait mal à l’aise. Ce fut le cas lors de notre rencontre »

Durant l’année suivante, faisant foin du cérémonial de présentation à la famille, Bruno est arrivé, en coup de vent, accompagné de Valérie.

C’était un dimanche après-midi. J’avais entrepris le grand nettoyage des placards de notre chambre. C’est dans le plus grand désordre étalé sur le lit, que j’ai reçu ma belle-fille pour la première fois.

Si l’on peut appeler cela, recevoir ! J’aurais bien aimé être un peu plus présentable.

Bruno est entré directement par la baie vitrée de la chambre, puisqu’elle était ouverte, pourquoi utiliser la porte d’entrée ! Valérie sur les talons !

Effectivement, c’était une ravissante jeune fille. Beaucoup de retenue, tout autant de classe. Je l’avais trouvée délicate et raffinée. Plutôt menue, la gymnastique qu’elle pratiquait avec bonheur et réussite l’avait dotée d’un physique très harmonieux. Elle s’accordait  vraiment bien avec mon fils. Ils formaient un joli couple particulièrement bien assorti.

Je ne me souviens plus s’ils ont pris un café ou une boisson quelconque, dans la cuisine, tout naturellement. Puis ils sont repartis rapidement, comme si cette visite n’était pas la première. La visite en coup de vent que l’on fait habituellement.

C’était la première fois que Bruno amenait une copine à la maison !

Un peu plus tard, recommencement ou plutôt continuité de l’histoire familiale, la copine de Pascal attendant un bébé, le couple a déménagé pour un logement plus grand.

ET :   Bruno et Valérie se sont installés, à leur tour, pour un court passage, dans le logement, que, après Eric, Pascal laissait libre !

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Souvenirs de Pâques ...

Pour ce week-end de Pâques, je n'avais pas vraiment prévu de céder au cérémonial de la recherche d'oeufs et autres chocolats, soi-disant tombés dans le jardin. Les enfants sont grands, de  même que les petits- enfants! Grands, mais quand-même gourmands !!!!  J'avais juste prévu , ainsi que je l'ai dit hier poussin et canard en peluche pour la dernière génération de la famille :les petites jumelles! Et pour Louis, 10 ans, ce n'est pas encore un grand!!! Gros oeuf!!!!

Donc, j'étais tranquille ! C'était sans compter l'habitude!  Au cours d'une conversation téléphonique avec Lydie j'ai compris que Marine (22ans) avait parlé des "cloches" qui, chez mamie allaient passer! mmmm!! 

Alors, je me suis précipitée et j'ai fait le plein d'oeufs en chocolat pour tous! Enfin, tous.....les grands-petits enfants !!! Je suis prête, ils peuvent venir !!! MDR ! Je leur ai pris des oeufs géants ki...r! Sauf Lydie qui n'aime pas trop le chocolat , elle aura un oeuf en nougat garni de macarons!

En attendant, je me souviens....

Du temps de mes parents, le mâtin de Pâques je n'ai pas souvenir d'avoir eu à chercher quoi que se soit que les cloches auraient perdu dans le jardin.

Ce mâtin là, tous les enfants, mariés ou pas se retrouvaient pour un "casse-croûte" qu'ils n'auraient manqué pour rien au monde!  Tous étaient là dès neuf heures . Ma  mère était au fourneau, enfin , à la vieille cuisinière à charbon que nous avions dans la cuisine. Sur la table trônaient les oignons épluchés, les aillets du jardin,les  pommes de terre en dés  et dans un grand saladier une quantité d'oeufs pondus par les poules qui occupaient le poulailler au fond du jardin.

Et... démarrait la cuisson des différentes omelettes! Il y en avait pour satisfaire les goûts de chacun !

Et, ce qui devait être un "casse-croûte" devenait l'omelette de Pâques et se transformait en un repas qui durait jusqu'au repas de midi, qui, du coup, n'avait nul  besoin d'être très conséquent!

Lorsque j'ai eu mes enfants, pendant quelques années j'ai tenté de faire pareil recevant nos nombreux frères et soeurs ! Puis, j'ai cessé une année pour voir, et personne n'a pris le relais. Alors j'ai laissé tomber et je me suis focalisée sur nos enfants .

Les cloches ont donc, depuis, survolé notre jardin et les jours précédents les enfants ont passé de nombreux après-midi à peindre et décorer des oeufs durs que nous mangions à la croque-au-sel! C'est curieux, ils étaient meilleurs que les oeufs habituels!

Je me souviens aussi, que ce jour là, les gens sortaient les tenues d'été, et les robes blanches en particulier étaient étrennées. Je regardais avec admiration et envie les gamines de mon âge qui avaient le chance d'être aussi jolies dans leurs nouvelles toilettes.

Il faut dire qu'en ce temps là, les saisons étaient de vraies saisons! Le printemps  au  le printemps! L'été  en  été!   l'automne et l'hiver à l'avenant !

On pouvait se projeter! 

Avant de cliquer sur publier, j'ajouterai bien deux petites réflexions des coquines qui viennent de venir chercher leur jouets! On ne s'entendait plus ! Elle étaient ravies!

Lorsqu'elles sont parties , alors que je reboutonnais leur manteau, l'une m'a gentiment dit : tu as des mains de vieille !..mamie!

Quand à l'autre qui n'arrêtait pas de jacasser et à qui sa mère a dit : arrête! tu me saoûles ! elle a rétorqué : mais... j'ai une bouche, c'est fait pour parler !

Quelles amour d'enfants !!

Posté par emiliacelina à 09:50 - Commentaires [5] - Permalien [#]