06 avril 2013

Toute une vie........

Je me souviens que, lorsque j'avais commencé à écrire l'histoire de notre famille, celà m'avait quand-même demandé un certain travail et le fait de parler de notre petite belle-fille, avec l'autorisation de sa maman,m'avait presque fait plaisir car je voulais la faire vivre dans le souvenir de chacun. 

 Bien que les années soient passées, le fait de rééditer ces pages me coûte plus que je ne l'aurai pensé,mais en sa mémoire je termine de raconter son passage parmi nous,hélas bien trop court!

 Suite....

Pour évacuer toute cette peine qui se transformait parfois en colère, Bruno s’était inscrit, deux fois par semaine, le soir, à la boxe Française, la SAVATE. Parfois, lorsqu’il passait à la maison, je devais faire attention à mes paroles, car il avait tendance à tout mal interpréter lorsque cela venait de ma part. Il avait besoin de quelqu’un sur qui se défouler, et il estimait, que, s’il passait à la maison, ce n’était pas pour que je pleure ! Il n’avait pas besoin de « çà ! »

Je devais aussi me contrôler devant Mamie Mélia, trop âgée et qui, c’est terrible à dire, aurait été encore plus perturbée, de me voir pleurer que par la raison de ma peine ! Il m’est arrivé de prendre un instant la voiture prétextant une course à faire, et d’aller seule pleurer tout mon saôul !

Mon dieu ! Quand je pense à ce qu’a dû supporter Marcelle !

Ils avaient prévu de se marier en octobre 1990. Pascal et sa copine les suivraient de peu, après la naissance de leur premier enfant. Naissance prévue pour le début de l’année suivante : 1991.

Pour des raisons évidentes, le mariage a dû être repoussé au premier décembre.

Je n’y étais pas, mais lorsque les médecins ont annoncé à Marcelle et Valérie que celle-ci pouvait sortir de l’hôpital et se marier si elle le souhaitait, je n’ai aucun mal à imaginer l’émotion ressentie ! Peut-être des larmes, mais enfin, de joie !

Nous nous sommes jetées dans les préparatifs du mariage, de concert, (j’avais enfin la possibilité de participer !) sans réfléchir davantage. Bien décidées à leur offrir le mariage dont ils rêvaient. Surtout Valérie ! Son bouquet serait de fleurs blanches et de roses rouges. Elle avait des idées très arrêtées ! Toute la décoration s’est organisée sur le même thème, jusqu’aux garnitures des voitures, les centres des tables rondes et les bouquets des petites demoiselles d’honneur !

Bruno à l’unisson ! Costume noir, nœud papillon et large ceinture rouges ! Ils partiront en voyage de noce à Rome. Cadeau de Marcelle et Jean-Paul. . L’organisation de la noce n’a posé aucun problème car Marcelle et moi, nous sommes bien entendues. C’est une femme que j’apprécie beaucoup.

La mariée était vraiment très belle. Si fine et si émouvante dans son fourreau blanc, telle une petite sirène.

Un amas de tulle, tel un nuage vaporeux, se déployait à partir de la taille, uniquement sur l’arrière. 

Ses cheveux blonds avaient repoussé  son teint diaphane valorisait ses yeux si bleus. Un boléro aérien, paraissant constitué de duvet de cygnes la protégeait de l’air vif. Nous étions quand même le premier décembre. Elle semblait si délicate et si heureuse ! 

photo valerie

                                                  

Nous étions une centaine le samedi et le lendemain  une cinquantaine chez nous pour terminer la fête.  Le lendemain on se lâche davantage ! Cela a été le cas. Tout le monde a eu à cœur d’oublier les pensées pessimistes. Elle a pleinement profité de cette belle journée, et ce jour restera un merveilleux souvenir.                

 

.

Posté par emiliacelina à 23:27 - Commentaires [10] - Permalien [#]