18 avril 2013

Pascal...suite

Situation tellement classique, mais combien difficile à vivre!

Je passe les détails , je ne peux pas occulter ce moment de la vie de mon fils, mais, c'est tout simplement la preuve qu'à quelque chose, malheur est bon comme on dit!  Mais, çà, on ne le sait que plus tard!

Pascal....suite.

Je ne vivais pas avec le couple, sauf le midi, aux repas, mais je sentais bien que l’ambiance était morose. Je supposais que Pascal, supportant mal le stress de sa maladie, n’était peut-être pas très agréable. De plus, je reconnais que, si mes fils ont bien reçu en héritage les qualités de leur père, ils avaient aussi hérité de son caractère plutôt difficile et de son manque de patience dans certains cas. En règle générale, je soutiens toujours mes belles-filles. Avec mes fils, je ne crains pas le mot maladroit qui pourrait être mal interprété, je parle librement. Pourtant, au fil des jours, je n’ai pas pu faire autrement que de remarquer, dans le comportement de l’épouse de mon fils une indifférence certaine envers, et son mari et même un peu, ses enfants.

 Elle a d’abord déclaré ne plus avoir le temps de venir manger le midi. Elle rentrait tard le soir, selon les horaires des grandes surfaces.  Pascal supportait de plus en plus mal cette situation. Malade, il rentrait, couchait les enfants que j’avais baignés et mis en pyjamas, et s’inquiétait de sentir son épouse de plus en plus indifférente, ne s’intéressant pas à son état de santé et pas davantage aux résultats des examens qu’il avait passés dans la journée, quand c’était le cas.

J''ai voulu  aller la voir, un jour, pour lui faire part de mon inquiétude, pensant causer avec elle, peut-être la rassurer, et, surtout, qu’il y avait au milieu d’eux, deux petits enfants dont l’un n’avait qu’un an à peine.

Sincèrement, je n’avais que de bonnes intentions. Une crise, dans un ménage, cela arrive à presque tous les couples un jour où l’autre ! Et peut-être que mon fils, après tout, avec son caractère, n’était pas facile !

 Je me suis rendue sur son lieu de travail à l'heure de sa pause, et, je l'ai trouvée en galante compagnie , (sans aucune équivoque) ! 

Choquée, je lui ai dit : pense aux enfants , réfléchis!

Elle n’a pas réfléchi longtemps. Personnellement, bien que très mal à l’aise devant mon fils, j’avais gardé ma découverte pour moi. Mais  pour combien de temps encore ? Je sentais que cette situation ne pouvait pas durer. J’avais l’impression de trahir la confiance de mon fils. Et je craignais encore plus les conséquences qu’aurait ma révélation. Je ne savais vraiment pas comment agir. Soit, je parlais à mon fils et je provoquais peut-être une catastrophe, soit, je me taisais, et, tôt ou tard, il l’apprendrait et m’en voudrait de mon silence.

Le problème a été vite réglé! Elle a encouragé Pascal à aller avec son frère faire une partie de chasse, prétextant que celà lui ferait du bien de se changer les idées, et, pendant ce temps elle est partie après avoir laissé un message sur le répondeur de mon autre belle-fille pour la mettre au courant.

Robert est parti retrouver ses deux fils à la tonne, pour informer Pascal du départ de sa femme. Moment très difficile. Pascal, sous le choc, n’a pas décroché les dents durant tout le trajet du retour : cent kilomètres !

Il est rentré dans sa maison vide, plus d’épouse, plus d’enfants, et pour couronner le tout : malade ! Son père et son frère l’ont ramené à la maison.!

 

 

Posté par emiliacelina à 23:27 - Commentaires [11] - Permalien [#]

Pascal se marie...

Bon! Le soleil s'est caché, revenons à nos petites histooires de famille, avec les bons moments et les  déceptions qui suivent parfois! Mais , c'est la vie ! Et elle continue toujours malgré tout ....

 

                                        Pascal    se marie -1-

 

Bruno n’a pas voulu que Pascal repousse la date de son mariage  encore une fois. Il trouvait que cela n’aurait pas été très juste. Jimmy n’était pas loin de ses un an.

La noce s’est préparée avec le même soin que pour ses frères. 

J’ai confectionné les boutonnières et les ornements des voitures : couleur blanc et saumon. Nous avons offert les bouquets des demoiselles d'honneur, la coiffe et  le voile de l'épouse et pour le reste de l'organisation nous nous sommes contentés d’approuver les décisions déjà prises. Pas vraiment de concertation commune. Sauf pour le règlement : équitable.

Tout le monde a eu à cœur de faire de cette journée, une jolie fête.

Parfois, Bruno croisait mon regard. Il faisait de gros efforts pour participer au bonheur de son frère. Quand la tension était trop forte, je le voyais sortir fumer une cigarette, pour se retrouver seul, puis il revenait dans la salle, pour ne pas que son absence se remarque et cause une gêne. Comme toujours, il a subi la situation avec beaucoup de cœur et d’intelligence.

Le lendemain, j’avais organisé le repas à la maison comme pour Eric et Bruno, et la journée a été très agréable.

Je dois avouer que les relations avec la belle-famille de mon fils, n’ont jamais été très cordiales. Seul son père était un homme, sympathique, agréable avec tout le monde en toute simplicité.

Autant Marcelle belle-mère de Bruno, femme raffinée avec beaucoup de classe, avait su, d’entrée se montrer simple et amicale, autant la mère et les sœurs de notre nouvelle belle-fille nous ont immédiatement snobés. Je n’ai pas eu l’honneur de plus de dix phrases de leurs parts durant ces deux jours !

Tout cela n’était pas bien grave, nous ne nous sommes pas fréquentés, c’est tout !

L’important  c’était que Pascal soit heureux. Jimmy poussait comme un champignon, tout potelé et de petite taille. Pascal adore les enfants et a un contact très facile avec eux, alors imaginez un peu avec son fils !

Lorsqu’une maison s’est libérée, environ deux ans plus tard, près de chez les parents de notre belle-fille le couple a déménagé. La maison était assez récente et confortable.

Comme Jimmy allait avoir un petit frère et que le couple ne roulait pas sur l’or, nous avons fait tout notre possible pour les aider.

Le second fils de Pascal est né avec deux ans-et-demi d’écart avec son frère. Il s’appelle Jordan. Bien évidemment, c’est mon petit -fils, alors il est le plus beau et je l’adore ! Comme tous mes petits-enfants ! Une grand-mère a le cœur assez grand pour y loger ses enfants, ses petits- enfants et les aimer tous autant.

Durant quelques temps ; Jimmy a été gardé par sa grand-mère maternelle, lorsque sa mère a repris le travail. Si mes souvenirs sont bons, je crois me souvenir que cela ne se passait pas très bien. Jimmy ne s’adaptait pas et était soi-disant très difficile, sa mère me l’a alors confié.

Pas le moindre problème!

Notre belle-fille a trouvé un nouvel emploi dans un centre commercial. Sa voiture étant en mauvais état, je lui ai passé la mienne pour aller travailler. Elle ne valait pas grand-chose à ce qu’elle me disait, mais elle roulait !

C’est à cette époque que Pascal a eu des problèmes de santé. Le diagnostic a été difficile à établir. Après avoir vu plusieurs spécialistes, effectué plusieurs biopsies des petits nodules qui lui venaient un peu partout, le résultat est tombé : Sarcoïdose ! Les examens ont continué et chaque résultat révélait un problème supplémentaire, une mauvaise hernie discale inopérable, de très mauvaises analyses de sang etc…

Une anecdote, en passant et concernant les analyses sanguines.

Robert, continuant toujours ses traitements, se rendait souvent au laboratoire pour ses analyses. Pascal a donc trouvé plus commode d’aller au même laboratoire pour les siennes Lorsque ses résultats sont tombés, affolement familial ! Pascal avait aussi une hépatite C ! Robert était complètement effondré. Qu’il soit malade, il a toujours assumé, mais, était-il possible qu’il ait contaminé son fils ? Et les autres membres de la famille ?

Le médecin prescrivit une tournée générale de prises de sang. Tout le monde y a eu droit, même notre bébé Jordan ! Je n’ai jamais vu Robert aussi mal ! Il parlait déjà de s’exiler loin de sa famille !

Un contrôle de plus a été effectué par le laboratoire, sur Pascal. S’il était exact que son bilan hépatique était catastrophique (conséquences de la sarcoïdose) il n’avait, en aucun cas d’hépatite C. Il y avait eu confusion entre ses analyses et celles de son  père !

Que d’émotions ! Si, en plus, les erreurs s’en mêlent !

Depuis qu’il était malade, Pascal prenait ses deux enfants le matin et venait à la maison passer la journée. Sauf les jours où j’allais avec lui quand il avait des examens à subir. Ces jours- là, la mamie maternelle les gardait. Pascal supportait très mal cette situation. Etre à la maison alors que sa femme partait au travail le contrariait beaucoup.

Sa femme ayant une assez grande coupure entre douze et quatorze heures-trente, avait l’habitude de venir manger avec nous. 

Posté par emiliacelina à 14:56 - Commentaires [9] - Permalien [#]