Ce soir, nous avons eu Lydie, Mario et les petites coquines de Lisa et Lana!

Deux semaines sans les voir, et je les trouve grandies et bavardes comme des pies! Mais vraiment trop craquantes ! Que du bonheur !  Aussi avant d'aller au lit, je poste juste les évènements de l'année 1998 !

 

Quelle année, oui! Sans commentaire! 

Margot allait sur ses trois ans, et Nathalie attendait un nouveau bébé  . Bruno aurait bien aimé avoir un petit garçon. Pour la première naissance il souhaitait aussi un garçon, de préférence. Pourtant, cette fois-ci, après avoir été le papa chéri de sa petite fille, depuis deux ans –et-demie, s’il souhaitait toujours un garçon, cela n’avait pas la même importance. Un fils, tant mieux ! Une autre fille, eh ! bien ! Ce serait encore un beau cadeau ! Pour le moment Nathalie venait à l’imprimerie et s’occupait du secrétariat.

C’est au début de l’année 1998, que mamie, ma mère est décédée. En février exactement.

Comme j’étais, dorénavant, plus libre de mon temps, après quelques jours de formation prodiguée par Nathalie, je l’ai remplacée pour qu’elle puisse terminer sa grossesse tranquille. Robert et moi, avions l’impression de repartir au travail, comme au temps de nos plus jeunes années.

Plus d’enfants à la maison, plus de Mamie à ménager, nous avions donc décidé de vendre notre maison, trop grande et nécessitant beaucoup de travail d’entretien de jardin pour Robert et de ménage pour moi.

Je quittais l’imprimerie à l’heure de la sortie des classes pour récupérer, Lydie, Marc et Marine, ainsi que Jimmy et Jordan (selon les jours de garde de Pascal), et je les gardais jusqu’à ce que les parents débauchent.

Notre petite Marie est née l’été de cette même année. Sans problème, une jolie petite fille, chouchoutée par sa grande sœur (de trois ans !) et sa maman qui a eu la chance de pouvoir rester à la maison pour s’occuper de ses enfants. Du moins jusqu’aux trois ans de Marie !

Eric tenait toujours son magasin de taxidermie et sa boutique friterie. Il travaillait bien durant l’hiver au magasin et l’été les fêtes prenaient le relais.

Pourtant, les fêtes n’étaient plus ce qu’elles étaient lorsqu’il avait acheté la friterie. L’évolution de notre société, peu à peu, en a diminué l’importance et l’attrait pour la jeunesse. Donc, inévitablement, moins de profit.

La taxidermie aussi commençait à se ressentir un peu de la nouvelle législation concernant certains animaux. Et, l’été, les revenus du ménage diminuaient.

Je devrais peut-être, à ce stade de mon récit, tenter de cerner le caractère de mon fils aîné. Si tant est que je le puisse. Je l’ai dit au début de mes écrits, tout le monde s’accorde pour me dire chauvine, presque de mauvaise foi pour juger mes enfants. Alors je ne promets rien !

Eric, mon grand, est, comment dire ? Excessif !... Excessif en tout !

-En amour et animosité !

-En apparent égoïsme et générosité !

-En vaillance et dans la pratique de son loisir !

-En sollicitude et indifférence !

-En optimisme et pessimisme (selon les jours) !

-Dans le bonheur ou dans la peine !

-En fidélité et jalousie !

-Il sait être aussi réconfortant que démoralisant !

-Il peut être confiant ou soupçonneux !

Bref, Beau temps et tempête à la fois !

Voilà, Eric, c’est tout cela, l’un ou l’autre selon les jours ou les situations. Si je reconnais qu’avec lui, la vie n’est jamais un long fleuve tranquille, je connais ses qualités.

Je connais sa sensibilité à fleur de peau, et sa maladresse à exprimer ses sentiments, mais aussi ses autres qualités. C’est un bon fils, c’est NOTRE fils ! Le premier, donc, l’aîné, et je sais pouvoir compter sur lui !

Sa femme aurait préféré qu’il ait un emploi fixe, avec un salaire, même peu élevé, mais régulier, et que, enfin, cesse les tournées de fêtes. La maison était bien aménagée. Il ne restait plus que la cuisine, qui pour le moment était encore en vrac

Il était question qu’Eric vende son fonds  de commerce et rejoigne ses frères à l’imprimerie.

Je ne saurais dire quelles furent les vraies raisons du divorce

qui a suivi. Le caractère de mon fils ? La fin de l’amour de sa femme ? La lassitude ? L’envie d’autre chose ?

Tout a explosé suite à une violente dispute. Mais le projet mijotait déjà chez ma belle-fille depuis un bout de temps. Celà se voyait à son comportement et même à sa santé qui s’en ressentait. S’il y a eu une autre raison à cette séparation, je n’en sais rien, et, de plus, cela ne me regarde pas. Chacun ne voit que les défauts de l’autre. Dans un divorce, jamais l’un n’est tout blanc et l’autre tout noir. Et, d’après ce que j’ai pu observer, tous les bons moments disparaissent des souvenirs. Pourtant, dans leur cas, les bons souvenirs étaient nombreux aussi, je peux en témoigner.

A l’heure actuelle, je pense que cette séparation aurait eu lieu de toutes façons, tôt ou tard !!

Cependant, encore une fois, des jours de tristesse pour tous, y compris et surtout pour les enfants. Il n’y a pas eu de problèmes de garde, tout s’est organisé selon le jugement du divorce, ou selon l’envie des enfants, sans jamais la moindre difficulté du côté maternel.

La remorque et sa tournée de fêtes ont été vendues, le fonds de commerce aussi ! Et Eric a rejoint ses frères  à l’imprimerie.

Il a très mal réagi à cette situation. Il nous a fuis quelques temps, puis il s’est difficilement ressaisi, s’obligeant à sortir.

Pendant plusieurs années, il n’est plus venu partager nos réveillons de Noël, et moi, comme il m’aurait manqué un de mes fils, j’ai cessé d’organiser le repas habituel du jour de la fête des mères. De toutes-façons, il était temps que mes belles-filles fêtent cette journée, pour leur propre compte. Elles aussi étaient maman maintenant.

Voilà ! L’année 1998 a été riche en évènements et je ne voudrais pas la revivre pour tout l’or du monde, hormis, bien sûr, la naissance de notre petite Marie.