27 avril 2013

1998....Quelle année!

Ce soir, nous avons eu Lydie, Mario et les petites coquines de Lisa et Lana!

Deux semaines sans les voir, et je les trouve grandies et bavardes comme des pies! Mais vraiment trop craquantes ! Que du bonheur !  Aussi avant d'aller au lit, je poste juste les évènements de l'année 1998 !

 

Quelle année, oui! Sans commentaire! 

Margot allait sur ses trois ans, et Nathalie attendait un nouveau bébé  . Bruno aurait bien aimé avoir un petit garçon. Pour la première naissance il souhaitait aussi un garçon, de préférence. Pourtant, cette fois-ci, après avoir été le papa chéri de sa petite fille, depuis deux ans –et-demie, s’il souhaitait toujours un garçon, cela n’avait pas la même importance. Un fils, tant mieux ! Une autre fille, eh ! bien ! Ce serait encore un beau cadeau ! Pour le moment Nathalie venait à l’imprimerie et s’occupait du secrétariat.

C’est au début de l’année 1998, que mamie, ma mère est décédée. En février exactement.

Comme j’étais, dorénavant, plus libre de mon temps, après quelques jours de formation prodiguée par Nathalie, je l’ai remplacée pour qu’elle puisse terminer sa grossesse tranquille. Robert et moi, avions l’impression de repartir au travail, comme au temps de nos plus jeunes années.

Plus d’enfants à la maison, plus de Mamie à ménager, nous avions donc décidé de vendre notre maison, trop grande et nécessitant beaucoup de travail d’entretien de jardin pour Robert et de ménage pour moi.

Je quittais l’imprimerie à l’heure de la sortie des classes pour récupérer, Lydie, Marc et Marine, ainsi que Jimmy et Jordan (selon les jours de garde de Pascal), et je les gardais jusqu’à ce que les parents débauchent.

Notre petite Marie est née l’été de cette même année. Sans problème, une jolie petite fille, chouchoutée par sa grande sœur (de trois ans !) et sa maman qui a eu la chance de pouvoir rester à la maison pour s’occuper de ses enfants. Du moins jusqu’aux trois ans de Marie !

Eric tenait toujours son magasin de taxidermie et sa boutique friterie. Il travaillait bien durant l’hiver au magasin et l’été les fêtes prenaient le relais.

Pourtant, les fêtes n’étaient plus ce qu’elles étaient lorsqu’il avait acheté la friterie. L’évolution de notre société, peu à peu, en a diminué l’importance et l’attrait pour la jeunesse. Donc, inévitablement, moins de profit.

La taxidermie aussi commençait à se ressentir un peu de la nouvelle législation concernant certains animaux. Et, l’été, les revenus du ménage diminuaient.

Je devrais peut-être, à ce stade de mon récit, tenter de cerner le caractère de mon fils aîné. Si tant est que je le puisse. Je l’ai dit au début de mes écrits, tout le monde s’accorde pour me dire chauvine, presque de mauvaise foi pour juger mes enfants. Alors je ne promets rien !

Eric, mon grand, est, comment dire ? Excessif !... Excessif en tout !

-En amour et animosité !

-En apparent égoïsme et générosité !

-En vaillance et dans la pratique de son loisir !

-En sollicitude et indifférence !

-En optimisme et pessimisme (selon les jours) !

-Dans le bonheur ou dans la peine !

-En fidélité et jalousie !

-Il sait être aussi réconfortant que démoralisant !

-Il peut être confiant ou soupçonneux !

Bref, Beau temps et tempête à la fois !

Voilà, Eric, c’est tout cela, l’un ou l’autre selon les jours ou les situations. Si je reconnais qu’avec lui, la vie n’est jamais un long fleuve tranquille, je connais ses qualités.

Je connais sa sensibilité à fleur de peau, et sa maladresse à exprimer ses sentiments, mais aussi ses autres qualités. C’est un bon fils, c’est NOTRE fils ! Le premier, donc, l’aîné, et je sais pouvoir compter sur lui !

Sa femme aurait préféré qu’il ait un emploi fixe, avec un salaire, même peu élevé, mais régulier, et que, enfin, cesse les tournées de fêtes. La maison était bien aménagée. Il ne restait plus que la cuisine, qui pour le moment était encore en vrac

Il était question qu’Eric vende son fonds  de commerce et rejoigne ses frères à l’imprimerie.

Je ne saurais dire quelles furent les vraies raisons du divorce

qui a suivi. Le caractère de mon fils ? La fin de l’amour de sa femme ? La lassitude ? L’envie d’autre chose ?

Tout a explosé suite à une violente dispute. Mais le projet mijotait déjà chez ma belle-fille depuis un bout de temps. Celà se voyait à son comportement et même à sa santé qui s’en ressentait. S’il y a eu une autre raison à cette séparation, je n’en sais rien, et, de plus, cela ne me regarde pas. Chacun ne voit que les défauts de l’autre. Dans un divorce, jamais l’un n’est tout blanc et l’autre tout noir. Et, d’après ce que j’ai pu observer, tous les bons moments disparaissent des souvenirs. Pourtant, dans leur cas, les bons souvenirs étaient nombreux aussi, je peux en témoigner.

A l’heure actuelle, je pense que cette séparation aurait eu lieu de toutes façons, tôt ou tard !!

Cependant, encore une fois, des jours de tristesse pour tous, y compris et surtout pour les enfants. Il n’y a pas eu de problèmes de garde, tout s’est organisé selon le jugement du divorce, ou selon l’envie des enfants, sans jamais la moindre difficulté du côté maternel.

La remorque et sa tournée de fêtes ont été vendues, le fonds de commerce aussi ! Et Eric a rejoint ses frères  à l’imprimerie.

Il a très mal réagi à cette situation. Il nous a fuis quelques temps, puis il s’est difficilement ressaisi, s’obligeant à sortir.

Pendant plusieurs années, il n’est plus venu partager nos réveillons de Noël, et moi, comme il m’aurait manqué un de mes fils, j’ai cessé d’organiser le repas habituel du jour de la fête des mères. De toutes-façons, il était temps que mes belles-filles fêtent cette journée, pour leur propre compte. Elles aussi étaient maman maintenant.

Voilà ! L’année 1998 a été riche en évènements et je ne voudrais pas la revivre pour tout l’or du monde, hormis, bien sûr, la naissance de notre petite Marie.

 

 

 

Posté par emiliacelina à 23:13 - Commentaires [10] - Permalien [#]

L'imprimerie...

Vous croyez que les aventures de nos enfants vont cesser  ?? Que nenni  .....

On continue.....

 

Bruno a toujours un projet en tête. En général, il le concrétise, un jour où l’autre. Depuis quelques années, il rêvait de pouvoir, un jour, monter une entreprise. Pas n’importe quelle sorte d’entreprise, non, une société familiale ! Avec ses frères bien entendu ! A qui d’autre pourrait-il faire une confiance absolue ?

Il a pensé que le moment était venu, et a décidé de monter une imprimerie. Projet d’importance !

Lui, se chargeait de la partie financière. Il ne s’était permis aucun écart depuis qu’il s’était installé à son compte, dans ce seul but. Il pouvait donc négocier avec son banquier qui lui faisait confiance, pour le financement. Il avait déjà un apport très correct. Il a donc obtenu un crédit complémentaire, au nom de la SARL.

Il lui fallait aussi, bien évidemment, un conducteur offset. Le fils du cousin qui travaillait déjà avec Bruno, avait un CAP dans cette formation et promettait de nous étonner par la qualité de son travail. Pascal, dans ce domaine, n’avait pas de connaissances particulières, mais il allait pouvoir mettre en application sa formidable capacité d’assimilation dans toutes sortes de domaines. Il adorait les machines de tous genres ! De plus, il avait et a toujours une puissance de travail et de volonté, tout simplement phénoménale ! Si cela s’avérait nécessaire, il suivrait une formation accélérée.

Pour commencer, Bruno ayant beaucoup investi, aurait un salaire raisonnable, sans plus. Pascal et le petit cousin, percevrait le minimum, soit le SMIC. Murielle est venue rejoindre l’équipe, elle ne serait salariée que pour un mi-temps, mais bien sûr effectuerait une journée complète, voire plus, si nécessaire. Elle s’occuperait du contrôle qualité et de la préparation des livraisons. Elle s’acquittait de ce travail avec excellence. Le tri de la production était très important car la société s’était spécialisée en grande partie dans l’impression d’étiquettes de vins, d’alcool etc… Bruno assurant bien sûr la partie gestion et surtout création. Robert lui aussi a été mis à contribution pour l’emballage des livraisons sous film plastique.

Pas de problèmes pour les enfants, je les garderai tous.

Le cousin, toujours commercial, rétribué plus que correctement, garderait son salaire. Bruno ne voulant pas le lui diminuer à cause du changement occasionné. On ne revient pas sur une parole donnée ! Ah ! Mes fils et leurs principes, pas toujours très réalistes !

Le local trouvé, l’affaire fut lancée.

Parallèlement, Bruno et Nathalie avaient trouvé une maison pas très loin du local. Ils l’ont achetée. Une jolie landaise sur un terrain de trois milles mètres carrés, avec des arbres magnifiques. Pour Nathalie, c’était le bonheur. Les arbres, c’est sacré, et, lorsque la prudence commandait d’en abattre un, elle versait sa petite larme, pour le grand amusement assorti de quelques moqueries de la part de ses beaux-frères.

Nous pensions :

Quand donc, nos enfants, n’auront-ils pas une aventure en cours ?

Ils vont nous faire vieillir avant l’âge !

Le travail ne manquait pas. Tout le monde était plein d’enthousiasme et prêt à payer de sa personne. Pas question de ménager sa peine !

Le problème s’est rapidement posé, lorsque, au lieu de nous étonner, le petit cousin a raté un tirage, puis un autre. A chaque fois, tous travaillaient la nuit pout retirer la commande, donc, perte d’encre, de papier et accumulation de fatigue. Avec le recul, je me dis que le choix de l’ouvrier n’avait pas été très judicieux. Confier le plus important, c’est-à-dire l’impression, à un jeune, qui, quoi qu’il en dise, n’avait pas encore fait ses preuves, fut-il un parent, n’était pas très raisonnable ni bien réfléchi !

La tension et la fatigue se faisaient sentir, car se présentait assez souvent ce genre de problème, ou un autre, causé par son inexpérience.

Le cousin, s’il était excellent comme courtier en assurances, ne faisait pas vraiment d’étincelles comme commercial pour l’imprimerie. Pourtant, la société marchait correctement. Pascal et le jeune ont pu être un peu augmentés. Les comptes se rééquilibraient d’un mois sur l’autre. Le crédit souscrit pour l’investissement des machines pesait lourd.

Quelques mois plus tard, le commercial, qui somme toute, était le moins productif dans la société, a suggéré l’éventualité d’une augmentation de son salaire ou plutôt de ses frais de déplacements. Bruno et Pascal, lui ont alors proposé de plutôt utiliser le véhicule de la société pour ses déplacements professionnels. La discussion en est restée là, mais un certain malaise s’est installé, car il avait bien été convenu au départ, que chacun se montrerait raisonnable en prétentions durant les premières années.

Les réflexions n’ont pas tardé à fuser, et la tension à être insupportable. Pour éviter que cela ne dégénère, il a mieux valu qu’il soit licencié ou démissionné, je ne sais pas trop comment expliquer la situation au juste. Par contre, je sais que son départ ou licenciement, a durant six mois, été une charge supplémentaire pour la société. Il n’a pas été question d’arrangements !

 Bien entendu, son fils a immédiatement demandé son compte. Le problème n’était pas très important, Pascal était déjà très capable de faire marcher la machine offset. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour se mettre au courant. Il a pris le relais quelques temps, en attendant de trouver un autre conducteur offset car Pascal ne pouvait pas être partout à la fois.

Il y avait bien d’autres postes qui requéraient sa présence.

 L’ouvrier fut trouvé, et les problèmes ont fortement diminués, du moins en ce qui concerne l’imprimerie !

 

 

 

 

 

 

Posté par emiliacelina à 17:31 - Commentaires [8] - Permalien [#]