28 avril 2013

Oùvont-ils se nicher ?

Un bon dimanche , rien de particulier, un beau soleil mais un froid de canard !! Pascal et Mumu sont partis pour la semaine du côté de l'espagne avec le couple du cousin Tierry pour fêter l'anniversaire de Mumu. A leur retour nous irons Murielle et moi dans une jardinerie car elle veut pour l'occasion que nous lui offrions un arbre pour son petit morceau de terrain devant la maison . C'est parfait, je ne me pose donc pas de question pour lui choisir un cadeau! Et celà m'arrange !

Continuons donc notre lecture !

 Mais, je viens de me rends compte que celà fait une bien longue note! 

C'est promis, je vous épargnerai donc, la recherche suivante, que j'avais détaillée dans mes précédents écrits et qui nous a, à l'époque bien occupés ! Je vous en passerai les détails pour ne pas vous lasser, mais c'est difficile ils étaient tellement persuasifs que l'on se sentait très concernés ! 

Après avoir très rapidement vendu notre maison, nous avions trouvé, presque immédiatement, un terrain, pas très loin de chez Eric, et nous l’avions retenu. En attendant que notre nouvelle maison se construise, nous avions pris un loyer tout près de notre terrain. 

C’était très commode par rapport à Lydie et Marc, encore scolarisés au collège et à l’école primaire d’à côté.

Notre nouvelle maison est petite et moderne dans ses matériaux. Facile d’entretien et très lumineuse. J’en avais dessiné les plans. Nous nous y sommes de suite sentis bien. Le voisinage est agréable, présent sans être envahissant. La baie du séjour donne sur les vignes. Evidemment, nous sommes dans le Médoc ! Pendant l’époque des vendanges, c’est animé !

Nous apprécions aussi, les petits commerces de proximité. Ils ne sont pas nombreux, mais l’indispensable est présent. Les enfants sortant de l’école ou du collège, si nous sommes dans le jardin, nous disent bonjour, en passant devant chez nous, de même que les adeptes du footing qui sont nombreux. C’est très sympathique !

Lorsque Eric avait ses enfants, ils allaient souvent manger chez Pascal, quand celui-ci avait les siens. Comme Lydie, Marc, Jordan, et Jimmy s’entendaient très bien, cela ne posait pas de problème. Les plus petits jouaient ensemble et Lydie , un peu plus grande, se confiait à Mumu.

Ainsi, Eric pouvait sortir, plus tard dans la soirée, les enfants appréciant davantage cette solution.

La maison de Mumu qui était déjà si petite, était carrément envahie ! Je l’ai déjà dit lorsque Jordan et Jimmy ont partagé les lieux avec Marine, mais là, cela devenait vraiment du camping ! Je sais bien que plus on est de fous plus on rit ! Mais, vraiment, la maison de Mumu était bien la maison du bon accueil ! En fait de solution, Pascal et Mumu n’ont pas mis longtemps à en trouver une !

Je ne m’en souvenais plus, mais j’avais pris des notes à ce moment là, et par le plus grand des hasard, je viens de les retrouver. Mon plus gros travail, consiste donc à les recopier. Je leurs avais donné un titre :

Où vont-ils se nicher ?

Mois de Mars 1999.

Ce week-end tout le monde s’y est mis : on retape la petite maison de Mumu, afin de lui donner un air soigneusement entretenu, car, c’est décidé, ils la mettent en vente. Les enfants grandissent, et, deux garçons et une fille dans la même chambre, cela ne peut plus durer. De plus, côté rangement, Mumu s’épuise pour un résultat qui ne dure qu’un instant. Avec la meilleure volonté du monde il n’y a pas moyen de faire mieux !

Je suis venue leur faire une petite visite durant les travaux.

Eric, préposé à la peinture est aussi moucheté qu’un dalmatien, sauf que ses taches sont blanches !

Du fond du jardin, poussant une brouette chargée à mort, j’aperçois un petit bonhomme, bonnet de laine enfoncé jusqu’aux oreilles, et il a fallu qu’il avance de plusieurs mètres pour que je reconnaisse Bruno. Il faut dire qu’il ne fait pas très chaud et qu’il a enfilé plusieurs lainages superposés. La maison est grande ouverte au vent frais et chacun s’active vivement. L’équipe ouvrière est au complet avec Robert, Eric  n°2 et Pascal !

Tout a été fini en deux semaines et la maison a fière allure, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Les visites des éventuels acheteurs ont débutées, et, très vite, la maison est vendue. Il faudra quitter les lieux le vingt juillet prochain.

C’est là que les choses se compliquent. Il faut en acheter une autre, plus grande , bien sûr, qui plaise, cela va de soi et, surtout, rapidement !

On lit les journaux, page des annonces immobilières. Pascal et Mumu consultent les agences et les visites se succèdent ainsi que les commmentaires : trop petite ! trop moche ! en  mauvais état ! pas assez de terrain ou le terrain vraiment trop mal placé ! trop près du voisinage ! route trop fréquentée ! trop chère et j’en passe !

Et puis, courant mai, une visite aboutit sur une maison qui plaît. Une amie avait été envoyée en éclaireuse afin d’éviter les frais d’agence et avoir ainsi l’adresse du bien en question. Mumu a donc pû entrer directement en contact avec les propriétaires. Il s’agit d’une landaise, au vaste jardin bien décoré, joliment arboré, un garage double, un poulailler, un appenti en bois, une cuisine extérieure, une autre intérieure en chêne massif, deux cheminées, trois chambres au rez-de-chaussée, un étage avec une autre chambre, un beau palier plus une pièce qui serait affectée à un atelier ou bureau pour Mumu.   Vraiment, elle est parfaite ! Le coup de cœur, du moins pour Mumu. Demain, elle y emmène Pascal !

Au retour de cette visite, Pascal raconte à son tour, et, tout en l’écoutant, on se rend bien compte qu’il réfléchit activement à toutes les possibilités. Marine a quasiment choisi sa chambre. Mumu en deux jours, a perdu deux cents grammes, sourit aux anges et semble sur une autre planète.

Voyons, les vendeurs en veulent quatre-vingt-dix unités (nous n’étions pas encore à l’euro) c’est bien le diable s’ils ne la lâchent pas à quatre-vingt-cinq : Eric en est persuadé, Bruno recommande le marchandage, à un pareil montant, c’est bien la moindre des choses. Robert quand à lui, hésite un peu à donner son avis. D’abord, il n’a pas encore visité la maison en question, et, surtout, il s’agit quand-même d’une belle somme ! Pourvu que l’imprimerie marche ! Si l’entreprise familiale tourne bien, il n’y a pas de soucis à se faire.

Eh ! bien ! Non ! Quatre-vingt-cinq unités, pas question ! Ce refus relance le débat. Pascal a proposé quatre-vingt-six, au plus quatre-vingt-sept, à la limite quatre-vingt-huit ! Sinon tant pis !Il faut être raisonnable, attendons vendredi, cela ne fera que deux-cents grammes de plus de perdues pour Mumu . Mieux que SLIMFAST !

Vendredi, un couple vient avant eux voir la maison. Aïe ! Ca craint !

Pascal et Mumu y sont passés après et ont quand même un peu discuté le prix, comme prévu. Allons ! ils feront un petit effort, en raclant les fonds de tiroir, ils iront jusqu’à quatre-vingt-neuf. Il ne fallait pas oublier les frais de notaire !

La situation devient grave, le stress gagne Pascal.

Dans les conversations, on voit très bien que l’esprit pense : landaise ! Alors, pour simplifier les choses, dans la famille, on fait de même, on ne parle que maison, puisque les autres sujets de conversation, n’ont aucune chance de les intéresser. Eric en est allé faire le tour par l’extérieur. Robert et moi aussi. C’est vrai, on les imagine bien vivant là ! Le jardin est magnifique, bien que cela  ne soit pas primordial.

Alors ma foi, il faut savoir ce que l’on veut. Puisqu’elle plaît tant, cette maison, et qu’en définitive, si ce n’est pas l’affaire du siècle le prix est quand même justifié, passons le week-end et acceptons le prix demandé initialement, soit quatre-vingt-dix unités. Sinon, à coup de deux cents grammes, il ne va plus rien rester de notre Mumu !

C’est fait ! Coup de fil ce matin, puisque hier c’était le lundi de Pentecôte, et, hélas ! la maison est vendue.

Coiffés au poteau par le couple précédent. On n’ en parle plus !

Pascal est en pleine déconfiture : il aurait pas dû nous écouter ! Jamais ils ne retrouveront une maison équivalente à leurs yeux. Il s’en doutait ! Mieux, il le sentait ! C’est notre faute à tous ou presque !

Justement, nous tous, pour le coup, on se sent tout penauds et on la met en veilleuse. Il nous ferait presque culpabiliser !

Lorsque Mumu est descendue de sa voiture, le soir, pour venir chercher Marine, j’ai compris qu’il valait mieux ne pas remuer le couteau dans la plaie. Pourtant, je participais à sa déception, mais son regard disait : pas un mot, ou je vais pleurer ! Alors je me suis abstenue de tout commentaire, ce qui, d’ailleurs n’a rien changé à l’affaire !

 

 

 

 

 

 

Posté par emiliacelina à 21:03 - Commentaires [9] - Permalien [#]