29 avril 2013

Mais..où vont-ils vraiment se nicher ?

 Avant de vous livrer la suite et fin (du moind en ce qui concerne les recherches de maison pour Pascal et Mumu) ! je viens de retrouver la photo des enfants en promenade derrière la petite maison de Mumu, vendue parce-que trop exigüe!

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 Çà, c'est mon petit plaisir perso! Souvenirs, souvenirs.....

Marine, Jordan, Jimmy  et Marc le cousin inséparable à l'époque !

 

Mais ! Où vont-ils Vraiment  se loger  ????

Revenons à nos moutons !

Quatre ou cinq jours de déprime, et les voilà repartis en agences et visites.

A chaque fois, les visites étaient assez rapides,. Pas de  coup de coeur ! Alors.....

On efface tout et l’on recommence. Mais on change les données du problème.

On va s’éloigner un peu plus loin dans le Médoc. Avec une voiture diésel aucun problème. Un grand terrain, une grande maison, une véranda, peut-être une piscine, on prendra tout notre temps. On finira par trouver encore mieux : Le moral revient ! On refait des projets !

Tiens, d’ailleurs pour se remettre dans le bain, mardi prochain, juste pour s’occuper, on va aller visiter une maison, un peu éloignée, mais imaginez un peu : une maison de pas moins de quatre cents mètres carrés ! Vous pensez bien, on y va vraiment à la décontracté, avec aux lèvres un petit sourire désabusé et amusé en même temps, parce-que l’on n’a pas voulu refuser à l’agent immobilier qui insistait !

Eh ! Bien ! Voilà, ils y sont allés !

Effectivement, trois cents mètres carrés habitables et cent de plus à rénover, cela fait une sacrée surface ! C’est une maison qui occupe tout un angle de rue. Une maison de ville, style bourgeois, généralement habitée par des notables.

Essayez d’imaginer ; une belle cuisine, un escalier en marbre, une chambre (de bonne) un nombre impressionnant de pièces, idem pour les points d’eau, un jardin agréable. Bref, une visite où l’on se perd et dont on revient sans trop savoir quoi penser !

Et puis, ce n’est pas vrai ! C’est reparti !

Les projets de grand terrain et tout le reste, ils ne savent plus très bien ! Il faut y retourner. Nouvelle visite, toujours aussi intéressante. Ils ont pu approfondir certains détails : le chauffage (impressionnante la chaudière !) la disposition des pièces (ils se repèrent mieux) etc… et à leur retour, la même indécision dans les yeux.

C’est dit, demain midi, il faut y amener Eric et Bruno pour avoir leur opinion. Vous vous rendez compte ! C’est trop beau ! Trop grand ! Cela peut devenir trop chic ! Trop  tout ! Malgré les travaux (encore !) à envisager pour en faire une belle maison familiale.

Il faudra aussi y aller voir avec Robert, son avis ne sera pas de trop, bien que l’on appréhende sa réaction au premier coup d’œil.

N’empêche, ils s’imagineraient bien heureux d’y vivre ! Il y aurait de la place pour recevoir, et si besoin garder à coucher (oui, mais dans quels lits ?) comment meubler tout cet espace ? Enfin, on verra ! Il faut voir, réfléchir, en parler (on ne s’en prive pas !).

Dans un premier temps, qu’en pensent Eric et Bruno ?

Première réaction d’Eric : Non ! Trop de travaux ! 

Réaction suivante, après réflexion : Il en a bien fait lui, des travaux, et pas des moindres ! Pourquoi son frère n’en ferait-il pas autant ?

Un peu perdu lors de la visite dans toutes ces pièces, admiratif devant l’escalier de marbre et devant les portes massives. Alors, oui, pourquoi pas ? A eux de prendre leur décision !

Réaction de Bruno :

OUI ! OUI ! OUI ! Est-ce-que vous vous rendez compte du style de la baraque ! Après les travaux nécessaires, ce sera une vraie splendeur ! Elle vaudra de l’or ! C’est une maison de caractère. A soixante- dix millions (anciens), lui, il l’achèterait sans hésiter. Au pire, quel bénéfice, s’ils se trouvaient, un jour, obligés de revendre !

On discute ferme, et suite à de longues causeries, c’est la même hésitation. Cependant, l’envie est toujours présente, chaque jour plus précise.

Jeudi soir 3 juin :

Le sort en est jeté ! Pascal  et Mumu ont fait une offre à soixante-dix-mille unités. Ce serait bien, il leur resterait un petit capital pour les premiers travaux. Et puis, dans les cents mètres carrés à rénover, il serait très facile de faire un appartement indépendant, qui, loué, aiderait bien au remboursement du crédit !

Que va décider le vendeur ?

L’incertitude n’empêche pas de faire des projets : par exemple, le premier de l’an 2000, on le fera chez eux, il y aura la place !

Si l’achat se réalise, Eric n°2 va avoir du travail. C’est le roi du bricolage, du vrai, du beau travail, pas du rafistolage. Comme toujours, disponible à volonté, même tard le soir après sa journée de travail.

Par contre pour Pascal, qui, initialement souhaitait une maison sans travaux, c’est raté ! Comme quoi, il n’y a que les ânes qui ne changent pas d’avis !

En l’état actuel des choses, on attend !

Vendredi 4 Juin :

Aucune nouvelle, c’est normal, c’est trop tôt !

Samedi 5 Juin :

Bruno trouve étrange que l’agence ne manifeste encore aucun intérêt, ni positif, ni négatif. Alors, Mumu va aux renseignements. Les vendeurs rejettent la proposition de Pascal. Le minimum réclamé est de 79 unités. Mumu en propose 75, dernier prix. On verra bien !

Quand on pense que la première visite était ressentie comme une plaisanterie !

Aujourd’hui, dimanche, Robert et moi sommes allés faire un tour du côté de cette maison. C’est que l’on se sent aussi concernés que les enfants. Par chance pour notre curiosité nous avons trouvé très vite la maison en question. Normal, depuis que l’on en parle, nous avons assimilé tant de détails que cela a été facile.

C’est bien ainsi qu’ils l’ont dit, un vieil immeuble dont toute l’immense façade est à ravaler.

Pour Robert, ce fut un choc ! Il voit un gros problème : l’énorme travail que représente ce ravalement, risque d’être une perte d’argent, car la qualité de la pierre ne lui inspire pas confiance.

Avant que les enfants ne décident quoi que ce soit, il faut leur faire part des observations de leur père. A eux, ensuite, de maintenir ou non, leur projet d’achat. Robert leur conseille de faire venir un homme du métier afin d’entendre des conseils éclairés et des conclusions sérieuses.

En vérité cela nous ennuie de sembler mettre un frein à leur enthousiasme, mais nous souhaitons tellement qu’ils ne commettent pas d’erreur et que la réalisation de leur rêve ne tourne pas au cauchemar.

Nous voilà lundi, et notre inquiétude n’a pas lieu d’être. Pascal ne nous a pas attendu pour prendre conscience et de l’importance et du coût des travaux envisagés. Ils se sont renseignés. Il existe de nouveaux systèmes et matériaux de ravalement très fiables.

Alors tout va bien, attendons.

Rien à faire, le propriétaire n’en veut pas moins de 79 unités. Pascal et Mumu ne démordent pas de 75.

L’agence conseille d’attendre encore. Alors pour calmer son impatience, Mumu reprend les visites et commence les cartons en vue du déménagement.

 Trois visites sont prévues dans les jours qui viennent. Visites décevantes. D’ailleurs, tant qu’il reste un petit espoir pour la précédente, je crois qu’aucune autre maison ne trouvera grâce à  leurs yeux.

Nous sommes dimanche et l’agence doit tenter d’influencer le vendeur. Pascal reste ferme sur sa position et l’on continue d’éplucher les annonces immobilières.

Enfin, en ce début de semaine, l’agence téléphone l’accord du vendeur aux conditions des enfants. En voilà une qui est contente ! L’émotion lui monte au visage comme un grand bonheur, Mumu est très expressive ! Puis aussitôt, l’inquiétude, puis l’indécision. Il faut calmer cette excitation qui monte par une activité, quelle qu’elle soit. Alors Mumu se lance avec énergie, dans la confection d’un carton de vaisselle.

L’excitation est tombée, et, ce mardi, Pascal « flippe », hésite, refait les comptes. Mumu redescend de son petit nuage, Pascal la démoralise !

Nous mangeons ensemble et la discussion, évidemment, tourne autour du même problème. Il ne faut pas oublier ce qui s’est passé pour leur premier choix.

Pour la énième fois, on récapitule les avantages et les inconvénients. Indubitablement, les avantages l’emportent.

Jeudi 17 Juin :

Rendez est pris avec l’agence pour quatorze heures. C’est décidé, ils se porteront acquéreurs, avec, quand même, une petite réserve : faire expertiser la toiture par un homme de l’art.

Dans le prix conclu, l’agence n’avait pas compté ses frais. L’achat est maintenu, mais l’expertise de la toiture et  l’état parasitaire seront à la charge du vendeur.

 L’agence se fait fort d’obtenir, également, quelques meubles encore en place pour compenser.

Le sous-seing sera signé le 24 Juin. Si vous croyez que cet acte va clore toutes  les discussions, détrompez-vous ! Maintenant, on entre dans les détails. Mumu arpente notre salle à manger, compte les pas, pour tenter de nous faire réaliser les dimensions de ses futures pièces. Peine perdue, nos murs gênent sa progression (évidemment !). A nous fournir tant de détails, nous n’arrivons même plus à imaginer ! Entrer dans cette maison, sera comme ouvrir une pochette surprise.

En fait de surprise, nous avons été servis ! Cette grande maison, n’abritera pas la petite famille de Pascal et Mumu ! L’état parasitaire demandé (sage précaution) fait état de la présence de termites dans la toiture. Bien que le propriétaire propose de faire procéder au traitement adéquat, les enfants ont refusé car les toits des maisons avoisinantes, s’ils ne sont pas traités aussi, risquent de réinfecter la toiture, à plus ou moins brève échéance.

Il va pourtant, bientôt, falloir quitter la petite maison vendue !

C’est promis, s’ils en visitent une autre qui leur plait, je ne vous le raconterai pas ! Même moi, je fatigue ! J’attendrai un peu la suite des évènements. 

Conclusion dans la note de demain ... Comme un feuilleton !

 

Posté par emiliacelina à 20:11 - Commentaires [8] - Permalien [#]