Aujourd'hui....

Il y a un mois et demi, je vous avais parlé de Louis qui s'était fait une belle entorse à la cheville gauche ! Kiné pour une dizaine de séances et le revoilà parti à galopper!

Et bien, au début de la semaine : rebelotte !!!! Mais cette fois, c'est la cheville droite ! Et l'on recommence les séances de kiné , et, en ce qui me concerne, les colères lorsque je vais le chercher à l'école pour le conduire à une séance et que je le vois arriver avec ses béquilles à la vitesse grand V !!!! Tout le long de la route je n'arrête pas de le sermonner, mais excusez moi l'expression, celà n'a pas plus d'effets que de pisser dans un violon pour le faire jouer !! Il ne doit pas avoir grand mal , car, pour parvenir à courrir plus vite il lève ses béquilles de chaque côté du corps  (celà lui fait comme deux ailes) et, dès qu'il m'aperçoit, il se remet à boîter! J'ai des envies de claques à donner! Je me contente de râler et de lui en promettre (des claques !) ! Mais pfffff!  ça glisse sur lui !

                                         

 

                                                  LOUIS

 2003....

Louis est né cinq ans après Marie. Un poupon vivant pour ses deux grandes sœurs. Aucun problème tant que c’était effectivement un petit bébé .Comment ne pas avoir envie de le câliner er de s’émerveiller devant chacun de ses sourires ? Ainsi que l’aurait dit Mamie Mélia, son arrière- grand-mère : c’est le dernier de nos écus !

Hé ! Oui ! C’est notre dernier petit-fils. A partir de maintenant, nous ne serons plus de nouveau grands-parents, mais, suivant l’ordre des choses, nous connaîtrons, je l’espère, encore la joie d’être arrière-grand-mère et arrière-grand-père.

Louis n’a pas été un petit enfant difficile, mais, habitué à la présence constante de Marie et Margot qui épiaient chacun de ses gestes, devançant  tous ses désirs, il avait toujours besoin de la présence de quelqu’un auprès de lui. Et que dire d’une maman en adoration et admiration devant son bambin, si mignon et si intelligent !

D’ailleurs, lorsqu’il arrivait que les parents se fache après ses sœurs et que comme toutes petites filles sensibles qui se respectent, elles partent en cœur pleurer dans leurs chambres telles deux malheureuses, Louis venait immédiatement réclamer sa part des réprimandes : et moi ? disait-il. Il fallait alors, sembler être faché après lui également, et il repartait content, consoler ses sœurs, et se faire plaindre aussi. Un vrai cinéma !

Il est évident qu’avec des sœurs, surtout Marie, qui prenaient grand plaisir à jouer à l’institutrice, Louis a évolué très vite dans bien des domaines. La nature, je suis obligée d’en convenir, l’a doté s’une intelligence vive ne demandant qu’à s’épanouir.

Lorsque, dans la maison, l’on n’entendait aucun bruit, c’était le moment de s’inquiéter et de cherche dans quel endroit, il était occupé à faire une bêtise de son cru.

Je me souviens d’une année, où je ne sais quel père Noël avait eu la bonne idée de lui apporter une boîte de tampons encreurs. Le jeu lui plaisait bien, et, quelques jours plus tard, il a décidé de montrer à sa mère et ses sœurs, qu’il avait bien hérité du don de son père pour la peinture. La preuve en a été faite, lorsqu’il est apparu, nu et tatoué de bleu de la tête eux pieds. Les tampons encreurs avait fait leur office ! On aurait dit un schtroumpf !

Il a bien aussi aimé jouer au coiffeur. Il ne risquait pas d’avoir les cheveux dans les yeux. Aucun danger, par contre, côté esthétique cela demandait quelques retouches.

Il travaille très bien à l’école, sans que l’on ait besoin de le pousser pour faire ses devoirs ou apprendre ses leçons. Espérons que cela continuera !

Dernièrement, lorsque je suis allée le chercher à la sortie de l’école, alors que nous roulions en voiture et que je l’écoutais me raconter sa journée, il m’a commenté : hier soir, papa m’a fâché parce-que j’avais été puni, pourtant, j’avais fait un effort, je n’avais été puni que trois fois !(sic).  Je suppose qu’il faut peut-être qu’il apprenne à se taire en classe. Pas facile, si, en plus, les trois quarts de la classe votent en sa faveur lors de l’élection du chef de classe !

Il a un don d’observation très développé, et, si on lui explique quelque chose, il écoute avec beaucoup d’attention et assimile l’information une fois pour toutes.

Fier et sûr de lui, il aurait un peu tendance à croire qu’il sait tout et à se mêler de la conversation des grandes personnes. Parfois, cela agace !

 C’est difficile de lui faire tenir sa langue tranquille.

Il m’est arrivé de ne plus me rappeler un mode d’emploi par exemple, et de buter pour utiliser quelque chose. Louis me regarde me batailler sans y parvenir, tente de me donner des conseils et veut me montrer comment faire. Bien entendu, je lui rétorque vertement : si je n’y arrive pas, ce n’est pas toi qui va y arriver ! Et, comme il insiste, en le menaçant des pires sanctions en cas d’échec, je finis par mettre au défi, ce monsieur « je sais tout » et le laisser faire. Et il réussit la plupart du temps ! Et ça m’énerve ! Mais, bon, je le félicite quand même !

Au dernier Noël, j’ai offert à chacun de mes fils, une bonne bouteille de vin. Le cadeau n’était pas tellement la bouteille, mais le fait qu’elle était enchâssée dans un casse-têtes de boules, carrés en bois et cordelettes qui empêchent de sortir la bouteille de son socle et du chapeau en bois enfilé sur le goulot. Bien entendu, je m’étais fait expliquer par le vendeur la manière de procéder pour sortir la dites bouteille de son piège. Ce n’est pas pour rien que cela s’appelle le « cadeau empoisonné » ! J’ai dû me faire expliquer plusieurs fois !

Comme personne n’y arrivait, au bout d’un moment, je leur ai fait une démonstration rapide de la solution. Ils finissaient toujours par bloquer à un endroit. Quand les grands ont abandonné la partie, j’ai pris Louis et lui ai expliqué deux fois, un peu plus lentement. Il a réussi du premier coup. Il n’était pas peu fier ! Pour le premier de l’an, si mes fils qui vont réveillonner entre amis, emmène le « cadeau empoisonné »  comme ils en ont l’intention, nul doute, qu’après l’échec des grands, Louis va se tailler son petit moment de gloire !

Toujours prêt à rendre service, il aime bien travailler avec son grand-père, ramasser les feuilles au jardin, par exemple. Et, surtout, à la saison, partager avec lui quelques parties de pêche. En principe, il y a toujours un moment, dans l’après-midi, où son grand-père perd patience et, s’énerve, le gronde. Louis rentre quand- même ravi de son après-midi et attend impatiemment la prochaine sortie! Pas le moins du monde perturbé. Cela  rentre par une oreille et  sort aussi vite par l’autre !

C’était le même scénario avec nos autres petits-enfants lorsqu’ils avaient l’âge de Louis. Le nombre de cannes à pêche, d’hameçons et de lignes cassés ou perdus correspond à peu près au nombre de colère du papy, qui promettait, à chaque fois, de ne plus les emmener avec lui. Jusqu’à la prochaine fois, jamais bien éloignée !

Louis a aussi reçu en héritage la gentillesse de son père : pas deux sous de méchanceté et beaucoup de cœur !

Avec nous, ses grands-parents, il est très gentil et se conduit bien, nous pouvons l’emmener n’importe où. Avec Nathalie, il est beaucoup moins sage et obéissant.

Il le sait, le petit malin. Si je suis présente et qu’il n’obéit pas à sa mère, il me jette un coup d’œil furtif et inquiet pour voir si j’ai vu ou entendu quelque chose. Mais il fait quand-même ce qu’il a décidé de faire ou de dire, chose qu’il ne ferait pas, s’il était seul avec son grand-père ou son père !

Il a grand besoin d’autorité paternelle, ou, peut-être, tout simplement de grandir encore un peu ! Et que ses sœurs cessent de le traiter comme un bébé !

Il va avoir neuf ans cette année !

 Il prétend qu’il est un grand !

 

 C'était il y a 1 an, il a fait ses dix ans au mois de mars et ...........rien n'a changé!!!!