Voilà : Trois fils, huit petits-enfants et, pour terminer la famille, évidemment, je ne peux ignorer les compagnes (épouses ou amie)   de nos fistons !                             

Sylvie

Sylvie, la compagne de d’Eric, ayant une formation de secrétaire en opératrice de saisies, a été engagée avec Eric pour tenir l’accueil et le secrétariat du centre équestre. Celui-ci se trouve près d’une ville estivale en bordure de l’océan. L’été, il y a un monde fou. Les journées commencent tôt et finissent tard. Le couple est très apprécié par la clientèle du club et tous deux sont continuellement sollicités par les cavaliers, confirmés ou débutants. Etant logés dans un petit chalet de bois sur le centre même, durant la saison d’été, ils ont l’impression que la vie s’arrête aux limites du centre ! Chaque année durant la saison, ils perdent quelques kilos.

Sylvie qui n’était pas spécialement attirée par les chevaux, s’y est très vite habituée. Son manque de connaissances a très vite été compensé par l’intérêt qu’elle a immédiatement porté aux pensionnaires du centre. Elle sait déceler un problème rien qu’en observant le comportement inhabituel d’un cheval. Si elle ne sait pas poser de diagnostic, elle voit que quelque chose cloche très rapidement. Eric, les monitrices et si nécessaire la propriétaire du club appellent alors le vétérinaire. Cela s’est souvent traduit par quelques nuits blanches !

Sylvie a un cheval (en réalité, un double poney) alezan, avec une liste blanche : OHAPI. Lorsqu’elle l’appelle, même de loin : OHAPI ! Où il est mon bébé ? Il faut le voir dresser ses oreilles et arriver au petit trot ! Rien d’étonnant, elle a toujours, pour lui, les poches pleines de friandises 

Elle a pris des cours pour pouvoir le monter. Ce qu’elle fait, parfois, entre deux chutes ! Elle se contente alors, pendant quelques temps, de le cajoler, le temps de guérir ses courbatures, puis elle remonte à nouveau. Actuellement cela fait presqu’un an qu’elle essaie d’oublier sa dernière chute, qui, sans être grave, ni très spectaculaire (ce termes est réservé aux chutes d’Eric) avait été très douloureuse. Pourtant, elle apprécie énormément les balades en forêt ou bord de plage, au petit trot, pas plus. On ne devient pas du jour au lendemain une cavalière émérite : Galop 2, c’est déjà un bon début !

Bien que l’été soit très éprouvant physiquement, Sylvie préfère cette saison à l’hiver. Si, durant la période estivale, le centre foisonne de monde, durant l’hiver, à part le mercredi et le samedi, c’est quasiment dépeuplé .Les commerces de la ville sont fermés, les villas sont closes, les rues désertes. L’horreur pour notre belle-fille, adepte de la ville ! Donc, durant l’hiver, dès qu’elle le peut, elle s’échappe chez sa sœur assouvir son besoin de « béton », rues piétonnes grouillantes de monde et de magasins (même si elle n’achète pas souvent). Elle n’est pas particulièrement dépensière ! Elle en profite pour voir sa famille : sa fille, ses deux sœurs et sa mère. Ces escapades lui permettent de passer l’hiver sans sombrer dans la dépression qui, tous les hivers la guette !

Pour Eric, c’est l’inverse. Durant l’été, il travaille très dur physiquement, courant d’un bout à l’autre du centre, ayant un œil partout, prêt à rendre service dès que c’est nécessaire, aussi bien aux visiteurs, qu’au personnel et veillant avec dévouement sur tous les animaux (pas moins de cents chevaux). Il n’est jamais inactif, nous nous en rendons compte lorsque nous leur rendons visite.

L’hiver, par contre, c’est sa saison. Il peut organiser son travail comme il l’entend, et, comme le centre se trouve près des marais où est située sa tonne de chasse (canards ou oies) il peut s’y rendre, le soir, quand il le veut, accompagné de son fidèle labrador chocolat : Hugo ! Ce n’est plus un jeune chiot fou ! Puisque ce genre de chasse se pratique de nuit, il est quand même au travail le matin.

Le propriétaire du centre l’accompagne souvent lors de ces nuits cynégétiques. Leurs relations sont très amicales et l’un comme l’autre, apprécient beaucoup ces moments- là.

Derrière le chalet, Robert et Eric ont installé les inévitables parcs à canards, appelants et reproducteurs.

Cette vie près de la nature et des animaux convient bien à la nature d’Eric.

Lui aussi s’est acheté un cheval. Un beau pur-sang : MIMOS. Il est magnifique. Noir, avec une tache blanche sur le front. Eric l’a monté quelquefois et c’est ici que j’utiliserais le terme : spectaculaires, pour définir ses chutes ! Heureusement, plus de peur que de mal, notre fils s’en est sorti indemne. Il a pourtant eu l’intelligence de reconnaître que ses capacités de cavalier étaient insuffisantes pour monter un tel pur-sang, à part pour de tranquilles promenades. Cela n’a pas été un problème pour notre fils. Pour, lui, ce qui compte, c’est le rapport avec son animal. C’est impressionnant le climat de confiance qui s’est établi entre Eric et Mimos. Il lui fait faire tout ce qu’il veut. Se coucher, la tête sur ses genoux, donner la patte, marcher de différentes façons, apporter sa gamelle pour que son maître la lui remplisse et bien d’autres tours encore ! Certains professionnels sont étonnés qu’il puisse obtenir autant de choses de ce genre de cheval (un pur-sang).

Quand Eric lui demande : fais la bise ! Mimos lui balance alors un magistral coup se langue sur la joue, (et la langue d’un cheval, c’est quelque chose !) ce qui provoque chez Bruno un réel dégoût. Lui, n’apprécie pas du tout les chevaux et ils doivent le sentir car, à son approche ils couchent leurs oreilles vers l’arrière d’un air pas du tout engageant. Résultat, Bruno se tient prudemment à l’écart de la gent chevaline.

Nous avons à peu près une heure de route pour aller passer la journée avec eux. Généralement, Robert s’occupe avec Eric et je tiens compagnie à Sylvie s’il n’y a pas trop de monde. J’en profite pour leur concocter un bon repas. Durant les vacances scolaires nous amenons avec nous : Louis, Marie et Margot qui peuvent souvent profiter ainsi de cours d’équitation, et, parfois, pour Marie et Margot de belles balades en forêt.

 

Il y a maintenant plus de cinq ans que le couple habite sur le centre équestre.

Les choses ont un peu changées surtout en ce qui concerne Sylvie car elle a eu des diférents avec les propriétaires du centre. Le contrat de travail a donc été rompu d'un commun accord. Maintenant elle se re trouve au chomage et s'est donc séparée de son cheval car il n'était pas possible d'en assumer les frais d'entretien qui, auparavant, étaient assumés par le centre car le cheval étant très docile servait pour les  leçons leçons.Bon, elle sait à qui elle l'a vendu et va le voir souvent, elle l'aurait bien gardé mais craignait en cas de gros problèmes de santé de l'animal de ne pas pouvoir le faire soigner correctement, une intervention chirurgicale par exemple coûterait les yeux de la tête, ainsi elle est plus tranquille !

Pour moi, le problème auquel elle aurait surtout dû réfléchir, c'est que à son âge, pour retrouver un emploi en CDI celà ne va pas être facile! Mais c'est sa décision !

Cette situation n'arrange pas les affaire du couple !

Eric continue de travailler sur le centre sans problème. Je l'ai déjà dit , pour lui, cette vie près la nature lui convient parfaîtement. Il aussi cédé Mimos son cheval , il n'a pas fait une affaire, (mais il ne cherchait pas le rapport) l'acheteur si! Mais il est heureux , il dispose d'étendues immenses , pour un pur-sang c'est le rêve et c'est ce qui importe à Eric! Celà crève le coeur d'Eric et il préfère ne pas aller le voir, il culpabilise, et celà lui est difficile .

Mais, il faut raison garder! A 50 ans, mon fils doit penser à l'avenir avec la vie qu'il a eu avec ses frères (inclus la perte de tous ses biens) il se dit que la retraite sera vite là et s'inquiète. 

Tant que le centre tiendra et qu'il aura la santé, il y restera travailler , ne quittera pas son emploi et conservera les bons rapports qu'il a avec son employeur!