Tous ces discours au sujet de la coupe du monde de foot, me rappellent l'époque où Robert avait raccroché le fusil durant plusieurs saisons pour accompagner ses fils lors des entraînements et match!!!

Et, croyez moi, il fallait qu'il soit dévoué à ses enfants, ce féru de chasse qu'il a toujours été!

Il avait vendu son fusil lorsque nous nous étions mariés. Nous n'avions pas un kopec(k?) en poche!

Lorsque Eric est né, 2 ans plus tard, c'est la première chose que je lui avais acheté : un fusil et le permis!  ......Pardon! Je veux dire : acheté à Robert pas ...à Eric!!!! :)

Donc, lorsque les garçons se sont inscrits pour jouer au foot, il a raccroché le fusil et s'est retrouvé dirigeant de l'équipe de poussins puis de pupilles de notre commune.

Il s'est beaucoup dévoué pour ces gamins. Il lui est même arrivé de jouer le taxi pour aller chercher certains gamins dont les parents ne pouvaient (ou ne voulaient) pas les emmener au stade ou sur le lieu de rencontre lors des matchs, ou des tournois. 

Très souvent, je les accompagnais . Les fistons n'ont pas toujours apprécié mes encouragements lorsqu'ils avaient le ballon. Il parait que mes encouragements étaient accompagnés de mots spécifiques à mon langage quand il s'agit de mes enfants. 

Quelques exemples ???

- vas-y mon coeur!!!!

-fonce ma biquette !!!!

_ attention mon grand !!!

- ouaiiiiii!!!!!!  Bravooooooo!!!!!!

Vous vous rendez compte? Je leur ai mis la honte !!!

Je me suis calmée , question vocabulaire quand ils ont un peu grandi. Puis ça m'a repris dans d'autres circonstances lorsqu'ils sont devenus des hommes, 

Que voulez-vous, chassez le naturel, il revient au galop !!

Les garçons n'appréciaient pas non plus le fait que leur père, loin de les favoriser, au contraire était bien plus sévère avec eux. Il ne leur passait pas grand chose

mais il était plutôt juste sauf......

-quand il arrivait que les gamins fussent  trop nombreux pour constituer une équipe de 11. Systématiquement, c'était un de ses fils qui restait sur "le banc" (quand il y en avait un!). Comme ils le racontent aujourd'hui : ils avaient les boules!!!

Robert me faisait acheter des filets d'oranges qu'il distribuait à la mi-temps à sa petite équipe! Mais, ils devaient le mériter! C'était un  dirigeant, indulgent sur la qualité du jeu des enfants , mais intraitable sur leur vaillance sur le terrain! Il est arrivé... je l'ai vu!  que l'équipe marche au ralenti. Pas envie de jouer, ou bien durant le match trop occupés à discuter au beau milieu du terrain, (comparant tranquillement leurs chaussures à crampons toutes neuves!) , ou même, laissant rouler le ballon tranquillement vers le but adverse sans courir derrière pour l'intercepter, ou au moins essayer.. etc...etc....  

Dans ces cas là, Robert piquait la colère et confisquait les oranges!!!!!!   Si ! Si!!  Il rentrait à la maison avec les filets!!!!!

Tout !!! Il admettait tout, sauf....ce qu'il appelait les fainéants !!!! Il fallait qu'ils se battent. Qu'ils perdent n'était pas grave, mais qu'ils fassent le maximum c'était important!

Pourtant, il a été le seul à accepter de s'occuper de l'équipe D. L'équipe D, c'était l'équipe que le club avait dû constituer car il y avait trop d'inscrits. L'équipe D , c'était les pires pardon! les plus mauvais joueurs possibles, mais ces petits voulaient jouer à tout prix! Ils perdaient toujours et les autres parents "dirigeants" ne voulaient pas s'en charger! 

Robert l'a fait, et il y a eu des situations parfois bien amusantes! S'ils voulaient une orange..... il leur suffisait de courrir! Derrière le ballon de préférence!

Nos fils en grandissant ont changé de dirigeant. Pas mécontents. Ils étaient bons. Bruno trop menu avait la finesse du jeu et surtout la volonté. Il en en fait des vols planés!

Pascal, plus que volontaire, tenait toujours la place d'arrière et les équipes adverses le redoutaient. Il avait été remarqué pour passer les sélections chez Les Girondins, trois fois, mais à l'époque il était déjà apprenti et travaillait très dur. Il a laissé tomber.Il s'est remis au sport à l'armée: Mr a devancé l'appel et est parti chez les "paras" à 18 ans tapant! Durant un an il a eu (avec bonheur) son compte de sport! (y compris la boxe)!

Eric n'était pas mauvais, loin de là!  mais, mais mes fils étaient surtout pressés de sortir et courrir les filles! Alors, le sport!!!!!!

Pas très compatible !