09 septembre 2015

Pour en revenir à la période foot...

 

Pour en revenir à la période « foot » concernant Pascal, l’anecdote qui me vient à l’esprit est très différente.

Il est le seul à avoir continué à  pratiquer le football jusqu’à son départ à l’armée. Il y prenait beaucoup de plaisir. Plutôt bien « charpenté », le sport a toujours été son domaine de prédilection. Il tenait le poste d’arrière, et, suivant les conseils de son père y mettait beaucoup de cœur. Bref, sans prétention, il était bon ! Ne fuyait pas le contact et les joueurs adverses devaient se méfier.

Ce jour- là, il était déjà adolescent. Les matchs commençaient à devenir plus « virils ». Pascal y était à son affaire.

L’équipe en face avait aussi un bon joueur qui n’entendait pas s’en laisser compter !

Pascal n’entendait pas le laisser passer !

Bref ça jouait sec. A la limite de l’esprit sportif ?

Sûrement  ! Les regards provocateurs et les échanges agressifs se succédaient. Cette limite était bien souvent franchie.

Sur la ligne de touche, Robert suivait le match avec intérêt comme toujours.

Auprès de lui, le père de l’un des joueurs de l’équipe adverse faisait de même, jusqu’à ce que l’un et l’autre se rendent compte qu’ils se connaissaient. Et plutôt bien !

En fait, c’étaient des cousins qui ne s’étaient pas vus depuis longtemps. La famille est très grande, les cousins innombrables. Personnellement je ne les connais pas tous et toutes !

Ils ont donc suivi la première mi-temps de concert chacun encourageant l’équipe de son fils. 

Sur le terrain Pascal et l’autre joueur continuaient leurs échanges musclés ! 

Lorsque le coup de sifflet annonçant la mi-temps s’est fait entendre, Pascal est allé rejoindre son père pour se rafraîchir, et, bien entendu, celui-ci lui a présenté son cousin :

-Fais la bise à ton cousin !

Pascal s’exécute !

-Tiens ! Dit le cousin,  voilà mon fils !

Et Robert d’ajouter de nouveau :

-Tu peux lui faire la bise, c’est ton petit cousin !

Vous l’avez sûrement compris, le cousin en question n’était ni plus, ni moins, que l’adversaire de Pascal sur le terrain.

Le fiston, fut bien embarrassé mais obligé de s’exécuter : On ne plaisante pas avec la famille !

Je crois que de part et d’autre jamais bise ne fut plus hypocrite.

Mais… Les pères étaient là ! Alors ! Pas question de discuter !

Le match devant reprendre, recommandation des pères :

-Allez-y doucement les drôles !

Doucement ? Quelle blague ! Comment joue-ton au foot doucement ?

Surtout lorsque l’on veut assurer avec ardeur son poste de défenseur et que l’on a en face de soi un adversaire qui souhaite tout autant assurer son rôle d’attaquant !

Voilà nos deux joueurs bien embêtés ! Jamais fin de partie ne fut plus régulière !

A leur grand regret ! Un match tout en retenue n’a pas le même charme et ne procure pas le même plaisir !

Pourtant, je suis persuadée que le déroulement du match aurait été bien différent…

 Si les pères n’avaient pas été présents sur la ligne de touche !

Cousins ou pas !

Posté par emiliacelina à 22:36 - Commentaires [12] - Permalien [#]