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I

l est le seul de la fratrie à ne pas avoir exercé d’emploi dans une catégorie professionnelle différente de celle de son apprentissage.

Apprenti photograveur dès l’age de quinze ans, tout en en se  formant au métier de graphiste

Obtention du CAP afférent, en deux ans  (au lieu de trois).

Il a gagné correctement sa vie très jeune car son style de graphisme remportait beaucoup de succès, jusqu’à son départ à l’armée.

A son retour, il a été embauché comme Responsable Pré -Presse dans une imprimerie.

Son contrat prévoyait une prime supplémentaire de 5% sur le chiffre d’affaire apporté en sus par Bruno.

L’employeur n’avait pas prévu le potentiel de son nouvel employé.

Bientôt le montant de la prime devint un peu trop élevé, et celui-ci  préféra le licencier.

Bruno revint à ses premières amours : le graphisme.

Il réintégra le premier atelier où il travaillait avant son départ à l’armée. Celui-ci avait changé de propriétaire.

 J’étais très  fière lorsque je voyais sur les produits de marques connues une étiquettes créée manuellement par mon fiston.

Les clients aimaient beaucoup son style, et choisissaient souvent sa création parmi les modèles que l’on leur proposait.

Bruno espérait bien  se mettre un jour ou l’autre à son propre compte comme graphiste.

 Rapidement, au vu de ses résultat, il commença par demander une augmentation. Refusée par le gérant de l’atelier qui n’envisageait cependant pas de le licencier.

Persuadé qu’il n’oserait pas le faire, il lui a déclaré :

« si tu n’es pas content, tu n’as qu’à démissionner ! »

Bruno avait prévu cette réponse, et préparé sa réplique. Il  a sorti de sa poche la lettre de démission qu’il  a posée sur la table, devant le patron sidéré.

C’est ainsi, que Bruno s’est installé à son compte.

 Je passerai sur les détails mais ce fut une belle réussite.

Vous savez, le genre de réussite qui fait que votre banquier se lève de son siège pour vous accueillir avec un grand sourire !

Il a acheté une maison. Une belle landaise.

Et…

A décidé qu’il était temps de réaliser son rêve.

Une imprimerie familiale.

Sitôt dit, sitôt fait. 

Pascal l’a suivi,  rapidement  rejoins par  Eric, Ainsi que pour un temps un neveu et son fils.

 Et ils ont travaillé le jour … et parfois la nuit !

La semaine … et parfois le dimanche !

Jusqu’à la création de l’étiquette multi-volets qui portait leur nom.

Bruno s’est démené (aidé de ses frères) pour en commercialiser le brevet. 

Pour se concentrer sérieusement à cette nouvelle aventure, I3R a été fermée. La maison vendue, (détails dans Bilan de Famille).

Il a monté « VINETIQ’ ». Toujours avc ses frères. Les voilà négociants en vins :  bouteilles principalement équipées de la fameuse étiquette ! 

A son tour, « Vinetiq’ » a été fermé.

C’est à ce moment là, que Eric est parti travailler au Centre Equestre.

Et…

Bruno a créé B3P :  Imprimerie Signalétique.

Actuellement  divorcé, il a fermé B3P et re-travaille seul.

 Chez lui.

 La boucle est bouclée.

 Lui non plus ne sait pas ce que c’est de prendre ne fusse qu’une semaine de congés.

 Il vient de fêter ses cinquante ans, la fatigue aidant,le besoin commence à s’en faire sentir sérieusement !