Et si je passais au n° 6 =  Margot.

M

argot est, et sera toujours, je le suppose, celle que j’associerai au surnom de « douce » !

Tout au moins : Ma Douce !

Dans l’ordre des petits enfants, elle  est la sixième.

Dans l’ordre des petites-filles, elle figure en troisième place.

En aôut, elle fêtera ses vingt-deux ans.

Elle poursuit ses études.

Le B A C , s’est fait ! Avec mention s’il vous plaît !

La licence  c’est fait !

Actuellement elle prépare un Masters de REcherches en études littéraires. 

Ensuite, je ne sais pas ce qu’elle choisira, elle réfléchit à plusieurs orientations possibles,  mais je lui fais confiance. 

Elle travaille durant les vacances scolaires et le dimanche matin, afin de s’assumer toute seule.

Plusieurs soirs par semaine elle donne aussi des cours d’anglais.

Le montant de sa bourse d’étudiante ne suffirait pas  pour rester dans le petit appartement qu’elle a trouvé pour être plus près de la F A C.

Et elle y parvient  de belle façon. 

Nous sommes tous très fiers d’elle.

Quand nous lui demandons, aussi bien , nous, les grands-parents que son père, si elle a besoin de quoi que ce soit , la réponse est toujours là même :

-        Non ! Non ! Ne t’inquiètes pas, tout va bien ! Je gère !

 Très difficile de lui faire accepter une aide.

Dès le premier jour de la séparation de ses parents, elle a été le meilleur soutien de son père.

Douce, vaillante, prévenante, compréhensive dévouée, et suffisamment volontaire pour cependant lui tenir tête !

Pourtant… tenir tête à Bruno … !!!! 

Evidemment, elle a un copain. Je dis évidemment car, en plus, elle est vraiment très jolie.                                             

 Elle était pourtant bien jeune lorsqu’ils se sont rencontrés. Puis mis en ménage, puis séparés, puis réconciliés mais chacun chez soi !

Mes petites-filles ne sont pas du genre à papillonner!

Autrefois j’appelais ce genre de relation : une relation amoureuse.

Maintenant , on dit : J’ai un copain !

Le résultat est le même !

Quelques années plus tard : rien n’a changé.

D’humeur égale, elle ne se plaint jamais, ne demande rien et se satisfait de peu.

Les études sont sa priorité.

J'espère qu’elle aura la réussite professionnelle que  mérite son implication sérieuse.

Comment voudriez - vous que je ne tarisse pas d’éloges à son encontre ?

Mais …  honnêtement, je suis bien obligée d’admettre l’évidence :

Ma douce est  parfaite !

Je ne suis pas la seule à le dire…

Pourquoi, alors,  quand c’est moi qui l’affirme, dit-on que : Je suis Chauvine ?                           

Elle aime l’écriture et la lecture au plus au point.

Sous la forme de « brèves », elle a décidé il y a quelques temps de revenir sur certains passages de sa jeune vie.

Elle a bien voulu me confier la lecture de ses premières pages.

Elles y aborde sans tabou et de façon toute personnelle  son ressentit durant son enfance. Je me rend compte alors de tout ce que l’entourage d’un enfant peut ignorer de ce qui se passe, parfois, dans l’esprit de cet enfant.

Tout y est :  de la crainte, de l’amour, une relation particulièrement complice avec son père, de son imagination fertile, de ses  déceptions,  de ses bonheurs et de ses peines.

Son écriture est beaucoup plus travaillée que la mienne ce qui est normal :  elle tire un grand bénéfice d’une  formation littéraire que je n’ai jamais eue.

J’écris comme je parle ! Juste pour ma famille en faisant abstraction de ce qui  m’obligerait à porter un jugement trop sévère.

Simplement les souvenirs d’une plutôt, belle vie de famille.

Ce n’est pas sa façon de faire, elle n’occulte pas grand-chose. Elle assume.

Certaines pages m’ont bouleversée.

Ce qui n’est pas écrit se devine aisément, et  je comprend, combien, sous sa douceur  apparente, ma petite-fille est forte !

Elle a sollicité son père afin qu’il se charge de l’illustration des pages écrites.

Ses études et petits boulots ne lui laissent que peu de temps, ce sera donc un travail  et un  plaisir  commun de longue haleine.

Marie N°7

Marie ! Marie ! Marie !

Actuellement c’est celle que nous voyons le plus souvent puisqu’elle habite chez son père, à environ six cents mètres de chez nous.

J

oli et gentil tourbillon qui se targue avec assurance d’être notre petite-fille préférée !

Elle va fêter ses dix-neufs ans et depuis bientôttrois ans est amoureuse de Tom … qui le lui rend bien !Ils forment un très joli petit couple … si jeune !

Rentrant du salon , elle passe devant chez nous pour regagner son domicile et s’arrête régulièrement, parfois avec un bouquet de fleurs, pour nous faire un brin de causette.

Comme sa sœur elle a suivi son père lors de la séparation parentale. 

Actuellement elle économise dans le but de faire comme Margot : louer un petit logement.

C’est notre coiffeuse attitrée depuis qu’elle a obtenu le  CAP de la profession.Chez le même employeur elle prépare maintenant le Brevet professionnel.

Alors, elle déboule chez nous, se prétend « crevée » énervée (par une observation de son employeur le plus souvent) …ou par un échange de SMS houleux avec Tom. Si  tant est qu’il soit possible  de qualifier un SMS de « houleux » !

Tout , ou presque, est photographié et expédié aussi sec, même, parfois, ce qu’elle a dans son assiette.

Durant la semaine, ils s’aiment, se chamaillent , se réconcilient … par smarphone interposé et … ne se quittent pas un seul instant dès-que, enfin, arrive le week-end !

C’est vraiment un très gentil garçon, aussi calme et silencieux  (du moins en notre présence), qu’elle est volubile, vive, et intarissable lorsqu’elle nous fait le compte-rendu de chaque instant de sa semaine écoulée !

En général elle commence par :

-        « Ah ! J’ai plein de choses à vous raconter ! Je reviens !»

Puis elle file à côté dire bonjour et bavarderun peu …(beaucoup ?)  avec sa tante « Mumu » 

Pendant que nous attendons patiemment qu’elle revienne nous faire son rapport habituel !