27 février 2019

Presque même devoir que précédemment .....à suivre ?

Ces jours-ci c'est vraiment le printemps!  

Il fait bien frisquet le matin et dès-que 17 ou 18 heures sonnent à notre clocher mais le reste de la journée le soleil fait un bien fou !

Jimmy a installé les bacs à hauteur pour que Robert puisse commencer à planter l'ail pour les aillets. C'est encore trop tôt pour les salades et tomates... 

Le prunus commence à avoir des bourgeons rosés... dans très peu de temps il va être tout fleuri !

Je suis dans une passe où je me lève tôt..... enfin plus tôt que d'autres fois ! Automatiquement je m'endors plus tôt le soir: c'est classique ça me fait toujours ainsi !

Bref, pour faire court , levée tôt, le ménage est vite bâclé le matin et l'après-midi je n'ai rien à faire ... je trouve un peu le temps ...long !

Alors pour m'occuper heureusement qu'il y a le devoir de Lakévio parce-que, chez nous, en ce moment c'est le calme plat ! Rien de particulier à raconter. Ça ne fait pas de mal de temps en temps !

D'aileurs en parlant du devoir de la semaine, rien que pour voir (et passer le temps ) je me suis amusée à développer un peu plus celui de lundi ....je n'aime pas être inactive ... et je n'ai pas trop envie de tricoter pour le moment. 

Bon ! Vous n'êtes pas obligée de le lire ... mais je vais continuer à imaginer ça me distrait !

 

                                                                                                      ***

 

-   Rentrons ma chérie… Tout le monde est parti…Le cimetière est presque désert….

-    Ecoute papa … il faut rentrer… il commence à faire frais. Tu as grand besoin de te reposer.

Ils ont raison. Je le sais, mais je ne parviens pas à quitter des yeux l’amoncellement de fleurs qui recouvre la tombe de mon père. 

Mon mari et ma fille me prennent doucement mais fermement par les bras et je me laisse entraîner.

La vie continue… il faut regagner la maison. Jacques et Mélody ont besoin de moi.

Ces derniers mois je les ai négligés car trop occupée par la maladie de mon père. Comment aurai-je pu faire autrement ?

Mon père a toujours été mon pilier, solide aimant et présent à chaque instant de ma vie depuis ma naissance.

Il m’a élevée seul et je n’ai jamais, autant qu’il m’en souvienne souffert du manque de présence féminine auprès de moi.

Il est des secrets de famille qui sont farouchement bien gardés même s’il m’est arrivé parfois de me rendre compte de la gêne de mes tantes lorsque je surgissais inopinément dans la pièce où elles conversaient !

Enfant, je ne me suis pas demandé pourquoi je n’avais pas de maman parce-que nous nous suffisions à nous-mêmes.

On dit que les blessures de l’enfance ne s’effacent jamais, je n’ai jamais eu conscience d’être blessée !

II y avait Papa et moi… et…les autres !   Ça me suffisait.

Durant mon adolescence, si parfois l’envie d’en savoir plus sur mes origines a traversé mon esprit, je l’ai rapidement chassée car c’est à ce moment -là que j’ai rencontré Jacques. Nous allions au même lycée et j’ai tout de suite su qu’il était l’homme de ma vie …… tout le reste devenait secondaire.

Jacques :  c’est mon amour celui qui sèche les larmes que je verse ces derniers temps. Celui qui m’a donné ma merveilleuse fille : Mélodie, celui qui m’a comblée de bonheur ces vingt-cinq dernières années.

                                        

                                                                                              ***

 

 - Maman ! Maman ! Tu as oublié que nous devons aller vider la maison de grand-père ? Comment ? Tu n’es pas encore habillée, mais il est quatorze heures !

-Excuse -moi ma chérie… je ne me sens pas bien, nous pourrions y aller demain si tu veux ?

-Maman ! Tu m’as dit la même chose hier et le jour avant !

-Ne te fâches pas ….

-Je ne me fâche pas, mais je m’inquiète : depuis que papy nous a quitté tu ne quittes plus ton lit et la maison est dans un état auquel tu ne nous as pas habitués papa et moi !

-Je n’ai plus que cette semaine de vacances et je tiens à être avec toi pour faire le tri. Il faut absolument s’occuper de la succession, alors je te prépare un thé pendant que tu prends une douche et nous y allons ! Allez, courage !

 

                                                                                          ***

 

-La maison semble morte elle aussi ! Elle est sombre froide et exhale un air d’abandon dans chacune de ses pièces.

J’ai l’impression qu’elle n’a plus d’âme ! Je me sens opressée.

-Ce n’était peut-être pas une très bonne idée de te traîner ici dans l’état où tu te trouves, nous allons prendre les choses auxquelles tu tiens et auxquelles papy tenait et puis nous chargerons une société de débarrasser le reste. Fais ton choix, je m’occupe du bureau.

- Merci ma chérie. Je te remercie d’être là, je me sens perdue !

-C’est normal maman, mais tu m’inquiètes tu sais…

- J’ai du mal à m’en remettre c’est normal non ?

- Pas vraiment ! Papy est décédé depuis quatre mois et tu ne réagis pas, au contraire, et surtout n’oublie pas que  ta chère fille est en dernière année d’un  masters de psychologie et que je te connais bien …. J’ai l’œil tu sais ! Mais nous en reparlerons un autre jour, pour le moment… au travail !

Les cartons que nous déballerons plus tard à la maison sont rapidement chargés dans la voiture, puis empilés dans le garage sauf celui qui contient papiers et photos que nous trierons demain.

 

                                                                                                  ***

 

Mélody s’extasie :

-  C’est impressionnant le nombre de photos de toi que j’ai trouvé dans le grand tiroir du bureau de papy ! » Tu permets que j’en prenne quelques-unes ? Le jour où j’aurai un enfant j’y chercherai une ressemblance avec leur grand-mère ! 

Les photos éparpillées jonchent le sol autour de ma fille accroupie sur le tapis.

- Tiens …  Qui est-ce ?   

- Fais voir…  C’est bizarre ce visage me dit quelque chose …

- On dirait ...que tu lui ressembles. Tu es sûre que tu ne l’as jamais vue ? …. C’était peut-être une ancienne conquête de papy…

- Attends il y a quelque chose d’écrit derrière la photo : Juliette  1960… 1960… ? mais…c’est mon année de naissance !

- En effet ! On dirait…  Enfin…je trouve que tu as les mêmes yeux … même si le regard est différent…

- Serait-ce possible …

- Tu penses que cette femme… pourrait être ta mère ?

- Comment savoir ?

- La question est : aimerais- tu savoir ?

- Je… je ne sais pas …

 

                                                                                             ***

 

 -Papa…Papa… Pourquoi ne m’as-tu jamais montré cette photo ?

-Est-ce que cette femme est ma mère ?

-Pourquoi ne m’as-tu jamais parlé d’elle ?

-Pourquoi ne t’ai-je jamais rien demandé ?

-Que dois-je faire ? Je vois bien que Mélody voudrait bien en savoir davantage sur ses origines. Et moi…et bien …moi … je ne sais pas ce que je veux !

Ton départ a fait surgir un vide immense en moi. Bien sûr j’ai Jacques et Mélody… mais … j’ai l’impression qu’il me manque quelque chose…quelque chose… d’autre !

Comme la réponse à une question jamais posée de peur d’être indiscrète ou de remuer en toi de douloureux souvenirs.

Papa, tu ne m’en voudras pas, dis, si je cherche cette réponse, tu sais très bien que tu resteras toujours le premier dans mon cœur.

 

                                                                                                ***

 

 

-Bonjour maman, as-tu bien dormi ?

- Pas vraiment ! J’ai réfléchi !

- Moi aussi. As-tu pris une décision ?

- J’hésite, qu’en penses-tu ?

- Ma curiosité me pousse à en savoir plus sur cette photo… mais la décision t’appartient.

-  J’ai l’impression de trahir mon père en cherchant à savoir ce qu’il n’a pas jugé bon de me dire de son vivant.

- D’après ce que tu m’as toujours dit, durant presque 45 ans tu ne lui as jamais posé de question non plus !

- C’est exact …

- Ecoute, confie-moi la photo. Je vais en parler à Eric je suis sûre qu’il peut être de bons conseils.C'est un ami dont le frère est policier au service de recherches des personnes disparues. Je te le présenterai.

-Ah oui ? Un ami …seulement ?

-  …pour le moment … Maman ! Ne commence pas à tirer de conclusions ! Alors … que décides-tu ?

- D’accord, prends la photo et tiens moi au courant.

 

Bon c'est peu ou prou la même chose ....mais....on s'amuse comme on peut !

 

Posté par emiliacelina à 09:06 - Commentaires [6] - Permalien [#]