13 avril 2020

Foutu panneau...

Mais, qu'est-ce que c'est que ce binz? 

Le prof tellement confiné qu'il en perd le sens des réalités : nous ne sommes pas en période de vacances ?

Consciencieux...il choisit le teletravail ! 

 

34ème devoir de Lakevio du Goût

devoir de lakevio du gout_34.jpg

Dites quelque chose sur ce printemps magnifique dans une ville déserte.
Une histoire qui commencerait par :
« L’air était moins étouffant que la veille et j’ai même cru sentir la caresse d’une brise, en marchant sous les arcades, jusqu’à la place de la Concorde. »
Et dont les derniers mots seraient :
« Malheureusement je ne crois pas qu’il suffise de traverser la Seine. » 
Oui, ces mots sont empruntés à « Patriiiick !!! »

 Foutu panneau !

« L’air était moins étouffant que la veille et j’ai même cru sentir la caresse d’une brise, en marchant sous les arcades, jusqu’à la place de la Concorde. » 

J'ai entendu le client qui vient de garer sa magnifique moto sous mes yeux dire cette phrase en payant le journal qu'il vient d'acheter. A mon avis il a dû lire ça quelques part .... peut-être même en feuilletant un livre sur le présentoir.(  bon ! d'accord! il avait dû marcher jusqu'à la place de la concorde pour récupérer sa harley).
La caresse d'une brise en ces temps de canicule , c'est un vrai bonheur.... d'ailleurs même moi je m'en rend compte.  Je lorgne avec envie sur la moto qui semble s'être garée là,juste pour me narguer. Je m'imagine sur l'engin telle Brigitte Bardot je chanterai "je n'ai besoin de personne et je roulerai les cheveux dans le vent " même sils sont courts !Vous vous rendez compte ce que l'imagination peut faire? Je me décolle de ce foutu panneau de  kiosque, je grimpe sur l'engin, puissant et je fonce droit devant , je ne reconnai plus personne.......

Je donnerai cher pour me décoller parce-que je filerai sur la route, je passerai le pont qui enjambe la seine. Dans ma tête raisonnent les paroles de la chanson. Je la connai par cœur, elles tournent en boucles, je  ronge mes ongles d'enervement en pensant que "les trépidations de sa machine lui donnent des envies dans le creux de ses reins"!  

Le client revient,coiffe son casque et repart, pétaradant....sans même me jeter un regard!  

Remarquez : je ne suis pas BB :  pour qu'une moto me fasse un effet pareil, "Malheureusement, je ne crois pas qu'il suffise de traverser la Seine"

 

 

 

Posté par emiliacelina à 23:39 - Commentaires [6] - Permalien [#]