23 mars 2019

Pas toujours patiente!

Quelques mots ce soir parce-que j'ai parlé dernièrement de l'IRM que Robert  devait passer mercredi.

Bon ! C'est fait ! Enfin quoi c'est passé. On en saura plus dans huit jours car le dossier doit être étudié par le staff. Et ça! Ça me stresse un max !  Donc, pour l'inspiration d'écriture du devoir, je déclare forfait! Je rumine dans mon coin. La patience et moi ....on n'est pas copines ! Enfin, en général si! Je suis même; sans me vanter un ange de patience ....mais pas dans certains cas et celui là entre dans cette catégorie!

Je vous lirai, ça m'occupera et me fera passer le temps!

Je vous souhaite un bon dimanche, profitez bien du beau temps !

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18 mars 2019

Le fier esclave.

Le lion

"Il est des hommes, lorsqu'on les aborde, avec lesquels les approches, les temps morts qu'exigent les règles de politesse, n'ont pas de sens, parce que ces hommes vivent en dehors de toute convention dans leur propre univers et qu'ils vous attirent aussitôt."

extrait de  Le Lion de Jodeph Kessel

 

-joshua-miels-1

Toile de Joshua Miels 

Admiration, fascination, amour, amitié...

Vous inclurez la phrase citée dans le portrait de votre choix.

 

Le fier esclave

Le bateau avait jeté l'ancre dans le nuit et les hommes ont envahi le village dès le lever du jour.

Les trafiquants d'esclaves ont brutalement sortis les hommes et les femmes  des cases pour les rassembler.

Il était au centre, droit et fier si beau avec son regard profond rempli de douleur et de fatalité. 

Ses muscles longs et luisants se contractaient de rage devant son impuissance, tel un animal sauvage pris au piège. 

Le capitaine, incapable de soutenir le regard qui le défiait dit : Celui -là, ne l'abîmez pas.... ne le mettez pas avec les autres,  j'ai en vue  une cliente  qui nous attend au port. Je suis sûr qu'elle ne pourra pas résister ...mais elle devra y mettre le prix .

Sur le port la foule attend le bateau qui accoste. La"marchandise" qui sera présentée le lendemain sur la place du marché aux esclaves descend la passerelle.

Abritée sous son ombrelle Lady L regarde le triste défilé. Elle est venue en repérage car elle a besoin d'une servante. 

Soudain, comme pour clore tous ces visages aux yeux baissés ... il apparait et son regard plonge dans le sien avec une telle intensité qu'elle ne peut détourner les yeux, comme hypnotisée. 

Elle y voit tout, du défi, de l'orgueil, de la révolte et lorsque, enfin, il passe à sa hauteur, elle a même le temps d'apercevoir la furtive ébauche d'un sourire moqueur. Elle le regarde  suivre la file et ne voit plus que le dos luisant et les muscles que cachent une peau semblant si douce...  Demain, quoi qu'il m'en coûte, tu seras à moi pense-t-elle avant de se dire:

 "Il est des hommes, lorsqu'on les aborde, avec lesquels les approches, les temps morts qu'exigent les règles de politesse, n'ont pas de sens, parce que ces hommes vivent en dehors de toute convention dans leur propre univers et qu'ils vous attirent aussitôt."  

 

 

 

 

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15 mars 2019

Suite N°9

    Bon! Voici  vendredi, il va falloir plancher sur le devoir de Lakevio.. Alors je vous donne en pâture la suite N°9 que l'on peut considérer comme une fin tant il est facile d'imaginer une conclusion , disons...heureuse .....même si elle peut aussi sembler bâclée! 

Mais, entre le devoir de la maîtresse et le rendez-vous à l'hôpital mercredi pour mon cher et tendre le stress est là et je n'ai pas assez la pêche pour raconter ce qu'à été  la vie de Juliette!..... Peut-être un jour........

 

Suite N° 9 

J’ai posté la lettre à l’adresse de l’agence du « restos du cœur » depuis quatre jours, et le facteur viens de me remettre le courrier.

Une enveloppe attire immédiatement mon regard car son cachet est celui de Perpignan. 

Depuis cinq bonnes minutes, j’attends ma fille en tournant et retournant la lettre dans tous les sens sans me décider à l’ouvrir.

Cinq minutes de plus et nous sommes deux à la contempler avec circonspection ! 

-Assez hésité, on l’ouvre !

 

                                                     ***l

 

Lettre de Juliette :

 

                            Chère Marie.

 

Votre lettre est un magnifique cadeau que je n’espérais plus depuis longtemps.

Mes propres recherches n’ont jamais été couronnées de succès contrairement aux vôtres et j’avais fini par me dire que c’était une juste punition que le ciel m’infligeait.

Je n’ai pas le don de l’écriture pour vous décrire mon émotion à la lecture de votre lettre. Je peux juste vous dire : Oui ! Je souhaite de tout mon cœur vous rencontrer où vous le voulez, quand vous le voulez et je vous remercie très sincèrement de m’avoir retrouvée. Je vous indique mon N° de tel : xxxxxxxxx  si vous souhaitez que nous convenions d’un rendez-vous.

En toute sincérité, les mots me manquent aujourd’hui tant je suis sous le coup de l’émotion pour en écrire davantage.

Je vis depuis tant d’années avec les regrets et le remord d’être partie que je n’avais plus l’espoir de vous connaître un jour.

Je ne sais si je peux me permettre de vous embrasser mais c’est mon vœu le plus cher depuis si longtemps !

                                    

                                                                       Juliette 

 

                                      Juliette Bouleau (veuve Sauval )

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14 mars 2019

....... suite N° 8

Puisque certaines, entrant dans l'histoire,  ont la gentillesse de me proposer leur aide .... je vous propose la suite N° 8

        ***

-Mélody ! Mélody !

- Je suis là maman, que t’arrive-t-il donc ?

- Je viens, à l’instant, de recevoir un mail me disant qu’une lectrice de mon blog souhaite me contacter via….

- Oui, je vois, qu’attends-tu pour aller voir ?

- Mon premier réflexe a été de t’appeler…

- Je comprends, regardons ensembles !

 

Bonjour Marie,

Je suis une lectrice assidue de votre blog même si je ne commente pas souvent et je l’apprécie beaucoup.

Après avoir vu vos dernières notes concernant votre recherche de Juliette Bouleau, il m’est revenu un souvenir qui pourrait peut-être vous être utile.

Il date de quelques années : sept ou huit environ. A l’époque j’habitais Perpignan et j’étais bénévole au « Resto du Cœur ».

La responsable de cette antenne, si mes souvenirs sont bons (car je ne suis pas restée très longtemps dans cette ville) ressemblait fort à la photo que vous avez publiée. Le prénom correspond aussi. Je n’ai pas connu son nom de famille, les bénévoles ne s’appellent généralement que par leurs prénoms.

Cette personne bien que très réservée était d’un dévouement extrême et toujours disponible pour tous. Elle ne semblait vivre que pour l’antenne et ne ménageait pas sa peine. Les enfants l’adoraient et elle le leur rendait bien.

C’est tout ce que je peux vous en dire et j’espère sincèrement que cette information vous permettra d’avancer dans votre recherche.

L’antenne se trouvait rue Saint Pierre.

Amicalement. Muriel.

                                  ***

-Perpignan !  Ce n’est pas très loin de Toulouse… Deux cents kilomètres environ. Pour aller à Marennes il y en avait le double !

- Si tu envisages un autre voyage, cette fois, je veux en être Mélody!

- Attends, nous devons en parler avec papa… Pour le moment, remercie cette lectrice qui nous fournit un témoignage peut-être décisif. Puisque figure son adresse mail sur son message réponds lui de la même façon.  Je pense prématuré d’en parler directement sur le blog pour l’instant.

-  Tu as raison. Laisse-moi juste un instant pour … « digérer » l’information. Je n’espérais pas une réponse si rapidement !

- Ne t’emballes pas trop vite, c’est encourageant …mais encore à vérifier. Muriel parle d’il y a sept ou huit ans, il faut en tenir compte.

- D’accord, on va y réfléchir.

                                               ***

-Je sais, j’ai dit : on va y réfléchir… j’ai réfléchi… jusqu’au matin !

Deux cents kilomètres, ce n’est pas le bout du monde ! Pourtant je n’ai pas envie de débarquer dans cette agence sans crier gare ! J’aimerai plutôt y faire un tour discret et incognito dans un premier temps.  Observer si c’est possible et puis… j’aviserai sur place…suivant ce que …ou qui j’y verrai !

 Je n’ai pas l’intention d’attendre plus longtemps. Que l’information se confirme ou non, j’ai besoin d’une certitude.

 

                                               ***

Mélodie a absolument voulu m’y conduire elle-même. Jacques ne peut s’absenter de son travail et je ne veux pas attendre qu’il puisse se libérer et nous pensons  aussi que la formation de notre fille pourrait m’éviter un comportement inopportun pouvant se révéler fâcheux pour la suite.

J’ai bien l’intention de suivre ces conseils étant donné que je n’ai, pour le moment, aucune idée de stratégie !

Nous venons de passer devant le panneau signalant que nous entrons dans Perpignan. Mélody a rentré le nom de la rue dans le GPS. Nous ne sommes plus très loin… et j’ai le trac.

-Nous allons juste passer dans la rue, en repérage, d’accord ?

- C’est… une bonne idée, je suis un peu tendue…

- C’est normal, d’ailleurs je m’en rends compte, depuis quelques minutes tu te décomposes. Tu sais quoi ? Nous passons devant puis nous allons boire un café le temps que tu te remettes.

- Ce n’est pas de refus ! Nous roulons quand-même depuis deux heures-et-demie. Cela nous fera du bien à toutes les deux !

Nous avons facilement repéré l’agence.

Nous voilà installées devant un café fumant. Mélody a  également demandé  un croissant : les émotions ça creuse dit-elle, histoire de me détendre ! Nous le savourons, chacune se plongeant un court instant dans ses pensées. Puis je la questionne : alors ma chérie, que faisons- nous maintenant ?

-A mon avis, maman, tu ne peux pas débarquer et si vraiment, nous la reconnaissons, lui dire tout à trac : bonjour je suis ta fille Marie ! D’abord, le lieu ne s’y prête pas et puis, il est trop fréquenté.

- Alors ?

- Je ne vois qu’une solution. Je vais accoster gentiment l’une des personnes qui sortent (de préférence une maman avec un ou plusieurs enfants) et la questionner sur la responsable de l’agence. Nous aviserons ensuite. Ce serait déjà bien d’avoir confirmation de son nom ou prénom !

 J’observe de loin ma fille en conversation avec un jeune femme qui vient de sortir du local à l’enseigne : « resto du cœur ». Mélody c’est accroupie devant la petite fille d’environ trois ou quatre ans qui s’accroche à la poussette remplie de divers sacs de courses que pousse la maman. Après avoir échangé quelques phrases et passé la main pour une caresse sur les cheveux de l’enfant, Mélody revient vers moi pendant que la maman poursuit son chemin.

- La responsable s’appelle bien Juliette. Attends -moi encore un peu je vais voir si je peux en apprendre davantage ou l’apercevoir sans me faire remarquer.

Je regarde ma montre, je patiente. Le temps me semble long, mais ma montre ne m’indique qu’une absence de quatre minutes lorsque je la vois revenir.

- Mission accomplie ! Je te fais mon rapport, puis nous allons trouver un petit restaurant pour diner.

Elle s’appelle Juliette Sauval. Donc, elle a été mariée. Comme il y avait foule et qu’elle était très occupée avec les différents bénéficiaires des « resto » elle ne m’a pas remarquée. Mais moi, dès-que mes yeux se sont posés sur elle, j’ai immédiatement reconnu celle que tu deviendras plus tard.  Je n’ai aucun doute, Maman, c’est bien ta mère ou alors, il faut m’expliquer comment une telle ressemblance est possible, surtout confortée par les renseignements que nous possédons.

-Alors…Que fait -on maintenant ?

-Nous allons manger !

Comme ce matin devant un café, nous sommes installées dans le premier restaurant que nous avons trouvé. Mélody a raison : les émotions ouvrent l’appétit, j’ai une faim de loup !

-Maman j’ai une bien idée pour la suite, mais… encore une fois, c’est à toi de voir si elle te convient.

-Dis toujours…

- Voilà comment je vois les choses :

Nous sommes à peu-près sûres qu’elle est bien la personne que nous cherchons et je suppose que comme moi, tu as très envie de la connaître. Cependant, rien ne nous dit qu’elle ait le même désir. Nous ne pouvons pas prendre le risque de provoquer une réelle pagaille dans sa vie actuelle et sa famille si elle en a une, en nous précipitant tête baissée.

-Alors, on fait quoi ? Je suis assez de ton avis.

- On pourrait rentrer chez nous et lui écrire une lettre expliquant la découverte de la photo, l’issue de nos recherches et notre désir de la rencontrer si elle est d’accord. Je pense que nous devons lui laisser le choix. Nous ne gagnerions rien à nous imposer.

Puis, nous n’aurons plus qu’à attendre sa réponse, mais nous aurons au moins la certitude qu’elle aura volontairement pris sa décision.

-Tu as raison ma chérie. Merci. Ton idée me semble pleine de bon sens. Qu’elle décide librement est important pour nous aussi. J’averti ton père que nous allons rentrer et je le tiens au courant de nos réflexions.

Finissons tranquillement notre repas avant de reprendre la route.

La suite de l’histoire ne dépend plus de nous.

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13 mars 2019

....suite N° 7

 

 

 

Suite N °7

 

 

Blog de Marie…

 

Aujourd’hui, chères lectrices et lecteurs, nous n’allons pas parler couture ou tricot…pas davantage cuisine.

Depuis quelques temps j’ai un peu négligé mon blog mais, comme je vous l’avais dit j’ai eu la grande peine de perdre mon père dernièrement, le moral était au plus bas.

Je tiens d’ailleurs à vous remercier tous et toutes pour les témoignages de sympathie et d’encouragement que vous avez eu la gentillesse de m’envoyer. Les lire me fût d’un grand réconfort. Merci encore.

Aujourd’hui, je m’adresse à vous pour un tout autre sujet que ceux que nous partageons habituellement.

Nous avons, ma fille et moi, en vidant le logement de mon père,  trouvé une photo qui nous a  très fortement interpellées car ma fille y a vu une certaine ressemblance avec moi.

Cette photo porte la date de mon année de naissance 1960. Il est donc possible que ce soit celle de la mère que je n’ai jamais connue.

Nous l’avons donnée à faire « vieillir » denviron quarante-cinq à cinquante ans.

Je la récupère demain … et vous en reparlerai dans ma prochaine note.

 

                                          ***

 

Voilà ! Jai récupéré la photo (voir ma note de hier).

Alors, aujourd’hui, je m’adresse à vous qui avez la gentillesse de me lire, que vous commentiez ou non, que vous ayez un blog ou non … (je vois en consultant mes liens que j’ai chaque jour de nombreux (ses) visiteurs(ses) inconnus. A vous mes amis (ies) blogueurs et blogueuses qui avez, vous aussi de nombreux liens amis, accepteriez- vous de bien vouloir communiquer ces deux photos afin-que ces nombreux liens les communiquent à leur tour, selon un peu le principe d’une chaîne ?                                  

 

francette 3

                  Juliette : 1960               Photo vieillie : 2017 ?

Nous savons qu’elle a vécu à Marennes en Charentes- Maritimes et que son patronyme était alors : Juliette Bouleau. Elle a pu se marier et changer de nom, ou bien vivre dans nimporte quelle autre région ou même pays.

Si vous pensez l’avoir vue, croisée un jour ou, qui sait, connaissez cette personne de quelque façon que ce soit pouvez -vous m’en informer  ou lui communiquer mes coordonnées sur mon blog dans « contacter lauteur ». Je ne souhaite surtout pas lui causer de désagrément mais savoir si elle est toujours en vie, et, si elle le veut, la rencontrer. 

Je sais, c’est un peu comme chercher une aiguille dans une meule de foin, mais je préfère imaginer ma démarche comme… jeter une bouteille à la mer 

La mer avec sa grandeur et ses abîmes … et la toile …avec ses internautes, réseaux sociaux et blogueurs, me font pareillement penser à l’immensité. 

Pourquoi ma « bouteille » n’échouerait-elle pas sur la plage d’une blogueuse qui aurait croisé le chemin de Juliette  Bouleau ?

Comme l’on dit, il ne me reste plus qu’à croiser les doigts, le hasard, vous le savez fait bien les choses !

Je vous remercie d’avance.

                                                 

                                  ***

Blog de Marie…

 

Commentaire à l’attention de Délia :

Merci pour ton commentaire  concernant mes recherches (voir ma page précédente) qui me conseille de consulter les archives départementales. Conseil bienvenu   puisque celles du lieu de naissance ont brûlées dans un incendie.

 

                                     ***

 

Je pense que le conseil de « Délia » que je connais virtuellement   depuis longtemps est judicieux. Dommage que je n’y ai pas pensé lorsque Mélody et Eric étaient en Charentes. Mais je vais leur en parler. Peut-être que Eric pourra se documenter grâce à son frère.

Eric et son frère sont vraiment de gentils garçons.

Nous savons maintenant avec certitude que Juliette Bouleau est toujours vivante. Je remercierai ma blogueuse amie pour son bon conseil ! J’ai aussi eu beaucoup de commentaires après la publication des photos. Mélody œuvre activement de son côté sur les réseaux sociaux que je ne maîtrise pas du tout.

L’avis de recherche va inonder la toile ! Internet est en marche !

 

Blog de Marie

 

Merci pour les commentaires que vous m’adressez en réponses à mes dernières notes.

Ils sont très nombreux issus des quatre coins de l’ exagone .  Le bouche à oreille ou plutôt « blogs à blogs »   fonctionne bien, c’est évident !

N’oubliez pas que vous pouvez aussi me joindre par « consulter l’auteur de ce blog » c’est peut-être …plus… confidentiel pour certaines informations.

Posté par emiliacelina à 10:46 - Commentaires [8] - Permalien [#]

11 mars 2019

La rousse.


Silhouette

 Une silhouette dans la rue qui attire votre oeil...

Fanny Nushka Moreaux contemporary French artist

Fanny Nushka-Moreaux - Une journée ensoleillée - 2014

Zut! Je m'énerve intérieurement.

 Je me suis installé sur cette terrasse pour profiter du monde qui passe. Quand je dis du monde, je veux parler bien sûr de la gent féminine. 

Une terrasse sur le boulevard, quel meilleur poste d'observation pour la chasse  drague pourrait-il y avoir par une belle journée de printemps?

Elle est passée devant moi, semblant chercher une place sur la terrasse bondée pour boire le verre qu'elle tenait à la main, et m'a lancé un "bonjour" d'une voix qui m'a semblée pleine de promesses, a moins que je m'imagine des choses.....

Bien entendu, j'ai répondu  "bonjour" également mais ce fichu soleil qui m'aveugle m'empêche de la voir vraiment ! Je ne distingue qu'une ombre mouvante qui passe lentement puis disparait avant que je n'ai eu le réflexe de l'inviter à s'asseoir à ma  table ! La peste soit de mon hésitation !Mais je la distingue trop mal. Si ça se trouve c'est une fausse blonde !

....et je me pose des questions : cette silhouette me dit quelque chose, l'aurai-je déjà croisée ? Impossible de me souvenir ! Pourquoi diable, la coquetterie m'a-t-elle empêché de mettre mes lunettes sous prétexte qu'elle me vieillissent ?

Il m'a bien semblé voir un reflet doré autour du visage, si ça se trouve c'était une rousse ...  ce n'est pas que je sois difficile...mais ce sont les rousses qui m'attirent...c'est pourquoi je m'en veux !

Si je continue, un jour je vais faire comme le héron de la fable : à vouloir trop choisir... on risque de tout perdre....

 

Posté par emiliacelina à 09:08 - Commentaires [24] - Permalien [#]
08 mars 2019

Suite N° 6

Allons! Bon! Voici que la maîtresse nous donne en devoir  une silhouette de femme bien floue!  QUI peut-elle bien être ?           En attendant, peut-être que quelques lignes à lire par exemple la suite N° 6 vous occuperont ! 

Mais, ne négligez pas votre devoir, Lakévio ne serait pas contente ...      

 

Suite N° 6

 

 -Le repas est prêt, ils ne vont plus tarder. Tu crois que c’est sérieux entre eux ?

- Sérieux, je ne sais pas, mais il est sûr que Eric n’est pas juste un « copain » !

- Tu as raison, il suffit de voir son regard lorsqu’il la regarde. Je suis certaine qu’il est amoureux.

-Bonjour papa et maman ! Nous avons un peu de retard parce-que nous nous sommes arrêtés chez Marc.

-  Bonjour ma chérie, bonjour Eric… Asseyez -vous au salon vous devez être fatigués. J’ai préparé les rafraîchissements.

-Merci maman, mais ce n’est pas nécessaire, nous nous sommes « rafraîchis » chez Marc.

- Alors si vous êtes d’accord, nous pouvons passer directement à table nous causerons en mangeant.

- C’est une bonne idée parce-que Eric ne va pas trop s’attarder il a un rendez-vous professionnel tôt demain matin.

-Je tiens à vous remercier tous les deux pour vos recherches. Et surtout vous, Eric, d’avoir accompagné Mélody dans ses démarches.

-De rien, monsieur…

-Jacques, appelez-moi Jacques.

- D’accord, si l’on faisait le point ? Mon frère dit qu’il ne peut effectivement diligenter de recherches parce-que nous ne nous trouvons pas dans un cas de disparition inquiétante. Beaucoup trop de temps a passé.

- J’ai réfléchi à ce que nous a raconté Mme Germaine. Si on tient compte des possibilités de la médecine à l’époque dans les campagnes, il est évident que ta naissance (enfin, votre naissance à toi et ta sœur jumelle devrai-je dire) a été une épreuve insupportable, certainement aggravée par la perte d’une de ses filles. Par la suite, et malheureusement on ne savait pas encore le diagnostiquer, elle a été victime d’un sévère épisode post-partum qui, non traité l’a plongée dans un état de culpabilité tel qu’elle n’a su trouver une autre issue à son mal-être que de prendre la fuite. J’ai étudié les manifestations du post-partum et je sais l’impression de dévalorisation que ressentent les femmes qui en sont atteintes.

-Je ne peux m’empêcher d’éprouver de la compassion

- Tu as raison, moi aussi maman. Il n’en reste pas moins que les chances de la retrouver sont, du coup, très minces. Nous ne savons même pas si elle a fini par épouser ce médecin, donc changé de nom et si elle est un jour revenue en France et où ?

- Marc dit qu’à sa connaissance, actuellement, il ne voit qu’une possibilité pour contacter un grand nombre de personnes à travers le pays : les réseaux sociaux. Vous avez bien un ordinateur?

 - Oui, mais je ne suis pas une experte ! J’ai juste un blog qui parle de tricot, couture, cuisine …

 - Maman…. Et Facebook ?

C’est vrai ! Mais je suis beaucoup plus à l’aise sur mon blog, les blogueuses qui me lisent sont nombreuses et j’aime bien nos échanges virtuels mais néanmoins amicaux ! Je l’ai un peu délaissé ces derniers temps mais je peux m’y remettre avec plaisir.

- Voilà, c’est exactement ce qu’il faut faire ! Vous allez publier les photos : celle que vous avez trouvée et la dernière retouchée  par Marc et demander à vos blogueuses ou lectrices si ces portraits leurs font penser à quelqu’un ! Ajoutez également le prénom de votre mère ça peut aider, je ne pense pas qu’elle en ait changé. Vous pourriez aussi leurs demander de bien vouloir les communiquer via leurs propres liens en joignant votre adresse ainsi, de blogs en blogs beaucoup de personnes seront informées de votre recherche. Marc dit que dans son métier, ses collègues usent parfois de cette méthode et y ont obtenu des résultats étonnants.

-Tu pourrais te charger de ton blog et moi je me chargerai des autres réseaux sociaux. Nous allons toucher un grand nombre de personnes aux quatre coins du pays ou même plus… internet n’a pas de frontières !

- Vous remercierez Marc pour ces conseils…que nous allons suivre… Si tu es d’accord Jacques…

-Mais bien sûr, je trouve aussi que c’est une excellente idée ! Maintenant, si nous terminions ce repas qui fait honneur à la maîtresse de maison qui nous en voudrait de le laisser refroidir davantage.

-Avec plaisir …je meurs de faim madame !

- Eric, s’il vous plaît, appelez - moi Marie.

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05 mars 2019

Suite N°5

 

Alors ....on continue ?

Aujourd'hui, je vous gâte... deux parutions!

Suite N° 5

 

   - Bonjour maman !

  - Bonjour Mélody !

 -  Nous sommes donc allés à la seconde maison de retraite et nous y avons rencontré une charmante vieille dame : « Louise » qui a été la « bonne de l’ancien curé ». Ni la photo ni le prénom ne l’ont interpellée. Mais elle nous a conseillé de nous rendre à  Bourcefranc-le- Chapus. C’est une petite commune de juste trois mille quatre-cents habitants qui se trouve environ à une quinzaine de kilomètres de Marennes et où, à sa connaissance, vit encore la sage-femme qui officiait aussi comme infirmière à l’époque qui nous intéresse. On l’appelle la Germaine et on ne peut plus compter le nombre d’enfants qu’elle aidés à venir au monde. Tout le monde la connait semble-t-il. Elle vit chez son fils qui est mareyeur. On devrait le trouver facilement. D’après Louise, si quelqu’un peut nous aider, c’est La Germaine ! Elle connaissait tout le monde et avait ses entrées chez toutes les familles ! Nous irons dès- demain ! Je ne sais pas pourquoi … mais j’ai confiance ! Il le faut parce-que Eric doit rentrer après demain pour son travail !

- A demain donc.

                                    ***

Jacques, de retour du travail franchit le seuil de la porte alors que je suis au téléphone avec Mélody.

-Attends, ma chérie, ton père vient de rentrer je mets le haut-parleur.

-Bonjour papa, je t’embrasse. Comme je commençais à le dire à maman nous sommes aujourd’hui allés à Bourcefranc et nous avons trouvé sans difficulté le fils de « La Germaine « qui nous a gentiment invités chez lui pour le repas de midi.

Madame Germaine est une vieille dame de quatre-vingt- onze ans qui a encore bon- pied- bon -œil. Sa mémoire est étonnante. Elle nous immédiatement affirmé qu’elle avait le souvenir de chaque accouchement qu’elle avait pratiqué durant son activité professionnelle.

Lorsque nous lui avons montré la photo de « Juliette » elle l’a scrutée longuement avant de s’écrier sur un ton de victoire : ça, c’est la petite Bouleau ! Je m’en souviens très bien ! C’est moi qui l’ai aidée à mettre au monde ses petites jumelles. La délivrance a été particulièrement difficile et donc extrêmement douloureuse, d’ailleurs, l’une des petites n’a pas survécu.

-Juliette Bouleau, c’était son nom ? Ai-je questionné.

-C’est ça ! Juliette oui ! La famille habitait Marennes. Cette pauvre petite était tombée orpheline l’année de ces dix-neuf ans. Elle avait eu une enfance et une jeunesse chaotiques avec un père alcoolique qui frappait sa femme. Après leurs décès, elle avait rencontré un brave garçon qui travaillait aux chemin-de fer.

Elle était très fragile psychologiquement.  L’épreuve de l’accouchement compliqué et la perte de l’une des petites jumelles dont elle se croyait responsable ont encore davantage ébranlé son équilibre mental. Elle culpabilisait sans cesse et n’osait pas toucher son bébé de crainte de lui porte malheur. Un jour elle est partie. J’ai entendu dire quelle s’était placée comme employée d’auberge à Rochefort et y aurait rencontré ensuite un médecin qui œuvrait avec « médecin sans frontière » qu’elle aurait suivi en Afrique. 

Le père a quitté Marennes car il a été muté.  C’était un brave gars qui s’occupait bien de sa petiote… je crois qu’elle s’appelait Marie …ou Marine … j’ai un doute, mais c’était quelque-chose comme ça !

« Nous lui avons confirmé que ton père avait bien travaillé toute sa vie au « chemin de fer » et que tu t’appelles Marie.

Nous l’avons grandement remerciée et, à sa demande, nous lui avons promis de la tenir au courant si nos recherches aboutissent.

Pour le moment il nous semble que nous nous trouvons dans une impasse, mais pas question de baisser les bras. Eric veut en parler avec son frère, peut-être aura-t-il une idée.

Voilà ! Nous prenons la route demain pour rentrer, nous vous embrassons et …à demain soir. »

-D’accord ma chérie. Vous ne rentrez pas totalement bredouilles. Soyez prudents sur la route ! Si vous le voulez, à votre retour Eric pourrait souper avec nous.

-Attends, je lui pose la question. C’est d’accord, il vous remercie. A demain donc.

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04 mars 2019

suite....N°4

 Je continue de m'amuser... et toujours bonne fille... je continue de vous en faire profiter. Non! Ne  me remerciez pas, dites-moi juste si je continue...

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Suite N°4

-          Allo…maman ?

-          Bonjour ma chérie et transmet mon bonjour à Eric !

-          D’accord, je le lui dis. Bon, nous sommes arrivés sans encombre à Marennes depuis deux jours. C’est une très jolie petite commune de plus de cinq mille habitants. Mais nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour jouer les touristes. Hier nous sommes allés à la mairie. Nous y avons appris qu’un incendie a détruit les registres de l’état civil de la commune il y a plus d’une trentaine ou quarantaine d’années, en plus la personne que nous avons vue est une jeune femme qui n’a pu nous être d’aucun secours. Même le maire est jeune !  Les photos tant celle que nous avons trouvée chez papy que celle vieillie par Marc ne leurs disent évidemment rien !

Nous pensons qu’il faut plutôt nous tourner  vers des personnes âgées qui auraient pu connaître les anciennes familles. Peut-être carrément la ou les maisons de retraites (c’est une idée de Eric) ! Cinq mille habitants aujourd’hui, cela veut dire beaucoup moins il y a quarante ou cinquante ans, voire plus et je pense que les gens devaient presque tous se connaître comme c’est souvent le cas dans les petits villages. Demain nous irons aussi voir le curé de la paroisse qui doit bien avoir les registres des baptêmes et communions.

-          Je te rappelle demain soir.

-          D’accord ma chérie, je vous embrasse tous les deux !

                                           ***   

-          Allo…maman ?

-          Bonjour, j’attendais ton coup de fil... ton père t’embrasse.

-          Moi aussi… Bon, Nous sommes allés voir le curé. Pas celui qui œuvrait en 1960 décédé depuis.  L’actuel a été très gentil et nous avons pu feuilleter les archives de la paroisse. Nous y avons passé l’après-midi. Nous n’avons rien trouvé semblant avoir un rapport avec une Juliette qui ait un nom d’arbre comme patronyme.

-          Dès demain matin nous ferons le tour des maisons de retraites (il y en a deux).  Alors … à demain.

-          A demain ma chérie.

                              

                                             ***

-          Bonjour ma chérie…

-          Comment savais-tu que c’était moi ?

-          L’instinct maternel !  Je plaisante…non !… J’attendais ton coup de fil… c’est l’heure du rapport !

-          Ce matin, nous avons visité la première maison de retraite. Sans résultat, mais cela nous a pris quand-même toute la matinée parce-que l’on ne peut pas poser des questions à une (ou des) personnes âgées sans prendre le temps de les écouter, même si la conversation au bout de cinq minutes n’a plus aucun rapport avec ce qui nous intéresse ! Eric a   vraiment une patience d’ange dans ce genre de situation !Bien plus que moi !

-          C’est une grande qualité ! Tu le remercieras encore pour moi. J’espère que vous prenez le temps de visiter un peu et profiter de l’air marin si vivifiant.

-          Bien sûr !   Ce soir ce sera balade en bord de mer … et demain …maison de retraite numéro 2… 

-          Bonne promenade alors, et …à demain ! Je vous embrasse !

Posté par emiliacelina à 20:18 - Commentaires [7] - Permalien [#]

ouverture de la pêche

 

La rallonge

 

 

 

rainbow-trout-stream by-jon-q-wright

Truite arc-en-ciel par Jon Q. Wright

 

Une partie de pêche.

Un jeudi, de bon matin, debout sur une roche, je laissai flotter ma ligne dans le tourbillon des belles eaux claires. Ah, quel bonheur, quand au bout de quinze à vingt minutes, en allongeant et retirant lentement l'amorce sur l'eau agitée, tout à coup une secousse répétée m'avertit que le poisson avait mordu et qu'ensuite le bouchon descendit comme une flèche habilement lancée.

C'était un gros ! Je le laissai filer, et puis, relevant la gaule à la force du poignet, une truite colorée fila dans les airs et se mit à sauter au milieu des ronces coupées et des herbes pleines de rosée.

(d'après Erckmann-Chatrian)

 

Doublez le texte (au moins !) grâce à l'ajout d'adjectifs, adverbes, conjonctions, propositions conjonctives, relatives, etc...

Bref, noyez le poisson !

Pêche aux textes, lundi !

D'accord M'dame!

 

Ouverture de la pêche

 

Heureux! Je suis  heureux parce-que  la pêche à la truite  ouvre dans  une semaine ! Comme chaque année, pour fêter l'arrivée du printemps je prépare mon attirail et mes "mouches".

Le premier jeudi de mars inutile de demander où je serai....je m'imagine  et je crois même déjà sentir la fraîcheur du matin et voir le soleil se lever faisant scintiller  l'eau qui éclabousse au passage les rochers et gravilons du fond du Gave. 

C'est un rituel... J'ai mes habitudes. Certains pêcheurs entrent dans l'eau jusque parfois à hauteur des cuissardes  (à mi-cuisses) pour pêcher la truite, moi, je préfère rester debout sur la roche  en bordure du cours d'eau et laisser flotter  patiemment ma ligne dans le tourbillon chantant de l'eau transparente.

Le mouvement vif et pourtant souple nécessaire pour allonger et retirer l'amorce au fil de l'eau afin de tenter le poisson est une seconde nature chez moi, je l'ai appris de mon père alors que j'avais à peine dix ans. 

Il m'a aussi appris à gérer mon impatience lorsque tout à coup une secousse légère et répétée avertit que le poisson vient de mordre à l'appât.: il faut attendre, le cœur battant la chamade que le bouchon file sous l'eau comme une flèche avant de"ferrer" d'un coup sec . Beaucoup,de poissons,  à l'époque,  ont dû leur survie à ma précipation  avant que je ne gère l'instant  précis du coup de poignet qui lèvera vivement la gaule et projettera la prise dans les airs, telle un éclair arc-en-ciel pour tomber loin derrière moi sautillant  dans tous les sens au milieu des ronces coupées et herbes pleines de rosée. 

Chaque année, le jour de l'ouverture de la pêche à la truite..... je pense plus fort que d'habitude à mon père, je m'attend toujours à voir sa haute silhouette  qui m'attend sur le rocher au bord du gave ... et, pour un instant  je retouve mes  dix ans !

 

 

 

 

 

 

 

Posté par emiliacelina à 08:39 - Commentaires [21] - Permalien [#]