10 octobre 2016

Paris est MA GNI FI QUE !

 

 

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Oui! Je sais ! J'aurai pu débarasser la table ! Mais je n'en ai pas pris le temps . 

D'ailleurs personne ne verra le désordre que je laisse derrière moi. D'autant plus que vous ne voyez que le devant de la fenêtre. J'ai choisi de placer ma petite table à cet endroit parce-que j'aime y prendre mon repas.  Frugal le repas !. Au moins, mon regard plonge dans la cour, et parfois un pigeon vient se poser juste devant moi. J'ai l'habitude de placer quelques miettes ou grains de maïs sur le rebord de la fenêtre. Oui ! Je sais aussi que ce n'est pas une bonne idée parce-que les pigeons salissent énormément le mur et la gouttière, mais ils me tiennent compagnie. Je suis bien contente de leur raconter ma journée lorsque je rentre le soir du travail. Ils penchent leurs têtes de droite à gauche comme pour m'écouter. Parfois même, ils osent frapper de leurs becs la vitre pour quémander graines ou miettes de pain !

C'est pour eux que je n'ai pas mis de rideaux .

J'aime bien leur compagnie, j'ai l'impression d'être attendue et c'est bien agréable parce-que vous savez, la vie à la capitale n'est pas toujours celle que l'on a rêvée !

Ce n'est pas la faute à Paris qui regorge de belles choses à voir, de musées, de monuments, de lieux remplis d'histoires ect.... mais, lorsque l'on travaille toute la journée,on n'a pas toujours la possibilité d'en profiter! Surtout toute seule !

J'étais folle de joie lorsque j'ai trouvé cette "petite" (très petite) location  sous les toits. J' avais quitté ma province avec des étoiles dans les yeux.

A moi la vie parisienne! 

Faut-il être naïve ! La vie patisienne avec juste un salaire de factrice débutante et surtout seule !

J'avais accepté pleine d'enthousiasme cette mutation , soit-disant obligatoire en début de carrière dans les PTT 

Résultat, la belle vie se résume, comme vous pouvez le constater à une carafe d'eau, un quignon de pain un morceau de fromage et une goutte de vin. Pas un Bordeaux bien sûr ! Pas envie de cuisiner juste pour moi !

Et depuis 6 mois, je perdais chaque jour un peu plus mon enthousiasme. 

Mais, aujourd'hui.... aujourd'hui... je suis pleine d'espoir ! 

Le jeune homme aux yeux verts que j'avais souvent remarqué en traversant la cour,( et, oui, je l'avoue, je ne fais pas que regarder les pigeons ) m'a adressé la parole. Le hasard, vous l'allez voir fait bien les choses. D'un petit bonjour la conversation a continué, et il m'a dit qu'il travaillait aux PTT!!!! Tout comme moi il vient de Bordeaux.

Quelle coïncidence !! Et...de fil en aiguille.... je vous passe le détail de la conversation qui s'est terminée par une invitation à dîner demain soir.  Bien sûr que j'ai accepté vous en doutiez ?

Voilà pourquoi, le désordre devant la fenêtre est secondaire, si vous voyiez l'état de l'autre côté de la pièce! J'ai complètement  vidé larmoire. Devant le miroir, j'essaie, je jette sur le lit, j'essaie autre chose, j'hésite, je reéssaye en appareillant différemment.Je rejette sur le lit ! Je sors du tiroir les escarpins que j'envoie valser plus loin d'un coup de pied impatient,  les ballerines et tennis à leurs tours vont les rejoindre.

Rien ne me plaît ! Je ne m'y retrouve plus dans ce désordre! Comme dirait ma mère : une vache n' y retrouverait pas son veau !

Mais, ce que je suis contente ! 

PARIS est une ville MA GNI FI QUE !!!

 

 

 

 

 

Posté par emiliacelina à 18:29 - Commentaires [18] - Permalien [#]

04 octobre 2016

7 heures en voiture 24 heures en prenant l'avion !

Notre fiston numéro 2 n'a pas pris de vacances depuis .... pffft!!!!  trèèèèès longtemps! Je crois que les seuls huit jours qu'il ait pris datent de huit ans! 

Et ce n'est pas demain qi'il pourra en reprendre! Depuis qu'il a mis la clé sous la porte de sa dernièe société, c'est un peu la galère! 

C'est pourquoi, lorsqu'il nous a dit qu'il partait trois jours avec sa copine (ça dure on dirait!) passer trois jours à Fréjus, nous nous sommes réjouis. Ça va lui faire du bien de décompresser un peu.

Donc, pour ne perdre de temps dans le voyage ils avaient décidés de plutôt prendre l'avion tôt samedi mâtin.   Lorsqu'ils se sont pointés à l'aéroport, on leur a dit :

- nous sommes désolés mais votre vol est annulé. Nous pouvons cependant vous proposer une solution.

- D'accord, dites toujours!

- Nous pouvons vous proposer de partir quand-même mais vous devrez passer par Londres!

- Vous plaisantez !

- Pas du tout!

- De Bordeaux, pour aller à Fréjus , nous devons aller d'abord à Londres , puis reprendre un avion pour Fréjus!

- Désolé, c'est tout ce que nous pouvons vous proposer!

- D'accord! S'il n'y a pas moyen de faire autrement !

- Heu, il va vous falloir attendre un peu !

Ils ont attendu quatre heures!

Arrivés à Londres , ils ont dû attendre de nouveau , longtemps .....mais ils ont pris l'avion pour repartir.

C'est à ce moment là , qu'un Monsieur a fait une syncope. 

Arrivée des pompiers , ambulance ..etc....

Résultat : Partis samedi mâtin, ils ne sont arrivés à Fréjus qu'à 6 heures dimanche mâtin!

Vingt quatre heures de perdues!

7 heures en moyenne pour 700 km en voiture auraient été nécessaires.

Il aura fallu 24 heures en prenant l'avion ! 

Bruno a dit : "vous avez bien raison , c'est plus facile et bien moins fatiguant d'aller à Soulac ! 

Quoique avec mon pot qui sait ce qui pourrait arriver !

C'est un peu vrai! Il est assez malchanceux !

 

 

 

Posté par emiliacelina à 21:17 - Commentaires [23] - Permalien [#]
03 octobre 2016

Mon devoir chez Lakévio

 

 Violette, , Jacques, Julien. Clémence, Pierre-Henri

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Violette:

Ai-je raison d'accepter son sacrifice ? Laisser son pays, c'est une chose. Laisser sa famille et renier ses racines, fusse par amour en est une autre!

Depuis des années, j'ai accepté de vivre dans le secret. Je l'aime tant ! Même la naissance de nos trois enfants n'a pas changé cet état de fait. 

J'étais son épouse secrète. Nos enfants portent le nom de leur père. Camille , Jacques et Julien De La Ferté........   Durant ces dernières années, dans la vie courante, nous avons fait le choix de supprimer la particule, ils ne s'en sont pas portés plus mal ! 

Fort heureusement, nous vivons un temps où plus  rien ne choque personne. Un époux très souvent absent est facilement explicable, les raisons ne manquent pas pour le justifier, il suffit d'un peu d'imagination!

Il me disait: un jour nous vivrons continuellement ensemble et au grand jour. Je ne souhaitais que ça, impatiente mais pas exigeante. Je comprenais ces raisons, et réfreinais mon impatience  au point de ne même plus y penser...  un jour... un jour... c'était devenu comme un rêve ...au fond de moi, je n'y croyais pas vraiment. Certaines n'auraient pas accepté cette situation, mais nous avons été si heureux ... le week-end ! Je me disais:

-S'il était représentant ou bien un homme d'affaire, je ne le verrais sûrement pas davantage. C'est le lot de bien d'autres épouses !

Notre amour est-il assez fort pour prendre un nouveau départ ? Auourd'hui,même si je lui voue une confiance indéfectible Je balance entre joie et anxiété ! 

Jacques :

Enfin! Même si je ne peux m'empêcher de regarder en arrière, je suis content. Notre famille va vraiment vivre ensemble chaque jour. Je pourrai confier à mon père les questions qui taraudent tous les adolescent sans être obligé d'attendre pour cela le vendredi ou même parfois le samedi . Mon cœur se serre un peu lorsque je distingue au loin le village que nous quittons, celui qui m'a vu naître, grandir et partager chaque jour avec mes copains. Les reverrai-je un jour ?

Allons! Courage ! Je suis assez grand pour comprendre  que sous son air inquiet, ma mère est heureuse !

Et que notre père nous choisi...NOUS!!! Quoiqu'il lui en coûte !

Julien : 

Mais pourquoi on s'en va ? J'e l'aime bien mon village. Bien sûr, ce sera super d'avoir papa avec nous chaque jour. Maman dit qu'elle est heureuse, alors pourquoi elle est si sérieuse ? D'ailleurs ils sont tous sérieux. Nous partons pour une nouvelle vie ont-ils dit l'air réjouis. Mais je l'aimais bien ma vie ! Heureusement la main de Jacques pèse affectueusement sur mon épaule pour me réconforter. Je sais qu'il me comprend... mieux que moi, je ne comprends les adultes et leurs raisonnements compliqués .

En plus, il fait un temps pourri ! Allez! On peut remonter en voiture ? On ne va pas rester là pendant des lustres à regarder ce que papa quitte, je commence à avoir froid.

Clémence :

Pourquoi on s'est arrêté?J 'ai sommeil ! Je veux mon doudou ! Qu'est-ce que vous regardez ? C'est le château de la belle au bois dormant ? C'était ton autre maison papa? C'est pour ça que tu m'appelles ta princesse ? On est bientôt arrivés au bâteau? Tu me réveilleras quand on y sera.

Pierre- Henri :

Adieu ! Adieu berceau de ma famille , adieu maman.

Je n'ai pas choisi d'être châtelain comme tu n'avais pas choisi d'être chatelaine. Tu n'étais pas de "sang bleu". Tu étais tellement jolie que mon père a été séduit malgré tout, et t'a épousée, (toi, la petite fleuriste éblouie par sa prestance,)lui qui était pétrit d'orgueil et si fier de sa lignée.

Comment a-tu pu aimer si fidèlement cet être si imbu  de sa personne et de son titre, qu'il n'a pas voulu accepter qu'à mon tour je tombe amoureux d'une "roturière"! Moi ! Son fils unique !Même la naissance de mes enfants n'a pu le fléchir! Il ne voulait pas en entendre parler, ma famille n'existait pas pour lui.

C'est pour toi, maman, que j'ai plié et mené cette double vie avec Violette. Tu étais ma confidente bienveillante en cachette de père.

Toi seule a su combien il m'en a coûté. Mais je ne pouvais te laisser seule , tu n'étais pas de taille à lutter contre lui, qui, en prenant de l'âge devenait encore plus odieux.

Tu nous a quittés, je ne me sens plus aucune obligation. Je n'ai que faire de mon titre  et du château qui va avec !

C'est fini, je ne quitterai plus ni ma femme , ni mes enfants. Ils ont besoin de moi. Nous laissons tout : famille et pays! 

Je serai toujours reconnaissant envers Violette pour la grande patience et compréhension qu'elle m'a témoigné  durant tant d'années. Je finirai ma vie avec elle et nos enfants dont je serai fier.Il est grand temps que je me conduise en honnête homme et que j'assume mes responsabilités, pas financières, je l'ai toujours fait, mais morales!

Ce n'est pas le château que je regarde une dernière fois, c'est le petit cimetière où tu reposes  en paix.

Je redresse la tête pour ce dernier regard. 

Adieu maman! Veille sur nous de là-haut !

 

 

Posté par emiliacelina à 19:46 - Commentaires [18] - Permalien [#]
02 octobre 2016

Le train -train a repris son cours!

Comme prévu, nous sommes rentrés jeudi en début d'après-midi. Nous en avons profité pour ramener pas mal de choses. En particulier le vestiaire de l'été, parce-que même s'il fait encore de belles journées, le temps est bien plus frais surtout le matin et le soir.

Nous avons aussi ramené la cage aux escargots. Enfin, ce qu'il en reste parce-que il y en a plein qui se sont fait la malle! Tant pis, je ne ferai que ceux qui restent! 

Puis les bocaux de salmis de palombes, ceux de coulis et gelée de mûres, toute la literie des deux lits pour la laver  ...etc.... Bref! la voiture était pleine.

Puis il a fallu faire pas mal de ménage, même quand la maison est vide , la poussière s'accumule! Quand aux vitres, je ne vous dis pas ! 

Robert, lui, s'est attelé au jardin! Trois voyages à la déchetterie .... et ce n'est pas fini! Les chênes n'ont perdu qu'une infime partie de leurs feuilles !

Moi, j'aurai laissé puisque nous allons repartir et que, quand nous reviendrons....ce sera pareil ou pire!

Vendredi soir, Lydie, Mario et mes petits cœurs se sont pointés alors que nous avions fini de souper, avec des pizzas! On aurait dit que nous étions partis depuis ...au moins ...un an !

Les filles avaient beaucoup de choses à nous raconter depuis qu'elles vont à la grande école !

Je leur ai fait des gaufres chantilly et coulis de mûres qui n'ont eu qu'un succès mitigé (a part Lydie qui a apprécié)!

Samedi Pascal et Mumu ont pris l'avion pour la Guadeloupe. Nous sommes "nounou" de Violette qui passe son temps à les attendre au portail !Ils rentreront dimanche prochain. 

Nous attendrons que Eric nous avertisse que les cèpes montrent le bout de leurs nez pour repartir.

Voilà, la semaine est terminée....  le train train a repris son cours!

 

 

Posté par emiliacelina à 22:44 - Commentaires [4] - Permalien [#]
26 septembre 2016

Ce sera leur caverne d'Ali Baba ...

 

 

Mon devoir chez Lakevio

 

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Je regarde par la petite fenêtre du grenier, comme lorsque j'étais enfant et que je m'y glissais sans être vue.

C'était interdit, : la vitre, à l'époque était déjà cassée, et je me fais l'idée que mamie avait bien raison  : bien plus que les escaliers ,c'était potentiellement dangereux!!!  Bon ! les adultes auraient pu la remplacer cette vitre ....  mais puisque le grenier était interdit !

Derrière moi, je sais qu'il y a toujours la grosse malle remplie de toilettes de l'autre siècle dans laquelle j'adorais farfouiller! ...et les albums photos retraçant toute la vie de mamie .

Au fil des années, sont venus s'ajouter plusieurs cartons contenant les layettes de mes frères et sœurs et évidemment tous les jouets délaissés et les  vêtements que j'ai portés , moi, la petite dernière, :la petite chipie chérie de mamie , comme elle se plaisait à m'appeler.

Mes frères et sœurs, bien plus âgés que moi, avaient une vie bien trop occupée par leurs études, leurs flirts, leurs projets, leurs copains et copines pour accorder beaucoup de temps à leur grand-mère .

Il ne restait que moi pour demander à passer les jours sans école chez elle.  Ce qui rendait service à mes parents puisque papa travaillait et que maman avait repris un emploi.

J'ai encore sur la langue le goût des confitures de mamie. J'entends sa voix si douce  devenue chevrotante et je sens son parfum de violette lorsqu'elle me prenait sur ses genoux pour me chanter "une chanson douce" et que je m'endormais , là, blottie contre elle qui n'osait pas bouger malgré l'ankylose de ses bras qui m'empêchaient de glisser!

Parfois, lorsque j'étais bien sagement  assise sur le tapis devant son fauteuil, occupée à feuilleter un livre, c'était elle qui se laissait, sans s'en rendre compte, gagner par le sommeil. C'est à ce moment là que j'en profitais pour filer sans bruit et grimper l'escalier, qui,au fond du couloir qui menait au grenier!

Aujourd'hui, j'entends , en bas, le brouhaha des voix . Tout le monde est venu pour l'accompagner à sa dernière demeure. 

Elle était très âgée, l'ambiance est peinée, mais sereine. Que voulez vous, à cet âge, c'est dans l'ordre des choses! Elle s'est éteinte dans son sommeil...une belle mort ose-t-on dire ! 

Je me suis esquivée pour monter l'escalier. Rien n'a changé.

Les larmes glissent doucement pour soulager ma peine .

-"Tu m'aimes grand comment ? me demandait Mamie!

J-e t'aime grand comme ça, disais-je en écartant mes bras au maximum ! 

Et elle m'embrassait en riant de bonheur !"

Il va falloir vider la maison pour la vendre ont dit les parents. 

-Personne ne veut rien garder de ces vieilleries.

Une chose est sûre... le grenier, c'est moi qui m'en chargerai, je te le promets Mamie, quitte à tout transporter chez moi, dans mon propre grenier ... rien ne sera jeté !

Et mes enfants en feront leur caverne d'Ali Baba et je leur raconterai leur arrière -grand-mère !

 

 

Posté par emiliacelina à 21:09 - Commentaires [17] - Permalien [#]

22 septembre 2016

Nous rentrerons jeudi prochain...

Je vais vos étonner, mais cette semaine est très calme. Je me la coule douce!

Les journées sont plus courtes, ainsi que nous nous en rendons tous(tes) compte la nuit commence à montrer le bout de son nez très tôt!

Il fait beau , mais à part de pouvoir rester au soleil , on supporte la petite laine ... voire plus pour Robert qui nous ressert un petit épisode de température inexpliquée! Ce matin 38.8° à midi 37.3° ! Allez vous  y retrouver !

Cela ne l'empêche pas d'aller faire ses trois parties de pétanque l'après-midi !! Nos rentrerons chez nous avec de quoi remplir le placard à vin !

Pour le moment 9 bouteilles de vin : d'un Médoc de 2007 qui s'appelle : "La Paroisse". Personnellement je n' y connais rien mais Eric dit qu'il n'est pas mauvais !Nos verrons ça lors des prochaines réunions familiales, en principe Noël.

Jeudi prochain nous rentrons chez nous. Pascal et Mumu partent en Guadelope faire connaissance avec leur première petite-fille. La petite Abby a quitté l'hôpital depuis la semaine dernière et tout va bien. 

Nous garderons la petite chienne Violette. C'est dommage , pour raison de travail ils ne vont y rester que 8 jours, c'est un peu court......  mais comme dit Mumu, c'est mieux que rien !

Nous reviendrons à Soulac dès leur retour car ce sera le moment des cèpes. A moins que la pluie ne survienne dès la semaine prochaine et que la pousse ne démarre aussitôt. Mais, bon, il en restera bien quand-même quelques uns pour nous, on verra bien !

La saison au centre équestre est terminée et c'est le calme. Heureusement parce-que le fiston est très fatigué. Il a commencé la saison de chasse à la tonne, mais, ne tient pas le coup pour veiller, ...il s'endort! Surtout que le matin , sitôt rentré, il est sur son "bobcat' à distribuer le foin aux chevaux et nettoyer les box de l'écurie ! Ce sont les canards qui sont contents!  Je le presse de prendre des jours de congés, mais il est aussi têtu que son père ... et ce n'est pas peu dire !  

Il repousse encore un peu pour les prendre lorsque la saison de chasse sera un peu plus avancé en hiver.

En ce moment en plus il est un peu tendu parce-que sa compagne a des ennuis de santé. Des résultats sont attendus dans une quinzaine. (résultats de biopsie pour soupçon de Lupus).

L'une des monitrices , la fille des propriètaires du centre se marie samedi . Le centre sera fermé, le futur (pour encore 2  jours) marié est un "garde républicain" .

J'irai à la messe qui a lieu à l'église de Soulac. La famille est trèèèèès pratiquante. Hier je suis allée passer commande chez le fleuriste. 

Ce devrait être une très belle noce. 

Et voilà.... demain déjà vendredi !

 

 

 

 

 

 

 

Posté par emiliacelina à 17:19 - Commentaires [20] - Permalien [#]
19 septembre 2016

Je l'ai vécu...

 

 Devoir pour LAKEVIO

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Lorsque le notaire m'a convoquée pour m'apprendre que j'étais la seule héritière de cette maison, mon premier réflexe a été de refuser cet héritage.

Rien que l'idée d'en franchir l'entrée me donnait des frissons.

Surpris par mon refus, le notaire m'a gentiment conseillé de réfléchir avant de lui donner une réponse définitive et m'a proposé un nouveau rendez-vous dans quinze jours.

Depuis, tous mes pires souvenirs m'empêchent de dormir. J'ai tellement lutté pour oublier l'enfer que j'y ai vécu. ....Et tout ressurgit dans mon esprit. Mon enfance....

Lorsque mes parents sont morts dans un accident de voiture, j'avais quatre ans. Autant que je m'en souvienne , nous formions une famille heureuse. Mon père et ma mère s'adoraient et m'adoraient , moi, leur unique enfant.Les photos que j'ai réussi à conserver durant toutes ces années en témoignent et ont été mon seul réconfort durant les années qui ont suivi ce drame. 

Sur ces photos fanées à force de les regarder et les embrasser en cachette,je voyais ma mère me berçant, m'embrassant et me souriant avec avec un regard tellement plein d'amour! Ce devait être mon père le photographe car j'ai beaucoup moins de photos de lui, mais sur celles qui me restent, ils nous regarde maman et moi avec tellement d'amour et de fierté ! Il me jetait en l'air et je riais sans aucune crainte en m'accrochant à son cou!

Comme maman était fille unique et que ses parents étaient décédés relativement jeunes et que mon père n'avait pas de famille puisqu'il avait été un enfant de la DDASS, c'est à une lointaine cousine que la DDASS m'a confiée . Elle était rémunérée pour prendre soin de moi. 

Elle n'avait pas d'enfant. Mais, bon, je ne faisais pas partie de la famille! Elle me présentait à ses connaissances en disant : c'est une petite cousine éloignée que j'ai recueillie à la mort de ses parents, elle n'a plus personne , la pauvre petite, que voulez vous!!! Je ne pouvais décemment pas la laisser partir à l'orphelinat !

J'avais été une enfant gatée, donc, aux dires de la cousine: mal élevée. Je lui coûtais plus cher que ce que je lui ramenais.

De plus, elle avait des principes en ce qui concerne l'EDUCATION d'une fille habituée à être trop gatée! 

Pas de ceci...pas de cela... Pas le droit de ceci...pas le droit de celà...j'avais déjà bien plus que je n'aurai du avoir si elle ne s'était pas trouvée là avec son grand cœur! Pas d'embrassades sauf pour le jour de l'an et encore du bout des lèvres, elle n'aimait pas tous ces simagrés !

. Elle n'avait pas de temps pour moi, sauf les fois où l'assistante sociale venait faire une visite de contrôle. La visite était toujours annoncée à l'avance. Ce jour là, la cousine était tout sourire. Surtout attentive à ce que personne ne sache que financièrement je n'étais pas à sa charge !

Bref! Tous ces souvenirs tournent dans ma tête. Je suis, parait-il , sa seule héritière. Vous parlez d'un héritage! Une maison... et pas n'importe quelle maison.... celle qui a vu couler chaque soir toutes les larmes d'une petite fille et ses appels étouffés par la couverture de son lit pour ne pas que l'on l'entende : maman...maman....maman... comme une lithanie!

Dès-que j'ai eu 18 ans, je suis partie. J'ai trouvé un travail en usine. Et ma tante a pu se gargariser en parlant de moi à ses amies comme de l'ingrate qui a tout reçu et n'a su montrer aucune reconnaissance envers sa bienfaitrice!

A force de tourner et retourner toutes ces pensées dans ma tête, je prends la décision de me servir des clés que le notaire m'a confiées.

Je suis devant la porte, le cœur serré, pas de tristesse mais pleine d'apréhension. J'entre et je revois le carrelage noir et blanc de l'entrée que je devais laver tous les jours en rentrant de l'école., même s'il n'était pas sale!

Je pénètre d'un pas dans l'entrée , puis j'avance et je regarde la porte , celle de gauche! Je sens que je panique ... vais -je  l'ouvrir ? 

Je sais que c'est la porte de la cave. Je la connais bien ! C'est là qu'elle m'enfermait lorsqu'elle sortait et qu'elle me laissait seule, ou encore lorsqu'elle me punissait pour une mauvaine note ou parole qui ne lui avait pas plu, ou pour n'importe qu'elle autre raison les jours ou elle n'était pas de bonne humeur et avait soi-disant besoin d'être un peu seule!

Je restais assise des heures sur la première marche de l'escalier, quasiment accolée à la porte fermée à clef,dans le noir de la cave  car je n'osais pas  descendre de peur des souris et des araignées.

Encore un pas... un autre... j'ai ouvert la porte et je me force à regarder. Je n'irai pas plus loin, mais je reste un grand moment, là, les doigts crispés sur le battant.de la porte..je regarde la marche, puis... j'ai l'impression de sortir d'un exorcisme! Je n'ai plus peur, je regarde l'obscurité , je fais enfin face à ma peur d'enfant... et je me sens forte! Comme libérée.

je ne suis plus une enfant !

J'ai pris ma décision. Je demanderai au notaire de s'occuper de la vente de la maison.Je n'en veux pas , je ne pourrai pas y vivre,mais le prix de la vente va  m'aider à reprendre mes études. Je sais ce que je veux ...  je ne vais pas plus loin dans la visite et je ressort en laissant grande ouverte la porte de la cave dont je jetterai la clé dans la rivière.

Je vais aller de l'avant.....  Je voudrai devenir assistante sociale pour l'enfance... aider les assistantes maternelles de mon mieux,  veiller au bien-être des enfants qui n'ont pas eu de chance au début de leurs vies.....

Et surtout.... ne pas me laisser piéger , je crois que je saurai lire dans les yeux des enfants qui ne bénéficient pas d'un placement chaleureux!

Même si la famille d'accueil semble parfaite, les apparences sont parfois trompeuses.

Je le sais, j'en suis la preuve.....je l'ai vécu ! 

 

Posté par emiliacelina à 09:47 - Commentaires [31] - Permalien [#]
15 septembre 2016

Je suis prête....

Avant toute chose : je ne sais pas si c'est canal qui débloque ou le fait qu'à Soulac c'est toujours compliqué avec internet, j'ai pu aller chez vous et même commenter, mais je n'ai pas pu voir les photos proposées !

Avant-hier soir, l'orage grondait.C'était annoncé, nous n'étions pas surpris.

Durant l'après-midi, j'avais fait un tour à la maison pour y chercher certains vêtements que j'avais oubliés en raison de la chaleur des deux derniers mois. E n particulier la veste de chasse de Robert (puisqu'il ne chasse pas cette année). Je me suis dit, si la pluie commence, les cèpes risquent de ne pas tarder, et têtu comme il est, il serait bien capable de partir en ramasser même sous la pluie! Ce ne serait pas la première fois. Son fiston en a à lui prêter, mais l'a passé je lui en avais acheté une particulièrement confortable , lègére et déperlante. Bref! J'ai préféré aller chercher la sienne ! 80 km aller et autant pour le retour....   mais ça ne me gênait pas. 

Donc, le soir, comme prévu, gros orage, et tempête. Autour du mobil-home, le vent sifflait fort! Quelques glands tombaient (peu!) avec un bruit d'enfer sur notre toit! On aurait dit une véritable pétarade !Les éclairs précédaient  le bruit du tonnerre qui roulait, grondait puis explosait violemment! Ça faisait un boucan d'enfer! 

Entre les éclairs ,la pluie tambourinait et frappait les vitres du mobil-home ! ......  C'était peut-être impressionnant mais, nous avons bien aimé. Tout bien calfeutré, nous nous sentions en sécurité et Robert a décidé : demain matin, on va aux cagouilles dans le marais. On passera par la tonne à Eric pour rejoindre le muret où pousse le fenouil en quantité! Elles s'y plaisent !

Je savais que j'avais bien fait d'aller chercher sa veste ! 

Comme prévu, mercredi,puisque la pluie a duré toute la nuit et qu'elle a dû nous bercer puisque cela ne nous a pas empêché de dormir, nous  y sommes allés.

Nous n'avons pas fait "recette" juste 230 escargots! Aux prochaines pluies nous y retournerons !

Par contre, j'ai vu qu'il y avait un regain de pousse de mûres ... a voir !

L'après-midi, je me suis lancée dans les conserves de salmis de palombes que je n'avais pas terminés.

C'était un peu compliqué car le gaz du mobil home est petit , je ne pouvais pas utiliser le stérilisateur trop grand,(le trépied d'Eric était indisponible)  je n'avais emporté que ma cocotte minute. J'ai du cuisiner en trois fois !

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Par contre , bien que nous ayons organisé le plus de courant d'air possible, nous avons dormi avec l'odeur de l'oignon, l'échalotte et la vinasse entre autre! Beurk !

Mais...c'est chose faite..... parce-que... si le temps change .... ensuite ce sera le tour des cèpes !

Je suis prête !

 

 

 

 

Posté par emiliacelina à 22:04 - Commentaires [14] - Permalien [#]
13 septembre 2016

et voilà pourquoi j'ai commencé le salmis de palombes ...

Désolée !!!!Ames sensibles ... s'abstenir!

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Je vous impose la photo de la partie de chasse du fiston....... et de son père? 

Pour cette année Robert n'a pas pris son permis. Je ne sais pas si je vous l'avais dit. 

Les longues marches ne sont plus pour lui et , de plus, chasser sans chien ... impossible !

Prendre un autre chien... il est trop vieux !

Sa décision nous a un peu émus. La chasse , plus qu'un sport, pour lui, est une passion. Ça fait partie de lui, de sa personnalité.Une réelle passion avec tout ce que celà comporte quoique l'on s'imagine.

J'ai parlé dernièrement de la troisième mi-temps qui fait la réputation de fêtard des joueurs de rugby. On prétend que les chasseurs sont aussi adeptes de bons "gueuletons " les jours d'ouverture, ou de parties de chasses.

Robert n'a amais été ce genre de chasseur. Il chassait seul le plus souvent. (ou, lorsqu'ils en ont eu l'âge avec ses fils). Parfois aussi avec son frère. Mais, la majorité du temps: seul : avec son chien .Des journées entières. Cela ne m'a jamais gênée.

Il a été  et est toujours un amoureux de  la nature et des animaux. Je sais, le chasseur tue le gibier! Mais, le vrai chasseur respecte l'adversaire. Il ne tue pas que pour son plaisir. Robert aurait piqué une sacré colère si l'on n'avait pas cuisiné le gibier raporté ou si il avait tué un oiseau et qu'il ne le retrouve pas dans les bois . Il le cherchait sans cesse! Lorsque nous avons été rassasiés de faisan ( pas d'élevage, il chassait des faisans qui était nés dans la nature de préférence, il avait décidé de ne plus chasser cet oiseaux! Il préférait relever le défi de la bécasse . Oiseau fichtrement rusé qu'il respectait beaucoup.

On ne tue pas une bécasse chaque fois que l'on va à la chasse... loin de la!

En gros, il a chassé toute sa vie, et n'a jamais supporté que le gibier soit perdu. Il fallait le manger. Si ce n'était pas nous qui le mangions, il le donnait à une connaissance qui en était gourmand et savait le cuisiner de main de maître!

En voyant le tableau de Lakévio, c'est ce qui me vient à l'esprit..... Robert ne prendra plus son permis! Ses fils n'en reviennent pas !

Mais il n'a pas l'air triste, et moi non plus. Nous ne sommes pas effondrés ou inquiets. C'est son choix! Il l'assume ! Il n'est pas du genre à sapitoyer sur son sort. 

Pas son fils Eric : Il n'a eu de cesse que son père vienne avec lui faire l'ouverture encore une fois... même sans son fusil ! Pour le plaisir de profiter encore de sa compagnie.

Et voilà pourquoi, j'ai commencé aujourd'hui le salmis de palombes. Je finirai demin !

 

 

 

 

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10 septembre 2016

Nous mangerons les restes lundi... s'il y en a !

Voyons! Que je m'y retrouve !

Mercredi après-midi, François (vous savez le copain d'Eric, celui qui m'avait fait acheter une tonne de poieaux pour nous cuisiner des moules à la plancha à sa façon, et qui finalement s'est retrouvé à l'hôpital) a téléphonné  à Eric, : dis à ton père de se tenir prêt, je viens le chercher vers 19 heures pour l'emmener pêcher en mer! Il ne prépare rien , j'amène tout !

Effectivement, cette fois, il était là, à l'heure précise ! Une broche dans le petit doigt, mais toujours aussi joyeux ! Ils sont donc partis. La mer était d'huile. François m'a proposé d'aller avec eux , mais j'ai refusé, j'ai le mal de mer !

Ils sont revenus vers 11 heures : bredouilles ! 

Jeudi matin, nous avons trouvé sur la table de la terrasse devant le mobil home : un beau poisson congelé ! Pas besoin de réfléchir bien longtemps. Déçu que Robert n'ait pas pêché, il est venu nous apporter le maigre , tout nettoyé qu'il avait pêché le jour d'avant !Ce même jour (jeudi) Eric était invité chez lui , ainsi que deux copains à eux qui viennent tous les ans  pour le marathon du Médoc . L'un des copains est céréaliers, et chaque année il apporte à Eric le grain pour ses canards. 

Que je vous explique : François, joue au rugby, les deux autres aussi . Le troisième est un châtelain comme François, (mais :Madiran).

Bien entendu, François n'a pas eu de cesse que Robert aille manger avec eux.

- Vous venez ? M'a-t-il lancé.

- Mathilde est là ? (c'est l'épouse de françois) 

- non! elle travaille.

- Alors je ne viens pas! Débrouillez vous entre mecs !! 

J'ai ainsi bénéficié  de encore une plus complète solitude que d'habitude!

Il faut dire que ce jour là, je n'étais pas très joyeuse.Mais c'est une autre histoire.

Vers 18 heures, je commençais quand-même à trouver le temps long.

Eric m'appelle:

- Maman, François veux que tu viennes manger avec nous ce soir.

-Mathilde est là?

- oui Comme tout le monde reste là, tu lui donneras un coup de main !

Dans ces conditions, comment refuser, ç'aurait été vexant.

Je suis donc allée retrouver tout ce petit monde. Un autre joyeux luron les avait rejoint avec son épouse  ses deux enfants, et sa belle sœur.

Dès mon arrivée, j'ai vite vu l'ambiance! Ces grands gaillards (parce-que les copains en questions, d'un seul coup d'oeil, vous savez que se sont des rugbymans !). Ces grands, costauds (j'insiste,) se roulaient parterre en jouant (au rugby bien sûr) avec les enfants y compris la fille et le garçon de 4 ans de François!) 

Ça gueulait chantait à tue tête! Heureusement, il n'y avait pas de voisin! 

Je ne vous détaillerai pas la soirée! François s'est mis en quatre pour servir tout le monde. Il n'a pas voulu que j'aide ni son épouse d'ailleurs! Nous avons donc papoté toutes les deux, lorsque l'on parvenait à s'entendre parler!

Le repas a été frugal , parce-que , le midi, François les avait gavés. Mathilde m'a dit : je n'ai plus rien dans le frigo !

Ça n'a pas été gênant, comment dire : ça faisait un peu ... ambiance ... troisième mi-temps!

Le verre était plus important que l'assiette !

Il ne faisait pas vraiment chaud, le soir, mais les hommes avaient très chaud quand-même ! Vraiment très chaud !

Eric a mis deux jours à s'en remettre! Aujourd'hui, il n'a presque rien mangé, il ne se sent pas très bien! Bizarre!!!!!!!!!  Vous vous rendez compte: au point de ne pas avoir fumé une seule cigarette depuis jeudi! 

Demain, c'est l'ouverture de la chasse. Robert, pour la première foois n'a pas voulu prendre son permis. Sans chien celà ne l'intéresse pas. Je crois aussi, qu'il se fatigue trop vite. Comme il n'aime pas faire les choses à moitié, il préfère ne pas chasser du tout! Sa décision a un peu surpris , voire un peu perturbé tout le monde . 

Mais c'est sans compter avec Eric et François !  Robert vient de partir avec le fiston  pour aller faire le guet pour aller chasser les palombes demain. La chasse ne sera ouverte que le matin pour cause de sécheresse.Pas question qu'il n'amène pas son père avec lui ! 

Donc, demain midi, j'aurai François , Mathilde et les deux petits qui mangeront avec nous au mobil home . 

Les autres années nous pique-niquons sur le lieu de chasse , mais, demain, j'ai décidé de plutôt manger au mobil-home puisque la chasse cessera à midi.

En vérité....  je ne sais jamais si ils ne vont pas me ramener d'invités supplémentaires, je vais prévoir large, nous mangerons les restes lundi ... s'il y en a !!

 

 

 

 

Posté par emiliacelina à 19:29 - Commentaires [22] - Permalien [#]