16 avril 2013

Le soleil donne la pêche !

     

sans-titre

  Alors aujourd'hui, je laisse la suite de notre histoire et je vais , de ce pas , paresser au soleil!

Je vous rassure : sans patins à roulettes !

Après avoir écrit cette petite note que je posterai ce soir!

Robert a planté ce matin un Lilas mauve à côté du blanc que nous avons déjà . Je voudrai un peu plus d'épaisseur pour bien dissimuler la terrasse des enfants à côté, en attendant qu'ils aient fait la clôture prévue. Et puis, j'aime bien le lilas!

Bien que ce soit un peu tôt, j'ai aussi pris le risque de planter des impatients autour du pied du prunus. Celà devrait faire un massif d'environ 1.m de diamètre. 

D'habitude, je ne plante pas avant les saints de glace, mais cette fois, l'hiver a été tellement long que ces premiers beaux jours nous poussent à jardiner, on verra bien !

J'ai aussi commandé sur internet un banc, que j'ai placé face au prunus, sous la fenêtre de la chambre à Robert. Je l'ai reçu en 3 jours avec amazone, j'en suis pas revenue!

J'attendrai quand même pour acheter les surfunias, en principe durant la 3ème semaine de mai ! Tous les ans j'en achète 9 et une grosse verveine. Notre devant de maison , du coup, sera fleuri d'un seul coup! Encore plus cette année puisque nous n'avons plus qu'un petit morceau de terrain, puisque les enfants ont bâti sur l'autre moitié. Finalement, c'est mieux parce-que Robert  a moins de travail pour nettoyer!

Les enfants, n'ont pas encore débarassé le tour de leur maison de tous les gravats laissés durant la construction. Ils fignolent l'intérieur (de jolie façon) et la terrasse d'abord . Robert a toute la peine du monde à ne pas aller user de la pelle et de la pioche, mais Pascal a piqué la colère parce-qu'il ne veut pas que son père se fatigue. Pour ne pas le vexer il lui a dit qu'il le feront ensemble plus tard! 

Le père n'était pas content du tout !

Cet après-midi, j'ai réussi à le convaincre d'aller à la pétanque, et moi, comme je vous l'ai dit au début : 

Je vais au jardin , étrenner le banc, et profiter d'un moment de solitude !

 

banc devant maison 002 (2)

Je vais choisir entre le vieux banc sous les 2 chênes qui ne sont pas encore feuillus...

 

le banc 252

et le nouveau petit coin pas encore fleuri !

J'en ai de la chance ..... deux bancs pour moi toute seule !!!!!!

 

Posté par emiliacelina à 21:00 - Commentaires [11] - Permalien [#]

14 avril 2013

Murielle est contrariée....

Muriel est contrariée! 

Il fait une journée magnifique et il faut en profiter pour aller sur le lac nettoyer le bateau en prévision de l'ouverture de la pêche.

Elle envisageait de profiter pour la première fois de sa maison et surtout de la terrasse sous le soleil.

C'est raté! Le lac, ce n'est pourtant  pas mal  avec un temps pareil, il fait même chaud, Mais le nettoyage du bateau, après tout un hiver , et, vous êtes bien d'accord avec moi  : quel hiver!  ce n'est pas rien !

Comme les deux prochains week-end, ils seront pris, ils n'ont pas le choix. Ils sont donc partis, Pascal devant et Murielle qui suivait en traînant les pieds , comme une gamine punie !  Pascal était mort de rire !........ et nous aussi !

Je sais, ce n'est pas très gentil, mais j'avais bien vu que malgré tout, elle avait tout préparé et même mis son maillot de bain sous le jeans ! 

J'espère juste que le lac ne sera pas trop agité , en principe il y a toujours beaucoup de vent

Finalement, il fait vraiment trop beau pour que nous restions renfermés! 

J'ai proposé à Robert d'aller faire un tour du côté des gravières près de chez nous. Nous en profiterons pour faire faire un peu d'exercice à Blue. Pas à la petite Violette, il fait trop chaud, elle est mieux au frais dans la maison.Ça un petit coeur ces petites bêtes! Déjà qu'il nous est arrivé d'intervenir juste à temps pour lui éviter de finir sous les griffes d'une buse qui se rapprochait de plus en plus en ronds menaçants!

Le soleil tapait fort, j'aurai dû prendre un chapeau et des lunettes de soleil!  La balade a duré une heure et demi : je suis cuite !

Blue s'en est donné à coeur joie! Elle s'est crue à la chasse, par contre ce n'est pas une fervente adepte de la piscine !

 

promenade aux gravières 002

 

Il y a trois gravières  . L'une a son eau très bleue.

 

promenade aux gravières 003

L'autre plutôt verte.

 

promenade aux gravières 018

Et la troisième est plutôt argentée. C'est la plus grande.

Ces trois-là ne sont plus exploitées. Une quatrième fonctionne encore.

promenade aux gravières 022

Bien qu'elle n'ait pas chassé la saison dernière (suite à une rupture d'un ligament) Blue n'a eu aucune peine à reprendre les bonnes habitudes et à marcher sur les talons de Robert lorsque nous croisions des promeneurs. Ensuite elle était libre de ses mouvements et ne s' est pas privée de courir en tous sens. Robert a toujours dressé ses chiens à obéir même sans laisse. Il faut dire qu'il ne les a jamais emmenées qu'en campagne et dans les bois. Même le portail ouvert, aucune ne sortait, au plus elles se couchaient  sur la barre de seuil et attendaient  que l'on revienne si l'on était sortis.

Mais, aujourd'hui, pour Blue, de baignade point !Ou si peu : juste une petite trempette pour nous faire plaisir , en réponse à nos encouragements.

Il y a quelques années , nous y allions en famille pêcher. Aujourd'hui, c'est interdit.

Dommage !!!!!

 

 

 

 

 

 

Posté par emiliacelina à 18:47 - Commentaires [10] - Permalien [#]
13 avril 2013

Violette n'est pas une bonne voisine !

Il fait une journée magnifique ! La météo ne s'est pas trompée! 

Robert rentre du jardin et me lance : la pelouse est devenu un tapis de trèfle trop épais, il va falloir que je passe la tondeuse !

_Ah! Non ! Attends un peu, les pâquerettes on repoussé, laisse moi en profiter un peu !

Un soupir, et il daigne attendre. Oh! Il ne faut pas rêver, je gage que lundi matin, il n'y aura plus trace de fleurette! J'aurai juste gagné un week-end !

Violette, le petite chienne de Murielle est heureuse comme tout de pouvoir profiter de notre jardin. Comme pour  les enfants,ou la petite chèvre de Mr Seguin,  l'herbe est toujours plus verte ailleurs!

 

pâquerettes et yeyette et 001

 

Pourtant, se rend-t-elle compte que le loup la guette! Il s'est juste déguisé en changeant sa couleur, et la surveille derrière le grillage de la clôture, blotti sous la haie du voisin ! 

C'est Gully ! La chienne du voisin ! Elle est gentille et s'entend bien avec Blue la chienne de Bruno que nous gardons.

Mais, dès son arrivée, cette petite peste de Violette, s'est jetée sur le grillage en aboyant comme une sauvage dès-que Gully s'approche de la clôture.

Gully a l'habitude de venir nous voir lorsque ses propriétaires sont au travail et les enfants  à l'école. Elle se couche derrière le grillage et attend que je lui gratte le cou. Pour celà, elle lève la tête au maximum et s'appuie fortement pour que je passe mes doigts entre les mailles. 

Et, depuis, ces deux-là ne s'aiment pas du tout! Je vois bien que Gully ne rêve que d'en faire une seule bouchée ! Mais c'est toujours la petite qui attaque ! Un vrai "fauve" ! Quelle Chipie !

 

pâquerettes et yeyette et 004

Violette, prend garde ! Je t'ai à l'oeil ! C'est toi qui a commencé, pourtant , j'étais là avant toi !

 Dernièrement, Murielle m'a demandé : 

-Vous ne donnez pas à manger à Violette? Parce-que je trouve qu'elle grossit!

-Ah ! Non! Je sais que ces petits chiens sont très gourmands, ils se gavent, puis ensuite sont malades !

-Bon! Alors, je vais lui diminuer sa ration de croquettes !

Et puis, ce midi, ayant décidé de faire des frites je suis allée pour celà dans mon garage (attenant à la cuisine) où j'y ai une gazinière que j'utilise pour les cuissons grasses ou malodorantes.

ET, que vois-je ?

Mademoiselle Violette en train de se gaver de croquettes dans la gamelle de blue. Elle fait donc le tour de la maison et pénètre dans notre garage qui reste entrouvert puisque Blue y a son fauteuil, elle rentre et sort ainsi selon son envie (sauf la nuit, où nous fermons bien sûr!).

 C'est  une vrai goinfre ! Mais, le mystère est résolu, comme je n'ai plus de gamins à surveiller (ils sont tous grands) je vais m'emm...er à surveiller les chiens  !  

Comment voulez-vous que je m'ennuie ? 

Posté par emiliacelina à 22:20 - Commentaires [16] - Permalien [#]
12 avril 2013

Petit plaisir du soir...

Ou l'avantage d'avoir de bons voisins !

Hier soir, nous allions regarder le film à la télé, donc, tous rideaux fermés et prêts à profiter d'une soirée en bons pépère  (et mémère!).

Soudain, un coup de fil :

- Ouvrez nous !!! 

Alors rouldoux relevé, derrière la baie vitrée, apparaissent les voisins chrargés de deux petits plateaux d'ardoise.  Il y avait deux jours que nous n'avions pas eu notre petite gourmandise du soir! Je n'aurais pas du fermer si tôt !

L'autre jour, c'était clafoutis aux cerises ! Le jour avant crêpes!

STOP !!!

Nous leur avons dit qu'ils fallait qu'il cessent de nous gaver de gourmandises!  C'est le monde à l'envers! Habituellement ce sont les parents qui gatent les enfants, pas l'inverse ! 

Soit, le soir, je supprime le dessert de notre propre repas, soit je me fais à l'idée de renouveler notre vestiaire dans peu de temps !

Pas question !!!!

Nous qui avions prévu de ne surtout pas envahir nos enfants, voilà que ce sont nos enfants qui ne cessent pas de nous chouchouter! 

Leur installation est pratiquement terminée, il ne reste plus que l'extérieur . Travailler la terre, c'est son domaine :Robert va s'en donner à coeur joie! Tant mieux car il en a assez d"être resté à l'intérieur durant tout l'hiver !

desserts du soir Mumu 001

 Crème au chocolat +gaufrette+petit canelé+fraise,banane, chantilly+ macaron !........ et le tout avec .....le sourire!  Que demander de plus !!!

 

Posté par emiliacelina à 20:33 - Commentaires [10] - Permalien [#]
11 avril 2013

Ma mère : Mamie Mélia !

 

 Je l'appelais  :  Mérotte !!

 

 Mamie Mélia...

 

Nos habitudes ne changent pas. Le soir nous retrouve sur le canapé, devant la télévision, à l’heure des informations. Ensuite ce sera le film. A moins qu’il y ait un match de foot, ou de rugby, ou encore plus, et alors là, pas de discussion possible, une retransmission de combats de boxe. Dans ces cas-là,   priorité à l’homme de la maison, c’est son choix qui prime !

  Mamie Mélia, comme à son habitude, est blottie dans son fauteuil,enveloppée dans un plaid douillet, semblant suivre le programme  sur l’écran.

Ses yeux se ferment de longs moments, mais elle n’ira pas se coucher. Pas question ! Elle ne dort pas ! Suivant le déroulement de l’intrigue, la bande musicale changeant d’intensité, elle entr’ouvre les paupières un instant, puis les referme, et, parfois, passe ainsi de la  fin d’un film au milieu du suivant sans s’en rendre compte !

Quelle que soit l’heure, elle n’ira cependant pas se coucher tant que nous n’irons pas nous même. Quoi de plus normal puisqu’elle n’a pas sommeil dit-elle !

Elle fait partie intégrante des souvenirs d’enfance et de jeunesse de nos enfants. Ceux-ci ont grandi avec une grand-mère à leur dévotion, soucieuse de satisfaire leurs moindres désirs, dans la limite, bien sûr, de ses moyens et n’ayant dans la vie d’autre but, que de les servir et partager avec eux de merveilleux moments. Née au début du siècle, elle n’a pas pu faire autrement que d’appliquer les principes liés à sa génération qui donnait au sexe dit fort, une prépondérance sur l’autre, qui, par opposition devenait le sexe faible. Inutile de vous dire la chance qu’ont eu nos enfants de naître garçons !

Pour elle, les rôles étaient bien définis. L’homme travaille , assure et subvient aux besoins du foyer. La femme se dévoue et doit veiller au bien être de chacun en toute priorité. Comme elle ne connaissait plus chez nous, les soucis financiers qui ont accompagné sa vie, elle a pu donner libre cours à  un dévouement sans faille envers nous tous.

 Première levée le mâtin, chacun trouvait son petit déjeuner servi selon ses goûts. La cuisine était son domaine et elle m’a beaucoup appris sur ce sujet.

Lorsque Robert rentrait du travail, le midi, si d’aventure le repas n’était pas prêt, elle culpabilisait, rougissante, et comme prise en faute, s’activait vivement, me houspillant au passage. Contrariée par ma décontraction face à ce retard, elle ne se gênait pas pour me le faire sentir.

Loto, jeux divers à gratter, tiercé, rythmaient les semaines de cette joueuse passionnée. Fermement persuadée que la chance lui sourirait un jour, elle rêvait de pouvoir nous offrir ses gains. Elle beaucoup joué, beaucoup espéré, rarement gagné ou si peu !

Valide jusqu’à ses quatre-vingt-neuf ans, elle a partagé avec nous, vacances, parties de pêche et tous les instants de notre vie, sans jamais se mêler indicrètement de notre couple.

Puis, inévitablement, l’âge a fait son œuvre et limité, puis empêché toute activité, du moins physique car elle a toujours apporté grande écoute et intérêt aux évènements de notre vie.

 Je me suis alors occupée d’elle, veillant avec dévouement à son bien-être. Elle a ainsi vécu avec nous, du fauteuil du séjour à sa chambre et de sa chambre au fauteuil du séjour.

Après sa dure vie de mère de huit enfants, grand-mère, arrière-grand-mère et arrière-arrière grand-mère, nous avons fait de notre mieux pour lui assurer une vieillesse heureuse.

Elle est partie doucement, l’année de ses quatre-vingt-seize ans. Elle a fermé les yeux pour la dernière fois, chez nous, dans son lit, et je suis heureuse de lui avoir évité l’hôpital pour ses derniers instants, celui-ci lui inspirant une véritable terreur.

 

mamie melia chapeau

 

 

 

 

Posté par emiliacelina à 21:02 - Commentaires [11] - Permalien [#]

10 avril 2013

Revenons pour un jour en avril 2013 !

Mais qu'est-ce qu'ils ont mes petits-enfants?  Ils se donnent le mot! Voilà que Marine , la fille de Murielle (que j'appelle maintenant ma voisine!) nous annonce qu'elle envisage de partir avec son copain s'établir (?) en Guadeloupe!  Pas immédiatement,non ! au début de l'année prochaine ! 

Ils veulent prendre le temps de préparer ce départ convenablement. Que le copain mettre en location son appartement (pas fous , les jeunes! ils veulent être sûrs de garder ici un endroit en cas de retour ), se débarasser  (vendre) le plus de choses possible, économiser encore un peu, et, surtout, laisser à Bruno le temps de se retourner et retrouver une autre secrétaire comptable!

Jimmy en Suisse, Marine peut-être en Guadeloupe il ne manque plus que Jordan ait une envie subite d'ailleurs ! 

JE NE SUIS PAS D'ACCORD !  Je l'écris, mais je ne le dis pas! Je m'en garde bien ! Qu'est-ce qu'ils ont nos poussins à vouloir partir loin du nid?

Je me renseigne illico sur le prix du voyage, ainsi que je l'ai fait pour Jimmy, au cas où ils voudraient revenir et seraient dans la difficulté! Sait-on jamais ! Des fois que par amour propre, ils attendraient trop longtemps avant  d' appeler à l'aide les parents!

Enfin ! Surtout, ne pas se prendre la tête, nous ne sommes pas encore en 2014 !

Une autre nouvelle aujourd'hui: Marc, celui qu'en 1990 je qualifiais de premier petit-fils, celui qui, il y a deux ans c'était fait faire des dreelocks (et que nous n'aimions pas celà) Marc, donc, m'a envoyé par mail sa photo. C'est tout l'un ou tout l'autre : il s'est fait couper les cheveux! Et quand je dis couper, je veux dire RASER!  La boule à zéro ! 

Je le trouve trèèèèès beau

Demain nous avons rendez-vous à l'hôpital pour que Robert passe une épreuve d'effort respiratoire.

Nous ne sommes pas inquiets, simple précaution.

Ce week-end, Lydie et Mario. accompagnés de Lisa et Lana sont allés à Euro Dysney .

Les petites étaient enchantées malgré le vent glacial. Tout leur a plû sauf la méchante reine de Blanche-Neige qui a terrifiée Lisa!

Au retour, Lydie m'a dit : on est revenus de Sibérie!

Pas de chance quand je vois que le week-end prochain la météo annonce une température de 25° !! 

Posté par emiliacelina à 22:34 - Commentaires [12] - Permalien [#]
09 avril 2013

Bruno et la boxe...

 

 Je publie mes écrits dans l'ordre des évènements de notre vie familiale, et il s'en passe dans une vie !

 

  

 

                                    Bruno  et  la  boxe

 

 

 

 

Je ne trouve plus dans mon tiroir, de feuillets écrits à l’époque. J’en trouverai peut-être d’autres, plus tard, quand je ferai du rangement ! Pour me rappeler les années suivantes, il ne me reste plus que les souvenirs.

Bruno est resté environ deux mois chez Marcelle et Jean-Paul, puis, il a pris un petit appartement en location. Bien évidemment, le projet de construction avait été abandonné.

Il s’est beaucoup investi dans la pratique de la boxe. Il a trouvé dans ce sport, un exutoire à son chagrin. Il pouvait donner libre cours à toute la colère qu’il avait emmagasinée et contenue, durant ces deux dernières années.

Avant de monter sur le ring, il avait toujours une pensée pour Valérie, c’était devenu un rituel.

Alors qu’il était, bien évidemment, toujours de petite taille (un mètre soixante- cinq pour cinquante- quatre kilos), et que son frère soit, également, toujours plus impressionnant que lui physiquement, c’est Bruno qui a réalisé quelques jolies victoires dans ce sport.

Robert, qui, soit dit en passant, pour supporter les derniers évènements ainsi que les traitements qu’il subissait, s’était remis à fumer (alors qu’il avait cessé depuis vingt ans) le suivait lors de tous ses combats. De nature plutôt casanière, il a tenu à suivre son fils à l’autre bout de la France, le conseillant lors de ses rencontres pugilistiques. Il avait d’instinct, le sens de la boxe. C’est un sport qu’il aime beaucoup. Il était de très bons conseils. Pourtant la situation lui était moins agréable quand c’était son fils qui montait sur le ring. Pas toujours très facile à assumer !

Ainsi, en l’espace de deux- ans –et-demi, Bruno est arrivé en finale du championnat de France, qu’il a perdu de très peu ! D’après l’avis de son père, le résultat aurait pu prêter à contestation. Je fais confiance à son jugement, car l’impartialité est une de ses qualités, surtout dans le sport ! De toutes-façons, vice- champion de France en si peu de temps, c’était déjà une belle performance !

Le plus surprenant, c’est que son frère Pascal, qui a, une seule fois, été le voir combattre, n’a plus jamais voulu y retourner ! Il ne supportait pas de rester inactif et mourrait d’envie de monter sur le ring pour lui prêter main forte ! Voir son frère recevoir des coups, le rendait vraiment malade !

J’ai encore la cassette que j’avais enregistrée lorsqu’un journaliste l’avait interviewé pour la radio. Il l’avait présenté comme : Petit et teigneux sur le ring, mais éminemment sympathique en dehors !

Personnellement, je n’ai même jamais essayé d’assister à un seul de ses combats. J’attendais, en transes, qu’il passe à la maison après chaque rencontre. Il n’a jamais été trop marqué au visage, parfois l’arcade sourcilière ouverte (c’était son point faible) pour moi, c’était déjà trop ! Surtout que mon boxeur de fils n’appréciait pas, mais alors pas du tout, la nécessité, ensuite, de se faire poser trois ou quatre points par le médecin. C’était quand-même un comble ! Par contre, les hématomes sur les jambes (qu’il a fluettes : héritage de son père !) n’étaient pas rares et il les assumait sans difficulté !

Il a cessé de disputer des combats, parce-que cela créait une gêne, quand, dans son travail, il recevait des clients. Un graphiste l’arcade sourcilière ouverte ne faisait pas très sérieux. Le travail passait avant. Son but n’a jamais été de faire une carrière de boxeur, mais la pratique de cette discipline l’a beaucoup aidé durant les deux premières années de son veuvage.

De plus, il était maintenant très performant dans son métier de graphiste. Il a donc décidé de s’installer à son compte. Nous avons trouvé un appartement présentant les conditions requises, tant pour travailler que pour recevoir la clientèle.

Très rapidement la réussite a été totale. Son banquier était content, Bruno aussi, car il avait en tête, pour plus tard, un autre projet.

 

bruno boxe 001

 

 

Posté par emiliacelina à 21:06 - Commentaires [10] - Permalien [#]
08 avril 2013

Toute une vie en 2 ans 1/2...fin

 Voici le dernier feuillet retrouvé dans mon tiroir. Je n'ai plus écrit ensuite durant très logtemps, je le recopie sans rien y changer...

 

 

 

                    Toute une vie en deux ans- et- demie

                                  

MAI 1991.

Ainsi que tous les soirs, nous sommes installés devant le poste de télévision.

Je suis, comme à mon habitude, assise à l’angle du canapé, les jambes repliées de côté, position que, normalement je ne devrai pas garder longtemps. L’ankylose gagnant rapidement, j’éprouverai bientôt le besoin de déployer celles-ci un instant, pour me réinstaller ensuite comme initialement.

Tout ceci entraîne une certaine agitation, car Robert, mon mari, occupe le reste du canapé, à demi allongé et la tête appuyée sur le coussin calé contre moi. Nos changements de position fréquents provoquent alors le regard courroucé de mamie, ma mère, qui partage notre vie depuis vingt ans maintenant. Ses quatre-vingt-dix ans et une arthrose sévère lui interdisant trop de mouvements, notre agitation épisodique, mais renouvelée l’agace prodigieusement.

Ce soir, pourtant les images défilent et je me rends compte que je suis incapable de raconter l’intrigue que nous sommes censés suivre sur le petit écran.

Contrairement à mon habitude, je n’ai pas changé de position depuis vingt heures- trente et je ne ressens rien de plus qu’un doux engourdissement des membres et de l’esprit.

Je voudrai ne plus bouger, étouffer ma peine, alors que j’aspire à être seule pour la laisser éclater.

Aujourd’hui, n’est pas un jour comme les autres. Aujourd’hui ont eu lieu les obsèques de Valérie, la jeune épouse de Bruno. Une cruelle maladie l’a emportée, à vingt-cinq ans après seulement six mois de mariage.

C’est trop injuste ! Je ne crois plus en la justice divine !

Bruno est rentré avec Marcelle et Jean-Paul, le compagnon de celle-ci, dans une maison où Valérie n’est plus.

Tout au long des derniers mois, j’ai veillé à ne pas m’imposer car ma peine ne peut en rien, être comparable à celle d’une maman, voyant  jours après jours partir son enfant. Pas davantage à celle d’un jeune époux, refusant longtemps l’évidence, puis mettant toutes ses forces afin de faire face à la cruelle vérité et à son issue inéluctable.

Ce soir, je me sens seule. Je voudrais serrer Bruno dans mes bras comme lorsqu’il était enfant. Je sais, au fond de moi, que la vie continuera pour mon fils et qu’il connaîtra d’autres joies. La raison et l’expérience nous l’enseignent chaque jour. Pour l’instant cela  lui semble inimaginable, le cœur ne peut pas suivre.

Et puis, un jour, sans rien oublier ni renier du passé, Bruno regardera de nouveau vers l’avenir, et la vie reprendra ses droits.

En attendant, nous serons là, Robert et moi, avec notre amour inconditionel de parents.

Posté par emiliacelina à 20:50 - Commentaires [12] - Permalien [#]

toute une vie....

 

 

 

 

                    Toute une vie en deux ans- et- demie

                                     Deuxième partie

 

 

 

 

Le premier janvier approchait et Valérie tenait à ce que celui-ci se passe chez eux. Personnellement je ne trouvais pas l’idée très raisonnable. Sans nous être consultées, j’étais persuadée que Marcelle était du même avis que moi, mais allez faire entendre raison à une jeune entêtée, qui avait décidé que le dernier réveillon s’étant passé chez Eric, il avait été convenu que celui de cette année se passerait chez eux. Il était hors de question de ne pas tenir ses engagements ! Elle aurait tout le temps de se reposer ensuite.

La tradition, chez nous, voulant que nos enfants nous réservent le réveillon de Noël, ils s’organisaient selon leurs choix, pour celui du premier de l’an. Le plus souvent, ils réveillonnaient entre jeunes. Le lendemain de ces deux jours étant généralement consacré à la famille de nos  belles-filles.

Le cours de cette soirée du trente et un décembre 1990, a vu son cours brusquement perturbé, la copine de Pascal ayant trouvé plus « confortable » de perdre les eaux sur le canapé ! Comme nous ne savions pas le sexe du futur bébé (soit la mère ne savait pas, soit elle en avait gardé le secret) Bruno m’a raconté le lendemain que son cousin Thierry, faisant semblant de flairer le canapé, avait déclaré d’un ton docte : c’est un garçon ! Il avait raison !

Cette soirée, ce ne fut pas une surprise, a été éprouvante pour Valérie. Elle a dû monter se coucher en refusant que la fête soit écourtée pour les autres participants.

Jimmy, notre troisième petit enfant est né ce premier janvier 1991. Moi qui n’ai pas la mémoire des dates, je n’ai aucune peine à retenir celle-ci. Par contre, il n’est pas trop favorisé pour son jour anniversaire ! Remarquez, son père étant du 29 décembre, Murielle leur organise une soirée commune, entre Noël et le premier de l’an. C’est d’un commode ! Les fêtes de fin d’année passées, tous n’aspirent plus qu’au repos !

Honnêtement, j’ai un peu de mal avec la chronologie des évènements écoulés durant les cinq mois qui vont suivre. Les souvenirs ne sont pas toujours aisés à exprimer.

Nos jeunes mariés ont décidé de se faire bâtir une maison. Un constructeur, ami des parents de Valérie, s’occupait de leur dossier avec beaucoup de bienveillance. La grand-mère maternelle de Valérie leur apportait l’apport financier qui leur manquait au départ, en attendant que le crédit soit accordé.

La santé de Valérie ne s’arrangeant pas, le couple était toujours chez Marcelle et Jean-Paul.

Lorsque j’allais lui rendre visite, l’après-midi, nous nous installions sur le canapé, feuilletant les revues traitant de décoration. Elle  savait exactement quel genre de rideaux elle voulait et réfléchissait à l’aménagement de leur maison à venir. Vaste sujet !

Elle avait aussi, sur les catalogues de vente par correspondance, choisi pas mal de vêtement pour Bruno. J’approuvais. C’est vrai qu’elle avait beaucoup de goût..

Comme il était inutile de continuer à payer un loyer qu’ils n’occupaient pas, je suis allée avec Marcelle faire les cartons. Il a fallu vider cette location où ils n’ont pas beaucoup vécu. Cela leur permettrait de faire des économies.

Moments très difficiles pour Marcelle qui luttait désespérément contre le chagrin en manipulant tant de souvenirs concernant sa fille.

Les visites de Bruno étaient difficiles. Courtes et difficiles ! Ne sachant trop quoi lui dire de crainte d’être maladroite, et, ce faisant, de me faire sèchement rabrouer, je me taisais et Bruno finissait par repartir !

Et puis, un soir, il m’a confié que les médecins les avaient convoqués, lui et Marcelle pour leur annoncer que l’équipe médicale ne pouvait plus rien faire pour Valérie. 

Dès lors, Marcelle et Bruno, épaulés par Jean-Paul, ont vécu l’enfer !

Ils ont dû vivre, normalement en apparence, en voyant Valérie s’affaiblir chaque jour davantage.

C’est ainsi que Valérie nous a quittés, la veille du week-end de Pentecôte i991.

Je retrouve aujourd’hui quelques lignes que j’avais écrites alors. Ce sont les derniers feuillets que j’ai retrouvés dans mon tiroir. J’ai cessé d’écrire ensuite. Je les recopie sans rien y changer!

Posté par emiliacelina à 20:37 - Commentaires [10] - Permalien [#]
06 avril 2013

Toute une vie........

Je me souviens que, lorsque j'avais commencé à écrire l'histoire de notre famille, celà m'avait quand-même demandé un certain travail et le fait de parler de notre petite belle-fille, avec l'autorisation de sa maman,m'avait presque fait plaisir car je voulais la faire vivre dans le souvenir de chacun. 

 Bien que les années soient passées, le fait de rééditer ces pages me coûte plus que je ne l'aurai pensé,mais en sa mémoire je termine de raconter son passage parmi nous,hélas bien trop court!

 Suite....

Pour évacuer toute cette peine qui se transformait parfois en colère, Bruno s’était inscrit, deux fois par semaine, le soir, à la boxe Française, la SAVATE. Parfois, lorsqu’il passait à la maison, je devais faire attention à mes paroles, car il avait tendance à tout mal interpréter lorsque cela venait de ma part. Il avait besoin de quelqu’un sur qui se défouler, et il estimait, que, s’il passait à la maison, ce n’était pas pour que je pleure ! Il n’avait pas besoin de « çà ! »

Je devais aussi me contrôler devant Mamie Mélia, trop âgée et qui, c’est terrible à dire, aurait été encore plus perturbée, de me voir pleurer que par la raison de ma peine ! Il m’est arrivé de prendre un instant la voiture prétextant une course à faire, et d’aller seule pleurer tout mon saôul !

Mon dieu ! Quand je pense à ce qu’a dû supporter Marcelle !

Ils avaient prévu de se marier en octobre 1990. Pascal et sa copine les suivraient de peu, après la naissance de leur premier enfant. Naissance prévue pour le début de l’année suivante : 1991.

Pour des raisons évidentes, le mariage a dû être repoussé au premier décembre.

Je n’y étais pas, mais lorsque les médecins ont annoncé à Marcelle et Valérie que celle-ci pouvait sortir de l’hôpital et se marier si elle le souhaitait, je n’ai aucun mal à imaginer l’émotion ressentie ! Peut-être des larmes, mais enfin, de joie !

Nous nous sommes jetées dans les préparatifs du mariage, de concert, (j’avais enfin la possibilité de participer !) sans réfléchir davantage. Bien décidées à leur offrir le mariage dont ils rêvaient. Surtout Valérie ! Son bouquet serait de fleurs blanches et de roses rouges. Elle avait des idées très arrêtées ! Toute la décoration s’est organisée sur le même thème, jusqu’aux garnitures des voitures, les centres des tables rondes et les bouquets des petites demoiselles d’honneur !

Bruno à l’unisson ! Costume noir, nœud papillon et large ceinture rouges ! Ils partiront en voyage de noce à Rome. Cadeau de Marcelle et Jean-Paul. . L’organisation de la noce n’a posé aucun problème car Marcelle et moi, nous sommes bien entendues. C’est une femme que j’apprécie beaucoup.

La mariée était vraiment très belle. Si fine et si émouvante dans son fourreau blanc, telle une petite sirène.

Un amas de tulle, tel un nuage vaporeux, se déployait à partir de la taille, uniquement sur l’arrière. 

Ses cheveux blonds avaient repoussé  son teint diaphane valorisait ses yeux si bleus. Un boléro aérien, paraissant constitué de duvet de cygnes la protégeait de l’air vif. Nous étions quand même le premier décembre. Elle semblait si délicate et si heureuse ! 

photo valerie

                                                  

Nous étions une centaine le samedi et le lendemain  une cinquantaine chez nous pour terminer la fête.  Le lendemain on se lâche davantage ! Cela a été le cas. Tout le monde a eu à cœur d’oublier les pensées pessimistes. Elle a pleinement profité de cette belle journée, et ce jour restera un merveilleux souvenir.                

 

.

Posté par emiliacelina à 23:27 - Commentaires [10] - Permalien [#]