15 mai 2013

MARIE.....

Marie....C'est la dernière de mes petites filles...

MARIE : mon petit cœur.En 2003 ....

 

Si joli petit bouchon à la langue bien pendue : la pertinence de ses réflexions nous sidère parfois

 

 On ne peut pas se permettre de lui dire n’importe quoi ! Il faut être cohérent, sinon, la répartie ne se fait pas attendre bien longtemps !  D’un caractère bien trempé : bon sang ne peut mentir !

 

 

                                  Marie…ma jolie…coquine.

 

Née trois ans après sa sœur Margot, Marie, est, je crois avec Lydie, celle qui a le plus, hérité du caractère de son papy paternel. C’est-à-dire, sensibilité à fleur de peau et caractère, comment dire ? De cochon ? Mais un bien gentil cochon !

C’est la « précieuse » de la famille !

Jolie comme un cœur avec de magnifiques yeux bleus, elle attirait les regards et l’on pensait : quelle adorable enfant !

C’est ce qu’ont dû se dire les médecins de l’hôpital des enfants où Nathalie avait dû la conduire lorsqu’elle avait fait « un purpura rhumatoïde ». Elle avait alors aux environs de quatre ans.

L’adorable enfant s’est alors révélée  un véritable petit démon, impossible à ausculter ! Ils ont dû se mettre à quatre pour l’immobiliser pendant qu’elle hurlait : lâchez- moi ! Je vais le dire à mon père ! Nathalie, très inquiète, n’était pas d’un grand secours dans cette circonstance.

Quelques temps auparavant, Nathalie avait fait venir la doctoresse à la maison, je ne sais plus trop pour quelle raison, toujours est-il qu’elle avait  décidé, profitant de l’occasion, de faire vacciner Marie.

La polissonne, après avoir jeté à la doctoresse qui n’en pouvait mais, un regard assassin, comme elle sait si bien le faire, s’était enfuie dans le jardin puis, cachée dans les lauriers de la haie. Une fois débusquée, elle  s’était réfugiée sous la table, refusant d’en sortir, argumentant : non ! Je ne veux pas de piqûre ! Je vais le dire à mon père ! Et, sentant qu’elle allait perdre la partie et à court d’arguments, a hurlé farouchement : d’abord tu es méchante ! Je vais le dire à tout le monde et personne ne viendra plus se faire soigner chez toi !

Je vous assure, quel amour d’enfant !

Elle paniquait dès que l’on devait la soigner, c’était plus fort qu’elle ! Maintenant bien qu’elle appréhende les soins quels qu’ils soient, elle gère mieux sa peur. Je ne peux m’empêcher de penser à ma mère, qui, bien qu’ayant eu huit enfants (et, à l’époque, pas question de péridurale !) s’évanouissait à l’idée d’une piqûre ou d’une prise de sang. Sylvie avait acheté à Eric, un magnifique labrador chocolat : Hugo. C’est un chien adorable, mais, c’était un chiot, avec tout ce que cela comprend de vigueur et d’enthousiasme. Marie l’aimait bien mais craignait sa brutalité. Bien que peu âgé il était déjà très robuste, et Marie était un petit bouchon.

Nathalie, avec ses enfants, s’est arrêté  une fin d’après-midi, pour une petite visite chez sa belle-sœur. Connaissant l’appréhension de Marie envers Hugo, Sylvie s’est précipitée pour prendre la petite dans ses bras : elle avait alors six ans. Hugo, se rendant compte de la présence des visiteurs, surgit, en trombe, pour leur faire la fête heurtant, au passage brutalement Sylvie, qui, perdant l’équilibre est tombée, entraînant, bien sûr, Marie avec elle ! La jambe  de l’enfant se trouvant malencontreusement en travers de la bordure de ciment de l’allée a reçu le poids de la « tata ». Le tibia de Marie n’a pas apprécié : double fracture. Hôpital dans la foulée, et, pour le plus grand désespoir de Sylvie, retour à la maison avec un plâtre.

Marie s’est retrouvée avec une famille aux petits soins pour elle. La pauvre, cette fois, avait une bonne excuse pour se plaindre. Le roi soleil lui-même, n’a pas dû être mieux servi ! Sa jambe était plâtrée de la cheville à la cuisse. Elle ne pouvait donc rien faire toute seule. Margot prévenait chacun des  besoins ou désirs de sa petite sœur. Et, tout naturellement, celle-ci en usait et abusait. Il faut dire à sa décharge qu’elle n’avait que six ans ! Rien que d’aller aux toilettes devenait une affaire d’état. Cela se passait mieux lorsque, le soir, son père rentrait du travail et se chargeait de l’handicapée. Nathalie attendait donc la soirée, ravie d’être relayée !

Sylvie, enfin ! Tata Sylvie, culpabilisait et lui rendait visite fréquemment, avec, chaque fois, quelques gâteries. Marie la réconfortait : je ne t’en veux pas, tata, ce n’est pas ta faute, c’est Hugo qui est fou ! Il a fallu très longtemps pour que Marie puisse bien remarcher. Elle a boité plus d’un an, la jambe libérée de sa gangue de plâtre était affaiblie et atrophiée. Ensuite, elle aurait dû marcher normalement, mais son boitement était devenu un réflexe irréfléchi.

Pour Marie, ce n’est plus qu’un mauvais souvenir, mais pour Sylvie, c’est autre chose ! Une fois l’inquiétude et l’émotion passée, Bruno a trouvé là, encore une raison pour taquiner sa belle-sœur. Lorsque Sylvie vient chez nous et que Bruno et Marie sont présents, à son entrée, l’air de rien, il dit assez fort pour que sa tante l’entende : attention ! Marie ! Voilà Tata, la méchante ! Elle casse les jambes ! Cela dure depuis sept ans et Sylvie ne s’en n’est toujours pas remise ! Celà n’empêche pas les filles d’adorer aller au centre équestre retrouver leur tante dès-que possible, même si Marie a toujours peur de Hugo ! Elles peuvent bénéficier de leçons d’initiation à l’équitation pour Louis et de belles balades à cheval en forêt pour Marie et Margot. Cadeau de la tata dangereuse !

Notre délicate Marie, s’est mise à apprécier les chevaux ! Il n’y a pas très longtemps, elle les trouvait puants, et prenait un air dégoûté. Maintenant, elle les adore et aime prendre soin d’eux. C’est tout juste si elle ne raffole pas de leur odeur ! Elle grandit !

Elle a aujourd’hui treize ans. Elle pratique la danse classique après avoir suivi pendant deux ans des cours de théâtre. C’est un peu dommage, je la trouvais douée pour le théâtre. Difficile de choisir, car la pratique de la danse lui convient aussi, elle a des mouvements très gracieux.

Comme sa sœur elle est excellente élève, sérieuse et travaille sans que l’on ait besoin de la surveiller.

En classe de quatrième, c’est son tour de venir au collège près de chez nous et de venir le mercredi après-midi, pour aller retrouver copains et copines devant la mairie et l’église de notre commune.

En écrivant ces lignes, je viens de réaliser, que, dans peu de temps, ce va être son tour d’avoir un petit béguin. Elle a beau ne plus être la petite coquine, capable d’invectiver les docteurs, j’ai du mal à l’imaginer déjà adolescente 

Le temps où les deux filles, tout en étant inséparables, n’arrêtaient pas de se chamailler, est révolu. Heureusement ! Bien qu’inévitable, cette époque, parfois nous agaçait. Déjà que leur grand-père avait du mal à comprendre les raisonnements des petites filles, les entendre se chipoter constamment le faisait réagir brusquement et réclamer le silence, d’un ton sans réplique : vous allez vous taire, les pipelettes ? Comme à son habitude, il ne cherchait jamais à savoir qui avait tort ou raison. Il faisait taire les deux ! Jusqu’à la fois suivante qui ne se faisait jamais attendre bien longtemps !

Avec nos garçons, quand ils se disputaient (en alternance avec les moments de grande complicité) ils avaient la malice de le faire hors de notre présence.

 Les filles, c’est très différent, toujours en train de piailler, Robert avait du mal à suivre ! De plus, il ne pouvait pas se comporter comme avec les garçons : les filles, ça pleure ! Ensuite, il faut les consoler, sinon on culpabilise devant leurs larmes !

Quelles complications !

Marie est très agréable, prévenante, toujours délicate (et susceptible !) et super bavarde. Une vraie jacasse, incapable de dissimuler ce qu’elle pense. Bien que bavarde, elle sait garder un secret. J’ai pu m’en rendre compte en plusieurs occasions. Très complice avec sa sœur, extrêmement vaillante et pour notre plaisir très affectueuse. Une proie toute trouvée pour son oncle Pascal qui adore la taquiner en lui courant après avec n’importe quoi de peu ragoûtant, ou en lui ébouriffant les cheveux où bien d’autres misères dont il a le secret et qui font s’enfuir Marie qui s’échappe, courant et poussant des cris à vous percer les tympans. Ce n’est pas pour rien que nous la disons « précieuse » aujourd’hui !

Louis a la chance d’avoir deux grandes sœurs qui le chouchoutent beaucoup. Elles ont un peu tendance à le traiter comme un bébé et, parfois, il tente d’en profiter.

C’est que c’est un petit malin, il les tourne comme des crêpes, quand elles le veulent bien, c’est-à-dire :

 La plupart du temps !!

Et aujourd'hui, mai 2013, Marie prépare sérieusement son brevet des collèges!

Je n'arrive pas à réaliser que l'année prochaine elle va entrer au lycée ! Vous vous rendez-compte ?  

Mon petit bouchon !!!!!!!!!!!!

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14 mai 2013

Margot

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis quelques temps je m'amuse avec les couleurs. Que voulez-vous, quand on est artiste on fait du zèle  hein ? Et vous avez la grande chance d'en profiter! Merci qui ?

Margot : ma douce.

Toute fine, sensible, délicate, attentionnée sans inutile sensiblerie toutefois : plumer et étriper un oiseau pour le cuire, ou accrocher un asticot à l’hameçon, ne lui procure aucun état d’âme. Elle pratique la gymnastique. Fermement persuadée que coupes et médailles lui seront attribuées d’office : l’optimisme inébranlable de son père est en elle !

 MARGOT... 

Ma douce ! C’est ainsi que je pense toujours à la première fille de Bruno ! Chaque fois que j’utilisais son prénom, j’ajoutais « ma douce » tellement ce qualificatif lui convenait et lui convient toujours.

Petit bébé, puis petite fille délicate, au fil des années, je me suis souvent demandé comment pouvait exister tant de douceur et de détermination chez une même personne. Elle a souhaité pratiquer la gymnastique et lors de chaque concours elle était persuadée que son groupe allait, chaque fois, remporter le premier prix. Elle se tenait toujours prête à entendre leur nom et à monter sur le podium. Le groupe, s’est vrai, a remporté pas mal de premiers prix, mais, lorsque ce n’était pas le cas, il fallait voir la déception envahir son visage ! Je l’ai déjà dit : l’optimisme inébranlable de son père est en elle !

Si une enfant a grandi sans problème, c’est notre petite Margot. Elle a toujours été une excellente élève, travaillant toute seule. Elle aime beaucoup les animaux qui ne manquent pas chez elle. Nathalie, notre belle-fille, aime aussi tout ce qui a trait à la nature : les plantes, les arbres, les oiseaux etc…

Le paradoxe avec Margot, c’est que contrairement à sa mère, elle a banni toute sensiblerie inutile. Il faut ce qu’il faut ! Chasser, si l’on aime les oiseaux aussi dans son assiette, pour les manger, il faut bien les plumer et les étriper, où alors on n’en mange pas. Mais comment résister à un plat rempli de délicieuses grives ! Pour elle, c’est un régal. Depuis toute petite, son père lui a dit, il faut choisir, si tu veux en manger, tu assumes et tu aides à la préparation.

Cela ne l’empêche pas de s’occuper des animaux de la maison  et de son rat, avec beaucoup de sérieux, sans oublier le chien, les perroquets, les chats, …

…et de dorloter sa petite sœur née trois ans plus tard, sans parler du petit dernier Louis !

Aux risques de déplaire à certains, je ne peux m’empêcher de revenir sur une anecdote concernant Margot âgée d’environ six ans, et Marie trois ans.

Alors que les filles et leurs parents se trouvaient dans leur séjour dont tout un mur était vitré, un moineau, en plein vol, est venu heurter le vitrage, et, bien évidemment, est tombé au sol. Margot et Marie ont bondi dehors telles deux diables sortant de leur boîte. Bruno et Nathalie ont pensé que les filles volaient au secours du petit oiseau, et, attendris, les observaient à travers la vitre, lorsque devant Nathalie totalement horrifiée et Bruno totalement hilare, elles se sont jetées sur le moineau, se disputant le droit de le plumer pour que leur mère le fasse cuire ! Opportunistes mes petites filles !

Lorsqu’ils ont dû quitter leur maison, ils ont trouvé une location plus près de chez nous. Ainsi Margot a pu intégrer le collège de notre commune. C’était très commode, je pouvais aller la chercher lorsque certains cours n’avaient pas lieu et elle passait l’après-midi chez nous. Enfin, quand je dis, chez nous, c’est surtout qu’ainsi elle pouvait retrouver ses copines ou copains, sur la place devant la mairie ou l’église. C’était tout un cérémonial, Bruno était très sévère et inquiet. C’était le comble ! Habituellement, c’est le rôle des grands-parents d’être trop stricts !

Je m’assurais que son téléphone soit bien chargé et qu’elle respecte bien l’heure du retour. S’il devait y avoir un changement, je n’ai jamais pris de décision sans contacter l’un de ses parents. Ceci-dit Margot était et reste toujours une adolescente très raisonnable .D’ailleurs, il me suffisait d’aller chercher une baguette de pain, pour apercevoir le petit groupe !

Il y a bien eu quelques petits copains préférés pour ne pas dire amoureux. A chaque fois, ce n’était pas un secret, elle en parlait à sa mère (et à son père qui faisait les gros yeux ! (Il avait dit pas avant vingt-et-un an !) Il faut bien qu’il réalise que sa petite fille grandit. Et encore, qu’il s’estime heureux, elle n’a pas encore été vraiment amoureuse, elle a bien le temps !

Depuis deux ans, elle prend des leçons de piano. Dernièrement, pour ses seize ans, ses parents lui en ont offert un.

Elle est en classe de première et ses résultats sont toujours excellents. Pour choisir une orientation professionnelle, elle a beaucoup hésité. Initialement, elle penchait pour des études de droit, puis, maintenant, après réflexions, elle a décidé qu’elle aimerait travailler plus tard dans l’édition, au grand regret de son professeur de mathématiques qui ne lui conseillait , bien évidemment pas, une filière littéraire.

Son choix ne m’étonne pas, c’est une grande dévoreuse de livres. Elle a des goûts très éclectiques. Actuellement elle lit Stendhal : le rouge et le noir, Victor Hugo : Notre Dame de Paris, Jorge Semprun : L’Ecriture ou la Vie etc….

Elle s’attaque à tous les genres. Lorsqu’elle lit, le monde peut s’écrouler autour d’elle, elle ne l’entend pas !

Nous verrons bien ! Elle peut encore changer d’avis. J’ai lu ses devoirs de dissertation et je trouve que toutes ses lectures lui ont procuré un style très agréable à lire. Elle a vraiment le goût des lettres.

Mon étude de Margot ne serait pas complète, si je ne faisais pas mention de son sens de l’humour très poussé. Elle a dû l’hériter de son père ! Ils se comprennent à demi-mot. Je vous jure qu’ils font une sacré équipe : Plus moqueurs qu’eux, je ne connais pas ! Rien ne leur échappe. Gare aux lapsus ou aux maladresses ! Si certains, je dirais, bien élevés, feraient ceux qui n’ont rien entendu, ces deux- là, n’ont qu’à se regarder pour esquisser un sourire ou carrément éclater de rire, selon la personne visée. Ce qui est sûr, c’est que, avec eux, l’erreur ne passe pas inaperçue !

Personnellement, bien que très souvent la cible de leurs plaisanteries (je suis coutumière du lapsus !) j’adore, car l’un et l’autre ne se « ratent » pas non plus et savent pratiquer l’autodérision. C’est beaucoup plus comique lorsque les gens se moquent d’eux même avec une bonne dose d’humour !

On accepte beaucoup mieux quand vient notre tour de subir leurs commentaires !

En ce qui concerne Margot, elle a beaucoup de retenue et ne relève pas toujours mes bourdes (assez fréquentes) pour en plaisanter ou alors elle m’embrasse en même temps qu’elle me taquine!

 Quant à son grand-père, elle ne s’y hasarderait même pas en rêve ! L’humour, avec lui, plus c’est court, mieux c’est !

Ce n’est pas une adolescente difficile bien qu’elle ait, toujours en douceur, un caractère bien trempé. A part les « petites ! » tensions que tout « ado » fait vivre à sa mère de temps en temps, elle ne crée pas de problèmes.

Son père aime bien plaisanter, mais il y a quand même des limites à respecter !

 Aujourd'hui, elle travaille plus que sérieusement pour passer son BAC en juin. Elle a un petit copain et Bruno a un peu de mal à le réaliser ! MDR ! C'est vrai que les pères ne voient pas grandir leurs filles ! 

Heureusement que ces deux restent toujours très complices !

 

 

 

 

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13 mai 2013

Jordan

Revenons à nos moutons! J'en étais à Jimmy, passons à son frère Jordan !!

Nous revoilà en 2003

Jordan : mon meilleur invité surprise.

Râleur, boudeur, susceptible.  Le truc avec lui : le prendre par les sentiments et vous découvrez alors un gamin, gentil, attachant, sensible et prévenant, plein de délicates attentions.

 Il bénéficie d’un statut privilégié puisqu’il a toujours été choyé par son papy qui adore cependant le taquiner !

Passionné de pêche, il faudrait vivre au gré de sa passion qu’il pratique avec bonheur  et succès dès son plus jeune âge !

En 2010  ....je me remémore ...  

Par où commencer pour parler de Jordan ?

Si, lors du divorce de leurs parents, Jimmy était ouvertement malheureux de ne pas vivre continuellement avec son père, Jordan, lui, était trop petit. Il a donc subi la situation sans comprendre. Heureusement, il n’en a aucun souvenir. Il avait à peine plus d’un  an.

Lorsque Pascal s’est installé chez Murielle et que Robert a bien voulu admettre que c’était une bonne chose pour les enfants, celle-ci a du faire preuve de beaucoup de patience et d’intelligence. Jordan était très sauvage et appréciait, de préférence la compagnie masculine. Elle a su l’apprivoiser facilement, bien que durant quelques temps, lorsque, le soir, la nouvelle petite famille s’installait devant le poste de télévision, Jordan se contentait de se coucher à ses pieds, tenant dans ses bras, un gros gorille en peluche que je lui avais offert pour un Noël. Il arrachait alors consciencieusement du jouet, des bouloches de fourrure qu’il éparpillait partout autour de lui. Au fil du temps, le gorille, pourtant de belle taille, c’est retrouvé complètement dépourvu de la moindre fourrure. A ces débris pelucheux qui s’accrochaient partout, on savait que Jordan était passé par là. Lorsque le gorille n’a plus eu un « poil » sur le corps, cela a été le tour d’une couverture toute douce et moelleuse qui a subi le même sort ! Une sorte de « doudou » rassurant à maltraiter ! Jordan semait ses « bouloches » comme le petit poucet semait ses petits cailloux !

Durant très longtemps, il ne voulait pas que l’on ferme la porte de sa chambre et le matin, on le retrouvait la plupart du temps, couché dans la chambre de son frère. Il avait besoin de sa présence pour se rassurer.

Heureusement, autant Marine que Jimmy assumaient de bon cœur leurs rôles d’ainés, responsables du plus petit, qui ne se gênait pas, bien sûr, pour en profiter, voire en abuser. A cette époque, généralement, les deux grands lui cédaient presque toujours.

Durant la préadolescence je n’ai pas vraiment souvenir qu’il se soit rendu coupable de bêtises particulières, pour la bonne raison, (et, entre nous, pour l’occasion, il était loin d’être bête !) qu’il les réservait pour la semaine où il était chez sa mère. Comme c’était toujours elle qui en avait la « garde » les résultats scolaires n’étaient pas fameux. Il avait pourtant, aux dires des professeurs, de vraies facilités s’il avait voulu s’en donner la peine.

Il souhaitait, bien entendu, suivre le même chemin que son frère et entrer en apprentissage. Il voulait être plombier.

Robert lui a trouvé un patron près de chez nous, ainsi, il viendrait manger avec nous tous les midis, ainsi que l’avait fait Jimmy, lors de son propre apprentissage.

Pascal a fait le nécessaire pour en avoir sa garde, et, bien sûr, être enfin libre de gérer ses enfants comme il le souhaitait.

Tous les jours, aux repas, Robert lui faisait subir un véritable interrogatoire sur ce qu’il avait fait au travail. Il ne faut pas oublier que c’était le métier de son grand-père, il ne pouvait pas raconter n’importe quoi !

Son patron se disait satisfait de son apprenti. C’est certain, nos petits-fils ont hérité de la vaillance de leur père et grand-père. De plus, ce sont des jeunes très respectueux envers leurs employeurs, famille et personnes plus âgées. Entre eux et entre jeunes, c’est un peu différent, beaucoup moins de retenue ! D’ailleurs, ils savaient que ce n’était pas la peine de se plaindre, ils ne seraient pas toujours écoutés. De plus, pas de chance, pour chacun, nous connaissions bien leur patron ! Pas de cachotteries possibles !

Un jour, durant la semaine où Jordan effectuait sa semaine au centre de formation pour la préparation de son CAP, alors que j’allais me mettre à table, celui-ci  m’a téléphoné : Mamie, viens me chercher, je suis tombé dans les escaliers et je crois que je me suis cassé le nez.

Sitôt le téléphone raccroché, je me suis précipitée pensant me rendre au CFA, mais, sur la route un nouvel appel du blessé m’avertit qu’il se trouvait sur le parking du centre commercial voisin. Je ne comprenais pas trop pourquoi le centre de formation ne l’avait pas gardé à l’infirmerie.

Arrivée sur le parking en question, je trouvais mon petit –fils, le visage ensanglanté et me fournissant des explications plutôt confuses. Dans ces cas-là, je ne prends jamais de décision sans en informer son père. Celui-ci me dit de le conduire chez le médecin ainsi que j’en avais l’intention.

Le médecin avait un air dubitatif quant à la cause de ses blessures. Il conseilla une radio. Murielle que j’avais avertie (je n’étais que la grand-mère) nous a retrouvés au cabinet de radiologie.

J’étais inquiète, car tout le long du chemin, Jordan me tenait des discours décousus, me répétant en boucle les mêmes phrases et me fournissant des explications différentes à chaque fois.

Le nez était effectivement cassé, et, depuis, il a la cloison nasale déviée. La radiologue, une connaissance de Murielle, lui confirma, que, à son avis, il ne s’agissait pas d’une chute. Plutôt, d’un coup bien asséné ! Mais, il fallait surveiller Jordan qui ne semblait pas très clair dans sa relation des faits. Murielle et moi étions inquiètes,  il nous semblait qu’il avait des moments d’amnésie.

Les heures passant, il a commencé à se rappeler les faits par petits bouts. Murielle a contacté le copain de Jordan qui a pu l’éclairer. Pour faire court, il s’agissait d’un coup de pied, qui, lors d’une bagarre avait cueilli Jordan en pleine face, le laissant KO, d’où la cause des moments d’amnésie. Il n’aurait pas dû accepter le défi d’un bagarreur plus aguerri que lui et qui ne lui a pas laissé le temps de voir venir le coup ! De plus, il n’en a même pas le souvenir. Juste son amour propre qui en a pris pour son grade !

En toute honnêteté, au début, autant Mumu que moi, nous nous sommes demandées s’il ne s’embrouillait pas dans ses explications, tout simplement pour ne pas dire la vérité sur son aventure.  Ensuite seulement, en nous rendant compte qu’il n’en était rien, nous nous sommes inquiétées des suites possibles pour sa santé. Il n’y en a pas eu !

En faisant abstraction de cette aventure, son apprentissage s’est bien passé et il a obtenu son CAP.

Entre Jimmy et Jordan, adolescents, malgré leurs trois ans de différence, les relations étaient beaucoup plus animées. Lorsque Pascal entendait des bruits de disputes venant de la chambre de l’un des garçons et qu’il allait voir ce qui se passait, dès - qu’il  ouvrait la porte, grondant : qu’est-ce qui se passe ? Les deux frères, redevenus silencieux, répondaient tranquillement : rien ! On discute ! Et le calme revenait pour un moment. Juste pour un moment, ou alors ils s’arrangeaient pour régler leurs comptes silencieusement !

Contrairement à Jimmy, plus âgé et qui sortant beaucoup, dépensait de ce fait, facilement son salaire, tout en assumant quand même ses dépenses personnelles, assurance permis de conduire, habillement, etc… Jordan, plus jeune, ne sortait pas encore. Il a donc pu économiser et s’offrir : écran plat, ordinateur, scooter, téléphone dernier cri etc…Son CAP en poche, Pascal n’a eu aucun mal à lui trouver du travail. Comme il n’avait pas encore l’âge de passer le permis de conduire, il a choisi d’acheter le bateau de son parrain, puis il a décidé de le revendre et d’en acheter un autre bien plus à son goût. Durant l’été, avec ses copains ou avec Jimmy (et ses copains) s’ils n’ont pas beaucoup pêché, ils se sont bien amusés. Ils jetaient l’ancre auprès de celui de leur père (quand ils étaient sages !) puis ils filaient plus loin quand ils avaient envie de chahuter, s’en éloignant prudemment. Le petit coin de paradis : la « conche » de Pascal et Mumu abrite ainsi, certains samedis ou dimanches d’été le bateau de Pascal, de Jordan et de Mario ! Ce n’est plus un petit coin désert. Les petites jumelles s’excitent sur les petits poissons que Pascal leur place dans une bassine.

 Entre les poissons avec son oncle et les canards et animaux divers avec son papy (Eric) ces petites vont adorer les animaux !

Jimmy et Jordan ont passé leurs permis de chasser et Jordan celui de bateau. Actuellement, Jordan prépare celui de conduire.

Depuis toujours, Jordan comme son père est fin pêcheur. Très jeune, il réalisait déjà de bonnes prises et n’en était pas peu fier ! Il a très tôt su manœuvrer un bateau puisqu’il pilotait celui de son père.

Actuellement, en attendant qu’il ait son permis, son père le pose le matin au travail et je vais l’y chercher, en fin d’après-midi pour, soit, le ramener chez lui, soit le déposer chez un copain près de chez nous. Vivement qu’il obtienne le précieux sésame .En attendant, tous les soirs, en roulant, nous échangeons souvent nos observations sur pleins de sujets. Enfin, c’est surtout Jordan qui argumente, surtout si j’ai l’air de ne pas être de son avis. Il aime bien ergoter et je me laisse souvent embarquer dans des discussions sans fins !

Pour conclure sur mon petit-fils, je suis obligée si je veux être honnête, d’insister sur sa gentillesse. Il a un cœur d’or et j’espère que dans la vie, si la situation l’exige, il saura s’endurcir et repérer les profiteurs.

Aujourd'hui, Jordan a une copine. Ils sont trop mignons tous les deux! ....et si jeunes !

Depuis 4 mois il travaille comme "sableur" dans une société qui traite toute sortes de pièces métalliques qu'il faut décaper avane de les peindre. C'est très dur physiquement , mais il est très courageux ! Son employeur l'a convoqué pour lui proposer un CDI . Il a demandé 3 jours de réflexion et ensuite a demandé quelles étaient les possibilités d'évolution car il souhaite passer à la peinture au pistolet afin d'avoir un meilleur salaire. Le patron a dit : d'accord, on te paie une formation de 6 mois à partir de décembre et tu t'engages à travailler pour nous durant 3 ans . Jusqu'en décembre le salaire reste correct et ensuite il gagnera bien sa vie! Il a donc accepté le CDI . Il est heureux ! 

Quand il passe chez nous, et c'est souvent, c'est un vrai raz de marée ! Un vrai bonheur! Il est plein dejoie de vivre et très "vivant", en deux temps trois mouvements, il nous a raconté ses dernières nouvelles, visité le frigo, fait un tour à la salle de bain pour : soit prendre une douche, (bien que son père lui dise à chaque fois qu'il y a une douche à côté aussi !)soit se repeigner, fait un saut à côté pour voir son père et Mumu,et reraconter sa journée, puis, est reparti, puis est revenu en courant car il a oublié soit ses clés soit ses lunettes de soleil! Achaque fois il me laisse un peu de couture, je crois que pour lui, les boutons de chemise celà s'arrache tout simplement !A chaque fois, Robert lui reproche d'avoir sa voiture si saaaale ! Résultat, mainteant il la gare devant chez son père, à côté ! Ni vu ni connu ! L a pauvre voiture est minable !

Il est tellement, tellement gentil !C'est un bonheur !

 

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12 mai 2013

L'anniversaire de notre voisine....

Samedi, c'était l'anniversaire de Mumu. En fait, c'était il y a huit jours mais ce n'est pas grave !

Nous sommes donc parties toutes les deux vendredi après-midi puisqu'elle quitte le travail à 16 heures , pour aller à la jardinerie proche.

Alors que nous allions monter dans la voiture, un coup de fil de Pascal. Mumu cause un moment, raccroche puis me dit : il faut que nous allions au B.J. pour acheter une tondeuse, celle de Robert est morte ! 

Paix à son âme ! Elle a  14 ans et a rempli son office pour toute la famille. Robert qui avait un Express, se transportait avec sa tondeuse chez les uns et les autres car nos fils sont de gros fainéants en ce qui concerne le jardin ! Si chez nous, le terrain était toujours bien nivelé , chez les fistons c'était toujours une catastrophe et la pauvre tondeuse en a vu de toutes les couleurs !

Donc, nous sommes allées acheter une tondeuse toute neuve et toute belle. Pascal et Mumu ont partagé la facture avec nous car, bien entendu, Robert va continuer à tondre leur devant de maison lorsqu'il tondra chez nous. Je ne demandais rien, mais ils ont imposé leur décision de partager cet achat !

Mission accomplie!

Puis nous sommes quand-même allées à la jardinerie, et c'est parti pour déambuler dans les allées au milieu des arbres, arbustes, fleurs.... Mumu n'est as trop calée sur le sujet et ne savait pas trop quoi choisir, D'où des discussions et des allers retours interminables ! 

Enfin, nous sommes revenues avec pour elle trois arbustes, et une sapinette : ce sera notre cadeau d'anniversaire, elle est ravie !

Je n'ai pas pû résister devant les clématites, et je m'en suis achetée une!  Murielle aussi  : copieuse !!!

clematites 005

Nous allons les planter de chaque côté du mur,  qui sépare nos maison côté route. 

Je ferai mes achats de surfinias, et verveine comme chaque année, la semaine prochaine les saints de glace étant passés!

Nous sommes rentrées, j'étais rétamées!!!!!

Murielle a organisé un petit apéritif vite fait, mais j'ai refusé son invitation à souper. 

J'avais mon compte !!!!!

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10 mai 2013

Jimmy

 

2003... Jimmy a 12 ans.

Jimmy : vrai petit homme

Adolescent sérieux, vaillant, féru de chasse, Jimmy est incollable (et fier de l’être !) sur les canards, les oiseaux, la nature.

 Toujours prêt à rendre service, il est incontestablement la fierté de son père et le compagnon apprécié de son oncle, en particulier lors de parties de chasse à la tonne.

 Mais attention ! Cela ne va peut-être pas durer, gare aux résultats scolaires !

 

 En 2010 ....ben ! Il en a 19 !! ...et ne nous a pas laissé le temps de nous ennuyer durant ces 7 années !

                                                   Jimmy

 

L’on voit Jimmy l’on voit son père. Sur certaines photos de Pascal jeune, la ressemblance est frappante, et, pour ceux qui connaissent son fils, la ressemblance ne s’arrête pas qu’au physique, le caractère est à l’avenant !

Lorsque ma belle-fille s’inquiétait des frasques du garçon, du haut de mon expérience de mère de trois fils, je la réconfortais d’un : comme son père, fataliste !

Pour les quatorze ans de Jimmy et de Marine (ils n’ont qu’un mois d’écart) Pascal et Mumu leur ont offert, à Jimmy, une moto et à Marine un booster. Sur leurs engins, ils ne passaient pas inaperçus dans notre petite commune. Marine était plutôt très prudente parce-que pas très confiante sur la route. Jimmy, bien évidemment, tout le contraire ! Ils partaient donc souvent rouler dans les bois, sur leurs machines absolument pas faîtes pour ce genre de terrain et en revenaient tout crottés. Jimmy était continuellement dans notre garage occupé à trafiquer sa moto. Robert avait beau le sermonner, rien n’y faisait. Dès que son grand-père avait le dos tourné, il reprenait les outils, persuadé qu’il allait en améliorer les performances !

C’est ainsi qu’un jour où je revenais de faire des courses, j’ai connu l’une des plus grande- frayeur de ma vie.

Alors que j’arrivais dans ma rue, à quelques cent mètres du stop avant notre maison, j’ai vu un attroupement, un véhicule de gendarmerie et une voiture en travers du trottoir. J’ai dû m’arrêter car la rue était bloquée et j’ai vu ma voisine venir vers moi pour m’informer : ne vous affolez pas, mais c’est Jimmy, on attend les pompiers, votre mari est avec lui, il est conscient et il parle. Laissant la portière de la voiture ouverte, j’ai couru et j’ai subi le choc de ma vie !

Coincés par les roues arrières de la voiture, dépassaient juste les pieds de mon petit-fils, dont le corps, lui, était entièrement sous le véhicule. Robert, à plat-ventre dessous, à la hauteur de la malle arrière, le réconfortait. J’ai fait un malaise, un petit évanouissement. Les pompiers enfin présents, je me suis forcée à réagir pour appeler Murielle. J’ai pu observer que Jimmy bougeait légèrement les pieds et cela m’avait légèrement rassurée.

Robert a demandé l’aide des voisins afin de caler la voiture avec des parpaings, car la pente du trottoir aurait pu la faire rouler sur l’accidenté. Personne n’y pensait !

Marc et Marine qui se trouvaient sur la route avaient assisté à l’accident. Marc avait filé chercher mon mari. Marine hurlait à l’adresse de la conductrice du véhicule : Elle a tué mon frère ! Elle a tué mon frère ! En deux secondes Robert l’a calmée net, sans faire preuve de délicatesse, on verrait après ! Cette partie- là, m’a été racontée, je n’étais pas encore arrivée sur les lieux.

Après avoir appelé Mumu, j’ai pu un peu m’occuper d’elle. Marc, complètement terrorisé, se tenait à l’écart, blanc comme un linge !

Il a fallu joindre Pascal au téléphone (il se trouvait à cinquante kilomètres pour son travail). C’est Murielle qui s’en est chargée, lui détaillant la situation de minutes en minutes car Jimmy est quand-même resté une heure et demie sous la voiture avant que l’ambulance ne l’emmène .Murielle a pu monter avec lui.

Après avoir ramené les enfants chez eux et tenté de les rassurer de notre mieux, nous avons filé à l’hôpital retrouver Pascal enfin arrivé et Murielle.

Après cette grande frayeur, il nous a paru incroyable d’entendre les médecins nous rassurer. Par chance, la cage thoracique du gamin avait encore les cartilages très souples, et, logiquement, les choses devraient rentrer dans l’ordre rapidement. Enfin ! Il s’en est ressenti plusieurs mois quand même, mais n’en a gardé aucune séquelle !

Nous avons tous eu beaucoup plus de peine à nous en remettre que lui ! Il a vraiment eu une chance inouïe aux dires des pompiers.

La moto, irréparable, bien qu’assurée n’a pas été remplacée. J’en étais contente même si je ne le montrais pas.

Quand je dis que nous étions plus choqués que le principal intéressé, la preuve : il lui a fallu très peu de temps pour enfourcher le booster de Marine ! Pauvre booster ! Mais, Marine avait eu tellement peur qu’elle cédait tout à son frère.

Les soirées de vacances, Jimmy et d’autres gamins se retrouvaient, le soir, devant la mairie de notre petite commune. Bien sûr Marine faisait partie de la bande ! Notre mairie possède un éclairage constitué de gros globes lumineux, placés à même le sol (du gazon).

Un jour, Pascal a été convoqué à la mairie .Jimmy se serait rendu coupable de « détérioration de biens publics ».

L’accusé, bien évidemment, n’y comprenait rien ! C’est vrai, que, si notre petit fils était plutôt casse-cou, il n’a jamais été un voyou malfaisant.

Pascal s’est donc rendu à la convocation. Notre commune est petite et l’on connait presque tout le monde. Le fait était exact. Un des globes lumineux avait été cassé. Qui était responsable de cet acte de vandalisme ? La mairie pouvait répondre à cette question, sans la moindre équivoque, car le bâtiment était équipé de caméras qui en surveillaient les abords. C’est ainsi que Pascal a eu le privilège de voir la vidéo de son fils, « urinant » tranquillement sur l’un des globes lumineux, qui, n’appréciant certainement pas le traitement, a explosé !

 Bizarre !

Peut-être que le globe en question supportait seulement l’eau de pluie !

L’affaire n’était pas très grave en soi, il n’y avait pas vraiment volonté de  mal faire. Il n’y a pas eu de suite avec l’équipe municipale.

Par contre, j’aime mieux vous dire qu’il y en a un qui n’a pas raté l’occasion de railler Jimmy dès qu’il a eu connaissance de l’histoire : c’est Bruno ! L’aventure était du pain béni pour un parrain aussi moqueur !

Jimmy n’a pas voulu continuer les études alors qu’il avait beaucoup de facilités. Mais, rien à faire, il voulait travailler. Les chiens ne font pas des chats ! J’avais vécu la même situation avec son père ! Mais, c’est curieux, celui-ci n’avait pas trop l’air de s’en souvenir !

Notre voisin, peintre, l’a pris comme apprenti. Il a bien appris son métier et, le CAP obtenu, il a choisi de continuer pour passer un brevet professionnel.

Il a donc fallu trouver un nouvel employeur. Ce fut fait, et une fois le contrat signé et respecté durant à peu près trois mois la société, en difficultés, a tout simplement cessé de le payer ! Impossible d’aller travailler ailleurs tant que le contrat n’était pas rompu. Pour cela, il fallait obligatoirement passer par les prud’hommes. Il a travaillé neuf mois sans salaire et son humeur s’en est ressentie. Murielle a dû s’armer de patience pour deux, parce-que Pascal supportait encore plus difficilement cette situation. Finalement, le problème s’est réglé à l’amiable avec le liquidateur de la société et Jimmy a pu s’acheter un véhicule. Ce n’était pas sa première voiture, son père dit qu’il aurait mieux fait de monter une casse !

Pascal, via son agence intérim, lui a trouvé un nouvel employeur. Il a la chance de pouvoir faire des heures supplémentaires et ne s’en prive pas. Il doit prochainement signer un CDI. Son employeur est très satisfait de lui. C’est vrai que c’est un bon ouvrier, volontaire et sérieux au travail.

Son humeur est  redevenue plus agréable. Nous retrouvons le gentil garçon qu’il est et je pense qu’après avoir réalisé quelques économies, il ne va pas tarder à prendre son indépendance. Je commence à prévoir quelques achats en prévision. Il s’invite de temps en temps chez nous pour souper. S’il n’a pas pu m’avertir, comme il ne veut pas que je m’embête, il va dans le placard et s’ouvre tout simplement une boîte de raviolis. Pas difficile pour deux sous ! Je ne peux pas dire qu’il soit attiré par la qualité du repas. Je compense lorsqu’il pense à m’avertir assez tôt !

Chasseur, il a un sujet de conversation tout trouvé à partager avec son papy (après avoir fait le point sur sa situation au travail !). Toujours volontaire si l’on a besoin d’un coup de main quel qu’il soit, il répond toujours présent.

Entouré d’une joyeuse bande de copains aimant la fête, il a beaucoup de respect pour les membres de la famille et est toujours présent lors des réunions familiales. 

et en janvier 2013 il est parti en Suisse. Le travail là-bas n'attendait que lui ! Il allait faire des économies !

Je crois qu'il a surtout profité des pistes enneigées ! La vie là-bàs lui plait beaucoup, mais trouver du travail n'est pas évident! Il a essayé, il a accepté quelques petits boulots (travailler dans les vignes par exemple !) mais pas dans son métier de peintre ! Il est déçu. 

Je crois que nous n'allons pas tarder à le voir revenir !

 

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09 mai 2013

Marine...

Continuons.....

Année 2003...

Adolescente dont les jugements sans appels me surprennent parfois (conflit des générations ?) Pas rancunière pour deux sous et nantie d’un réel sens de la répartie, heureusement tempéré de beaucoup d’humour !

 Elève studieuse, sous ses airs bravaches, toujours en attente d’une écoute bienveillante.

 Si ce n’est pas de sang, c'est ma petite-fille de coeur !

 Et, hop !  nous voilà en 2010..                                           

Ainsi que je l’ai dit précédemment, Marine a accepté de bonne grâce l’arrivée de Jimmy, Jordan et Pascal dans sa vie. D’autres auraient vécu cela comme une intrusion. Pas elle !

Elle a partagé sa maison, sa chambre et sa maman, puis, juste retour des choses (sans que l’on ait besoin d’en parler auparavant) elle a décidé que les oncles, tantes cousins et grands-parents des garçons étaient aussi les siens. Autrement dit, Pascal et Mumu se sont retrouvés nantis de trois enfants et nous avons hérité d’une petite fille de plus !

 On peut dire que nous avons fait une bonne affaire.

Dès que possible Marc venait se joindre au trio, et Marine était bien entourée. Résultat, elle a très tôt appliqué le principe d’égalité des sexes ! Elle est bien de son époque !

Même en grandissant, les membres de cette petite équipe s’entendaient comme larrons en foire ! Marine était très protectrice envers Jordan, le plus petit. Jimmy en profitait, car lorsqu’ils étaient chez leur mère, il assumait son rôle d’aîné, alors, si, chez leur père, Marine était plus patiente avec son frère, il n’allait pas s’en plaindre !

Lydie, âgée de cinq ans de plus qu’elle, l’apprécie beaucoup pour sa franchise et c’est peut-être cette qualité commune qui fait qu’elles s’entendent si bien. Aujourd’hui, Marine est la marraine de Lisa. Elle prend son rôle très au sérieux.

Lorsque la petite famille est venue vivre près de chez nous, Jimmy jouant au foot, il s’est constitué une bande de petits copains toujours fourrés chez Pascal et Mumu. Il arrivait que le maître de maison, rentrant du travail, mette promptement de l’ordre et du calme en renvoyant chacun chez soi. Evidemment, la troupe était pratiquement constituée de garçons en majorité et Marine régnait littéralement sur cette petite cour : il y en avait toujours un pour se dire amoureux ! Jimmy surveillait ! Sa sœur avait intérêt à faire attention à son comportement et les éventuels soupirants encore plus !

Pascal avait installé une piscine dans le jardin, à l’orée du bois. Un jour que les enfants se baignaient, mon fils a entendu un craquement suivi d’un cri, venant de derrière la clôture mitoyenne : le petit voisin venait de tomber  du haut de la branche de l’arbre sur laquelle il s’était juché, pour épier Marine. Pour la sécurité de ce garçon, il valait mieux, qu’avec l’accord de ses parents, il vienne partager les jeux aquatiques des autres participants

Robert, en règle générale, a du mal à comprendre le comportement des petites filles. Normal, nous n’avons eu que des garçons. Il est arrivé qu’il n’apprécie pas trop les réparties de Marine et la gronde, parfois avec raison, parfois à tort. Et quand papy se fâche, on se fait toute petite. Fort heureusement, elle n’est absolument pas rancunière. Vraiment pas ! C’est très agréable et compense largement sa vivacité de caractère.

En classe de troisième, les élèves doivent effectuer un stage de quelques jours pour se confronter au milieu professionnel. Elle s’est débrouillée, toute seule, pour obtenir de faire ce stage dans la maison de retraite de notre commune. Elle a beaucoup aimé s’occuper des personnes âgées qui ont vu débarquer avec elle, joie de vivre et animation dans leur quotidien. Par exemple, avec elle, la promenade en fauteuil roulant dans les couloirs prenait une allure de marathon.

En première, alors qu’elle a voulu pivoter sur elle-même dans le couloir du lycée, elle s’est écroulée au sol, sans pouvoir se relever. Elle portait un jean’s et le directeur avait décidé qu’elle était douillette ou maniérée. Heureusement, une amie de Marine a appelé immédiatement Mumu et Pascal . Pascal a dû élever la voix menaçant de tenir responsable le lycée si l’on n’appelait pas immédiatement les pompiers ou le Samu. Le directeur s’est exécuté et le Samu, arrivé sur les lieux a découpé la jambe du pantalon de Marine, faisant apparaître sa rotule complètement déplacée sur le côté extérieur de la jambe ! Bilan : luxation aggravée de la rotule, immobilisation, puis opération et nouvelle immobilisation.

Voilà donc Marine dans un fauteuil roulant pour presque six longs mois. Ses frères avaient l’habitude, le soir, de retrouver quelques copains sur la place de la résidence près de chez eux. Ils emmenaient donc Marine dans son fauteuil. Je trouvais qu’ils étaient vraiment très gentils. Murielle, elle-même, était toute émue devant tant de prévenance envers sa pauvre enfant souffrante ! Mais ils y trouvaient aussi leur compte ! Une fois Marine bien installée sur le siège d’une voiture, ils organisaient un concours de cabrages, courses, pirouettes…(et je suppose que j’en passe), avec le fauteuil. Le pauvre en a vu de toutes les couleurs, comme on dit !

L’année suivante, malgré son aventure de l’année précédente, elle a quand-même obtenu son BAC. Elle a eu du mérite, car si Jimmy, s’il l’avait voulu aurait pu facilement continuer des études sans trop d’efforts, Marine, elle, devait travailler deux fois plus sérieusement pour obtenir de bons résultats. Cela ne l’a pas empêchée, d’avoir, durant sa dernière année exercé ses talents de faussaire pour : ne pas assister aux cours de certaines matières. Elle avait trouvé plus simple de s’auto-dispenser de ces cours grâce à un courrier de (soi-disant) ses parents. Elle profitait ainsi, en particulier, de vendredi après-midi libres, jusqu’au jour où les parents ont été convoqués. C’est Mumu qui s’est rendue au rendez-vous. Inutile, dans l’immédiat d’en parler à Pascal ! (entre nous, celà me rappelle fortement Bruno, signant les mauvaises notes ou punitions de son frère !)

Il faut croire qu’elle était destinée à travailler dans l’imprimerie, elle venait de montrer qu’elle avait des dispositions, même si, pour le moment, ces dispositions, n’étaient pas employées à bon escient. Peut-être aussi que c’était de famille !

 Je suis persuadée que Marine aussi doit avoir ses petits secrets plus ou moins avouables et plus ou moins partagés, tout comme ses frères. Ils étaient et sont toujours trop complices pour que ce ne soit pas le cas !

Actuellement, elle travaille avec Bruno, possède son petit appartement depuis six mois, et, tout en étant farouchement attachée à son indépendance, elle reste très proche de sa famille.

Bien que « cabocharde » comme disent Bruno et parfois son papy, lorsque au travail, les choses ne vont pas comme Bruno le souhaite (et dans ses moments-là, il ne plaisante pas !), si elle estime avoir raison et ne pas être fautive, elle tient tête, sinon les larmes ne sont pas loin ! C’est que c’est une grande sensible notre petite fille !

 Et re-hop !  2013

Voilà qu'elle vit en couple et parle de partir l'an prochain, vivre en Guadeloupe!!   Pffff !!!! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Marc ...le premier petit-fils...

Deux mots en 2003 ...

MARC : mon conférencier préféré.

Treize ans- et -demie de sagesse et de gentillesse. L’activité physique n’est pas son fort !

Curieux de toutes choses, spécialiste du pourquoi et du comment, soit, il questionne, soit, il explique. Et, quand Marc explique, il vaut mieux être attentif ! Quoi que vous fassiez, il adhère à vos pas et vous distille force détails, commentaires et conclusions sur le sujet qu’il a choisi de développer. Impossible de lui échapper !  

 Et la suite en 2010...

                                 Marc…Bientôt  22 ans         

  

Jimmy et Marc ont une année de différence. Marc est l’aîné.

S’il me sera facile de parler de Jimmy tellement semblable à son père lorsqu’il était jeune, en ce qui concerne Marc, c’est différent.

Marc, pour nous, c’est Polo, depuis que Monsieur Robert, un ami de la famille l’a surnommé ainsi. Il avait fait  la relation : marc=Marco Polo, puis tout simplement Polo ! Personnellement j’utilise plutôt Marc ou Marcou ! Il a toujours été un enfant calme et raisonnable la plupart du temps. Je l’ai déjà dit, rarement il explosait si on le poussait à bout. Il n’a jamais été un enfant à problèmes, pas davantage adolescent. Pas chasseur, pas pêcheur, pas sportif, facile à contenter, il suffisait de lui offrir un album de bandes dessinées pour lui faire plaisir. Il en possède une collection impres sionnante, et, lecteur assidu, il y tient beaucoup. Il passait le plus clair de son temps sur l’ordinateur. Il y a trouvé de quoi satisfaire sa curiosité en toutes choses. Il y a aussi acquis beaucoup de connaissances, en cela, tout tranquillement, il nous a souvent étonnés. Après l’adolescence, il s’est mis à pousser comme un champignon. A chacune de ses visites, je le voyais grandir à vue d’œil !

Ses intérêts et ses goûts sont très différents  de ceux de ses cousins, auxquels, cependant, il reste très attaché.

 Vêtu à l’américaine, pantalon très large au bas des fesses (on se demandait comment il ne lui tombait pas sur les talons !), caleçons apparents, il faisait le désespoir de son grand-père qui s’inquiétait : il s’achète des fringues qui ne sont pas à sa taille ce gosse ! Et le gosse en question rétorquait en souriant gentiment : mais non ! Papy! C’est exprès ! C’était encore pire !

Il a un petit furet (une furette ?) prénommée Marley. Aux dires de sa sœur, c’est un petit animal adorable. Un beau jour, il a décidé de se laisser pousser les cheveux. Au début cela lui allait plutôt bien. Ensuite au fil du temps, toutes les sortes de coiffures se sont succédées, du bonnet péruvien bariolé, au foulard, à la casquette de côté. Et les cheveux poussaient, poussaient et Marc, grandissait, grandissait ! Plus d’un mètre quatre-vingt ? Pour l’embrasser  je dois me hisser sur la pointe des pieds et lui se courber vers moi !

Robert se demandait quelle orientation professionnelle allait tenter son petit- fils. Que va-t-il faire de sa vie ? Il a choisi de préparé un CAP de paysagiste qu’il a réussi. Puis, il est entré à la communauté urbaine de notre ville pour préparer un BAC- PRO. Dans l’immédiat, pas de soucis à se faire pour son avenir.

Depuis un an il nous a asséné le coup de grâce : il s’est fait faire des dreelooks. Que nous ne trouvions pas que ce soit une bonne idée, ne surprendra personne ! Lorsqu’il vient chez nous, il prend soin de les attacher, sûrement pour ne pas nous déplaire ! Quelqu’un lui a dit que l’on dirait un palmier ! La comparaison glisse sur lui ! Il a obtenu grâce à son emploi un petit logement, tout neuf, dans lequel il s’est installé avec sa copine Justine, coiffeuse.

Je suis allée avec lui, leur faire les premières courses. Je l’ai suivi dans les allées du super marché, de rayons en rayons. Le plein de produits alimentaires et d’entretien, ainsi que de quoi garnir le réfrigérateur. Ensuite, ils n’auront plus qu’à renouveler au gré de leurs besoins. J’étais contente, car il a ajouté dans le caddy, avec le reste, un poulet sans tenir compte du régime végétarien qu’il suivait depuis quelques temps et qui l’a bien fait maigrir .Il commence à moins le respecter !

Je ne cesse pas de lui dire : Marc, tu me désoles, ma biquette ! J’ai un vocabulaire très varié en mots tendres et incongrus à l’adresse de mes petits- enfants. Parfois, j’essaie de me fâcher car il est très paresseux pour donner de ses nouvelles. Il n’est pas du genre à faire exploser son forfait téléphonique ! Devant mes  reproches, il convient que j’ai raison et promet de téléphoner plus souvent, mais pfuitt !

Enfin, on dit : pas de nouvelles, bonnes nouvelles !

En tout cas, je sais qu’il pense venir passer le réveillon de Noël avec nous tous, comme tous les ans. C’est Lydie qui me l’a dit.

Comme il n’a pas encore le permis de conduire, s’il le souhaite, nous irons le chercher car il est bien capable de ne pas téléphoner pour nous dire qu’il compte venir. Ou de nous appeler au dernier moment ! Il n’y a pas de problème, nous sommes assez nombreux à avoir un véhicule !

Lydie ne sera pas des nôtres car c’est l’année où elle réveillonne dans la famille à Mario ; Il faut bien partager !

Je vais envoyer à mon petit ( ?) Marc un mail, en attendant de lui tirer les oreilles si je les trouve sous sa tignasse !

Aux dernières nouvelles, c'est à dire , ce jour de l'ascension 2013, je viens d'apprendre qu'il est allé chez le coiffeur.

Je ne l'ai pas vu, mais Lydie m'a envoyé une photo  : il est complètement rasé!!!   Celà fait bizarre, on s'était habitués !

Par contre, il s'est fait tatouer!!!!! Et pas qu'un peu, mais heureusement sur le torse, habillé, ce n'est pas visible !

Il  m' énerve !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 

 

 

Posté par emiliacelina à 13:28 - Commentaires [10] - Permalien [#]
08 mai 2013

Lydie

 Puisque j'ai repris les souvenirs concernant mes garçons, sans changer de registre, je pourrai bien , un peu, oublier ces années de tracas et revenir aux moments de pur bonheur que nous ont procurés nos petits enfants!

Commençons par l'aînée de nos petits enfants .

En 2003,quelques mots...

LYDIE : ma chérie.

Désolée ! J’avoue en ce qui la concerne un parti-pris évident J’ai plein de merveilleux souvenirs avec l’aînée de mes petits-enfants.

 Un vrai bonheur ! Bientôt majeure, déjà amoureuse !

Comme le temps a vite passé... nous voici en 2010 !

Lydie       

Lorsque je vois la voiture de Lydie franchir  notre portail pour se garer devant la baie vitrée de notre séjour, généralement, nous nous précipitons Robert et moi, pour l’aider à descendre nos arrières petites-filles : Lisa et Lana. C’est une occasion de plus pour les prendre dans nos bras pour un gros câlin. C’est tout juste si on ne laisse pas la maman se débrouiller avec ses sacs. C’est un vrai  déménagement, le coffre de la voiture y suffit juste, même pour une seule journée ! Il ne manque rien. Même pas leurs jouets habituels et les livres préférés.

Parfois, derrière nos rideaux, au lieu de me précipiter, j’observe cette arrivée un instant, me demandant, comment cette jolie jeune-femme, maman de deux adorables jumelles, peut-elle être le même petit bouchon, qui voici vingt-cinq ans, s’accrochait à mon coup, de toute la force de ses petits bras ?

Bien évidemment, nous aimons tous nos petits enfants de la même manière, pas plus l’un que l’autre.

Avec Lydie, j’ai, comment dire ? Des rapports privilégiés qui ne se sont pas amoindris avec les années.

Bébé, fillette, adolescente, amoureuse, je me suis demandé cent fois : pourquoi le temps passe-t-il si vite ? Nous n’étions pas pressés de voir grandir nos enfants, alors, vous pensez, encore moins nos petits -enfants !

Lorsque Lydie a obtenu son permis de conduire, son père lui a offert une petite voiture et nous avons pu bénéficier de visites encore plus fréquentes.

Lorsqu’elle a fréquenté Mario, tant qu’elle était étudiante, ils ont vécu chez la mère de Lydie.

Mario s’est très vite intégré à la famille. Vaillant, sérieux, respectueux et gentiment taquin, j’aime bien les réflexions moqueuses que nous échangeons parfois. Tout comme Lydie, sous son air calme se cache un tempérament pas toujours très patient. Pêcheur, il vient d’acheter un bateau, pas étonnant qu’il s’entende bien avec Pascal ! Il travaille dans une sablière comme chargeur selon le rythme des deux-huit. C’est astreignant mais plus avantageux pécuniairement.

Dès que ses cours lui en laissaient le loisir, Lydie travaillait, et, dès qu’ils l’ont pu, ils ont pris un petit logement. Lydie préparait alors sa licence et Mario prenait part activement aux travaux ménagers pour qu’elle puisse se consacrer sérieusement à ses études.

A cette époque, quand Mario finissait son travail tard le soir, notre petite fille venait souper avec nous, puis, le repas terminé, elle se calait sur le canapé, prenant appui sur son grand-père et révisait ses cours. A moins qu’un match de foot ne se déroula à la télévision. Elle était très calée sur le sujet et la soirée devenait beaucoup plus animée. Pour son papy, c’étaient de purs moments de complicité et de tendresse !

La licence obtenue et le concours d’entrée à l’IUFM réussi, le couple a décidé qu’il pouvait penser à devenir parents. Le temps que Lydie tombe enceinte, son année d’IUFM serait terminée ou presque !

Soit, ils ont mal rempli le bon de commande, soit cette idiote de cigogne n’a rien compris ! Toujours est-il que le bébé s’est mis en route sans aucun délai !

Lorsqu’elle m’a téléphoné qu’elle allait peut-être avoir des jumeaux, j’ai d’abord pensé : l’important c’est que tout ce passe bien !

Quand cela a été une certitude, j’ai pensé : ma petite fille va être maman ! Et de jumeaux ou jumelles ! La pauvre ! Pourquoi est-ce le premier mot qui m’est venu à l’esprit ? La pauvre ? N’importe quoi ! Nous étions très heureux de leur bonheur, mais j’avais du mal à réaliser : mon petit cœur, MAMAN !

Lorsque son ventre s’est arrondi (nous avons pu en suivre l’évolution de semaine en semaine, de visu d’abord) puis sur photos régulières, la future maman rayonnait de bonheur et de fierté Nous étions très occupées : choix des tissus pour la confection des couettes, tapis et fond du parc etc…Un vrai bonheur, je n’ai eu qu’à exécuter selon son choix des matières et des couleurs. Lydie avait des idées très arrêtées pour le choix de la layette. Des couleurs différentes pour chaque bébé.

 Bien évidemment elle n’a pas pu terminer son année d’IUFM car elle a dû rester allongée pour aller au terme de sa grossesse.

 Lorsque je suis allée à la clinique pour les naissances, je n’ai plus vu, uniquement ma petite fille. J’y ai trouvé une jeune maman et un nouveau papa avec leurs deux petits bébés. Mario changeait l’une pendant que Lydie tenait l’autre dans ses bras. C’était une famille heureuse et magnifique !  Lydie restera toujours ma petite chérie ainsi que je l’appelle souvent, mais c’est maintenant avant tout, une jeune femme et une maman parfaite.

Malgré une grosse fatigue durant les tous premiers mois, Lydie s’est très vite bien débrouillée. Heureusement la petite famille est restée chez la mère de Lydie en attendant les clefs du F4 qui serait terminé au printemps. Entre les biberons et les changes même la nuit, c’est le sommeil qui manquait le plus. Quand sa mère rentrait du travail, elle envoyait Lydie tenter de dormir si possible deux heures d’affilées, ce qui lui arrivait rarement.

Leur vie de parents s’est organisée (dès qu’ils ont obtenu les clefs de leur nouveau logement) sans aucun problème. Mario est un papa présent et actif ! Lydie est une maman exigeante envers elle-même et n’économisant pas sa peine. Si elle est très douce, elle est aussi excessive dans ses sentiments (je retrouve parfois en elle certains traits du caractère de son père) avec dans ses jugements, l’impétuosité et l’intransigeance de la jeunesse. Lisa et Lana sont des amours. On aurait pu penser qu’habituées à être souvent seule avec leur maman, elles risquaient d’être un peu sauvages, pas du tout ! Ce sont d’adorables petites filles très sociables, (tant que maman reste cependant à portée de vue) !

Lors d’une promenade avec Lydie, alors que Lisa et Lana trottinaient devant nous, pleines de curiosité devant les animaux du parc, elle m’a confié en regardant ses filles :

-je ne croyais pas que l’on pouvait aimer autant !

Eh ! Oui ! Ma chérie, c’est cela l’amour maternel.                  

 Inconditionnel et indéfectible !

Je dirai tout simplement qu’elles sont le plus bel exemple de ce que j’ai déjà écrit : la vie continue… passe… et recommence…

C’est inévitable et merveilleux à la fois !

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06 mai 2013

Espoirs...Désillusion et ....solutions ?

 

                       Espoirs,  désillusions  et  solutions

 

Il y avait peu de temps que Robert avait été greffé, lorsque Sylvie est entrée dans la vie d’Eric. Bien évidemment, depuis son divorce, il avait fait d’autres rencontres mais rien d’important. Deux ou trois petites aventures sans lendemain.

Sylvie a une fille, qui à l’époque était adolescente : Emilie. Pour des raisons de commodités (études) elle a choisi de demeurer chez son père. Pas très facile à accepter pour Sylvie, mais les relations avec son ex-mari se passant bien, les choses se sont organisées sans aucun problème.

Elle est arrivée dans la famille, si je disais à un moment serein, je mentirais. Eric comme ses frères était particulièrement tendu. D’abord par rapport à la santé de son père, puis, il ne faut pas oublier que commençait l’aventure de l’étiquette.

Lorsqu’ Eric, Bruno et Pascal avaient acheté leurs maisons, ils étaient pleins de confiance en l’avenir. Finalement, ces moments- là, ont été très heureux. Puis parfois, les choses ne se passent pas toujours selon nos prévisions les plus optimistes, surtout si l’on a de grandes ambitions et que l’on ose prendre des risques !

Nos trois belles-filles ont eu beaucoup de mérite de supporter les changements d’humeur qui alternaient. L’ambiance familiale passait successivement de l’optimisme total au découragement le plus profond. L’humeur de ces messieurs suivait le même rythme ! Les finances aussi !

Je ne sais d’ailleurs pas d’où mes fils tiennent cette faculté de rebondir, même après les pires moments. Ils ne restent jamais à se lamenter bien longtemps et après la survenue d’un problème, il leur faut peu de temps pour trouver une possibilité de, soit redresser la situation, soit tenter autre chose. Cela, du moins dans leur vie professionnelle. En ce qui concerne leur vie sentimentale ou familiale, c’est beaucoup plus difficile. Il leur faut beaucoup plus de temps pour surmonter la situation et faire de nouveau confiance. Une raison de plus pour reconnaître la chance que chacun a eu de rencontrer une nouvelle femme ou compagne, toujours présente encore aujourd’hui.

De leur père, ils tiennent certes, volonté, endurance et une incapacité à baisser les bras devant l’effort quel qu’il soit, mais sûrement pas, cette témérité devant les risques ! Robert est partisan de prudence et sécurité. Il n’aime pas trop l’imprévu et l’incertitude. Pourtant, il ne les a jamais freinés dans leurs projets. Parfois il a tenté de les faire réfléchir encore un peu. Parfois, ils l’ont écouté, parfois non! Une fois leur décision prise, ils en assument toutes les conséquences sans passer leur temps en vains regrets. Ils s’accrochent, et cherchent une solution aux ennuis qui se présentent. Heureusement que l’espoir ne leur a jamais fait défaut, car les ennuis, eux, ont été foison.

Leur négoce de vins et étiquettes marchait doucement.

Un industriel du nord (fabricant de machines) était intéressé et leur proposait de prendre à sa charge la fabrication d’une machine à adhésiver leur étiquette. La machine qu’eux- mêmes avait conçue, si elle marchait sans problème, n’allait pas assez vite pour être utilisée de façon industrielle. Le fabriquant souhaitait en échange l’exclusivité de la fabrication de ladite machine. Et voilà nos garçons en route vers le Nord pour négocier un contrat. Celui-ci fut signé. L’industriel mettait ses commerciaux en action auprès des nombreux imprimeurs parmi leurs clients. Nul doute que l’accord  serait profitable aux deux parties.

Quand je vous dis que rien n’est jamais aussi simple qu’il y parait ! Très peu de temps après cette signature, ils ont appris que le groupe en question, en difficulté, était racheté par un très important groupe français.

 Nouveau rendez-vous et nouveau voyage ! Heureusement, le groupe, comptait respecter les termes du  contrat  et  assurerait, comme convenu la fabrication de la machine.

Leur situation était quand-même toujours en équilibre, sur le fil du rasoir ! Les charges d’une société sont lourdes. La partie la plus lourde à assumer, se composait du règlement des annuités concernant l’enregistrement du brevet dans tous les pays couverts, et, bien sûr, les émoluments du cabinet spécialisé dans ce genre de transaction, et particulièrement dans les conseils pour l’exploitation des brevets. Personnellement, je pense et cela n’engage que moi, qu’au vu du montant des honoraires facturés, ils étaient surtout spécialisés dans l’exploitation tout court !

Eric avait constitué une clientèle assez régulière de clients parmi les châteaux de la région. Pascal, lui s’occupait plutôt des entreprises, Bruno, grâce aux relations qu’il entretenait avec son ami fidèle Laurent, le parrain de Margot, avait toute une clientèle de plusieurs escadrons de chasse et autres corps d’armée. Je devrais peut-être expliquer que Laurent, surnommé PONPON, dans sa profession, est pilote de chasse. Il a  dernièrement été nommé Chevalier de le Légion d’Honneur, pour avoir effectué de très nombreuses campagnes et missions de guerre. Je sais qu’il a courageusement piloté son avion et pris de gros risques, ce qui me fait dire qu’il a amplement mérité cet honneur. La  symbolique de cette distinction n’étant pas le courage  et le patriotisme ?

Après avoir participé à « Label Expo » en Belgique, avec la nouvelle machine fabriquée par l’important groupe français (qui n’a pas été capable de faire une démonstration convaincante, pas la peine de se flatter d’avoir une telle réputation ! Les retombées ont quand même été bonnes. De bons échos dans la presse et la télé régionale. Des contacts ont été pris avec plusieurs pays tels : la Pologne, l’Espagne, l’Italie, La Roumanie, la Belgique…Heureusement qu’ils avaient couvert le brevet sur tous ces pays. Et que Bruno avait eu l’idée de rafraîchir ses quelques connaissances en anglais ! Un peu limitées quand-même !

C’est Bruno qui s’est déplacé pour les premiers rendez-vous. Que de frais supplémentaires ! La situation financière devenait critique, pourtant ce n’était pas le moment de baisser les bras.

Il fallait trouver une solution. Oui ! Mais, laquelle ? Comme à leur habitude, il ne leur a pas fallu longtemps pour trouver. Bien qu’à contre cœur, ils allaient vendre leur maison !

Les maisons furent vendues. Le bénéfice ne fut pas énorme. Il fallait solder les crédits qui couraient encore sur lesdites maisons, mais il pouvait ainsi ne plus (encore !) se verser de salaires sur la société. Ils pouvaient  surtout conserver leurs droits sur le brevet, qu’il était hors de question de perdre ! Donc, toujours de nouvelles annuités, et, bien évidemment d’honoraires au cabinet s’en occupant !

Les voilà tous les trois en loyer (aussi élevés sinon plus que les remboursements des prêts immobiliers initiaux), mais au moins, ils avaient quelques liquidités devant eux. Avec tous les contrats en vue, le bout du tunnel n’était pas loin !

C’était trop beau ! Il y aurait pu avoir quelques impondérables, ou retards, enfin des choses qui arrivent souvent. Celà, ils connaissaient, ils n’auraient même pas été surpris ! Mais non ! Pourquoi faire les choses à moitié ? Voyons plus grand !

Il y a eu la CRISE !!! Nous étions en 2007/2008 !

Les sociétés intéressées, n’ont plus voulu prendre de risques ou n’ont pas pu obtenir les crédits nécessaires. Ils n’annulaient pas leurs projets, non ! Ils verraient dans un an ou deux, comment les choses allaient évoluer.

Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées ! Seul un imprimeur français a maintenu son engagement et respecté le contrat en échange d’une exclusivité nationale. Eric, Bruno et Pascal conservaient cependant le droit de réaliser des micro-séries s’ils le souhaitaient.

La situation devenait tendue. Nous voyons toujours l’un de nos fils, lorsqu’il rentrait chez lui, le soir. Notre maison se trouvait sur leurs chemins à tous les trois. Donc, il y en avait toujours, un qui s’arrêtait. S’ils arrivaient tous les trois à la queue -leu –leu, c’est que la journée leur avait apporté des raisons de se réjouir et ils venaient nous en faire part ensemble. Il m’est arrivé lorsque je voyais une seule voiture, passer devant chez nous, puis tourner dans le chemin pour s’arrêter,  de soupirer : qu’est-ce qui se passe encore ? Je savais que lorsque la journée avait été trop difficile ou décevante, celui qui s’arrêtait allait critiquer ses frères ce jour -là. Le lendemain c’était l’inverse, un autre jour, c’était le troisième qui déversait son inquiétude et n’était pas d’accord avec les deux autres. Un roulement bien rodé ! La visite terminée, lorsque le fils (n’importe lequel) repartait, la plupart du temps, il avait réussi à nous convaincre, que lui, s’il était seul, aurait agi différemment et plus intelligemment ! Parfois, nous en étions convaincus, jusqu’à ce que le lendemain, l’un des deux autres vienne avec un avis différent. Très difficile pour nous de juger qui avait raison ou tort ! Ils avaient chacun d’excellents arguments. Il y avait parfois, heureusement, la pointe d’humour de Bruno pour nous faire sourire d’eux-mêmes et de leurs déboires. Ils avaient juste besoin, de temps en temps, d’évacuer le stress causé par leur situation et notre maison était le couvercle qu’ils soulevaient lorsque la pression était trop forte ! Nous écoutions l’un ou l’autre, en espérant de meilleurs lendemains. Honnêtement, il nous est arrivés, à Robert et moi de penser : j’aimerais autant, qu’aujourd’hui, il n’y en ait pas un qui, seul, s’arrête !

Nos fils ont décidé, que quoi qu’il arrive, ils garderaient la propriété de leur brevet. Ceci étant dit, il fallait être réaliste et prendre des décisions.

Eric, le premier, lorsqu’une connaissance de Bruno a cherché un responsable pour son centre équestre, a décidé d’accepter ce poste. Je ne pensais pas que Sylvie accepterait ce dépaysement. C’est plutôt une fille de la ville, aimant les magasins, les rues piétonnes etc…De plus, elle serait encore un peu plus éloignée de sa fille. Pourtant, elle n’a eu aucune hésitation, je vous le disais, que mes fils ont finalement  de la chance !

Quelques mois plus tard, Pascal a eu l’opportunité d’entrer comme commercial dans une agence intérim, grâce à son copain de jeunesse, celui-là même qui avait, avec lui, tenté : »DEPANEXPRESS » et participé à la fabrication de la machine à adhésiver, je n’avais pas dit son nom, il s’appelle lui aussi Pascal, surnommé Cacao !

Bruno a repris un bail commercial de photocopies et imprimerie à une connaissance. Pas une imprimerie comme l’autre, nous sommes maintenant à l’ère de l’informatique. Pour commencer il fait sous-traiter les travaux tels que cartes de visites, flayers et autres. Il fait également toutes sortes de panneaux, décorations de vitrines, habillages de véhicules, etc…

Il a trouvé deux investisseurs dont un ami. La part de Bruno et ses frères est constituée par l’apport du brevet dans la société. Un commissaire aux apports, indépendant, a été mandaté par le tribunal de Bordeaux, pour expertiser le brevet. Il a été évalué à deux-cents –quatre –vingt mille euros.

Ils sont donc, cinq actionnaires. Eric, Bruno, et Pascal, disposant chacun de vingt pour cent des parts et les deux autres actionnaires en ayant vingt pour cent chacun, également. Ainsi les trois frères, toujours unis, seront toujours majoritaires.

 L’union fait la force !  

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L'entrée de la dernière entreprise......dernière...du moins pour le moment ! Avec mes fils...............

Et, toujours continuent les soucis qui accompagnent toujours les sociétés nouvelles!  Mais, nous sommes habitués et Bruno continue de se battre !

Posté par emiliacelina à 21:47 - Commentaires [8] - Permalien [#]
05 mai 2013

Quelques explications sur l'étiquette...

L'aventure continue...

Durant cette année 2002, premier prix au concours de l’innovation, organisé par la chambre des métiers de la Gironde.

 

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Comment voulez-vous que les inventeurs n’aient pas été pleins d’espoir !

Voici quelques exemples. Je vous les présente à ma façon, c’est-à-dire tout simplement. Pour une utilisation, je dirai …conviviale ou familiale. Personnellement c’est ce côté qui m’a plu dans le concept. Nos enfants ont un dossier beaucoup plus complet, et qui intéresserait plutôt des professionnels. Je n’entrerai pas dans les détails de la conception, beaucoup moins simple qu’il n’y parait.

Les modèles qui suivent concernent notre famille.

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L’étiquette est constituée de trois feuillets (ou plus si on le souhaite) qui s’ouvrent comme un livre, grâce à une petite languette détachable que l’on tire sur le côté. Les pages s’ouvrent alors, et l’on peut inscrire sur ces feuillets, tout ce que le client désire. La photo ou le dessin que l’on trouve en premier sur l’étiquette qui se colle de façon auto-adhésive sur le flacon ou la bouteille ou tout autre contenant que l’on souhaite. A l’intérieur, on imprime les textes de son choix, faire-part de naissance ou de mariage, avec tous les détails voulus. Aussi bien, anniversaire, remerciements, félicitations, publicités, menus, que sais-je encore ? Il suffit de faire preuve d’un peu d’imagination !

 Les feuillets sont détachables un par un si on le veut. Je peux vous dire pour l’avoir vu faire, que les invités se font un plaisir de prélever un feuillet souvenir et de le ranger dans leurs sacs ou porte-feuilles. La photo, présente sur l’étiquette se retrouve sur le dernier feuillet qui reste collé sur le flacon. Rien ne montre qu’il ne s’agit pas d’une étiquette classique. Cela crée un réel effet de surprise !        

Il suffit de fournir les textes que l’on désire, ainsi que les photos, soit par courrier, soit par internet, et l’on reçoit les étiquettes que l’on pose soi-même.

Une bouteille qui semble tout à fait ordinaire.

Sur le côté, la languette qui délivre les feuillets.

En ce qui nous concerne, nous avons choisi de créer une étiquette pour chacun de nos petits- enfants. Nous ouvrirons ces bouteilles, un jour, pour une occasion vraiment particulière.

Pour un mariage, par exemple, l’on peut ainsi, insérer la

photo des époux,  leurs remerciements, le mot des parents, celui des témoins, le menu, voir un petit poème. A chacun le choix de ses textes et les occasions à fêter.

On peut penser que je ne suis pas bon juge (on prétend que l’on ne peut pas être juge et partie) mais je trouve cette possibilité de personnaliser un repas, ou un évènement, très sympathique.

Voici juste trois exemplaires d’articles sur les journaux parmi les nombreux parus tout au long de l’aventure.                

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Posté par emiliacelina à 23:07 - Commentaires [6] - Permalien [#]