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la vie continue ... toujours !
31 août 2022

Mais...bref !

Apres mon séjour chez le fiston à Soulac ( écourté malheureusement) je suis rentrée chez moi car j'avais plusieurs rendez-vous programmés. Otho rhino, ophtamo, dentiste.

Mais ce n'est pas pour cette raison que j'ai délaissé le blog. D'ailleurs j'ai certains de ces RV qui seront  reportés début septembre et il n'y a rien de grave de ce côté là.

Par contre  ce qui m'a fichue en l'air c'est de me retrouver avec un neveu de moins.

Il avait 55 ans. Sa mère (une de mes nièces) et son père  sont effondrés. Ils avaient un garçon et une fille. Ils ont perdu leur fille à 19 ans (accident) et maintenant le fils de maladie d'abord et crise cardiaque.

Ils se retrouvent maintenant avec seulement une petite-fille qu'ils adorrent (31 ans).

Je crois que de me plonger dans leur peine m'a pas mal fichu le moral dans les chaussettes. Que leur dire à part :  courage et les prendre dans nos bras ?  

Ils vont avoir beaucoup de mal pour surmonter la situation.

Elle m'a dit : reviens me voir, ça me fait du bien de voir et parler avec une tante que j'aime... alors...je vais retourner les voir et les écouter s'épancher...un peu.

Que faire d'autre ? 

MAIS...  bref !

 

 

25 mai 2022

Si ce n'est pas de l'amour ça!

Hier soir je suis allée faire un tour chez mes petits-coeurs (qui entre-nous soi-dit, ne sont plus si plus si petites que ça!) pour leur amener des trucs que j'ai cousus : Pantalons, corsages...

Lydie la maman rentrait juste du travail. Je lui demande:

-"ta journée s'est bien passée? Les enfants ont été sages ?"

Elle travaille dans une école maternelle . 

- " oui! aujourd'hui, j'ai eu plusieurs demandes en mariage"

-"Ah! Oui! Raconte..! ".

Je vous répète l'affaire tellement j'ai trouvé ça mignon.

 - Lydie, on t'aime , on veut se marier avec toi!

- Mais, ce n'est pas possible...

-  pourquoi ?

-Parce-que j'ai déjà un mari !

- AHhh! de déception   t'as un mari?

- eh! oui !

- Comment il s'appelle ?

- Mario! Et puis c'est impossible, de toutes façons!

- Pourquoi ?

- Parce-que vous êtes des enfants et qu'un adulte ne peut pas se marier avec un enfant c'est interdit!

- Mais, quand on sera grand ?

- Ben non! Parce-que , quand vous serez grands je serai vieille!

- Mais ......on t'aimera quand-même même que tu sois vieille....

Si ce n'est pas de l'amour ça !

Sue cette petite histoire, je ferme le PC et je charge la voiture car je file à Soulac pour 3 ou 4 ou 5 jours.... cela dépendra du temps!

-

-.... 

-  

6 mars 2022

C'est vrai j'ai délaissé mon blog...

C'est vrai! J'ai délaissé mon blog depuis un moment. Mais, bon, vous le savez j'étais bien trop préoccupée avec la santé de ma belle-soeur pour vous en infliger tous les détails.  Comme prévu après pludieurs jours à épier son souffle difficile nous avons accompagné ses dernières heures jusqu'au 24 février. Je vous épargne les détails. Les obsèques n'aurons lieu que le 8 mars, je vous laisse imaginer : 12 jours car  la situation actuelle n'a pu nous fournir de chambre mortuaire et que nous devons la garder à son domicile jusque là..... moi, je rentre souvent chez moi mais ses enfants...les pauvres !

Donc, comme les informations sont déjà si l''on les écoute suffisantes pour plomber le moral de tout le monde je n'allais pas en rajouter ....un jour je parlerai d'elle...ma nièce, belle_soeur et indéfectible amie. Elle est tout çà!

Le 8 , ce sera mardi. Mercredi après-midi je filerai à Soulac. Les mercredis matins je garde mon arrière petite-fille de 5 ans qui ne veut plus aller à la garderie et préfère venir "chez petite mamie" !  

Donc, j'espère que la semaine prochaine je me plongerai avec plaisir sur l'ordi et aurai les idées assez claires pour y pianoter.

18 septembre 2021

Pensées moroses...

DSepuis pas mal de temps je reconnais que je délaisse beaucoup mon blog. 

Pas trop de chose à raconter. Quelques séjours à Soulac comme la semaine passée. C'était l'ouverture de la chasse le dimanche . Journée sympathique puisque elle s'est passée chez  le fiston.

Je suis rentrée mercredi car je voulais aller voir ma belle soeur.( J'y vais souvent).  La décision est prise on l'opère du cerveau (tumeur qui évoue trop vite). et elle a très peur. Moi aussi pour elle mais il n'y a pas le choix. Elle a déjà quelques symptomes et sinon  la paralysie la guette. On ne peut pas lui garantir ce que seront les suites....

Journée de l'intervention mercredi.  Je ne parviens pas trop à penser à autre chose

Je vous souhaite un bon dimanche.

 

 

20 décembre 2020

Ç est décidé !

Aujourd'hui , dimanche 17 heures   ,tout en regardant un film nunuche , vautrée  sur le canape je joué aux cartes( solitaire)  sur ma tablette.

La journée à été plutôt ensoleillée mais, déjà,  le jour s'assombrit.

À côté,  MUu "bulle" sur son canapé.  Pascal est parti avec son fiston sur le lac . Ça lui manquait.

Donc, puisque j'ai la tablette dans les mains...  pourquoi pas une petite note ?

C'est décidé  chacun fera le réveillon chez soi.  Nous serons séparés 

C'est la première fois que cela  arrive. La première fois que je n'aurai pas tous mes poussins avec moi. 

L'année  2020 a mal commencé  pour nous et elle ne finit pas bien non plus!. Mais nous ne sommes hélas  pas les seuls à prévoir un réveillon en ombre limité.

Ce sont les enfants qui ont pris la décision .  Je serai donc à  côté avec PAscal et MUmu mais j'aurai aussi mes petits coeurs  et leurs parents. Nos serons donc huit.

LA décision  prise,  par eux, je me sens soulagée  et, du coup , je suis allée ce matin passer commande  d'huîtres et hier une grosse commande chez mon boucher ... pour simplifier les choses ce sera : pigeons au foie gras, Filets de chapon farci sauce truffée  et tartelette de legumes confits et gratiné dauphnois aux cèpes. 

J'ai commandé pour tous sauf pour le fiston aîné  et Sylvie qui sont invités chez la soeur de Sylvie.je les aurai le 25 à midi!

J'ai toujours organisé  le repas du réveillon et ce n'est cette année  que je vais changer!!!! Même si les enfants rouspetent !

Non mais !

DONC aujourd'hui j'ai décidé  de decongeler mes deux congélateurs (le petit de la cuisine et celui du garage) qui en avaient bien besoin et des demain je commence les amuse gueules.

Nous serons huit à  côté  et ils seront neufs chez le deuxième fiston. 

Trois absents ( conjoints des petits enfants)qui en profiteront pour aller dans leur famille. 

L'une de mes petites filles  m'a dit : c'est triste mamie mais on ne veut pas prendre de risque avec toi et MUmu on culpabiliserait trop !

Bon! Ils ont raison! ... Il y bien d'autres raisons de se lamenter et  de personnes plus à   plaindre que nous.

Mais il me tarde d'être à  l'année prochaine...... quoique !!!   

Mais essayons de ne pas trop y penser  !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30 novembre 2020

Pas rendu mon devoir...

Pas rendu mon devoir: Pourquoi ?  Tout simplement parce-que , comme vous le savez  je suis à fond dans le tricotage mon bras, mon épaule et ma main ont crié grâce et j'ai mis le nez  enfin je devrais dire les yeux sur la télé et Netflix pour regarder une série  (jeu de dame" Résultat, une fois commencé j'ai regardé jusqu'à la fin et tant que j'y étais j'ai continué avec divers films!  Enfin pour faire court j'ai "comaté sur le canapé. Un gros coup de flemme et d'ennui ....Et résultat n°2 j'ai complètement zappé le devoir ! Même pas pensé une seconde!

Ce matin , en "petitdéjeunant " évidemment direct chez les habitués je m'en suis voulue. Vous me direz que j'aurai pu m'y mettre immédiatement le professeur n'aurait jamais su que je n'ai pas pensé à lui durant tout un week-end...mais j'avais prévu d'aller voir ma belle-soeur qui attendait ma visite impatiemment. J'ai donc passé la matinée à faire des crêpes  (pour elle, et tant que j'y étais pour Marie pascal et Mumu) .je ferai la distribution ce soir.

J'ai passé l'après-midi avec ma belle-soeur qui avait un IRM ce matin. J'avais emmené une seconde autorisation de sortie pour pouvoir tranquillement dépasser les trois heures (pour le retour puisque je n'ai pas été controlée à l'aller) au retout non plus d'ailleurs! Les nouvelles ne sont pas mauvaises , enfin, pas plus! Il y a une légère amélioration mais je l'ai trouvé bien fatiguée. Il lui faut continuer l'immunothérapie jusqu'à juin . Le staff médical est satisfait. On va faire confiance, la métastase au cerveau diminue un peu! La consultation prochaine lui en dira un peu plus. Elle n'est pas comme je l'étais pour Robert une "harceleuse" pour avoir plus de précision à chaque fois! 

Donc, je vais aller lire chez chacun (nes)  et puis ...peut-être que je le ferai , ce devoir, avec retard, mais...après vous avoir tous(tes) lus(es) pas sûr que je trouve une idée ...

11 novembre 2020

YOUPPY !

Le petit fils a repris les cours au lycée organisé à jour passé

Lorsqu'il a été testé positif au corona ils étais sept dans sa classe. Six , dont lui, n'ont ressenti aucun symptomes. Le septième est malade avec problèmes respiratoires mais n'est pas hospitalisé, il n'a pas repris les cours.

Ce soir j'ai appelé mes petits coeurs pour qu'elles me disent ce qu'elles désirent pour noel,si c'est possible  je commanderai par drive, pas envie d'aller faire les magasins.

De toute façon , je ne prévois encore rien de plus, je serai bien étonnée que l'on puisse se réunir pour le réveillon et même si le confinement devait être levé je pense que nous devrons nous montrer hyper prudents.

En ce qui nous concerne , même si l'on veut se cantonner à la famille vraiment proche nous dépassons les vingt personnes!

Comme le disent les enfants et petits-enfants (qui me fuient comme la peste par prudence et surtout de peur de se sentir responsables si j'étais malade) c'est mal barré!

Ils se vengents sur le téléphone... J'ai des nouvelles...

J'ai fouillé dans mes tiroirs à la recherche de pelotes de laine et je me suis remise à la machine à tricoter en attendant la livraison que j'ai faite hier chez Spéranza j'ai pris du blanc de Cheval Blanc (en quantité) parce-que c'est une laine que je connais bien. En règle générale je n'aime pas trop commander de la laine par internet, mais là.....Et le blanc c'est toujours joli.

Ça me manque un peu de ne pas pouvoir aller fouiner dans le grand magasin de laines et tissus, mais, bon! Il y a pire!

Ce qui m'ennuie le plus c'est de pas pouvoir aller rendre visite à ma belle soeur toujours en traitement d'immunothérapie.  

Je l'appelle tous les jours, elle tient le coup, elle en a jusque en juin de l'an prochain. Heureusement elle a son mari (le frère de Robert) mais ses enfants sont prudents eux aussi et elle ne les voit pas comme elle l'aimerait surtout qu'elle vient d'être arrière grand mère pour la seconde fois.

Je lui téléphone tous les jours, mais quand on ne sort guère et que l'on ne voit pas grand monde on n'a pas grand chose à se raconter une fois que l'on a demandé des nouvelles des enfants...  mais je fais des efforts et ma fois j'arrive même à la faire rire ! 

Elle a son mari (le frère de Robert)  quand je tombe au tel sur le moment ou il est sorti chercher le pain on lui casse un peu de sucre sur le dos... c'est là que l'on réussit à rire surtout parce-qu'il l'énerve par trop de prévenances ( j'aurai pas cru , mais c'est bien) elle n'était pas trop habituée mais depuis qu'elle est malade c'est devenu "la" fée du logis et  il passe continuellemet l'aspirateur dès la moindre miette!

Le fiston à côté a pris deux jours pour nettoyer mon jardin demain et vendredi. Eric va venir de Soulac (il dira qu'il vient voir sa vieille mère très agée)  aussi. La déchetterie est ouverte ils vont tailler la haie et tondre : il y a du boulot !

Ils vont m'obliger à  rester à distance d'eux mais ils ne m'empêcheront pas de les avoir à ma table ...elle est grande... Pascal a déjà été testé négatif et Eric n'est pas sorti de sa "campagne". YOUPPY !!!!!

 

 

 

16 avril 2020

suite et fin ...

 J'oubliais cette pauvre Juliette....  qui termine  sa confession son histoire.
Je me demande d'ailleurs comment vous faites pour ne pas en perdre le fil !
                                                                    ****

Comment aurais-je pu,  imaginer qu’un jour je pourrais me trouver en face de vous ?
   
La nuit était très avancée quand j’eus terminé de parler. Remuer tous ces souvenirs m’avait épuisée.
Marie, Mélody et Jacques restaient silencieux et ce silence me fit peur.  Je ne me suis pas sentie la force d’affronter leurs jugements.
Je me suis levée et prétextant la fatigue je les ai priés de bien vouloir m’excuser. Sans leurs laisser le temps de me répondre j’ai regagné ma chambre.
J’ai eu beaucoup de mal à trouver le sommeil je dormis très peu me posant tellement de questions. La plus importante à mes yeux se résumait en neuf mots :
Vais-je être pardonnée et acceptée dans leur vie ?
                                      *****
Réveillée très tôt, j'ai pris dès sept heures, la direction de la plage. Le sable est frais sous mes pieds nus et mon regard se porte vers l’infini; au-delà des vagues qui viennent se briser sur la plage là où l’océan redevient calme.
Le soleil matinal, s’il m’aveugle et m’oblige à cligner des yeux n’est pas encore vraiment chaud. Je regrette cependant de ne pas avoir pris mes lunettes de soleil.
La plage est déserte. J’ai marché le long de la grève, délaissant les alentours du ponton de l’hôtel qui seront bientôt fréquentés par la clientèle qui assaillira les terrasses pour le petit déjeuner pendant que les enfants s’éparpilleront sur la plage à recherche de possibles coquillages.
J’aime l’océan même s’il m’impressionne par son immensité.
J’aime sa force lorsqu’il se déchaîne et laisse percevoir une fureur incontrôlable et j’aime sa douceur lorsque, comme aujourd’hui il se fait scintillant et lisse et que son bleu se confond avec celui du ciel.
L’Atlantique, je l’ai tellement détesté, puis aimé tour à tour.
Je ne pensais pas qu’un jour je serais heureuse de le retrouver si identique à mes souvenirs.
Je suis consciente qu’à partir de ce jour, soit je l’aimerai toujours car il restera lié aux retrouvailles avec ma fille et sa famille, soit sa vue me sera à jamais intolérable si ceux -ci n’ont pas la force de me pardonner.
Je m’éloigne du bord des vagues qui viennent mourir à mes pieds et remonte vers le muret de pierres qui retient le sable qui menace d’envahir la chaussée.
Je m’y assieds, le regard toujours perdu dans le vague.
Je pense à hier soir.
J’ai tout dit de ma vie. Je me suis mise à nue. Trop peut-être ?
Je n’ai pas triché, ni menti, ni dissimulé.
Marie me ressemble tellement. Je n’ai pas trop osé soutenir son regard si semblable au mien mais sans la lassitude de l’âge et de la vision de tant de misères croisées sur mon chemin. Ses yeux à elle, sont brillants et reflètent l’amour qu’elle porte à son mari et sa fille lorsque son regard se pose sur eux avec amour et fierté.
Mélody… mon dieu comme elle est jolie !  Ses éclats de rire spontanés ont beaucoup égayé le repas lorsque son père parlait des femmes de sa vie !  Elle semble vive et spontanée comme on peut l’être à son âge, mais ses yeux semblent lire à travers les vôtres et deviner ce que l’on ne dit pas. Je pense qu’elle a bien fait de choisir des études de psychologie. Je suis persuadée qu’elle aidera beaucoup de monde et que ses patients l’apprécieront.
Les questions défilent obsédantes. Je ne peux me mettre à leurs places, je suis consciente que je ne peux juger avec impartialité mes propres fautes. Comment ont-ils perçu   ressenti et jugé mon histoire ? Me suis-je bien exprimée … ou trop exprimée ?  Pourquoi suis-je partie si vite dès la fin de mon récit ? 
Le soleil, la fatigue et les émotions des derniers jours ont   raison de moi et je ferme les yeux un instant.
                                        *****
Une voix lointaine me parvient portée par le vent léger. Je regarde autour de moi. J’aperçois sous le soleil devenu éblouissant deux silhouettes sur la plage qui viennent dans ma direction. La main sur le front en guise de visière je les regarde s’approcher…
- « Mamie ! »
Le cœur battant la chamade, je les reconnais…
-« Mamie nous te cherchions ! Nous commencions à nous inquiéter. Nous espérions te voir au petit déjeuner ! »
Les voici auprès de moi. Marie s’assied à ma droite, Mélody à ma gauche.
Incrédule je réalise soudain qu’elle m’a tutoyée et appelée Mamie. L’émotion est trop forte et me laisse sans voix pendant que je laisse couler librement mes larmes.
Dans le silence, elles attendent que je cesse de pleurer puis, alors que Mélody me tend un mouchoir, Marie décide en me prenant fermement la main :
-Allez ! Viens maman, allons retrouver Jacques !
Je me lève et devant mon regard embué l’océan ne m’a jamais paru plus beau !
                                                                               FIN 
15 août 2019

Quelques nouvelles...

Je n'ai pas été très présente sur les blogs ces derrniers jours. 

Un peu difficiles d'ailleurs les jours en questions.

Aujourd'hui ça va un peu mieux. J'ai le choix entre prendre mes aiguilles et tricoter la layette pour Marie qui est malade comme il se doit pour beaucoup en début de grossesse, ou venir sur le blog....réflexion faite je vous choisis car rien ne me dit que demain sera "cool" !

Par où vais-je commencer?

Je vous avais dit que Jimmy et sa copine étaient revenus de leur tour du Portugal et Espagne fin février. Depuis ils logeaient avec le camping car dans notre jardin. 

Jordan , lui, revenu de Guadeloupe en aoüt 2018 , séparé d'avec sa copine, est revenu à côté chez Pascal et Mumu.

Nous avons donc pris l'habitude d'un va-et-viens perpétuel entre chez nous, par  les terrasses ou le jardin ou même le garage dans lequel je vous défie de pouvoir y mettre un pied !

Aujourd'hui Jimmy et Marine n°2, viennent de reprendre la route mais ils vont revenir le mois prochain!

Jordan a enfin retrouvé un apparement mais la remise des cles est reportée à dans deux semaines car l'agence est en vacances! En attendant, je vous le donne en mille, il réussit à quand-même entreposer un peu de meuble chez nous!!  C'est le vrai de vrai B...el !!!! 

L'histoire n'a pas que des désavantages , elle a aussi ses bons côtés:

J'ai de la main d'œuvre qui se précipite pour me décharger la voiture dès-que je reviens des courses,pour me sortir la poubelle et la rentrer, pour tondre le jardin fréquemment, tailler les arbustes et la haie, m'attrapper ce qui est placé trop haut sur les étagères (m'évitant de monter à l'escabeau) arroser et enrouler le jet comme Robert aime et écouter patiemment celui-ci qui leur donne conseils sur conseils, sans que je ne le demande !

Pascal et Mumu viennent de partir sur le lac pour quatre jours. Même ma voisine d'en face qui m'a laissé ses cles pour ouvrir et fermer le soir ses volets est partie jusqu'à dimanche.

Ça nous fait tout bizarre , nos avons l'impression d'être seuls au monde! Il va falloir que je me re-habitue à faire des "gamelles" de pâtes et frites et...et...etc....! moins conséquentes car je savais que les restes n'étaient jamais perdus ! 

Hier, journéee un peu particulière.

Mumu est allée chez le médecin qui la suit pour son problème lié aux poumons (merci le cigarette!). Il lui a trouvé un souffle au cœur mais vu sa pathologie lui a imposé d'aller aux urgences après avoir vainement tenté de lui trouver un cardiologue qui puisse la prendre tres vite.

Bon ! Fausse alerte , elle n'a rien mais le soupçon était "petite crise cardiaque". ou "début de crise cardiaque " je ne sais plus!

Evidemment elle ne se sentait pas mal du tout , ce qui fait que ce matin elle m'a narré son aventure.

Pendant qu'elle attendait avec Pascal aux urgences, un infirmier (je suppose) roumain ou autre, avec un fort accent,  la cherchait et appelait  en évidemment écorchant  fortement son nom.

Au bout d'u moment Mumu a compris et a lancé  : c'est nous ! 

-Ah ! Bonjour Monsieur Allez ! C'est à vous !

- Non! C'est pour moi lance Mumu.

-C'est pour vous ?????

- Bon.

Dans la chambre ou on lui demande de revêtir la chemise traditionnelle elle se change.

Arrive un ambulancier ou aide ...ou...autrel qui vient la chercher.:

- Couchez-vous..

-Quoi? 

- Il faut que je vous enmène dans le lit!

-Ah! Mais non ! Je vais pas me coucher regarder moi, je peux marcher....

- C'est obligatoire! Déjà que l'on vous a cherché partout avant de vous trouver...- Vous m'avez cherchée où 

- Dans la salle d'attente...

- Vous 'avez pas eu l'idée de regarder à côté où il y a la machine à café..

- Si, on a appelé 

-Il fallait avancer à la porte qui donne dehors! On prenait l'air! 

-Oh ! Alors ...si vous allez dans la voiture .....

Tout ça sur le ton de la plaisanterie.

-Attendez, je vais voir si je peux vous emener sur vos pieds.

Il revient:

-Désolé, vous devez au moins être dans un fauteuil! C'est obligatoire!

Et les voilà partis dans les couloirs. Il pousse le fauteuil avec   "douceur".

Mumu :

- Ç'est encore au 80 chez vous ? Je sens que vous allez prendre ma place et que je vais conduire !

- Alors vous! Qu'est-ce que ce serait bien si on n'avait que des malades comme vous!

Mais....Je ne suis pas malade !

Elle avait raison ! Mais...Elle était pressé de repartir. C'était le dernier jour de travail de Pascal et ils avaient prévu de partir sur le lac !

 

 Oups! J'allais oublier:

Le 20 arrivent nos guadeloupeens avec 2 chiens et un chat.....ils vont devoir aller chez les parents du garçons en attendant que Jordan ait ses clés pour laisser la place à côté !

 

9 août 2019

Comme promis à Ambre Neige

Comme promis je joue le jeu aussi chez Ambre....Avec retard....mais ne dit--on pas que vaut mieux vaut tard que jamais....  Enfin....j'essaye....

 

Quatre emplois que vous avez occupes dans votre vie:

Prepareuse en chaussures.....  Ça fait mieux que de dire ouvrière dans une usine de chaussures durant dix ans !

Puis épouse...épouse...  ôtez moi d'un doute : c'est bien un emploi non ?

Puis maman  maman. maman.... et je me demande pourquoi  cet emploi ne me donne pas encore droit à la retraite....

Si je donne le détail..... Ç a fait beaucoup plus de quatre emplois!!!!!

Quatre films que vous regarderiez encore et encore

Heuu.....  Autant en emporte le vent

La famille Bélier

Bambi

Etc...etc....

Mais pour que je re-re- regarde un film il faut que je l'ai vu i y a tres tres tres longemps ! 

 

Quatre lieux où vous êtes allée en vacances

Chez ma tante pour les vacances scolaires

En charentes pour nos premieres vacances de couple  (a Beaulieu sur Sonnette)

Dans les Pyrénées dans un chalet avec nos enfants  encore petits 

À Soulac dans le mobil home du centre équestre ou travaille le fiston ....

 

Quatre endroits où vous avez vécu

 

Chez mes parents a Bordeaux  quartier St Augustin où  je suis née et où  j'ai vécu cinq ans après notre mariage....

À Bordeaux quartier des Chartons près du jardin public

Dans notre première maison à nous au Haillan

Dans notre seconde maison (Après avoir vendu la premiere) nous y manqiuons de place car ma mère était venue vivre avec nous et que j'avais recueilli ma petite nièce après le décès de ma belle soeur.  A St Medard en Jalles

Et enfin dans notre maison actuelle a Arsac  ..( Après avoir vendue la seconde trop grande une fois ma mère décédée et les enfants mariés.  ..C 'est ma preferee: elle est petite, j'en ai dessine les plans et je m'y plais beaucoup face aux vignes.

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Quatre choses que vous faites quand vous allez sur le net

Je verifie mon compte bancaire chaque matin 

Je file sur mon blog 

Je file aussi chez les copines (in) habituels....

Je fais un petit tour rapide sur facebook

Quatre endroits où vous aimeriez être en ce moment

Dans le mobil home a Soulac

Sinon pas envie d'être  ailleurs 

Qutre personnes à qui refiler le bébé

Trop tard pour çà...tout le monde a déjà  joué.....🙂🙂🙂

24 juillet 2019

...... Suite N° 4

Suite N° 4

 

Est-ce que je l’aimais ? Je ne sais pas. Mais j’étais heureuse, parce-que, lui, il m’aimait ! On ne m’avait jamais dit je t’aime. Même pas ma mère, c’était une taiseuse. C'était compréhensible avec la vie que mon père lui avait fait vivre

Je ne mis pas longtemps avant de tomber enceinte

Est-ce que l’annonce de cette grossesse m’a rendue heureuse ? Bien sûr ! Pierre l’était lui, pleinement. Mais une sorte d’angoisse dont je ne parvenais pas à me défaire m’envahissait insidieusement. Pierre m’aurait épousée si je l’avais voulu, mais je refusais. J’avais vu ce que le mariage avait apporté à ma mère ! Je pense que j’avais peur. Peur de ne pas être une bonne épouse et peut-être encore plus inquiète à l’idée de ne pas savoir devenir une bonne mère.

Je parvins à la fin de ma grossesse complètement épuisée physiquement et moralement.

La « sage-femme - infirmière » de Bourcefranc a craint pour ma vie. Mon accouchement fut long et compliqué mais je mis au monde deux petites filles dont, l’une, malheureusement ne survécut pas.

Je me souviens avoir immédiatement pensé : c’est de ma faute ! Je ne suis bonne à rien ! Mon père avait raison !

La preuve : j’ai laissé mourir l’une de mes petites filles. Je ne suis pas une bonne mère ! Je ne le serai jamais !

Il me restait Marie. Je ne sais pas aujourd’hui si c’est que sa sœur lui manquait, mais elle pleurait beaucoup, même quand je la prenais dans mes bras. Elle ne cessait de hurler que lorsqu’elle était dans les bras de son père et ses pleurs me confortaient alors dans le mépris que je pensais mériter.

J’étais sûre qu’elle ne m’aimait pas et qu’elle m’en voulait de l’avoir séparée de sa sœur jumelle.

J’en vins à ne plus oser la toucher et je déprimais jusqu’au jour où l'envie irrésistible de fuir fut la plus forte et me poussa à   prendre la fuite.

Je partis… Pour aller où ? Je ne savais pas. Je voulais juste ne plus entendre mon bébé pleurer par ma faute !

Je montais dans le premier bus qui passait et épuisée je m’endormis pour ne me réveiller qu’au terminus à  Rochefort. En regardant autour de moi j’avisais une auberge de l’autre côté de la place et réalisais que j’avais faim. J’y entrais et commandais un chocolat et des croissants. En réglant ma consommation j’avisai l’affichette proposant un emploi de serveuse logée et nourrie. Je demandais si la place était encore libre. L’aubergiste, une accorte et plantureuse femme d’une cinquantaine d’années m’observa un instant, m’informa en insistant que je devrai aussi faire la plonge, puis comme j’acquiesçai accepta de me prendre à l’essai.

Les journées étaient longues et fatigantes et cela me convenait. Je n‘avais pas le temps de penser et le soir je tombais dans mon lit et m’endormais aussitôt.

Je refusais de laisser mes pensées s’évader vers ce que j’avais laissé derrière moi. Je reniais ce passé qui me faisais honte et je parvenais à l’oublier en m’investissant dans le travail jusqu’à l’épuisement. Il est arrivé qu’un client me propose un rendez-vous mais je refusais toujours. La propriétaire de l’auberge me reprochait de ne pas être suffisamment gracieuse mais… je ne savais pas sourire et encore moins rire. L’avais-je jamais su d’ailleurs ?  Pas à ma souvenance !

Il y avait des consommateurs habitués et d’autres simplement de passage. La plupart des habitués étaient des employés de l’association   Médecins Sans Frontières.  Parmi ces derniers figurait Alexandre. Il était médecin spécialisé dans les maladies tropicales. Lorsqu’il a commencé à venir y prendre chaque jour son repas de midi, je travaillais à l’auberge depuis deux ans.

Il venait de rentrer de mission. C’était un client patient et peu exigeant qui me laissait toujours un pourboire généreux. C’est en le remerciant que je remarquais ses yeux d’un bleu intense qui semblaient voir au-delà des apparences. Je n’osais pas trop soutenir son regard car il me semblait qu’il cherchait à me deviner.

Un jour il m’a proposé de prendre un café avec lui. Contrairement à mes habitudes j’ai accepté et me suis assise à sa table pour un instant.

Petit à petit l’habitude a été prise. Je l’écoutais me parler de son travail et me rendais compte du dévouement qu’il devait déployer pour l’exercer.

C’était un bon narrateur et patiemment, il est parvenu à me faire participer à la conversation. Un peu au début puis plus librement. Il en choisissait les sujets avec subtilité pour ne pas heurter ma sensibilité exacerbée.

Fin psychologue il n’a jamais cherché à savoir ce que je ne voulais pas dire. Il s’est contenté d’être là. Par petites touches il m’a apprivoisée et le soir nous faisions des promenades sur le port. Il me parlait de ses voyages et je l’écoutais, posant des questions tout en regardant tous ces bateaux qui me faisaient rêver. Il lui arrivait parfois de placer son bras sur mes épaules et je ressentais une impression de sécurité que je n’avais jamais connue.

Peu à peu, nos rencontres me devinrent indispensables et pour la première fois de ma vie je me surpris à attendre l’heure d’un rendez-vous avec impatience.

Lorsqu’il m’a raccompagnée et embrassée pour la première fois, l’émotion m’a laissée sans voix. Un baiser tendre, lent, interminable, profond, doux et pourtant impérieux qui fit monter un léger gémissement du fond de ma gorge. Je me sentais délicieusement perdue et aurais voulu que ce baiser ne finisse jamais.

Quand il m’a invitée à aller chez lui pour mon prochain jour de repos, j’ai accepté sans prendre le temps de réfléchir.

Le jour venu, il a décidé que cette fois, ce serait lui qui me servirait ! Son appartement était très simple pour ne pas dire spartiate, mais la table était recouverte d’une jolie nappe blanche au centre de laquelle trônait un magnifique bouquet de pivoines et quelques bougies allumées.

Comme je restais hésitante devant la porte qu’il venait d’ouvrir, d’une main il fit glisser mon manteau de mes épaules et le jeta négligemment sur la chaise la plus proche tandis que de l’autre il m’attirait contre lui pour m’embrasser. Il referma la porte avec le pied. Je lui rendis son baiser et son étreinte se fit plus précise et exigeante. Les yeux fermés, vaincue, je le laissais m’entraîner vers le lit qui nous accueillit dans la pénombre des volets entrebâillés.

Bien plus tard il m’a gardée longtemps blottie contre lui, ému des larmes d’émotion qui glissaient sur mes joues lorsqu’il m’a dit qu’il m’aimait. Avec tact, il a ajouté : je ne te demanderai jamais rien sur ce que tu as vécu avant notre rencontre et qui semble te poursuivre. Si un jour tu éprouves le besoin de m’en parler, je serai là et t’écouterai avec tout mon amour.

Les bougies étaient presque éteintes lorsque nous nous sommes décidés à rejoindre la table pour faire honneur au repas… avant de retrouver les draps restés en désordre…

Je savais qu’un jour prochain il devrait repartir en mission mais je m’interdisais d’y penser. J’avais de la pratique : je savais comment dresser un mur dans mon esprit pour ne pas y voir ce qui pouvait me faire souffrir. Il y avait derrière la porte de ce mur toute la première partie de ma vie. En fermant cette porte à clef je parvenais à me sentir heureuse.

Je jouissais de chacune de nos rencontres, je frissonnais sous le poids de son regard qui me suivait lorsqu’il venait manger à l’auberge le midi et sous sa caresse furtive sur mon poignet quand je le servais. J’attendais impatiemment le soir pour le retrouver dans son appartement. Je n’étais jamais rassasiée de ses caresses, il m’a fait découvrir l’amour avec patience et douceur me libérant de toute retenue et pudeur.

Lorsque nos corps étaient rassasiés de nos ébats amoureux, blottis l’un contre l’autre, il réussit à m’intéresser à la lecture.  Je progressais très vite fascinée par la puissance d’évasion de la lecture.

Il me demanda de l’épouser le jour même où il m’informa de son prochain départ en mission. Si j’acceptais, il serait heureux que je le suive sa vie durant au cours de ses voyages. Il ne me cacha pas que ce serait souvent difficile, mais il me promit de toujours veiller sur moi de son mieux.

J’acceptais parce-que je l’aimais et ne voulais pas vivre sans lui.

J’acceptais parce - qu’il m’offrait son nom et que je serais débarrassée de celui de mon père.

J’acceptais parce - qu’il voulait m’emmener loin et que, en laissant mon passé derrière le mur et en jetant la clef de la porte qui emprisonnait mes souvenirs douloureux, je croyais les oublier à jamais.

J’acceptais parce - qu’il m’offrait un avenir auprès de lui.

Les bans rapidement publiés, je devins Madame Juliette Sauval entourée des amis de l’association qui avaient organisé une très agréable soirée pour fêter l’évènement.

Alexandre n’avait pas de famille. Il avait perdu ses parents et était fils unique. Sa famille était devenue les membres de Médecins Sans Frontière.

Les démarches administratives et vaccinations remplies, nous prîmes l’avion à Paris pour Prétoria, en compagnie de l’équipe désignée pour la mission. Le matériel et les médicaments affrétés par l’association avaient été chargés la veille de notre arrivée à l’aéroport.

Lorsque l’avion quitta le sol je fermais les yeux. Alexandre prit ma main et la serra doucement.

J’étais persuadée que mon passé allait  disparaître si je parvenais enfin à l’oublier.

                                                *****

23 juillet 2019

Puisque j'ai commencé......

 Puisque j'ai commencé..... je continue.....

SUITE N° 3

        

Je suis venue au monde entre les deux guerres mondiales au pays des » ventres rouges » ainsi appelés en   raison de la couleur des vêtements des mareyeurs, le plus souvent pantalons et marinières rouges. Ma mère à quarante- six ans en paraissait beaucoup plus. Pas seulement parce-que la vie était rude en Charentes-Maritimes pour ceux qui travaillaient dans les parcs à huitres et qu’elle avait déjà les cheveux blancs, mais plutôt et surtout parce - qu’elle était mariée à un ivrogne fainéant et brutal qui lui avait volé sa jeunesse et ôté toute joie de vivre. Elle n’avait pas vraiment gagné le gros lot le jour où elle avait cru à ses promesses et à son air faussement prévenant. Les coups pleuvaient pour un oui ou un non et je me cachais souvent tentant de me faire oublier, terrorisée.

Pour ne pas me laisser seule avec lui, ma mère avait pris l’habitude de m’emmener avec elle travailler dans les parcs à huitres dès-que j’ai eu neuf ans. Je travaillais donc auprès d’elle selon mes possibilités. Ce n’était pas grand-chose mais ajoutait quelques sous de plus à son salaire ce qui était bien utile, puisque mon père puisatier de métier passait plus de temps à boire qu’à travailler ! Nous partions très tôt de Marennes et gagnions Bourcefranc à pieds, faisant ainsi plus d’une vingtaine de kilomètres chaque jour.

Je n’allais à l’école que rarement. Mes absences répétées et surtout mon absence d’investissement me permettaient à peine de déchiffrer péniblement un texte facile. Je n’avais pas d’amies et encore moins d’amis !

J’étais craintive et je pris l’habitude de me comporter de telle façon que l’on oublie ma présence. En grandissant j’appréhendais de plus en plus que mon père se souvienne qu’il avait une fille. Il s’adonnait de plus en plus à la boisson et le jour de mon quinzième anniversaire il a décidé que j’étais assez grande pour partager sa couche, puisque, d'après lui, de toutes façons je n’étais bonne à rien ! Pour la première fois ma mère s’est rebellée. Elle m’a entraînée hors de la maison et nous avons couru dans la nuit, poursuivies par cet ignoble brute avinée. Nous nous sommes dissimulées dans le fossé, derrière les buissons qui bordaient la route.

Dans les brumes de l’alcool et de sa fureur il n’a pas vu le camion qui surgissait du tournant de la rue. C’est ainsi que nous avons été débarrassées, et soulagées  sans remords de celui qui n’a jamais été un père et pas davantage un époux digne de ce nom.

 

S’ensuivirent trois années de répit que j’appréciais tout en restant plutôt solitaire. Ma mère ne put jamais retrouver une bonne santé. Trop de douleurs, de coups et de fatigue avaient usé son pauvre corps. Elle me quitta quand j’eus dix-huit ans, me laissant démunie et seule au monde.

Je continuais de travailler dans les parcs. Petit à petit je me socialisais timidement et un samedi je me suis laissée convaincre et j’ai suivi mes compagnes de travail qui se réunissaient le samedi soir au café du bourg qui possédait un jukebox. Pour cinq sous, on pouvait écouter les chansons du moment ou même danser un peu.

Evidemment, je ne savais pas danser. C’est ainsi que j’ai rencontré Pierre. Grand et brun, on le devinait habitué aux travaux de force en voyant son physique aux épaules puissantes. Il travaillait aux « Chemins De Fer ». Lui non plus ne savait pas danser. Nous étions assis à la même table et la conversation s’engagea. Il inspirait confiance. Sous son air viril il était timide et moi encore plus. Devant la grande gentillesse qu’il dégageait j’acceptais de le revoir.

Il prit l’habitude de m’attendre le soir après sa journée lorsque je rentrais des parcs. Il me raccompagnait faisant avec moi le chemin jusqu’à Marennes.

Un soir, il m’a embrassée en me quittant sur le seul de ma porte. Il était très doux et patient. Je ne savais pas ce qu’était la douceur ne l’ayant jamais connue. Le rituel de ce baiser continua quelques jours, puis, un soir il a franchi le seuil et n‘est reparti que le lendemain matin.

Il disait qu’il m’aimait, qu’il aimait mon innocence et ma timidité.

20 juillet 2019

Suite N°2

  Suite N° 2....        

 

Lorsque je suis arrivée à Biarritz, Marie m’attendait devant l’hôtel.

Nous nous sommes immédiatement reconnues. Je me voyais vingt-cinq ans plus tôt. Marie a peut-être pensé qu’elle me ressemblera   vingt-cinq ans plus tard.

 Après un instant d’hésitation, elle m’a rapidement embrassée puis m’a donné la clef de ma chambre pour que je puisse me rafraîchir et me reposer un peu avant de la retrouver ainsi que sa fille et son mari.

-« Nous prendrons le repas vers vingt heures à a salle à manger de l’hôtel. Cette longue route vous a sûrement fatiguée. »

Je gagnais ma chambre et soudain je trouvais que tout allait trop vite. Désorientée je m’allongeais sur mon lit et sommeillais une petite heure.

Ce repos et une douche me firent du bien et je descendis à la salle à manger que je trouvais facilement. L’hôtel, sans être un palace avait beaucoup de classe.

Dès-que Marie me vit sur le seuil de la salle à manger  vint à ma rencontre pour me guider vers la table où Mélody et son père étais assis. Jacques se leva et m’avança ma chaise pendant que Marie me le présentait ainsi que Mélody qui, se levant à son tour vint m’embrasser.

Jacques choisit le vin et tenant tendrement la main de sa femme posée sur la table (de la même façon que mon époux avait tenu la mienne en me disant qu’il ferait des recherches pour retrouver ma fille) déclara en nous regardant successivement :

-«  Si vous le voulez bien , nous allons faire connaissance tout en appréciant ce repas. Bon appétit !»

Puis, se tournant vers moi :

-« Pour meubler la conversation, ne vous inquiétez pas, je suis un grand bavard lorsqu’il s’agit de parler de ma  femme et de ma fille ! D’ici la fin du repas vous n’ignorerez plus rien des deux femmes de ma vie ! »

Grâce à lui le repas fût détendu, agréable et délicieux.

Jacques demanda que l’on nous serve le café dans un petit salon privé.

Après que nous nous soyons installés dans les fauteuils confortables, il interrogea sa femme du regard , prononçant doucement son nom :

-« Marie ? »

Celle-ci se racla un peu la gorge puis s’adressa à moi :

-« Oui. Voilà. Juliette, je tiens à vous mettre à l’aise. Si vous ne le souhaitez pas, vous pouvez refuser. Nous apprendrons à nous connaître plus tard. Mais si vous le voulez, nous aimerions ma fille et moi connaître votre histoire car elle est liée à mes propres origines.

- « Bien sûr, je comprends votre demande. Elle est légitime et si vous le souhaitez, je veux bien vous raconter mon passé quand vous le désirerez. »

-« Pourquoi pas ce soir a demandé Jacques approuvé par Mélody  »

Un peu prise de court, je réagis cependant sans hésiter, pensant en un éclair que le plus tôt était évidemment le mieux :

-« D’accord. »

Et les yeux baissés je plongeais dans mon histoire bien décidée à n’en rien dissimuler. Je leur devais bien la vérité.  

                                                                                             *****

La voix d’abord hésitante je m’efforçais de rassembler mes souvenirs. Soulagée de me rendre compte que j’étais maintenant capable de les assumer quelles qu’en soient les conséquences.

A suivre ! 

16 juillet 2019

sinon....hé bé....c'est pas graaaave... je survivrai !

Puisque je n'ai pas le talent du Gôut pour nous écrire joliement des notes qi nous enchantent pratiquement chaque jour (d'ailleurs , je me demande comment il fait !)  et pas davantage la plume leste de HB..... si agréable à lire, et que c'est les vacances ...  sur les blogs aussi...même sur le mien, je n'ai pas grand chose à raconter. Robert est fatigué,  on va lui changer son traitement en fin de semaine. 

Alors, pour donner aux fidèles quelque chose à lire, je vais vous envoyer de temps en temps la suite de "Elle s'appelait  Juliette" vous vous souvenez de cette histoire que je me suis amusée à écrire...c'était le 27 fevrier de cette année....un jour où les touches de l'ordi me faisaient de l'œil...et surtout où j'avais la tête moins prises par des pensées désagréables!

Si celà vous amuse bonne lecture ...sinon .... et bé....sinon .... c'est pas graaaave, je survivrai !  

 

 **********************************************************               1               ************************************************

Lorsque je reçu la lettre de Marie, je l’ouvris remarquant simplement qu’elle m’était adressée personnellement mais à l’adresse de l’antenne « Restos du cœur ».

Heureusement que j’étais assise devant le petit bureau que je m’étais emménagé car mes jambes d’abord, puis tout mon corps se mirent à trembler.

Les lettres dansaient devant mes yeux brouillés avant de s’ordonner pour former les mots que j’avais du mal à croire.

Elle m’a recherchée et elle m’a retrouvée !

Je dû la relire encore et encore pour y croire enfin et en saisir les termes pour réaliser tout ce que cela impliquait.

Comment aurais-je pu imaginer que la dernière phrase de mon mari, avant de me quitter était à ce point prémonitoire ?

-          « Si nous n’avons pas pu retrouver ta fille, peut-être que ce sera elle qui, un jour te retrouvera ».

Non seulement elle m’a retrouvée grâce à l’aide de sa fille … De sa fille ? Mon dieu ! Cela veut-il dire que je suis grand-mère ?

Ai-je le droit de le dire où de prétendre à ce titre ?

Elles demandent à me rencontrer si je suis d’accord.

Comment pourrai-je ne pas l’être ?

Malgré l’angoisse qui me serre la gorge oui ! Oh ! oui Combien je le désire même si j’ai l’impression que je vais me présenter devant celle qui est en droit de me juger.

Mais il est l’heure d’ouvrir la porte de l’antenne car j’entends déjà les cris des enfants qui attendent impatiemment que je l’ouvre. Les parents bénéficiaires de notre aide sont plus silencieux. On n’est pas bavard quand on a l’impression de recevoir l’aumône. Pourtant nous veillons au maximum à être toujours les plus chaleureux possible. Mais la misère est rarement joyeuse.

Avant d’ouvrir je glisse la lettre dans ma poche. J’ai besoin de la toucher de temps en temps pour me persuader que je ne rêve pas.

Les enfants me perçoivent différente des autres jours :

-« Pourquoi tu souris tout le temps « Juju » alors que tu as quand-même les yeux pleins de larmes ? »

- Parce-que je suis heureuse ! Prenez vos crayons et papiers : Et faites-moi un joli dessin avec un beau soleil.

Tout en les surveillant je cherche dans mon esprit de quelle façon répondre à cette missive.

Une lettre évidemment, mais… vais-je savoir trouver les

                                                Ma réponse…

Chère Marie :

Votre lettre est un magnifique cadeau que je n’espérais plus depuis longtemps.

Mes propres recherches n’ont jamais été couronnées de succès contrairement aux vôtres et j’avais fini par me dire que c’était une juste punition que le ciel m’infligeait.

Je n’ai pas le don de l’écriture pour vous décrire mon émotion à la lecture de votre courrier. Je peux juste vous dire : Oui ! Je souhaite de tout mon cœur vous rencontrer où vous le voulez, quand vous le voulez et je vous remercie très sincèrement de m’avoir retrouvée.

Je vous indique mon numéro de téléphone si vous voulez que nous convenions d’un rendez-vous. 01 01 01 01 01

En toute sincérité les mots me manquent tant je suis bouleversée pour en écrire davantage. Je vis depuis tant d’années tenaillée par le regret d’être partie que je n’avais plus l’espoir de vous connaître un jour. Il y a maintenant quarante-sept ans que la honte et le remord m’avaient poussée à la dépression. Cette dépression m’a conduite à votre abandon m’empêchant de revenir en France et d’assumer mon rôle de mère ainsi que j’aurais dû le faire. Je ne me le pardonnerai jamais.

Je ne sais si je puis me permettre de vous embrasser mais c’est mon souhait le plus cher depuis si longtemps.

                                                                         Juliette

Veuve Sauval

J’ai cacheté l’enveloppe, l’ai timbrée et glissée sans plus réfléchir dans la fente de la boîte à lettres la plus proche.

 

                                                                                            *****

Le téléphone a sonné deux jours plus tard à dix-neuf heures précises. Je m’en souviendrai toujours, je savais avec certitude que c’était le coup de fil que j’attendais, avec anxieté, personne ne me téléphonant habituellement le soir. Je me disais que j’allais, pour la première fois depuis quarante-sept ans entendre la voix de ma fille.

-Allo ? (Je ne reconnais plus ma propre voix qui s‘étrangle déjà sur un seul mot).

-Allo ! …Juliette ? C’est Marie…

- Bonjour Marie…

- Je…Je vous appelle pour convenir d’un rendez-vous. J’ai très envie de vous rencontrer.

- Moi également. Je peux me déplacer, j’ai mon véhicule… à moins que vous ne préfériez venir…

- Je pourrais, oui, si vous ne le préférez, Je sais que vous êtes à Perpignan et que cela fait un peu de route mais…

- Aucun problème la route ne me gêne pas et je dispose de tout mon temps. Je peux me déplacer…

- Heu… Il se trouve que nous avions prévu de passer le week-end du quinze - août à Biarritz, si cela ne vous fait pas trop loin nous serions heureux de vous inviter à nous y rejoindre, dès votre accord je vous retiendrai une chambre dans le même hôtel que nous.

- Oh ! Marie, je traverserais la France entière s’il le fallait pour vous rencontrer. C’est très gentil de votre part et je ne sais comment vous remercier.

- C’est parfait, si vous le voulez bien je vous confirme l’adresse et le nom de l’hôtel par courrier. Voici mon numéro de téléphone au cas où vous ne le trouveriez pas facilement, n’hésitez pas à m’appeler au 02 02 02 02 02. Il s’agit de l’Hôtel du Soleil qui se trouve en bordure de plage face à l’océan.

- Je trouverai…

- Alors…A bientôt ?

- Oui merci encore, à bientôt Marie.

Un moment de silence sur la ligne…Puis je pense que nous avons dû raccrocher en même temps.

Je regarde mon téléphone tellement silencieux que c’en est assourdissant.

Ce n’est que dans les romans que la mère et la fille abandonnée tombent dans les bras l’une de l’autre par téléphones interposés !

J’étais soulagée que nous n’ayons pas été plus loin dans la conversation, les explications viendront plus tard.  Les mots peuvent mentir, le regard plus rarement.

Je me remémorais chaque mot de notre courte conversation. Sa voix est douce même si j’y ai perçu une certaine tension. Quoi de plus normal ?

Je suis persuadée que le nœud qui me serrait la gorge a dû se ressentir dans chacune de mes paroles.

Pourquoi ne lui ai-je pas demandé le nom de sa fille… ou même son âge ? Le nom de son mari ou son métier ?

Stupide !... J’ai été stupide !

Je dormi très mal jusqu’au quatorze - août et ne pris la route que vers dix heures. En prenant l’autoroute il fallait prévoir cinq heures de voyage. En ces jours de fête et de vacances certainement que je mettrai beaucoup plus de temps à cause des embouteillages, mais cela ne me dérangeait pas. Je prévoyais de faire de nombreuses pauses et de me restaurer avant de téléphoner pour annoncer mon arrivée en fin d’après-midi.

A suivre******************

16 juin 2019

Ames sensibles ...s'abstenir !

Oui ! Je sais ! Ames sensibles s'abstenir !  

Mais quelle belle prise ! 

Je ne sais plus qui ni en quelle année le Silure  a été ajouté à l'étang de Cracans ! Il devait nettoyer le fond envahi d'herbiers  et n'était pas d'un grand appétit parait-il !

Tu parles ! 

Ceux-ci ont proliféré et leur nombre n'est plus sous contrôle. Ces dernières années les sandres avaient diminués de façon inquiétante.Le silure est un goinfre avec une gueule énorme !

Les perches qui ont été ajoutées se sont reproduites de la même façon. 

Résultat :  la dimension minimum imposée pour le droit de pêcher la perche a été annuléé.  Il y en trop.

Le silure lui, reste un problème du fait de sa voracité.

L'équilibre des habitants (poissons) du lac  .... ben.... n'est plus équlibré du tout !

 Taille  : 1 m 40  celui-ci...le second de la journée faisait 1m70 

 


19 mai 2019

DESOLEE....je ne joue pas...

 DÉSOLÉE,  Je ne joue pas cette semaine. Fin de semaine un peu compliquée, mais ne vous inquiétez  pas. Robert c est chope un gros rhume qui bien entendu est tombé sur les bronches. Bon ça  , ca  se soigne. La panoplie complète  que nous connaissons bien. Le hic,c est qu' il me fait une mauvaise réaction à l antibiotique depuis hier, Après  juste deux jours de prises. Comme Monsieur  n,a pas voulu que j appelle le toubib je les  lui ai carrément supprime et demain à  la première heure je file chez le toubib! Il n est pas en forme .Bon! J ai jugé que je pouvais attendre apres avoir bien lu les effets secondaires et les risques  du medicament en question.......sinon... c aurait  été les urgences !AU passage ,sa crève.....il me l 'a refilee.....mais moins forte....Pour le moment.

13 mai 2019

Le jugement du brochet ....

Ce dimanche Pascal et Mumu sont partis sur le lac. Le soleil était là mais le vent (plutôt frais aussi!)  malgré tout ils ont décidé qu'une bonne journée de détente leur ferait du bien.

Mario , le père de nos petits cœurs accompagné d'un cousin, a eu la même idée. Lui aussi a un bateau (le 3L)  . Il y a été seul Lydie et les petites sortent d'un rhume!

Donc les uns de l'autre côté du lac, les autres moins éloignés du port ont passé la matinée, : bredouilles! 

Alors Pascal est revenu vers le port pour retrouver les deux autres au moment du repas ( heu... de l'apéritif!). Pour que Pascal puisse s'accoster à côté du bateau de Mario, celui-ci a dû lever ses lignes. Une fois installé Pascal a laissé en place une seule ligne à lui. Du coin de l'œil il n'en surveillait pas moins sa ligne. 

Il  y avait (parait-il à peine un quart d'heure qu'il était arrivé) qu'il a vu qu'il avait une touche.... et savait que c'était un gros !

Il a sorti de l'eau après une bataille (héroïque!!!!!) un magnifique brochet de huit kilos.

Je crois que l'on va droit au procès! Mario ne l'entend pas cette oreille!  Il prétend que Pascal lui a piqué SON poisson !!!! C'était sa place ! Son coin ! Bref ! C'était SON BROCHET ! 

-Pascal goguenard: hé! hé ! Il m'attendait!

-Tu parles ... tu as le c.. bordé de nouilles oui ! 

- pas du tout.... le poisson ne veut pas être pêché par un apprenti !

- P....n!!!! Ca fait deux jours que je pêche là, et môssieu arrive juste une demi-heure pour boire un coup et ....il me pique mon brochet !!!!  Le jour où j'invite mon cousin pour une bonne partie de pêche !!!!

Je vous passe le reste du moment apéro !!!!   

Encore un truc dont on n'a pas fini de parler! !

L'un prétendra que Pascal a juste de la  chance ...... l'autre prétendra que le poisson en question l'attendait ... parce-qu'il est le meilleur ! 

 MDR !!! Ça promet !

 

 

3 mars 2019

.....suite 3

Tiens ! Et si je vous faisais un peu ...languir ? Ça me laisserait le temps de cogiter .....pour la suite ! 

 

Bon quelques lignes en attendant la semaine prochaine....le week-end est réservé nous avons Rv avec le maîtresse Lakévio !

                                             ***

-Jacques, qu’en penses-tu ? Crois-tu que ce soit une bonne idée de me lancer dans cette recherche ?

- Puisque tu me demandes mon avis je peux seulement te dire que tu es seule juge. Il faut cependant que tu acceptes l’idée, que, peut-être, vos recherches n’aboutiront pas.

Tu n’as jamais évoqué avec moi l’absence de la mère que tu n’as pas eue et j’ai respecté ton silence, mais peut-être que se trouve là l’explication de ces moments où je te sens parfois … furtivement…nostalgique, comme un peu moins …lumineuse ? Donc, ma chérie, si tu as vraiment envie de te lancer dans cette quête, sache que tu as mon soutien et mon aide si c’est dans mes possibilités.

-Je pensais que nous pourrions commencer par aller voir les deux sœurs de papa. Je ne les ai pas vues depuis les obsèques, elles seront contentes de nous voir. Nous pourrions profiter du pont du premier mai.

- Excellente idée, cela te fera du bien de sortir et tu pourras poser les questions que tu t’es refusée de poser depuis tant d’années. Il est impossible qu’elles n’aient rien à t’apprendre ! Prépare les valises, mercredi, ma chérie, nous partons au pays des cigales !

-Merci…

-Ne me remercie pas… un voyage en amoureux…nous allons joindre l’utile à l’agréable !                                                                                                                                                                                                                                                                                 

 

                                         ***

-Bonjour maman !

-Bonjour ma chérie !

-Alors ce voyage ?

-Parfait ! Nous avons eu un temps magnifique.

-Oui, je sais, mais … que t’ont dit les tantes ?

-Pas grand-chose ! On dirait qu’elles détiennent un secret d’état et qu’elles craignent de déclencher la nouvelle guerre mondiale. La peste soit des secrets de famille, ils sont mieux gardés que les caves du Vatican !

Elles disent que leur frère est arrivé un beau jour avec un bébé d’un an (moi) dans les bras. Il avait été muté sur Sètes et ma mère n’avait pas pu ou voulu le suivre. Elles savent juste qu’auparavant il habitait à Marennes en Charentes-Maritimes. Elles n’ont jamais connu ma mère en personne, elles se rappellent juste qu’elle s’appelait Juliette quand au nom de famille ce serait un nom d’arbre … lequel ? Elles l’ont oublié !  

-Mais…ce n’est pas si mal ! Marennes, je n'en  connais que les huitres, mais je ne crois pas que ce soit une très grande ville !

Il faut que j’en parle à Eric , mais quelque chose me dit qu’il ne sera pas contre quelques jours de vacances en Charentes lors des prochaines vacances de Pâques ! Je crois d’ailleurs que Marc a presque terminé de travailler sur la photo.

-Tiens donc ! Un voyage avec Eric ! C’est vraiment un très bon ami !

                              ***

Marc a terminé de vieillir la photo je ne l’ai pas encore vue mais il dit qu’il n’y a aucun doute, une fois que le logiciel a  eu fini son travail la ressemblance avec moi saute aux yeux et un lien de parenté est indéniable ..

Je ne sais pas si nos recherches vont aboutir, mais rien que d’avoir la presque certitude que cette photo représente la racine qui manquait à mon histoire … c’est suffisant pour que je me sente plus …libérée ? Non ! Simplement plus légère !

 

28 février 2019

Suite ....

 Comme je suis bonne fille , quelques lignes aujourd'hui parce-que, demain, un devoir va nous attendre !                                             

                                                                          ***

-Eric, j’ai un conseil et peut-être un service à te demander.  

- Tu sais que je ne peux rien te refuser !

- En fait, je souhaiterai que tu demandes à ton frère comment on fait pour vieillir une photo en lui ajoutant environ 45 ans.

- Je vais lui poser la question, à mon avis ça doit être dans ses cordes mais, j’aimerai bien que tu m’en dises un peu plus.

- Bien sûr, figure-toi que j’ai retrouvé dans les affaires de mon grand-père une photo que je suppose être celle de ma grand-mère.

- La mère à ton père ?

- Non la mère à ma mère !

- La mère qu’elle n’a jamais connue ?

- Oui Ce n’est qu’une supposition mais derrière la photo figure une date qui se trouve être l’année de naissance de ma mère.

- Et…. Tu voudrais la retrouver ?

- Je pense que ma mère en a besoin. J’ai l’impression que depuis la mort de son père elle glisse doucement dans une sorte de dépression.

- C’est la fille qui parle ou l’étudiante en psycho ?

- Peut-être les deux…  Tu veux bien m’aider ?

-Evidemment ma chérie, je vais aller voir mon frère et je te tiens au courant, je suis sûr qu’il sera de bons conseils.

 

                                                                                       ***

 

-Allô ? Mélody ? J’ai parlé à mon frère qui peut travailler avec le logiciel spécialisé en vieillissement sur la photo que tu détiens.    Il propose en outre de te rencontrer pour te donner quelques conseils qui pourrait t’être utiles.

Je peux venir la récupérer si tu le souhaites et j’ajoute que ce serait peut-être l’occasion pour que tu me présentes enfin à tes parents. Inutile de te dire que cela me ferait vraiment plaisir.

Rappelle- moi … Eric.

 

                                                                             ***

-Maman, je te présente Eric et son frère Marc qui veulent bien nous aider dans notre recherche.

- Bonjour …et merci. Ravie de faire votre connaissance. Asseyez - vous j’apporte le café…

-Merci madame. Marc… nous t’écoutons.

- Bon ! Si j’ai bien compris vous avez trouvé une ancienne photo et vous voudriez retrouver cette personne.

- C’est exact. Je pense qu’il est possible que ce soit la photo de ma mère que je n’ai jamais connue.

- Je peux travailler ce portrait avec mon logiciel sans problème, mais il faut que vous sachiez que rien ne garantit que vos recherches aboutissent … le temps a passé. Vous avez bien dû je le suppose réfléchir avec Mélodie …

- Effectivement Marc, nous avons bien quelques idées mais vos conseils sont les bienvenus.

- Voyons… qu’avons- nous ?

…L’année où a été prise cette photo et le lieu de votre naissance.

On sait que votre mère a accouché dans la même ville que celle où votre naissance à été déclarée. C’est par-là qu’il faut commencer vos recherches. Faire le tour des hôpitaux et cliniques et consulter les registres de l’état civil à cette date.  Faire aussi le siège des membres de votre famille paternelle susceptibles de vous fournir d’autres renseignements. 

Continuez l’inventaire des papiers trouvés chez votre père, s’il a gardé cette photo il a peut-être gardé autre chose … par exemple de vieilles factures portant soit sa dernière adresse soit une autre adresse datée des années de  votre petite enfance…

Cette personne semble avoir dans … les vingt-cinq ou trente ans, excusez -moi, mais je dois vous demander votre âge …

-          Quarante -six ans.

-          Donc je dois la vieillir de… quarante- six ans… cela nous donne … environ soixante-quinze ou seize ans.

J’en ferai une également en me basant sur …cinquante ans … ça pourrait être utile si on recherche des personnes l’ayant connue à différentes époques.

Bon : Je crois que pour aujourd’hui ce sera suffisant.

Nous avons de quoi travailler !

27 février 2019

Presque même devoir que précédemment .....à suivre ?

Ces jours-ci c'est vraiment le printemps!  

Il fait bien frisquet le matin et dès-que 17 ou 18 heures sonnent à notre clocher mais le reste de la journée le soleil fait un bien fou !

Jimmy a installé les bacs à hauteur pour que Robert puisse commencer à planter l'ail pour les aillets. C'est encore trop tôt pour les salades et tomates... 

Le prunus commence à avoir des bourgeons rosés... dans très peu de temps il va être tout fleuri !

Je suis dans une passe où je me lève tôt..... enfin plus tôt que d'autres fois ! Automatiquement je m'endors plus tôt le soir: c'est classique ça me fait toujours ainsi !

Bref, pour faire court , levée tôt, le ménage est vite bâclé le matin et l'après-midi je n'ai rien à faire ... je trouve un peu le temps ...long !

Alors pour m'occuper heureusement qu'il y a le devoir de Lakévio parce-que, chez nous, en ce moment c'est le calme plat ! Rien de particulier à raconter. Ça ne fait pas de mal de temps en temps !

D'aileurs en parlant du devoir de la semaine, rien que pour voir (et passer le temps ) je me suis amusée à développer un peu plus celui de lundi ....je n'aime pas être inactive ... et je n'ai pas trop envie de tricoter pour le moment. 

Bon ! Vous n'êtes pas obligée de le lire ... mais je vais continuer à imaginer ça me distrait !

 

                                                                                                      ***

 

-   Rentrons ma chérie… Tout le monde est parti…Le cimetière est presque désert….

-    Ecoute papa … il faut rentrer… il commence à faire frais. Tu as grand besoin de te reposer.

Ils ont raison. Je le sais, mais je ne parviens pas à quitter des yeux l’amoncellement de fleurs qui recouvre la tombe de mon père. 

Mon mari et ma fille me prennent doucement mais fermement par les bras et je me laisse entraîner.

La vie continue… il faut regagner la maison. Jacques et Mélody ont besoin de moi.

Ces derniers mois je les ai négligés car trop occupée par la maladie de mon père. Comment aurai-je pu faire autrement ?

Mon père a toujours été mon pilier, solide aimant et présent à chaque instant de ma vie depuis ma naissance.

Il m’a élevée seul et je n’ai jamais, autant qu’il m’en souvienne souffert du manque de présence féminine auprès de moi.

Il est des secrets de famille qui sont farouchement bien gardés même s’il m’est arrivé parfois de me rendre compte de la gêne de mes tantes lorsque je surgissais inopinément dans la pièce où elles conversaient !

Enfant, je ne me suis pas demandé pourquoi je n’avais pas de maman parce-que nous nous suffisions à nous-mêmes.

On dit que les blessures de l’enfance ne s’effacent jamais, je n’ai jamais eu conscience d’être blessée !

II y avait Papa et moi… et…les autres !   Ça me suffisait.

Durant mon adolescence, si parfois l’envie d’en savoir plus sur mes origines a traversé mon esprit, je l’ai rapidement chassée car c’est à ce moment -là que j’ai rencontré Jacques. Nous allions au même lycée et j’ai tout de suite su qu’il était l’homme de ma vie …… tout le reste devenait secondaire.

Jacques :  c’est mon amour celui qui sèche les larmes que je verse ces derniers temps. Celui qui m’a donné ma merveilleuse fille : Mélodie, celui qui m’a comblée de bonheur ces vingt-cinq dernières années.

                                        

                                                                                              ***

 

 - Maman ! Maman ! Tu as oublié que nous devons aller vider la maison de grand-père ? Comment ? Tu n’es pas encore habillée, mais il est quatorze heures !

-Excuse -moi ma chérie… je ne me sens pas bien, nous pourrions y aller demain si tu veux ?

-Maman ! Tu m’as dit la même chose hier et le jour avant !

-Ne te fâches pas ….

-Je ne me fâche pas, mais je m’inquiète : depuis que papy nous a quitté tu ne quittes plus ton lit et la maison est dans un état auquel tu ne nous as pas habitués papa et moi !

-Je n’ai plus que cette semaine de vacances et je tiens à être avec toi pour faire le tri. Il faut absolument s’occuper de la succession, alors je te prépare un thé pendant que tu prends une douche et nous y allons ! Allez, courage !

 

                                                                                          ***

 

-La maison semble morte elle aussi ! Elle est sombre froide et exhale un air d’abandon dans chacune de ses pièces.

J’ai l’impression qu’elle n’a plus d’âme ! Je me sens opressée.

-Ce n’était peut-être pas une très bonne idée de te traîner ici dans l’état où tu te trouves, nous allons prendre les choses auxquelles tu tiens et auxquelles papy tenait et puis nous chargerons une société de débarrasser le reste. Fais ton choix, je m’occupe du bureau.

- Merci ma chérie. Je te remercie d’être là, je me sens perdue !

-C’est normal maman, mais tu m’inquiètes tu sais…

- J’ai du mal à m’en remettre c’est normal non ?

- Pas vraiment ! Papy est décédé depuis quatre mois et tu ne réagis pas, au contraire, et surtout n’oublie pas que  ta chère fille est en dernière année d’un  masters de psychologie et que je te connais bien …. J’ai l’œil tu sais ! Mais nous en reparlerons un autre jour, pour le moment… au travail !

Les cartons que nous déballerons plus tard à la maison sont rapidement chargés dans la voiture, puis empilés dans le garage sauf celui qui contient papiers et photos que nous trierons demain.

 

                                                                                                  ***

 

Mélody s’extasie :

-  C’est impressionnant le nombre de photos de toi que j’ai trouvé dans le grand tiroir du bureau de papy ! » Tu permets que j’en prenne quelques-unes ? Le jour où j’aurai un enfant j’y chercherai une ressemblance avec leur grand-mère ! 

Les photos éparpillées jonchent le sol autour de ma fille accroupie sur le tapis.

- Tiens …  Qui est-ce ?   

- Fais voir…  C’est bizarre ce visage me dit quelque chose …

- On dirait ...que tu lui ressembles. Tu es sûre que tu ne l’as jamais vue ? …. C’était peut-être une ancienne conquête de papy…

- Attends il y a quelque chose d’écrit derrière la photo : Juliette  1960… 1960… ? mais…c’est mon année de naissance !

- En effet ! On dirait…  Enfin…je trouve que tu as les mêmes yeux … même si le regard est différent…

- Serait-ce possible …

- Tu penses que cette femme… pourrait être ta mère ?

- Comment savoir ?

- La question est : aimerais- tu savoir ?

- Je… je ne sais pas …

 

                                                                                             ***

 

 -Papa…Papa… Pourquoi ne m’as-tu jamais montré cette photo ?

-Est-ce que cette femme est ma mère ?

-Pourquoi ne m’as-tu jamais parlé d’elle ?

-Pourquoi ne t’ai-je jamais rien demandé ?

-Que dois-je faire ? Je vois bien que Mélody voudrait bien en savoir davantage sur ses origines. Et moi…et bien …moi … je ne sais pas ce que je veux !

Ton départ a fait surgir un vide immense en moi. Bien sûr j’ai Jacques et Mélody… mais … j’ai l’impression qu’il me manque quelque chose…quelque chose… d’autre !

Comme la réponse à une question jamais posée de peur d’être indiscrète ou de remuer en toi de douloureux souvenirs.

Papa, tu ne m’en voudras pas, dis, si je cherche cette réponse, tu sais très bien que tu resteras toujours le premier dans mon cœur.

 

                                                                                                ***

 

 

-Bonjour maman, as-tu bien dormi ?

- Pas vraiment ! J’ai réfléchi !

- Moi aussi. As-tu pris une décision ?

- J’hésite, qu’en penses-tu ?

- Ma curiosité me pousse à en savoir plus sur cette photo… mais la décision t’appartient.

-  J’ai l’impression de trahir mon père en cherchant à savoir ce qu’il n’a pas jugé bon de me dire de son vivant.

- D’après ce que tu m’as toujours dit, durant presque 45 ans tu ne lui as jamais posé de question non plus !

- C’est exact …

- Ecoute, confie-moi la photo. Je vais en parler à Eric je suis sûre qu’il peut être de bons conseils.C'est un ami dont le frère est policier au service de recherches des personnes disparues. Je te le présenterai.

-Ah oui ? Un ami …seulement ?

-  …pour le moment … Maman ! Ne commence pas à tirer de conclusions ! Alors … que décides-tu ?

- D’accord, prends la photo et tiens moi au courant.

 

Bon c'est peu ou prou la même chose ....mais....on s'amuse comme on peut !

 

23 janvier 2019

nouvelles du voisin.....

Dans une note de juin dernier je vous parlais de notre voisin de 83 ans que l'hôpital, après l'avoir gardé deux semaines en soins paliatifs, avait renoyé chez lui en HD.

Et bien , il est toujours chez lui et a pu profter de ses enfants et petits-enfants pour les fêtes de fin d'année. 

A sa femme qui l'embrassait pour le premier de l'an il a dit : j'espère que je te débarasserai au cours de cette année.

Toujours  en hospitalisation à domicile...avec dès 7 heures du matin le défilé des différents acteurs de ses soins, puis dans la journée du kiné et le soir la même chose: infirmiers(res) aide soignants(tes)...ect.....

Evidemment de temps en temps , quelques alertes, l'ambulance arrive le chercher....puis le ramène !

Je ne vous dis pas à quel point c'est éprouvant pour le couple, et les kilos qu'a perdu sa femme.  Elle est vraiment d'un dévouement exemplaire.

Il passe son temps du lit (médicalisé bien sûr) au fauteuil coquille et parfois peut quand-même se déplacer avec le déambulateur .... après que sa femme l'ai aidé .... elle a appris les gestes pour l'aider sans qu'il ne souffre trop ..... 

Cet été il pouvait sortir et même marcher  un peu (malgré les poches car il a les reins bloqués)  et les perfs     avec le déambulateur lorsqu'il faisait très beau.....il était content que nous allions lui faire un brin de causette......   qu'en sera-t-il cette année ? 

 

 

 

 

 

30 juillet 2018

Rapplique !!!!

Aujourd'hui, dimanche nous avions prévu d'aller à Soulac mais le fiston est pris par ailleurs et Sylvie travaille.Donc changement de programme. 

Du coup,ce matin je me promène sur les blogs par-ci par-là et finalement le devoir de Lakevio me fait signe.

Le dernier avant les vacances  et la maîtresse est toujours aussi exigeante ! Mais bon ! On s'amuse bien....et ça occupe agréablement l'esprit. Merci de nous le proposer !

 

Consigne 1 : Une lettre en moins... (Gniark, gniark ! Je me suis bien amusée, pas vous ?...)

Je récidive en vous proposant Sans les O ! 

Est-ce que cela sera plus facile ?...

A voir ! A tenter !

C'est assez tordu, ce truc, euh, assez bizarre !

Consigne 2 : c'est plus amusant de corser la chose, euh, de compliquer, enfin je veux dire d'épicer le dernier devoir travail avant les vacances !... 

Vous écrivez une lettre à votre frère dès votre arrivée en villégiature dans la villa héritée de vos parents. Villa que vous partagez avec lui chaque été, lui en juillet, vous en août... (là, je ne peux pas enlever les o...)

 

Salut Michel, 

Ainsi que tu le sais je suis arrivée à la villa vendredi ravie de m'y détendre puisque tu as insisté pour que je bénéficie d'instants de tranquilité afin de me remettre dans le calme du deuil qui me frappe et que tu partages. Jai pensé que tu avais eu une idée excellente. La villa , ainsi que tu le sais est tellement belle et calme ! 

Après un repas léger je me suis baladée sur la plage et ai assisté à la descente du dieu Râ sur l'atlantique jusqu'à ce qu'il disparaisse ... magnifique, puis après cette journée bien remplie (ne serait-ce que par le trajet de 600 km)  j'ai enfin passé une excellente nuit ce qui m'a bien "requinquée" ainsi que l'aurait dit maman !

Samedi matin , je suis allée sur le marché....bruyant, animé , riche de saveurs parfumées, de vacanciers heureux et j'ai, ensuite, déjeuné au restaurant de la plage . Une sieste sur le sable qui s'est révélée être d'une durée supérieure à ce que j'avais prévu m'a valu d'étre déjà de la belle teinte d'un écrevisse (cuit!). Ça chauffe !!!

Et déjà samedi est terminé. Je sens que demain ...ben...je vais m'ennuyer!

Je maintiens que tu as eu une excellente idée et je te remercie mais, la villa est grande, silencieuse et ainsi que tu le sais chaque pièce est remplie d'instants de la merveilleuse enfance que j'y ai vécu avec le frère qui me manque depuis que je suis arrivée ici..

Alors, je t'écris pour te dire qu'il faut que tu fasses tes valises (je sais que tu ne travailles pas durant juillet)) ....et que tu rappliques rapidement   parce-que ta petite frangine , a suffisamment bébéficié de calme dans la grande villa familiale en seulement 48 heures que pour le reste de ses vacances!

La villa sans papa et maman ce n'est pas marrant .... et sans  frère .....  je ne tiendrai pas  davantage !

Si tu as une amie actuellement .... ça ne me gêne pas ...mais dans ce cas ...amène aussi un ami sympa...!

Je t'embrasse et je t'attend impatiemment.

Bises de ta Frangine.

 

16 avril 2018

Plus têtu que lui.....

Désolée, mais cette semaine je n'ai pas fait mon devoir. 

Le week-end était trop court!  Peut-être !!!!que je m'y mettrai mercredi ou jeudi ! 

Visite des petits-cœurs, grand chambardement  : Pascal a décidé de passer le karcher sur notre terrasse , tour de la maison etc..... chez lui aussi....

Le pull commencé pour Mumu a refaire  car "trop petit" ...  faire et refaire c'est toujours travailler ... mais ça m'énerve !

Dimanche une nouvelle virée à Soulac . La maison d'Eric est méconnaissable ....  on dirait une maison neuve! A part la salle de bain en cours , mais le carrelage commencé est vraiment très joli.

J'avais apporté un plat  ( conséquent) de crepes car nous savions que son copain carreleur était à l'œuvre.

Nous sommes rentrés tot ( nous étions chez nous dès 17H ) car Robert était fatigué.

Celà ne l'a pas empêché aujourd'hui de se mettre à désherber le trottoir devant chez nous ! 

Résultat..... je suis restée avec lui ....pour le soutenir du regard ! Ça l'a beaucoup aidé ! 

Je râle quand-même parce-que dès qu'il a entendu qu'il allait faire beau et chaud cette semaine il a décidé qu'il passerait le karcher sur notre mur de clôture. Comme si ça ne pouvait pas attendre l'été !

Mais il prétend qu'il ne sait pas s'il sera en état de le faire après le RV de juin avec l'IRM et évidemment la suite plus que probable.

Je sens qu'il va se fair passer un "savon" par Pascal ! 

Mais plus têtu que lui.... tu meurs !

 

 

 

 

 

 

 

 

4 mars 2018

Juste un petit mot .....

Un petit mot ce soir. Pas très long...... j'ai du sommel en retard !

Hier soir les voisins ....Pascal et Mumu avaient organisé un repas en toute simplicité : soi-disant parce-qu'il y a longtemps que nous n'avions pas mangé ensembles!  .....   C'te blague!  

Je sais que c'est parce-q'ils avaient à cœur de nous faire passer une bonne soirée de plus.

La semaine ayant  été .....  morose.

L'IRM de lundi a révélé de nouveau le même genre de problème qu'il y a eu voici 14 mois....puis ...2 mois.

Donc demain retour à l'hôpital pour faire le point. En fait, on sait comment logiquement va se passer la suite. Quand c'est passé.... on recommence.

Alors, mes amours de fistons se sont retrouvés chez nos voisins..... même Eric qui est en panne de voiture . Pascal est allé le chercher  au centre puis l'a ramené aujourd'hui.  

Comme d'habitude ...(Mumu a le chic : joie table, bon repas , jolie présentation des assiettes...) 

La soirée s'est éternisée....  séquences souvenirs....souvenirs.... Robert trônant en bout de table, a été questionné et s'est prêté avec plaisir à l'interrogatoire sur plusieurs sujets....passés! 

Les garçons ont, bien entendu, laissé échapper quelques uns de leurs secrets restés inavoués! 

Les séquences fous-rire et émotion se sont allègrement succédées en faisant abstraction de tout le reste!

Bref, nous nous sommes retirés vers les 2 heures du matin... au moment où la liqueur est apparue sur la table ...comme par  magie!

A mon avis c'était un plus....supperflu !  Mais bon !

La compagne de Bruno qui n'en pouvait plus de fatigue a... stoïquement tenu jusqu'à 3 heures passées.  Pascal Eric et Mumu jusqu'à 6 heures.

Cette initiative de réunion improvisée leur a été agréable .... ils en avaient besoin....  

J'ai beaucoup de chance (nous avons beaucoup de chance ) de les avoir !

En fait  ce soir je n'avais pas vraiment envie d'écrire . Je m'étais dit : juste un petit mot...  

Et puis..... Robert regarde le foot et moi un film dans ma chambre.

Par -contre, je ne me suis pas penchée sur le devoir de la semaine. Je déclare forfait. 

Tous mes petits enfants sont soit venus me voir (fleurs et gateaux) soit m'ont envoyé des messages ( de la Guadeloupe) pour la fête des grand-mère.

Mes petits cœurs sont venues vendredi avec un pot d'orchidées blanches et un dessin !

...... et je tricote .... pour le moment de la layette: la compagne de Eric va être grand-mère pour la première fois. 

C'est bien d'être occupée.... ça évite de trop penser!  Vous êtes bien d'accord? 

 

 

 

26 janvier 2018

Quelques nouvelles

Cette semaine j'ai un peu négligé l'ordinateur.

L'intervention sur Robert s'est bien passée. Sans complications c'est déjà çà.

Il semble qu'ils ont réussi à brûler la tumeur ( sur le foie)en limitant l'agression des tissus avoisinant le plus possible. Le contrôle dans un mois nous en dira plus  avec l'IRM.

Il est revenu à la maison avec ce qu'il faut pour lui éviter de trop souffrir mais c'est moyennement efficace. Cependant  c'est un peu moins dur que la dernière fois.

Comme à chaque fois qu'il est hospitalisé je reste avec lui toute la journée (sans tenir trop compte des heures de visites autorisées) le spécialiste qui le suit depuis 28 ans m'y autorise toujours  car il sait que ma présence est souvent utile à plusieurs points de vues. 

Donc, le soir, rentrée vers les 19/20 heures, je passe un grand moment au téléphonne avec les uns et les autres qui viennent aux nouvelles. J'ai du mal à m'habituer à la maison vide. Ce n'est pas comme lorsque tout va bien et que l'on est contente de profiter d'un après-midi de solitude! Vous me direz que les enfants sont à côté, mais non! Je boucle la maison et m^me la télé ne m'intéresse pas. Un petit tour sur l'ordi mais l'esprit ne suit pas. Je vous lis, mais je commente à tort ou à travers, bref : j'oublie!

Un peu de tricot (toujours avec la machine) finalement je la fais fonctionner mais la partie électronique ne marche pas bien. Il va vraiment falloir que je m'en occupe mais ce n'est pas facile parce-que on ne trouve plus de réparateur pour ce genre de machine. 

D'ailleurs à ce sujet, Lil, je suis d'accord avec toi le point de riz est très joli je l'ai beaucoup tricoté à la main parce-que à la machine la manipulation des aiguilles demande autant de travail qu'à la main 'c(est même plus long) donc aucun intérêt. Je suis même allée sur internet pour vérifier et j'y ai lu la même chose. 

Bref Je n'ai pas grand chose à raconter, le stress de la semaine me tombe dessus maintenant........ mais... patience ... ça va passer !

A mesure que Robert va reprendre du poil de la bête !    

 

 

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Après les enfants , viennent les petits enfants, et tout recommence pour le bonheur des grands_parents ! La vie continue et on vieillit un peu moins vite!!!
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