la vie continue ... toujours !

25 avril 2019

On a pas fini d'en parler...

Hier soir chez le fiston pour un apero en l'honneur des 21 ans de sa fille Marie. Cela veut évidemment dire que j'avais passé toute la jpournée à préparer des amuse-gueules !

Nous avons été raisonnables à 23 heures nous étions chez nous. 

Je ne vais pas vous dire que c'était bien , parce-que chez nous, dès que l'on se réunit c'est toujours bien !

Ah! Si! Pour une fois un  hic!  Bruno avait oubié d'avertir Jordan. Donc, l'heure tournant 9h,10h,10h,30...pas de Jojo et Bruno de s'étonner :

- qu'est-ce qu'il fout Jordan ? 

Je ne sais plus qui :

- Tu l'as averti au moins ?

-Ben, je sais plus, mais vous lui avez bien dit ? 

Jimmy je lui ai dit que c'était l'aniv de Marie mais je ne lui ai pas dit de venir, pensant que tu l'avais fait.

Pascal répond ...moi non plus! Mais tu lui as téléphoné ou pas?

- Heuuuu  je ne sais pas..

Et bien sûr , vers qui croyez vous qu'iL se tourne  ? 

- Mais, TOI! Tu lui as bien dit maman ???

- Mais, non! 

- TU NE LUI AS PAS DIT?????????

- Mais c'est toi qui invites quand-même pas moi !

Et son frère Pascal  de commenter,: Il est pas fort celui-là ?,il oublie de lui téléphoner et il va nous engueuler à tous MEME A MAMAN !!

Et voillà mo Bruno qui prend son telépone en grommelant: Quand-même, il sait bien que quand on dit apéro entre nous , c'est entre nous, s'i faut envoyer des faire-parts maintenant!

Et Pascal répond..(non..!!!!.Je ne vous dis pas ce qu'il lui dit!!!! Ce n'est pas poli!! ça s'écrit m...c....!) (fou rire général) il aurait fallu que Jordan le sache! Si son frère lui dit et que tu lui as pas téléphoné  à lui  de venir ....il  viendra pas !

Bref, ce qui est sûr,c'est que les uns après  les autres ont appelé l'absent et que pas une fois il n'a répondu.... (les uns et les autres , sauf moi, pas folle, il aurait été capable de me dire : tu ne pouvais pas me le dire ?) .

Alors question? Il ne pouvait pas décrocher, ou il ne VOULAIT pas décrocher ???

Ça n'a pas gâché la soirée ...il nous en faut plus que çà!!!!!

Mais on a pas fini d'en parler !!!!

Heureusement j'ai filmé le petit discours de Marie qui as demandé des applaudissement en l'honneur de son père qui a oublié un des meilleurs animateurs de nos soirée!   

 

 

 

Posté par emiliacelina à 16:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 avril 2019

Explications...

Bon ! En, fait, je me fais des "nœuds au cerveau" avec cette histoire de livre comme me diraient les garçons! Avec eux, bien sûr tout leur parait simple.

Bruno s'est précipité pour jouer à l'agent littéraire. Puisque je n'ai pas voulu lui envoyer mon texte par mail, il l'a acheté, lu, puis direct  mise d' un commentaire élogieux et "d'un chauvinisme à toute épreuve ") sur le site avec pas moins de cinq étoiles! et  comme si ce n'était pas suffisant l'a envoyé sur Face....! J'ai découvert ça hier au soir !

Je n'en demandais pas tant ! Je voyais ça comme un truc un petit peu plus familial. Mais bon! Je ne vais quand-même pas me plaindre.

Le hic, c'est que je me suis retrouvée sur ma page "messenger" que Louis m'avait mise sur l'ordi et que je n'utilise que très peu , vraiment très peu...sauf en passant par facebook avec trèèèès peu d'amies venues des blogs, et ma petite Margot. Bref, je ne gère pas très bien étant donné la grande connaissance d'internet que vous me connaissez. .....et j'ai cliqué sur les noms parce-que je me suis dit: si mes amies blogueuses le voit sur face....., alors  que je n'ai pas donné la reference sur le blog , ils et elles vont penser que je ne le veux pas..... Ça ne m'a pas paru très sympa.

Hors que ce n'est pas ça du tout, il est évident que c'est un plaisir d'être lue, mais je voulais que vous compreniez que ce n'est pas le rapport qui m'intéresse même si Amazone m'a demandé mes coordonnées bancaires et même mes coordonnées aux impôts!  Là , avec Mumu et même Robert (qui ne comprend pas trop ce que je fabrique avec mes drôles) nous sommes partis dans des délires de fortune : à nous les vacances sur la Rivièra! !Bref,....je n'insite pas , je m'emberlificote un peu dans mes explications.

Donc, en résumé, pour simplifier les choses je donne le renseignement. à qui le souhaite... mais rappelez vous que vous connaissez déjà l'histoire en gros puisque je l'avais mise sur mon blog.

Il faut aller sur Amazon  kindle bibliothèque  ebook  : le nom de l'auteur France Rosier  (et oui, en plus je m'étais trouvé un pseudo pour rester anonyme !) et le titre Je ne savais pas qu'elle me manquait 

Pour information la peinture sur la couverture est de Mumu et je viens de commencer la suite ...

J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes de Pâques.

 

Posté par emiliacelina à 15:13 - Commentaires [16] - Permalien [#]
18 avril 2019

Le début de la fortune !

Bon ! Demain il y aura le devoir hebdomadaire..

Ce soir il n'y a rien à la télé qui m'intéresse.

Donc, me voici installée dans mon lit, bien calée contre un oreiller et la télé quand-même allumée sur la 6: ça devrait être les Bodins J'écouterai d'une oreille et de l'autre je vais pianoter un peu sur l'ordi . Heuuu...pardon! Je ne vais pas pianoter avec l'oreille mais avec les doigts !

Je ne sais pas si je publierai dans la semaine ce que je vais écrire, mais encore une fois, cela m'amuse.

Je vous raconte.:

J'ai déjà dit que je peux rarement suivre un film parce-que Robert me fait la causette. Les films ne l'intéressent pas, faut reconnaître que les programmes ne cassent pas trois pattes à un canard!  Par contre, je peux jouer aux cartes sur l'ordi: le solitaire basique, ça peut se faire tout en ayant l'air de suivre la conversation! 

Puis, les cartes, ça finit par être répétitif, allors j'ai repris la petite histoire que je m'étais amusée à écrire suite à un devoir proposé par Lakévio. Celui que j'avais intitulé " Recherche Juliette" et je l'ai un peu (juste un peu) amélioré. On s'occupe comme on peut !

Jimmy qui "habite" toujours avec sa copine Marine dans son camping-car dans notre jardin ( en attendant que les clients chez qui l'attendent des chantiers de peintures et autres lui fixent une date pour commencer le travail)  passe dont fréquemment par notre garage , puis notre cuisine et le salon pour aller chez les voisins. Il me pose chaque fois la question :

- Ça va ?Tu fais quoi Mamie?

-Je m'amuse! J'écris une histoire, qui ne t'intéresserait pas

- AH! Bon ! 

 Puis une heure après:

-Ça avance Mamie?

- Tranquille!

Et chaque fois qu'il passe , et c'est souvent car il fabrique des jardinières en bois pour Mumu :

-Tu as fini d'écrire ton histoire?

Que voulez-vous? Quand ce n'est pas le grand-père c'est le petit-fils !....Pas moyen d'être tranquille....mais...c'est bien !.

Tout ça, pour en venir à ceci :

Avant hier il déboule et m'explique:

-Tu sais Mamie que tu peux mettre tes histoires (pour le moment je n'en ai qu'une!)sur internet par exemple sur Amazone.Tu devrais le faire!

-Pour quoi faire ?

- Pour que d'autre les lisent!

-Ça va pas? Qui veux-tu qui soit intéressé par ça? 

- Tu les vendrais pas cher!

- Les vendre? T'es pas fou ?

- Ça ne te coûte rien d'essayer, il faut juste que tu t'ouvres un compte chez eux!

-Mais non ! Il ne me manquerait plus que ça!

-Mais si! Je vais te faire voir, je le ferai avec toi! Je t'assure!

- On verra! 

Et c'est ainsi que je me suis retrouvée avec lui à me promener sur ce site et de fil en aiguille à créer une couverture de livre avec une œuvre de Mumu et retoucher... et retoucher l'histoire! C'est génial, (pas l'histoire!)juste parce-que  j'ai l'esprit occupé et ne pense pas à autre chose exactement ce qu'il me fallait!

Pou terminer, cet après-midi, Un peu Jimmy et beaucoup Louis, le compte a été créé et gros fou-rire lorsqu'il a fallu fixer un prix de vente!  Renseignement pris ça démarre à 1 euros et peut aller à 10,15,20.......   Grosses discussion:

Trop bas, tu dévalorises ton œuvre ( !) Trop haut ça fait prétentieux.....voyons : 4 euros? Non ! 3,99 euros c'est plus commercial ! Sacré Louis!!!  Je crois que je vais l'embaucher comme agent! Amazone prend 35% ce nest pas avec moi qu'ils vont faire fortune! D'ailleurs, ils n'ont sûrement pas besoin de moi!

Bon! Résultat :  c'est parti ! Au passage j'ai changé le titre... et le nom de l'auteur !!!!!!!!!! En plus Mumu veut une participation parce-que j'ai utilisé une de ses œuvre! MDR !!!

Ce soir, Bruno m'appelle:

-Qu'est-ce que c'est que cette histoire, tu as fait un livre?

-Mais, non! Pas vraiment! C'est pour rire, c'est Jimmy qui....

- Louis me dit que si. Tu as écrit quelque chose sans me le faire lire?

- Mais c'est un jeu et puis je ne vais pas te faire lire tout ce que j'écris chaque semaine!

- Tu écris chaque semaine?

- Mais oui! Mais non  ! Mais c'est un jeu ...Et zut....

- Qu'est-ce que tu racontes? Oui ou on  Envoie me le par mail...

- Mais ça ne t'intéresseras pas..

- Envoie le quand-même, et Pascal? Il est au courant? 

- Mais non! 

-Non ? C'est sûr ? Tu ne lui a pas fait lire ?

-Mais...Non ! Ma parole, il est jaloux !!!

- Nooonnnn!!!! Et puis, si tu veux le lire tu n 'as plus qu'à l'acheter? 

-L'acheter ? Ça va pas? Je ne vais pas acheter un livre de ma mère !

- Mais si !!! Ou tu t'en passes ! 

Finalement ça commence à drôlement m'amuser cette histoire! Je n'ai  pas cédé....Ça ne va pas le ruiner s'il le veut vraiment..et puis, ça va me faire au moins un acheteur ! Le début de la fortune ! 

MOUHAHAHAHA!!!!!!!

Finalement, je le poste ce soir ! Interdit de vous moquer!

 

 

 

 

 

Posté par emiliacelina à 23:23 - Commentaires [24] - Permalien [#]
15 avril 2019

Vingt ans plus tard...

12 AVRIL 2019

Mais voilà qu'il flotte...

 

john-salminen10

John Salminen

 

"En haut de la rue Saint-Vincent, un poète et une inconnue,
S'aimèr'nt l'espace d'un instant, mais il ne l'a jamais revue.
Cette chanson, il composa, espérant que son inconnue,
Un matin d'printemps l'entendra quelque part au coin d'une rue."

(La Complainte de la Butte)

 C'est de "l'espace de l'instant" que je voudrais que vous me parliez.

Histoire inattendue, éphémère, dès lundi !

 Vingt ans plus tard... 

Vingt ans! Il y  a vingt ans que l'association qui m'a obtenu une place comme jeune fille au pair en Angleterre m'a permis de sortir de la misère dans laquelle le décès de mes parents m'avait plongée depuis plusieurs mois. Désormais seule au monde j'aurai quitté la capitale sans regret si... mais avais-je le choix?

 Me voici de retour, vingt ans plus tard et il me semble que c'était hier. Le temps a passé si vite exclusivement dédié à l'éducation des trois enfants qui m'étaient confiés par leurs parents trop pris par leur travail et occupations mondaines.

Ils n'ont plus besoin de moi aujourd'hui, ce sont des hommes et je suis très fière de ce qu'ils sont devenus. 

Paris ne m'aurait jamais manqué si.... si il n'y avait pas eu le souvenir obsédant de la rue St Vincent ! 

Un éclair...une lumière dans ma vie sombre. Un instant d'oubli de la misère qui m'était devenue habituelle... un moment de douceur ... d'amour ?  alors que je ne savais presque plus que cela existait encore... une nuit...une seule nuit ...qui depuis vingt ans a peuplé de rêves chacune de mes nuits.

J'ai posé mes bagages à l'hôtel. Le temps est gris, mes pas me ramènent des années en arrière pour un pèlerinage que je souhaite nostalgique ...  seulement nostalgique.

Dans la pénombre de la nuit qui s'annonce je reste figée d'émotion lorsque je parviens en haut de la rue St Vincent si pareille à celle de mes souvenirs. Rien n'a changé et les réverbères qui s'allument subitement font surgir en moi le souvenir de la lune qui éclabousse... aujourd'hui les pavés luisants de pluie.

 Aggrippée à la rampe de fer forgé d'une main et à mon parapluie de l'autre , je reste immobile... et  pleure à ces  lunes artificielles ...mon rêve évanoui.... 

Posté par emiliacelina à 06:00 - Commentaires [22] - Permalien [#]
09 avril 2019

Bref...la vie continue....

Mercredi nous sommes donc allés  aux obsèques  de notre voisin.l'église était  trop  petite. Je crois que tout le village était la.  Dans notre commune après la cérémonie religieuse on se rend au cimetière à  pieds. C'est  tout près. Ce sont des moments difficiles et c'était long. Robert en a profité pour me renouveler ses recommandations ...Si.....   Pas question de tout ce tralala......  direct crématorium !   Au moins, on sait où on va avec lui !  J' ai dit...d'accord!  Moi aussi !

Sur le chemin du retour nous sommes arrêtés  à  la bibliothèque . Robert a poireaute pendant que je mepromenais dans les rayons. J'ai pris  les tomes 3 et 4 de "l'amie prodigieuse" car je m 'était  arrêtée au huitième  épisode à  la . tele. J'ai aussi trouve un livre pas trop epais que j" ai  feuilleté  et que j'ai pense pouvant interesser Robert. J'ai .bien fait. Ça s'appelle la "scierie". Il l'a lu, même si il en avait marre à  la fin ! Il n 'a pas envie que je lui en prenne un autre. Mais,bon!?..il l'a lu jusqu'au bout ! Quand  à  moi, j'ai lu avec quelques difficultés  parce que  Robert me parle sans arrêt pendant que je lis! La fin de "l'amie prodigieuse" ne m'a pas trop plu.  Je ne vais pas renouveler l'expérience  pour le moment. Pour moi, la lecture me coupe de ce qui se passe autour, surtout si le livre me plait ! Je n'aime pas trop être  dérangée. Je préfère  laisser tomber! 

On a commence à  cueillir les aillets plantés  dans les jardinières. Enfin,  surtout Robert avec un peu de beurre et du sel, il se régale chaque midi . Les tomates PLANTÉES trop tot, sont gelées.... on va attendre les saints de glace pour  en planter d'autres. Je le savais, mais depuis mi février il était  pressé  .....  alors, je n'ai pas cherché  à  comprendre,des que j'en ai vu....Je lui en ai acheté ! On replantera !

Bref..... La vie continue....toujours ,,,,, !

Un petit rajout à ma note de cet après-midi. Comme il a fait un temps super agréable avec un soleil magnifique il a décidé d'aller marcher un petit peu. Finalement il n'est revenu que deux heures après..... épuisé et essoufflé mais il m'a ramené quelques fleurs. Il appelle ces fleurs des "pentecôtes" ???  Je vous en fait profiter, la preuve que j'ai bon cœur, je partage!

 

 

 

 

SANY0020

 

Ce soir à table je le houspille parce-qu'il n'a pas pris ses cachets:

- PREND TES CACHETS !

- Tu ne veux pas les prendre pour moi ?

- Pas questions chacun sa m....!

- Puisque c'est çà, je ne te cueillerai plus de fleurs! -

- Oh! C'est vrai ! Pardon...pardon....

- Pas la peine de t'excuser ...C'est trop tard!!!!

comme je l'ai dit plus haut : la vie continue.....

 

Posté par emiliacelina à 19:54 - Commentaires [22] - Permalien [#]

08 avril 2019

La maison du milieu.

05 AVRIL 2019

La vie de quartier 

Revenons à nos moutons maisons !

carel weight 2

En voici une, en voici deux, en voici trois !

De quoi nourrir une vie de quartier, n'est-ce pas ?

Les rideaux se soulèvent...

On attend les commères... lundi !

 Devoir de ce lundi chez Lakévio.

La maison du milieu.

Moi, j'habite la maison du milieu. Oui! Celle qui a un air délabré. Je devrai dire qui se délabre petit à petit depuis que mon père (à l'insu de son plein gré..."saleté de cancer !!!" ) nous a quittés nous laissant seuls ma mère et mes trois petits frères, il y a six ans de cela. C'est la plus ancienne maison de la rue.

Vous imaginez bien que la vie est difficile. En plus du chagrin qui nous envahit lorsque maman et moi nous laissons aller à nos souvenirs heureux, c'est un défi de chaque instant financièrement, alors vous pensez... l'entretien de la maison, style ravalement de façade ou peinture des menuiseries, ce n'est même pas la peine d'y penser! Alors, petit à petit,  de pimpante, elle est devenue triste et détonne à côté des maisons voisines si bien entretenues.

Moi qui vous parle, je suis le p'tit gars sur son vélo. Celui qui fait sa tournée pour distribuer le journal avant d'aller aux cours. Après les cours, je vais nettoyer les jardins et tondre les pelouses avoisinantes.  Je n'ai donc que le soir pour étudier et faire faire leurs devoirs aux petits.Maman, qui dans l'histoire a gagné pas mal de cheveux blancs, fait le ménage chez les voisins de droite. Voisins qui, bien que satisfaits de son travail, lui font sentir insidieusement, que notre maison "jure". Comme disent les parents de Florence :  La rue en perd de son standing !

Ils me font rigoler avec leur standing! Chez nous, si l'extérieur a besoin d'un sérieux ravalement , l'intérieur , par contre, peut leur donner des leçons! Ce n'est pas chez eux que les planchers sont lavés et brossés à l'eau de javel chaque semaine! Chez nous, on pourrait manger par terre ! Ma mère sait bien que si elle n'y œuvrait pas trois fois par semaine , ce serait leur 'intérieur qui oublierait  vite son côté standing ! Pas la peine de faire tant de chichis quand un désordre indesciptible y règne en maître, que Madame et Monsieur laissent traîner leurs sous-vêtements et chaussures au sol et la vaisselle de la veille dans l'évier.   

Pour ces gens là, nous ne sommes plus "fréquentables" et ils ont interdit à Florence, leur fille, de me parler. Ça me fait bien marrer! S'il savait que dès-que je met le nez dehors elle   se précipite " Tenez! Vous voyez:...la voilà qui  dévale les marches ! Ça veut dire que ses parents ne sont pas là! Je vais lui faire un brin de causette  rien que pour les embêter. Je la plains un peu, avec des parents pareils elle ne doit pas rigoler tous les jours!

La maison de gauche c'est celle où vit Elisabeth avec son père qui donne ses chemises à repasser à ma mère. Il a une très bonne situation et lui, au moins ne nous snobe pas ! Il me donne chaque premier de l'an de généreuses étrennes parce-que je lui livre son journal chaque jour! Je m'occupe aussi de son jardinet. Elisabeth est rudement mignonne ! Ouais! Vraiment très mignonne ! En fait, la Florence a beau me courir après, je vous avoue qu'elle perd son temps, parce-que, mon genre c'est Elisabeth. Elisabeth brune aux supers yeux bleus qu'elle baisse timidement lorsque je regarde. Elisabeth qui ne traîne pas avec les autres garçons du quartier.

Elisabeth ne surgit pas en courant de chez elle lorsque je sors.

Non ! C'est le contraire!

C'est moi qui épie son passage lorsque je fais la distribution du journal et qu'elle part au lycée le matin. Je me dévisse carrément la tête pour la regarder parce-que je sais qu'à un moment donné, elle va tourner la sienne et répondre à mon salut avec un sourire ! Alors, je pourrai continuer ma tournée le cœur léger en attendant  d'avoir à rapporter les chemises repassées de la semaine, où  travailler  la petite haie devant sa maison ...   Elisabeth est toujours là lorsque je fais la livraison......et parfois, son père n'est pas encore rentré !  Chutttt !!

Plus tard... quand j'aurai fini mes études... Je renoverai notre maison,  ça clouera le bec aux voisins de droite ... et j'offrirai une bague à ma voisine de gauche !

 

 

 

Posté par emiliacelina à 09:14 - Commentaires [19] - Permalien [#]
31 mars 2019

Je me rattraperai .....Promis !

Bon! Désolée, mais je crois que si je continue la maîtresse va me coller un blâââme!  

Je ne suis pas inspirée pa l'image, mais ce n'est la faute au sujet, c'est juste que j'ai l'esprit trop occupée ses jours-ci.

Je commence par vous donner quelques nouvelles de mon cher et tendre (si!si! il est cher et tendre) . Vous avez été tellement aimables de croiser vos doigts avec application! Je ne peux pourtant pas vous dire que ça a été très efficace mais, par contre, je vous préviens qu'il faudra recommencer dans trois mois. Un temps de réflexion et de surveillance rapprochée nous dira à ce moment-là de quelle façon le staff médival de l'hôpital décidera de quelle façon intervenir. Ce n'est pas particulièrement rassurant.

Comme on dit: a chaque jour suffit sa peine. Alors nous allons vivre les trois prochains mois le mieux possible. (Pas évident, mais on a pas le choix!).

Par ailleurs, vous vous souvenez de notre voisin qui était sorti voici un an des soins palliatifs pour rentrer chez lui en hôpital à domicile. Eh bien son etat qui évidemment se dégradait de plus en plus l'a conduit cette semaine au bout de ses forces. Sa femme a deux enfants (l'un qui habite loin et l'autre plus près mais qui bien sûr travaille) et une famille qui habite de l'autre côté de la France, donc, à part les visites des infirmières, kiné, docteur...etc.... elle ne voit pas grand monde et ne sort presque pas de chez elle depuis 15 jours. 

Je lui fais donc de fréquentes visites, pas très longues, mais fréquentes quand je vois qu'il n'y a pas devant chez elle de véhicules prouvant que quelqu'un est là.  Je ne vous dit pas dans, quel état elle est.

Vendredi soir son fils a pris la décision de le faire hospitaliser car elle avait passé les deux nuits précédentes debout et n'en pouvait plus. Elle a été d'un dévouement exemplaire depuis un an mais, là, il était clair que c'était la fin pour le pauvre homme qui heureusement était tombé dans l'inconscience.

Il est décédé hier matin. Elle a traversé l'impasse ce matin pour venir me remercier de ma présence durant ces moments difficiles. 

Maintenant je m'abstiens, le deuxième fils est là et comme les obsèques ne peuvent être que mercredi  elle va avoir du monde. Je crois qu'elle va être ensuite à ramasser à la petite cuillère.

Donc, voilà,pas eu le temps (ou l'envie ?) d'écrire ces jours-ci. 

Je me rattraperai....Promis!

 

 

Posté par emiliacelina à 21:40 - Commentaires [24] - Permalien [#]
23 mars 2019

Pas toujours patiente!

Quelques mots ce soir parce-que j'ai parlé dernièrement de l'IRM que Robert  devait passer mercredi.

Bon ! C'est fait ! Enfin quoi c'est passé. On en saura plus dans huit jours car le dossier doit être étudié par le staff. Et ça! Ça me stresse un max !  Donc, pour l'inspiration d'écriture du devoir, je déclare forfait! Je rumine dans mon coin. La patience et moi ....on n'est pas copines ! Enfin, en général si! Je suis même; sans me vanter un ange de patience ....mais pas dans certains cas et celui là entre dans cette catégorie!

Je vous lirai, ça m'occupera et me fera passer le temps!

Je vous souhaite un bon dimanche, profitez bien du beau temps !

Posté par emiliacelina à 21:27 - Commentaires [20] - Permalien [#]
18 mars 2019

Le fier esclave.

Le lion

"Il est des hommes, lorsqu'on les aborde, avec lesquels les approches, les temps morts qu'exigent les règles de politesse, n'ont pas de sens, parce que ces hommes vivent en dehors de toute convention dans leur propre univers et qu'ils vous attirent aussitôt."

extrait de  Le Lion de Jodeph Kessel

 

-joshua-miels-1

Toile de Joshua Miels 

Admiration, fascination, amour, amitié...

Vous inclurez la phrase citée dans le portrait de votre choix.

 

Le fier esclave

Le bateau avait jeté l'ancre dans le nuit et les hommes ont envahi le village dès le lever du jour.

Les trafiquants d'esclaves ont brutalement sortis les hommes et les femmes  des cases pour les rassembler.

Il était au centre, droit et fier si beau avec son regard profond rempli de douleur et de fatalité. 

Ses muscles longs et luisants se contractaient de rage devant son impuissance, tel un animal sauvage pris au piège. 

Le capitaine, incapable de soutenir le regard qui le défiait dit : Celui -là, ne l'abîmez pas.... ne le mettez pas avec les autres,  j'ai en vue  une cliente  qui nous attend au port. Je suis sûr qu'elle ne pourra pas résister ...mais elle devra y mettre le prix .

Sur le port la foule attend le bateau qui accoste. La"marchandise" qui sera présentée le lendemain sur la place du marché aux esclaves descend la passerelle.

Abritée sous son ombrelle Lady L regarde le triste défilé. Elle est venue en repérage car elle a besoin d'une servante. 

Soudain, comme pour clore tous ces visages aux yeux baissés ... il apparait et son regard plonge dans le sien avec une telle intensité qu'elle ne peut détourner les yeux, comme hypnotisée. 

Elle y voit tout, du défi, de l'orgueil, de la révolte et lorsque, enfin, il passe à sa hauteur, elle a même le temps d'apercevoir la furtive ébauche d'un sourire moqueur. Elle le regarde  suivre la file et ne voit plus que le dos luisant et les muscles que cachent une peau semblant si douce...  Demain, quoi qu'il m'en coûte, tu seras à moi pense-t-elle avant de se dire:

 "Il est des hommes, lorsqu'on les aborde, avec lesquels les approches, les temps morts qu'exigent les règles de politesse, n'ont pas de sens, parce que ces hommes vivent en dehors de toute convention dans leur propre univers et qu'ils vous attirent aussitôt."  

 

 

 

 

Posté par emiliacelina à 06:00 - Commentaires [20] - Permalien [#]
15 mars 2019

Suite N°9

    Bon! Voici  vendredi, il va falloir plancher sur le devoir de Lakevio.. Alors je vous donne en pâture la suite N°9 que l'on peut considérer comme une fin tant il est facile d'imaginer une conclusion , disons...heureuse .....même si elle peut aussi sembler bâclée! 

Mais, entre le devoir de la maîtresse et le rendez-vous à l'hôpital mercredi pour mon cher et tendre le stress est là et je n'ai pas assez la pêche pour raconter ce qu'à été  la vie de Juliette!..... Peut-être un jour........

 

Suite N° 9 

J’ai posté la lettre à l’adresse de l’agence du « restos du cœur » depuis quatre jours, et le facteur viens de me remettre le courrier.

Une enveloppe attire immédiatement mon regard car son cachet est celui de Perpignan. 

Depuis cinq bonnes minutes, j’attends ma fille en tournant et retournant la lettre dans tous les sens sans me décider à l’ouvrir.

Cinq minutes de plus et nous sommes deux à la contempler avec circonspection ! 

-Assez hésité, on l’ouvre !

 

                                                     ***l

 

Lettre de Juliette :

 

                            Chère Marie.

 

Votre lettre est un magnifique cadeau que je n’espérais plus depuis longtemps.

Mes propres recherches n’ont jamais été couronnées de succès contrairement aux vôtres et j’avais fini par me dire que c’était une juste punition que le ciel m’infligeait.

Je n’ai pas le don de l’écriture pour vous décrire mon émotion à la lecture de votre lettre. Je peux juste vous dire : Oui ! Je souhaite de tout mon cœur vous rencontrer où vous le voulez, quand vous le voulez et je vous remercie très sincèrement de m’avoir retrouvée. Je vous indique mon N° de tel : xxxxxxxxx  si vous souhaitez que nous convenions d’un rendez-vous.

En toute sincérité, les mots me manquent aujourd’hui tant je suis sous le coup de l’émotion pour en écrire davantage.

Je vis depuis tant d’années avec les regrets et le remord d’être partie que je n’avais plus l’espoir de vous connaître un jour.

Je ne sais si je peux me permettre de vous embrasser mais c’est mon vœu le plus cher depuis si longtemps !

                                    

                                                                       Juliette 

 

                                      Juliette Bouleau (veuve Sauval )

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14 mars 2019

....... suite N° 8

Puisque certaines, entrant dans l'histoire,  ont la gentillesse de me proposer leur aide .... je vous propose la suite N° 8

        ***

-Mélody ! Mélody !

- Je suis là maman, que t’arrive-t-il donc ?

- Je viens, à l’instant, de recevoir un mail me disant qu’une lectrice de mon blog souhaite me contacter via….

- Oui, je vois, qu’attends-tu pour aller voir ?

- Mon premier réflexe a été de t’appeler…

- Je comprends, regardons ensembles !

 

Bonjour Marie,

Je suis une lectrice assidue de votre blog même si je ne commente pas souvent et je l’apprécie beaucoup.

Après avoir vu vos dernières notes concernant votre recherche de Juliette Bouleau, il m’est revenu un souvenir qui pourrait peut-être vous être utile.

Il date de quelques années : sept ou huit environ. A l’époque j’habitais Perpignan et j’étais bénévole au « Resto du Cœur ».

La responsable de cette antenne, si mes souvenirs sont bons (car je ne suis pas restée très longtemps dans cette ville) ressemblait fort à la photo que vous avez publiée. Le prénom correspond aussi. Je n’ai pas connu son nom de famille, les bénévoles ne s’appellent généralement que par leurs prénoms.

Cette personne bien que très réservée était d’un dévouement extrême et toujours disponible pour tous. Elle ne semblait vivre que pour l’antenne et ne ménageait pas sa peine. Les enfants l’adoraient et elle le leur rendait bien.

C’est tout ce que je peux vous en dire et j’espère sincèrement que cette information vous permettra d’avancer dans votre recherche.

L’antenne se trouvait rue Saint Pierre.

Amicalement. Muriel.

                                  ***

-Perpignan !  Ce n’est pas très loin de Toulouse… Deux cents kilomètres environ. Pour aller à Marennes il y en avait le double !

- Si tu envisages un autre voyage, cette fois, je veux en être Mélody!

- Attends, nous devons en parler avec papa… Pour le moment, remercie cette lectrice qui nous fournit un témoignage peut-être décisif. Puisque figure son adresse mail sur son message réponds lui de la même façon.  Je pense prématuré d’en parler directement sur le blog pour l’instant.

-  Tu as raison. Laisse-moi juste un instant pour … « digérer » l’information. Je n’espérais pas une réponse si rapidement !

- Ne t’emballes pas trop vite, c’est encourageant …mais encore à vérifier. Muriel parle d’il y a sept ou huit ans, il faut en tenir compte.

- D’accord, on va y réfléchir.

                                               ***

-Je sais, j’ai dit : on va y réfléchir… j’ai réfléchi… jusqu’au matin !

Deux cents kilomètres, ce n’est pas le bout du monde ! Pourtant je n’ai pas envie de débarquer dans cette agence sans crier gare ! J’aimerai plutôt y faire un tour discret et incognito dans un premier temps.  Observer si c’est possible et puis… j’aviserai sur place…suivant ce que …ou qui j’y verrai !

 Je n’ai pas l’intention d’attendre plus longtemps. Que l’information se confirme ou non, j’ai besoin d’une certitude.

 

                                               ***

Mélodie a absolument voulu m’y conduire elle-même. Jacques ne peut s’absenter de son travail et je ne veux pas attendre qu’il puisse se libérer et nous pensons  aussi que la formation de notre fille pourrait m’éviter un comportement inopportun pouvant se révéler fâcheux pour la suite.

J’ai bien l’intention de suivre ces conseils étant donné que je n’ai, pour le moment, aucune idée de stratégie !

Nous venons de passer devant le panneau signalant que nous entrons dans Perpignan. Mélody a rentré le nom de la rue dans le GPS. Nous ne sommes plus très loin… et j’ai le trac.

-Nous allons juste passer dans la rue, en repérage, d’accord ?

- C’est… une bonne idée, je suis un peu tendue…

- C’est normal, d’ailleurs je m’en rends compte, depuis quelques minutes tu te décomposes. Tu sais quoi ? Nous passons devant puis nous allons boire un café le temps que tu te remettes.

- Ce n’est pas de refus ! Nous roulons quand-même depuis deux heures-et-demie. Cela nous fera du bien à toutes les deux !

Nous avons facilement repéré l’agence.

Nous voilà installées devant un café fumant. Mélody a  également demandé  un croissant : les émotions ça creuse dit-elle, histoire de me détendre ! Nous le savourons, chacune se plongeant un court instant dans ses pensées. Puis je la questionne : alors ma chérie, que faisons- nous maintenant ?

-A mon avis, maman, tu ne peux pas débarquer et si vraiment, nous la reconnaissons, lui dire tout à trac : bonjour je suis ta fille Marie ! D’abord, le lieu ne s’y prête pas et puis, il est trop fréquenté.

- Alors ?

- Je ne vois qu’une solution. Je vais accoster gentiment l’une des personnes qui sortent (de préférence une maman avec un ou plusieurs enfants) et la questionner sur la responsable de l’agence. Nous aviserons ensuite. Ce serait déjà bien d’avoir confirmation de son nom ou prénom !

 J’observe de loin ma fille en conversation avec un jeune femme qui vient de sortir du local à l’enseigne : « resto du cœur ». Mélody c’est accroupie devant la petite fille d’environ trois ou quatre ans qui s’accroche à la poussette remplie de divers sacs de courses que pousse la maman. Après avoir échangé quelques phrases et passé la main pour une caresse sur les cheveux de l’enfant, Mélody revient vers moi pendant que la maman poursuit son chemin.

- La responsable s’appelle bien Juliette. Attends -moi encore un peu je vais voir si je peux en apprendre davantage ou l’apercevoir sans me faire remarquer.

Je regarde ma montre, je patiente. Le temps me semble long, mais ma montre ne m’indique qu’une absence de quatre minutes lorsque je la vois revenir.

- Mission accomplie ! Je te fais mon rapport, puis nous allons trouver un petit restaurant pour diner.

Elle s’appelle Juliette Sauval. Donc, elle a été mariée. Comme il y avait foule et qu’elle était très occupée avec les différents bénéficiaires des « resto » elle ne m’a pas remarquée. Mais moi, dès-que mes yeux se sont posés sur elle, j’ai immédiatement reconnu celle que tu deviendras plus tard.  Je n’ai aucun doute, Maman, c’est bien ta mère ou alors, il faut m’expliquer comment une telle ressemblance est possible, surtout confortée par les renseignements que nous possédons.

-Alors…Que fait -on maintenant ?

-Nous allons manger !

Comme ce matin devant un café, nous sommes installées dans le premier restaurant que nous avons trouvé. Mélody a raison : les émotions ouvrent l’appétit, j’ai une faim de loup !

-Maman j’ai une bien idée pour la suite, mais… encore une fois, c’est à toi de voir si elle te convient.

-Dis toujours…

- Voilà comment je vois les choses :

Nous sommes à peu-près sûres qu’elle est bien la personne que nous cherchons et je suppose que comme moi, tu as très envie de la connaître. Cependant, rien ne nous dit qu’elle ait le même désir. Nous ne pouvons pas prendre le risque de provoquer une réelle pagaille dans sa vie actuelle et sa famille si elle en a une, en nous précipitant tête baissée.

-Alors, on fait quoi ? Je suis assez de ton avis.

- On pourrait rentrer chez nous et lui écrire une lettre expliquant la découverte de la photo, l’issue de nos recherches et notre désir de la rencontrer si elle est d’accord. Je pense que nous devons lui laisser le choix. Nous ne gagnerions rien à nous imposer.

Puis, nous n’aurons plus qu’à attendre sa réponse, mais nous aurons au moins la certitude qu’elle aura volontairement pris sa décision.

-Tu as raison ma chérie. Merci. Ton idée me semble pleine de bon sens. Qu’elle décide librement est important pour nous aussi. J’averti ton père que nous allons rentrer et je le tiens au courant de nos réflexions.

Finissons tranquillement notre repas avant de reprendre la route.

La suite de l’histoire ne dépend plus de nous.

Posté par emiliacelina à 09:43 - Commentaires [4] - Permalien [#]
13 mars 2019

....suite N° 7

 

 

 

Suite N °7

 

 

Blog de Marie…

 

Aujourd’hui, chères lectrices et lecteurs, nous n’allons pas parler couture ou tricot…pas davantage cuisine.

Depuis quelques temps j’ai un peu négligé mon blog mais, comme je vous l’avais dit j’ai eu la grande peine de perdre mon père dernièrement, le moral était au plus bas.

Je tiens d’ailleurs à vous remercier tous et toutes pour les témoignages de sympathie et d’encouragement que vous avez eu la gentillesse de m’envoyer. Les lire me fût d’un grand réconfort. Merci encore.

Aujourd’hui, je m’adresse à vous pour un tout autre sujet que ceux que nous partageons habituellement.

Nous avons, ma fille et moi, en vidant le logement de mon père,  trouvé une photo qui nous a  très fortement interpellées car ma fille y a vu une certaine ressemblance avec moi.

Cette photo porte la date de mon année de naissance 1960. Il est donc possible que ce soit celle de la mère que je n’ai jamais connue.

Nous l’avons donnée à faire « vieillir » denviron quarante-cinq à cinquante ans.

Je la récupère demain … et vous en reparlerai dans ma prochaine note.

 

                                          ***

 

Voilà ! Jai récupéré la photo (voir ma note de hier).

Alors, aujourd’hui, je m’adresse à vous qui avez la gentillesse de me lire, que vous commentiez ou non, que vous ayez un blog ou non … (je vois en consultant mes liens que j’ai chaque jour de nombreux (ses) visiteurs(ses) inconnus. A vous mes amis (ies) blogueurs et blogueuses qui avez, vous aussi de nombreux liens amis, accepteriez- vous de bien vouloir communiquer ces deux photos afin-que ces nombreux liens les communiquent à leur tour, selon un peu le principe d’une chaîne ?                                  

 

francette 3

                  Juliette : 1960               Photo vieillie : 2017 ?

Nous savons qu’elle a vécu à Marennes en Charentes- Maritimes et que son patronyme était alors : Juliette Bouleau. Elle a pu se marier et changer de nom, ou bien vivre dans nimporte quelle autre région ou même pays.

Si vous pensez l’avoir vue, croisée un jour ou, qui sait, connaissez cette personne de quelque façon que ce soit pouvez -vous m’en informer  ou lui communiquer mes coordonnées sur mon blog dans « contacter lauteur ». Je ne souhaite surtout pas lui causer de désagrément mais savoir si elle est toujours en vie, et, si elle le veut, la rencontrer. 

Je sais, c’est un peu comme chercher une aiguille dans une meule de foin, mais je préfère imaginer ma démarche comme… jeter une bouteille à la mer 

La mer avec sa grandeur et ses abîmes … et la toile …avec ses internautes, réseaux sociaux et blogueurs, me font pareillement penser à l’immensité. 

Pourquoi ma « bouteille » n’échouerait-elle pas sur la plage d’une blogueuse qui aurait croisé le chemin de Juliette  Bouleau ?

Comme l’on dit, il ne me reste plus qu’à croiser les doigts, le hasard, vous le savez fait bien les choses !

Je vous remercie d’avance.

                                                 

                                  ***

Blog de Marie…

 

Commentaire à l’attention de Délia :

Merci pour ton commentaire  concernant mes recherches (voir ma page précédente) qui me conseille de consulter les archives départementales. Conseil bienvenu   puisque celles du lieu de naissance ont brûlées dans un incendie.

 

                                     ***

 

Je pense que le conseil de « Délia » que je connais virtuellement   depuis longtemps est judicieux. Dommage que je n’y ai pas pensé lorsque Mélody et Eric étaient en Charentes. Mais je vais leur en parler. Peut-être que Eric pourra se documenter grâce à son frère.

Eric et son frère sont vraiment de gentils garçons.

Nous savons maintenant avec certitude que Juliette Bouleau est toujours vivante. Je remercierai ma blogueuse amie pour son bon conseil ! J’ai aussi eu beaucoup de commentaires après la publication des photos. Mélody œuvre activement de son côté sur les réseaux sociaux que je ne maîtrise pas du tout.

L’avis de recherche va inonder la toile ! Internet est en marche !

 

Blog de Marie

 

Merci pour les commentaires que vous m’adressez en réponses à mes dernières notes.

Ils sont très nombreux issus des quatre coins de l’ exagone .  Le bouche à oreille ou plutôt « blogs à blogs »   fonctionne bien, c’est évident !

N’oubliez pas que vous pouvez aussi me joindre par « consulter l’auteur de ce blog » c’est peut-être …plus… confidentiel pour certaines informations.

Posté par emiliacelina à 10:46 - Commentaires [8] - Permalien [#]
11 mars 2019

La rousse.


Silhouette

 Une silhouette dans la rue qui attire votre oeil...

Fanny Nushka Moreaux contemporary French artist

Fanny Nushka-Moreaux - Une journée ensoleillée - 2014

Zut! Je m'énerve intérieurement.

 Je me suis installé sur cette terrasse pour profiter du monde qui passe. Quand je dis du monde, je veux parler bien sûr de la gent féminine. 

Une terrasse sur le boulevard, quel meilleur poste d'observation pour la chasse  drague pourrait-il y avoir par une belle journée de printemps?

Elle est passée devant moi, semblant chercher une place sur la terrasse bondée pour boire le verre qu'elle tenait à la main, et m'a lancé un "bonjour" d'une voix qui m'a semblée pleine de promesses, a moins que je m'imagine des choses.....

Bien entendu, j'ai répondu  "bonjour" également mais ce fichu soleil qui m'aveugle m'empêche de la voir vraiment ! Je ne distingue qu'une ombre mouvante qui passe lentement puis disparait avant que je n'ai eu le réflexe de l'inviter à s'asseoir à ma  table ! La peste soit de mon hésitation !Mais je la distingue trop mal. Si ça se trouve c'est une fausse blonde !

....et je me pose des questions : cette silhouette me dit quelque chose, l'aurai-je déjà croisée ? Impossible de me souvenir ! Pourquoi diable, la coquetterie m'a-t-elle empêché de mettre mes lunettes sous prétexte qu'elle me vieillissent ?

Il m'a bien semblé voir un reflet doré autour du visage, si ça se trouve c'était une rousse ...  ce n'est pas que je sois difficile...mais ce sont les rousses qui m'attirent...c'est pourquoi je m'en veux !

Si je continue, un jour je vais faire comme le héron de la fable : à vouloir trop choisir... on risque de tout perdre....

 

Posté par emiliacelina à 09:08 - Commentaires [24] - Permalien [#]
08 mars 2019

Suite N° 6

Allons! Bon! Voici que la maîtresse nous donne en devoir  une silhouette de femme bien floue!  QUI peut-elle bien être ?           En attendant, peut-être que quelques lignes à lire par exemple la suite N° 6 vous occuperont ! 

Mais, ne négligez pas votre devoir, Lakévio ne serait pas contente ...      

 

Suite N° 6

 

 -Le repas est prêt, ils ne vont plus tarder. Tu crois que c’est sérieux entre eux ?

- Sérieux, je ne sais pas, mais il est sûr que Eric n’est pas juste un « copain » !

- Tu as raison, il suffit de voir son regard lorsqu’il la regarde. Je suis certaine qu’il est amoureux.

-Bonjour papa et maman ! Nous avons un peu de retard parce-que nous nous sommes arrêtés chez Marc.

-  Bonjour ma chérie, bonjour Eric… Asseyez -vous au salon vous devez être fatigués. J’ai préparé les rafraîchissements.

-Merci maman, mais ce n’est pas nécessaire, nous nous sommes « rafraîchis » chez Marc.

- Alors si vous êtes d’accord, nous pouvons passer directement à table nous causerons en mangeant.

- C’est une bonne idée parce-que Eric ne va pas trop s’attarder il a un rendez-vous professionnel tôt demain matin.

-Je tiens à vous remercier tous les deux pour vos recherches. Et surtout vous, Eric, d’avoir accompagné Mélody dans ses démarches.

-De rien, monsieur…

-Jacques, appelez-moi Jacques.

- D’accord, si l’on faisait le point ? Mon frère dit qu’il ne peut effectivement diligenter de recherches parce-que nous ne nous trouvons pas dans un cas de disparition inquiétante. Beaucoup trop de temps a passé.

- J’ai réfléchi à ce que nous a raconté Mme Germaine. Si on tient compte des possibilités de la médecine à l’époque dans les campagnes, il est évident que ta naissance (enfin, votre naissance à toi et ta sœur jumelle devrai-je dire) a été une épreuve insupportable, certainement aggravée par la perte d’une de ses filles. Par la suite, et malheureusement on ne savait pas encore le diagnostiquer, elle a été victime d’un sévère épisode post-partum qui, non traité l’a plongée dans un état de culpabilité tel qu’elle n’a su trouver une autre issue à son mal-être que de prendre la fuite. J’ai étudié les manifestations du post-partum et je sais l’impression de dévalorisation que ressentent les femmes qui en sont atteintes.

-Je ne peux m’empêcher d’éprouver de la compassion

- Tu as raison, moi aussi maman. Il n’en reste pas moins que les chances de la retrouver sont, du coup, très minces. Nous ne savons même pas si elle a fini par épouser ce médecin, donc changé de nom et si elle est un jour revenue en France et où ?

- Marc dit qu’à sa connaissance, actuellement, il ne voit qu’une possibilité pour contacter un grand nombre de personnes à travers le pays : les réseaux sociaux. Vous avez bien un ordinateur?

 - Oui, mais je ne suis pas une experte ! J’ai juste un blog qui parle de tricot, couture, cuisine …

 - Maman…. Et Facebook ?

C’est vrai ! Mais je suis beaucoup plus à l’aise sur mon blog, les blogueuses qui me lisent sont nombreuses et j’aime bien nos échanges virtuels mais néanmoins amicaux ! Je l’ai un peu délaissé ces derniers temps mais je peux m’y remettre avec plaisir.

- Voilà, c’est exactement ce qu’il faut faire ! Vous allez publier les photos : celle que vous avez trouvée et la dernière retouchée  par Marc et demander à vos blogueuses ou lectrices si ces portraits leurs font penser à quelqu’un ! Ajoutez également le prénom de votre mère ça peut aider, je ne pense pas qu’elle en ait changé. Vous pourriez aussi leurs demander de bien vouloir les communiquer via leurs propres liens en joignant votre adresse ainsi, de blogs en blogs beaucoup de personnes seront informées de votre recherche. Marc dit que dans son métier, ses collègues usent parfois de cette méthode et y ont obtenu des résultats étonnants.

-Tu pourrais te charger de ton blog et moi je me chargerai des autres réseaux sociaux. Nous allons toucher un grand nombre de personnes aux quatre coins du pays ou même plus… internet n’a pas de frontières !

- Vous remercierez Marc pour ces conseils…que nous allons suivre… Si tu es d’accord Jacques…

-Mais bien sûr, je trouve aussi que c’est une excellente idée ! Maintenant, si nous terminions ce repas qui fait honneur à la maîtresse de maison qui nous en voudrait de le laisser refroidir davantage.

-Avec plaisir …je meurs de faim madame !

- Eric, s’il vous plaît, appelez - moi Marie.

Posté par emiliacelina à 09:09 - Commentaires [8] - Permalien [#]
05 mars 2019

Suite N°5

 

Alors ....on continue ?

Aujourd'hui, je vous gâte... deux parutions!

Suite N° 5

 

   - Bonjour maman !

  - Bonjour Mélody !

 -  Nous sommes donc allés à la seconde maison de retraite et nous y avons rencontré une charmante vieille dame : « Louise » qui a été la « bonne de l’ancien curé ». Ni la photo ni le prénom ne l’ont interpellée. Mais elle nous a conseillé de nous rendre à  Bourcefranc-le- Chapus. C’est une petite commune de juste trois mille quatre-cents habitants qui se trouve environ à une quinzaine de kilomètres de Marennes et où, à sa connaissance, vit encore la sage-femme qui officiait aussi comme infirmière à l’époque qui nous intéresse. On l’appelle la Germaine et on ne peut plus compter le nombre d’enfants qu’elle aidés à venir au monde. Tout le monde la connait semble-t-il. Elle vit chez son fils qui est mareyeur. On devrait le trouver facilement. D’après Louise, si quelqu’un peut nous aider, c’est La Germaine ! Elle connaissait tout le monde et avait ses entrées chez toutes les familles ! Nous irons dès- demain ! Je ne sais pas pourquoi … mais j’ai confiance ! Il le faut parce-que Eric doit rentrer après demain pour son travail !

- A demain donc.

                                    ***

Jacques, de retour du travail franchit le seuil de la porte alors que je suis au téléphone avec Mélody.

-Attends, ma chérie, ton père vient de rentrer je mets le haut-parleur.

-Bonjour papa, je t’embrasse. Comme je commençais à le dire à maman nous sommes aujourd’hui allés à Bourcefranc et nous avons trouvé sans difficulté le fils de « La Germaine « qui nous a gentiment invités chez lui pour le repas de midi.

Madame Germaine est une vieille dame de quatre-vingt- onze ans qui a encore bon- pied- bon -œil. Sa mémoire est étonnante. Elle nous immédiatement affirmé qu’elle avait le souvenir de chaque accouchement qu’elle avait pratiqué durant son activité professionnelle.

Lorsque nous lui avons montré la photo de « Juliette » elle l’a scrutée longuement avant de s’écrier sur un ton de victoire : ça, c’est la petite Bouleau ! Je m’en souviens très bien ! C’est moi qui l’ai aidée à mettre au monde ses petites jumelles. La délivrance a été particulièrement difficile et donc extrêmement douloureuse, d’ailleurs, l’une des petites n’a pas survécu.

-Juliette Bouleau, c’était son nom ? Ai-je questionné.

-C’est ça ! Juliette oui ! La famille habitait Marennes. Cette pauvre petite était tombée orpheline l’année de ces dix-neuf ans. Elle avait eu une enfance et une jeunesse chaotiques avec un père alcoolique qui frappait sa femme. Après leurs décès, elle avait rencontré un brave garçon qui travaillait aux chemin-de fer.

Elle était très fragile psychologiquement.  L’épreuve de l’accouchement compliqué et la perte de l’une des petites jumelles dont elle se croyait responsable ont encore davantage ébranlé son équilibre mental. Elle culpabilisait sans cesse et n’osait pas toucher son bébé de crainte de lui porte malheur. Un jour elle est partie. J’ai entendu dire quelle s’était placée comme employée d’auberge à Rochefort et y aurait rencontré ensuite un médecin qui œuvrait avec « médecin sans frontière » qu’elle aurait suivi en Afrique. 

Le père a quitté Marennes car il a été muté.  C’était un brave gars qui s’occupait bien de sa petiote… je crois qu’elle s’appelait Marie …ou Marine … j’ai un doute, mais c’était quelque-chose comme ça !

« Nous lui avons confirmé que ton père avait bien travaillé toute sa vie au « chemin de fer » et que tu t’appelles Marie.

Nous l’avons grandement remerciée et, à sa demande, nous lui avons promis de la tenir au courant si nos recherches aboutissent.

Pour le moment il nous semble que nous nous trouvons dans une impasse, mais pas question de baisser les bras. Eric veut en parler avec son frère, peut-être aura-t-il une idée.

Voilà ! Nous prenons la route demain pour rentrer, nous vous embrassons et …à demain soir. »

-D’accord ma chérie. Vous ne rentrez pas totalement bredouilles. Soyez prudents sur la route ! Si vous le voulez, à votre retour Eric pourrait souper avec nous.

-Attends, je lui pose la question. C’est d’accord, il vous remercie. A demain donc.

Posté par emiliacelina à 16:09 - Commentaires [6] - Permalien [#]
04 mars 2019

suite....N°4

 Je continue de m'amuser... et toujours bonne fille... je continue de vous en faire profiter. Non! Ne  me remerciez pas, dites-moi juste si je continue...

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Suite N°4

-          Allo…maman ?

-          Bonjour ma chérie et transmet mon bonjour à Eric !

-          D’accord, je le lui dis. Bon, nous sommes arrivés sans encombre à Marennes depuis deux jours. C’est une très jolie petite commune de plus de cinq mille habitants. Mais nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour jouer les touristes. Hier nous sommes allés à la mairie. Nous y avons appris qu’un incendie a détruit les registres de l’état civil de la commune il y a plus d’une trentaine ou quarantaine d’années, en plus la personne que nous avons vue est une jeune femme qui n’a pu nous être d’aucun secours. Même le maire est jeune !  Les photos tant celle que nous avons trouvée chez papy que celle vieillie par Marc ne leurs disent évidemment rien !

Nous pensons qu’il faut plutôt nous tourner  vers des personnes âgées qui auraient pu connaître les anciennes familles. Peut-être carrément la ou les maisons de retraites (c’est une idée de Eric) ! Cinq mille habitants aujourd’hui, cela veut dire beaucoup moins il y a quarante ou cinquante ans, voire plus et je pense que les gens devaient presque tous se connaître comme c’est souvent le cas dans les petits villages. Demain nous irons aussi voir le curé de la paroisse qui doit bien avoir les registres des baptêmes et communions.

-          Je te rappelle demain soir.

-          D’accord ma chérie, je vous embrasse tous les deux !

                                           ***   

-          Allo…maman ?

-          Bonjour, j’attendais ton coup de fil... ton père t’embrasse.

-          Moi aussi… Bon, Nous sommes allés voir le curé. Pas celui qui œuvrait en 1960 décédé depuis.  L’actuel a été très gentil et nous avons pu feuilleter les archives de la paroisse. Nous y avons passé l’après-midi. Nous n’avons rien trouvé semblant avoir un rapport avec une Juliette qui ait un nom d’arbre comme patronyme.

-          Dès demain matin nous ferons le tour des maisons de retraites (il y en a deux).  Alors … à demain.

-          A demain ma chérie.

                              

                                             ***

-          Bonjour ma chérie…

-          Comment savais-tu que c’était moi ?

-          L’instinct maternel !  Je plaisante…non !… J’attendais ton coup de fil… c’est l’heure du rapport !

-          Ce matin, nous avons visité la première maison de retraite. Sans résultat, mais cela nous a pris quand-même toute la matinée parce-que l’on ne peut pas poser des questions à une (ou des) personnes âgées sans prendre le temps de les écouter, même si la conversation au bout de cinq minutes n’a plus aucun rapport avec ce qui nous intéresse ! Eric a   vraiment une patience d’ange dans ce genre de situation !Bien plus que moi !

-          C’est une grande qualité ! Tu le remercieras encore pour moi. J’espère que vous prenez le temps de visiter un peu et profiter de l’air marin si vivifiant.

-          Bien sûr !   Ce soir ce sera balade en bord de mer … et demain …maison de retraite numéro 2… 

-          Bonne promenade alors, et …à demain ! Je vous embrasse !

Posté par emiliacelina à 20:18 - Commentaires [7] - Permalien [#]

ouverture de la pêche

 

La rallonge

 

 

 

rainbow-trout-stream by-jon-q-wright

Truite arc-en-ciel par Jon Q. Wright

 

Une partie de pêche.

Un jeudi, de bon matin, debout sur une roche, je laissai flotter ma ligne dans le tourbillon des belles eaux claires. Ah, quel bonheur, quand au bout de quinze à vingt minutes, en allongeant et retirant lentement l'amorce sur l'eau agitée, tout à coup une secousse répétée m'avertit que le poisson avait mordu et qu'ensuite le bouchon descendit comme une flèche habilement lancée.

C'était un gros ! Je le laissai filer, et puis, relevant la gaule à la force du poignet, une truite colorée fila dans les airs et se mit à sauter au milieu des ronces coupées et des herbes pleines de rosée.

(d'après Erckmann-Chatrian)

 

Doublez le texte (au moins !) grâce à l'ajout d'adjectifs, adverbes, conjonctions, propositions conjonctives, relatives, etc...

Bref, noyez le poisson !

Pêche aux textes, lundi !

D'accord M'dame!

 

Ouverture de la pêche

 

Heureux! Je suis  heureux parce-que  la pêche à la truite  ouvre dans  une semaine ! Comme chaque année, pour fêter l'arrivée du printemps je prépare mon attirail et mes "mouches".

Le premier jeudi de mars inutile de demander où je serai....je m'imagine  et je crois même déjà sentir la fraîcheur du matin et voir le soleil se lever faisant scintiller  l'eau qui éclabousse au passage les rochers et gravilons du fond du Gave. 

C'est un rituel... J'ai mes habitudes. Certains pêcheurs entrent dans l'eau jusque parfois à hauteur des cuissardes  (à mi-cuisses) pour pêcher la truite, moi, je préfère rester debout sur la roche  en bordure du cours d'eau et laisser flotter  patiemment ma ligne dans le tourbillon chantant de l'eau transparente.

Le mouvement vif et pourtant souple nécessaire pour allonger et retirer l'amorce au fil de l'eau afin de tenter le poisson est une seconde nature chez moi, je l'ai appris de mon père alors que j'avais à peine dix ans. 

Il m'a aussi appris à gérer mon impatience lorsque tout à coup une secousse légère et répétée avertit que le poisson vient de mordre à l'appât.: il faut attendre, le cœur battant la chamade que le bouchon file sous l'eau comme une flèche avant de"ferrer" d'un coup sec . Beaucoup,de poissons,  à l'époque,  ont dû leur survie à ma précipation  avant que je ne gère l'instant  précis du coup de poignet qui lèvera vivement la gaule et projettera la prise dans les airs, telle un éclair arc-en-ciel pour tomber loin derrière moi sautillant  dans tous les sens au milieu des ronces coupées et herbes pleines de rosée. 

Chaque année, le jour de l'ouverture de la pêche à la truite..... je pense plus fort que d'habitude à mon père, je m'attend toujours à voir sa haute silhouette  qui m'attend sur le rocher au bord du gave ... et, pour un instant  je retouve mes  dix ans !

 

 

 

 

 

 

 

Posté par emiliacelina à 08:39 - Commentaires [21] - Permalien [#]
03 mars 2019

.....suite 3

Tiens ! Et si je vous faisais un peu ...languir ? Ça me laisserait le temps de cogiter .....pour la suite ! 

 

Bon quelques lignes en attendant la semaine prochaine....le week-end est réservé nous avons Rv avec le maîtresse Lakévio !

                                             ***

-Jacques, qu’en penses-tu ? Crois-tu que ce soit une bonne idée de me lancer dans cette recherche ?

- Puisque tu me demandes mon avis je peux seulement te dire que tu es seule juge. Il faut cependant que tu acceptes l’idée, que, peut-être, vos recherches n’aboutiront pas.

Tu n’as jamais évoqué avec moi l’absence de la mère que tu n’as pas eue et j’ai respecté ton silence, mais peut-être que se trouve là l’explication de ces moments où je te sens parfois … furtivement…nostalgique, comme un peu moins …lumineuse ? Donc, ma chérie, si tu as vraiment envie de te lancer dans cette quête, sache que tu as mon soutien et mon aide si c’est dans mes possibilités.

-Je pensais que nous pourrions commencer par aller voir les deux sœurs de papa. Je ne les ai pas vues depuis les obsèques, elles seront contentes de nous voir. Nous pourrions profiter du pont du premier mai.

- Excellente idée, cela te fera du bien de sortir et tu pourras poser les questions que tu t’es refusée de poser depuis tant d’années. Il est impossible qu’elles n’aient rien à t’apprendre ! Prépare les valises, mercredi, ma chérie, nous partons au pays des cigales !

-Merci…

-Ne me remercie pas… un voyage en amoureux…nous allons joindre l’utile à l’agréable !                                                                                                                                                                                                                                                                                 

 

                                         ***

-Bonjour maman !

-Bonjour ma chérie !

-Alors ce voyage ?

-Parfait ! Nous avons eu un temps magnifique.

-Oui, je sais, mais … que t’ont dit les tantes ?

-Pas grand-chose ! On dirait qu’elles détiennent un secret d’état et qu’elles craignent de déclencher la nouvelle guerre mondiale. La peste soit des secrets de famille, ils sont mieux gardés que les caves du Vatican !

Elles disent que leur frère est arrivé un beau jour avec un bébé d’un an (moi) dans les bras. Il avait été muté sur Sètes et ma mère n’avait pas pu ou voulu le suivre. Elles savent juste qu’auparavant il habitait à Marennes en Charentes-Maritimes. Elles n’ont jamais connu ma mère en personne, elles se rappellent juste qu’elle s’appelait Juliette quand au nom de famille ce serait un nom d’arbre … lequel ? Elles l’ont oublié !  

-Mais…ce n’est pas si mal ! Marennes, je n'en  connais que les huitres, mais je ne crois pas que ce soit une très grande ville !

Il faut que j’en parle à Eric , mais quelque chose me dit qu’il ne sera pas contre quelques jours de vacances en Charentes lors des prochaines vacances de Pâques ! Je crois d’ailleurs que Marc a presque terminé de travailler sur la photo.

-Tiens donc ! Un voyage avec Eric ! C’est vraiment un très bon ami !

                              ***

Marc a terminé de vieillir la photo je ne l’ai pas encore vue mais il dit qu’il n’y a aucun doute, une fois que le logiciel a  eu fini son travail la ressemblance avec moi saute aux yeux et un lien de parenté est indéniable ..

Je ne sais pas si nos recherches vont aboutir, mais rien que d’avoir la presque certitude que cette photo représente la racine qui manquait à mon histoire … c’est suffisant pour que je me sente plus …libérée ? Non ! Simplement plus légère !

 

Posté par emiliacelina à 11:00 - Commentaires [8] - Permalien [#]
28 février 2019

Suite ....

 Comme je suis bonne fille , quelques lignes aujourd'hui parce-que, demain, un devoir va nous attendre !                                             

                                                                          ***

-Eric, j’ai un conseil et peut-être un service à te demander.  

- Tu sais que je ne peux rien te refuser !

- En fait, je souhaiterai que tu demandes à ton frère comment on fait pour vieillir une photo en lui ajoutant environ 45 ans.

- Je vais lui poser la question, à mon avis ça doit être dans ses cordes mais, j’aimerai bien que tu m’en dises un peu plus.

- Bien sûr, figure-toi que j’ai retrouvé dans les affaires de mon grand-père une photo que je suppose être celle de ma grand-mère.

- La mère à ton père ?

- Non la mère à ma mère !

- La mère qu’elle n’a jamais connue ?

- Oui Ce n’est qu’une supposition mais derrière la photo figure une date qui se trouve être l’année de naissance de ma mère.

- Et…. Tu voudrais la retrouver ?

- Je pense que ma mère en a besoin. J’ai l’impression que depuis la mort de son père elle glisse doucement dans une sorte de dépression.

- C’est la fille qui parle ou l’étudiante en psycho ?

- Peut-être les deux…  Tu veux bien m’aider ?

-Evidemment ma chérie, je vais aller voir mon frère et je te tiens au courant, je suis sûr qu’il sera de bons conseils.

 

                                                                                       ***

 

-Allô ? Mélody ? J’ai parlé à mon frère qui peut travailler avec le logiciel spécialisé en vieillissement sur la photo que tu détiens.    Il propose en outre de te rencontrer pour te donner quelques conseils qui pourrait t’être utiles.

Je peux venir la récupérer si tu le souhaites et j’ajoute que ce serait peut-être l’occasion pour que tu me présentes enfin à tes parents. Inutile de te dire que cela me ferait vraiment plaisir.

Rappelle- moi … Eric.

 

                                                                             ***

-Maman, je te présente Eric et son frère Marc qui veulent bien nous aider dans notre recherche.

- Bonjour …et merci. Ravie de faire votre connaissance. Asseyez - vous j’apporte le café…

-Merci madame. Marc… nous t’écoutons.

- Bon ! Si j’ai bien compris vous avez trouvé une ancienne photo et vous voudriez retrouver cette personne.

- C’est exact. Je pense qu’il est possible que ce soit la photo de ma mère que je n’ai jamais connue.

- Je peux travailler ce portrait avec mon logiciel sans problème, mais il faut que vous sachiez que rien ne garantit que vos recherches aboutissent … le temps a passé. Vous avez bien dû je le suppose réfléchir avec Mélodie …

- Effectivement Marc, nous avons bien quelques idées mais vos conseils sont les bienvenus.

- Voyons… qu’avons- nous ?

…L’année où a été prise cette photo et le lieu de votre naissance.

On sait que votre mère a accouché dans la même ville que celle où votre naissance à été déclarée. C’est par-là qu’il faut commencer vos recherches. Faire le tour des hôpitaux et cliniques et consulter les registres de l’état civil à cette date.  Faire aussi le siège des membres de votre famille paternelle susceptibles de vous fournir d’autres renseignements. 

Continuez l’inventaire des papiers trouvés chez votre père, s’il a gardé cette photo il a peut-être gardé autre chose … par exemple de vieilles factures portant soit sa dernière adresse soit une autre adresse datée des années de  votre petite enfance…

Cette personne semble avoir dans … les vingt-cinq ou trente ans, excusez -moi, mais je dois vous demander votre âge …

-          Quarante -six ans.

-          Donc je dois la vieillir de… quarante- six ans… cela nous donne … environ soixante-quinze ou seize ans.

J’en ferai une également en me basant sur …cinquante ans … ça pourrait être utile si on recherche des personnes l’ayant connue à différentes époques.

Bon : Je crois que pour aujourd’hui ce sera suffisant.

Nous avons de quoi travailler !

Posté par emiliacelina à 09:10 - Commentaires [11] - Permalien [#]
27 février 2019

Presque même devoir que précédemment .....à suivre ?

Ces jours-ci c'est vraiment le printemps!  

Il fait bien frisquet le matin et dès-que 17 ou 18 heures sonnent à notre clocher mais le reste de la journée le soleil fait un bien fou !

Jimmy a installé les bacs à hauteur pour que Robert puisse commencer à planter l'ail pour les aillets. C'est encore trop tôt pour les salades et tomates... 

Le prunus commence à avoir des bourgeons rosés... dans très peu de temps il va être tout fleuri !

Je suis dans une passe où je me lève tôt..... enfin plus tôt que d'autres fois ! Automatiquement je m'endors plus tôt le soir: c'est classique ça me fait toujours ainsi !

Bref, pour faire court , levée tôt, le ménage est vite bâclé le matin et l'après-midi je n'ai rien à faire ... je trouve un peu le temps ...long !

Alors pour m'occuper heureusement qu'il y a le devoir de Lakévio parce-que, chez nous, en ce moment c'est le calme plat ! Rien de particulier à raconter. Ça ne fait pas de mal de temps en temps !

D'aileurs en parlant du devoir de la semaine, rien que pour voir (et passer le temps ) je me suis amusée à développer un peu plus celui de lundi ....je n'aime pas être inactive ... et je n'ai pas trop envie de tricoter pour le moment. 

Bon ! Vous n'êtes pas obligée de le lire ... mais je vais continuer à imaginer ça me distrait !

 

                                                                                                      ***

 

-   Rentrons ma chérie… Tout le monde est parti…Le cimetière est presque désert….

-    Ecoute papa … il faut rentrer… il commence à faire frais. Tu as grand besoin de te reposer.

Ils ont raison. Je le sais, mais je ne parviens pas à quitter des yeux l’amoncellement de fleurs qui recouvre la tombe de mon père. 

Mon mari et ma fille me prennent doucement mais fermement par les bras et je me laisse entraîner.

La vie continue… il faut regagner la maison. Jacques et Mélody ont besoin de moi.

Ces derniers mois je les ai négligés car trop occupée par la maladie de mon père. Comment aurai-je pu faire autrement ?

Mon père a toujours été mon pilier, solide aimant et présent à chaque instant de ma vie depuis ma naissance.

Il m’a élevée seul et je n’ai jamais, autant qu’il m’en souvienne souffert du manque de présence féminine auprès de moi.

Il est des secrets de famille qui sont farouchement bien gardés même s’il m’est arrivé parfois de me rendre compte de la gêne de mes tantes lorsque je surgissais inopinément dans la pièce où elles conversaient !

Enfant, je ne me suis pas demandé pourquoi je n’avais pas de maman parce-que nous nous suffisions à nous-mêmes.

On dit que les blessures de l’enfance ne s’effacent jamais, je n’ai jamais eu conscience d’être blessée !

II y avait Papa et moi… et…les autres !   Ça me suffisait.

Durant mon adolescence, si parfois l’envie d’en savoir plus sur mes origines a traversé mon esprit, je l’ai rapidement chassée car c’est à ce moment -là que j’ai rencontré Jacques. Nous allions au même lycée et j’ai tout de suite su qu’il était l’homme de ma vie …… tout le reste devenait secondaire.

Jacques :  c’est mon amour celui qui sèche les larmes que je verse ces derniers temps. Celui qui m’a donné ma merveilleuse fille : Mélodie, celui qui m’a comblée de bonheur ces vingt-cinq dernières années.

                                        

                                                                                              ***

 

 - Maman ! Maman ! Tu as oublié que nous devons aller vider la maison de grand-père ? Comment ? Tu n’es pas encore habillée, mais il est quatorze heures !

-Excuse -moi ma chérie… je ne me sens pas bien, nous pourrions y aller demain si tu veux ?

-Maman ! Tu m’as dit la même chose hier et le jour avant !

-Ne te fâches pas ….

-Je ne me fâche pas, mais je m’inquiète : depuis que papy nous a quitté tu ne quittes plus ton lit et la maison est dans un état auquel tu ne nous as pas habitués papa et moi !

-Je n’ai plus que cette semaine de vacances et je tiens à être avec toi pour faire le tri. Il faut absolument s’occuper de la succession, alors je te prépare un thé pendant que tu prends une douche et nous y allons ! Allez, courage !

 

                                                                                          ***

 

-La maison semble morte elle aussi ! Elle est sombre froide et exhale un air d’abandon dans chacune de ses pièces.

J’ai l’impression qu’elle n’a plus d’âme ! Je me sens opressée.

-Ce n’était peut-être pas une très bonne idée de te traîner ici dans l’état où tu te trouves, nous allons prendre les choses auxquelles tu tiens et auxquelles papy tenait et puis nous chargerons une société de débarrasser le reste. Fais ton choix, je m’occupe du bureau.

- Merci ma chérie. Je te remercie d’être là, je me sens perdue !

-C’est normal maman, mais tu m’inquiètes tu sais…

- J’ai du mal à m’en remettre c’est normal non ?

- Pas vraiment ! Papy est décédé depuis quatre mois et tu ne réagis pas, au contraire, et surtout n’oublie pas que  ta chère fille est en dernière année d’un  masters de psychologie et que je te connais bien …. J’ai l’œil tu sais ! Mais nous en reparlerons un autre jour, pour le moment… au travail !

Les cartons que nous déballerons plus tard à la maison sont rapidement chargés dans la voiture, puis empilés dans le garage sauf celui qui contient papiers et photos que nous trierons demain.

 

                                                                                                  ***

 

Mélody s’extasie :

-  C’est impressionnant le nombre de photos de toi que j’ai trouvé dans le grand tiroir du bureau de papy ! » Tu permets que j’en prenne quelques-unes ? Le jour où j’aurai un enfant j’y chercherai une ressemblance avec leur grand-mère ! 

Les photos éparpillées jonchent le sol autour de ma fille accroupie sur le tapis.

- Tiens …  Qui est-ce ?   

- Fais voir…  C’est bizarre ce visage me dit quelque chose …

- On dirait ...que tu lui ressembles. Tu es sûre que tu ne l’as jamais vue ? …. C’était peut-être une ancienne conquête de papy…

- Attends il y a quelque chose d’écrit derrière la photo : Juliette  1960… 1960… ? mais…c’est mon année de naissance !

- En effet ! On dirait…  Enfin…je trouve que tu as les mêmes yeux … même si le regard est différent…

- Serait-ce possible …

- Tu penses que cette femme… pourrait être ta mère ?

- Comment savoir ?

- La question est : aimerais- tu savoir ?

- Je… je ne sais pas …

 

                                                                                             ***

 

 -Papa…Papa… Pourquoi ne m’as-tu jamais montré cette photo ?

-Est-ce que cette femme est ma mère ?

-Pourquoi ne m’as-tu jamais parlé d’elle ?

-Pourquoi ne t’ai-je jamais rien demandé ?

-Que dois-je faire ? Je vois bien que Mélody voudrait bien en savoir davantage sur ses origines. Et moi…et bien …moi … je ne sais pas ce que je veux !

Ton départ a fait surgir un vide immense en moi. Bien sûr j’ai Jacques et Mélody… mais … j’ai l’impression qu’il me manque quelque chose…quelque chose… d’autre !

Comme la réponse à une question jamais posée de peur d’être indiscrète ou de remuer en toi de douloureux souvenirs.

Papa, tu ne m’en voudras pas, dis, si je cherche cette réponse, tu sais très bien que tu resteras toujours le premier dans mon cœur.

 

                                                                                                ***

 

 

-Bonjour maman, as-tu bien dormi ?

- Pas vraiment ! J’ai réfléchi !

- Moi aussi. As-tu pris une décision ?

- J’hésite, qu’en penses-tu ?

- Ma curiosité me pousse à en savoir plus sur cette photo… mais la décision t’appartient.

-  J’ai l’impression de trahir mon père en cherchant à savoir ce qu’il n’a pas jugé bon de me dire de son vivant.

- D’après ce que tu m’as toujours dit, durant presque 45 ans tu ne lui as jamais posé de question non plus !

- C’est exact …

- Ecoute, confie-moi la photo. Je vais en parler à Eric je suis sûre qu’il peut être de bons conseils.C'est un ami dont le frère est policier au service de recherches des personnes disparues. Je te le présenterai.

-Ah oui ? Un ami …seulement ?

-  …pour le moment … Maman ! Ne commence pas à tirer de conclusions ! Alors … que décides-tu ?

- D’accord, prends la photo et tiens moi au courant.

 

Bon c'est peu ou prou la même chose ....mais....on s'amuse comme on peut !

 

Posté par emiliacelina à 09:06 - Commentaires [6] - Permalien [#]
25 février 2019

Si vous la reconnaissez......

JanToorop Three women in profile witj a street

Devoir de la semaine.........   sur un tableau qui ne me plaît pas plus que çà..... mais quand il faut ...il faut ........

 

 Si vous la reconnaissez.......

 

Il y a quelques temps j'ai dû conduire mon père à sa dernière demeure. Il me manque énormément.

Il a pris soin de moi d'aussi loin que je me souvienne.

Aussi curieux que cela puisse paraître je n'ai pas souvenir d'avoir ressenti de manque causé par l'absence de ma mère. 

Comme tout un chacun , il est évident que j'en ai eu une.... partie sans que j'en ai le moindre souvenir .Je n'ai trouvé que bien plus tard au fond d'un tiroir une photo ...mais je  n'ai jamais osé poser de question.

Il est des secrets de famille qui sont bien gardés. Il m'est parfois arrivé de surprendre un changement de sujet de conversation lorsque j'entrai dans une pièce alors que mes tantes paternelles discutaient de moi qui grandissait sans présence féminine auprès de moi .

Je n'ai jamais manqué ni de tendresse , ni d'attention ....J'étais la "princesse" de mon père et ça me suffisait.

On dit que les blessures de l'enfance ne s'effacent jamais.  Mais même en grandissant, je ne me suis jamais posé la question.....

J'ai eu la chance de rencontrer l'amour .... celui qui me soutient et sèche les larmes que je verse depuis ces derniers jours.... celui -là même qui m'a donné le plus beau des cadeaux: :notre fille dont nous sommes si fiers :

Mélody,( je l'ai appelée Mélody) poursuit ses études de psychologie et c'est elle qui m'a fait prendre conscience de tous ces non-dits si bien cachés au fond de moi .... tellement bien bien refoulés  que je n'en ai apparemment pas souffert! 

Ellle a sû mettre des mots sur les questions que je n'ai jamais osé formuler:

"-Pourquoi ma mère m'at-elle abandonnée.... qui était-elle....est-elle  encore vivante.... a-t-elle eu d'autres enfants  ?

Si oui...ai -je quelque-part un frère ou une sœur....et ma fille un cousin ou une cousine ?"

Elle est parvenue à me convaincre et très versée dans les nouvelles technologies elle a  grâce au logiciel adéquat  vieilli la photo .........en trois étapes supposées;  jeune femme de 20 ou 25 ans,....puis femme plus mature de 35 à 45 ans puis .... soixante ans ou plus....

à chaque étape elle s'interrompait pour me questionner: 

- Tu es sûre ?  Je lui trouve un visage peu avenant.... ses lèvres minces.... ce menton pointu....  ces sourcils un peu froncés.... remarque, nous ne savons rien de ce qu'était sa vie ....  peut-être celle-ci  était-elle difficile ...ou compliquée...Bon ! Alors ...On fonce ou pas ?

-  J'ai dit : "On fonce "

Voilà pourquoi, très prochainement les réseaux sociaux vont être inondés de messages accompagnant  ces photos que je vous offre en priorité.

Alors si , par le plus grand des hasard vous avez un jour croisé le chemin de cette personne ......(le hasard, vous le savez est parfois curieux.).....vous savez comment me joindre.

Je vous remercie d'avance.

Au fait....elle s'appelle Juliette (c'était écrit derrière la photo !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 E

 

 

 

 

 

 

Posté par emiliacelina à 09:56 - Commentaires [16] - Permalien [#]