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oute bonne chose a une fin ! Pascal a fini par avoir trois ans!

Comme pour ses frères, j’ai trouvé que le temps était venu qu’il commence ses « études ». Il avait trois ans quand-même ! Il était temps que mon bébé commence à préparer son BAC ! ……….. Dans un premier temps … à la maternelle !

Trois ans plus tard, sans avoir vu passer le temps tellement la vie nous était belle, nous voici avec trois gamins en primaire.

Pascal en CP … ça devenait sérieux !

Bruno en cours élémentaire, parcours classique !

Eric en cours moyen, pour lui c’était déjà la routine !

Finalement, c’est bien aussi lorsque les enfants sont à l’école primaire. Ils sont beaucoup plus autonomes.

Nous n’avons pas eu de problèmes particuliers durant cette époque. Je surveillais les devoirs et leçons. Aucun n’a vraiment fait d’étincelles mais ils étaient de bons élèves, très sérieux. Eric l’était le plus. Particulièrement inquiet, une mauvaise note pouvait le rendre malade. C’est à ce moment-là qu’il a commencé à être somnambule. Bruno, n’a pas dérogé à ses habitudes  (je parle toujours au niveau scolaire) et se contentait de bien faire … ce qu’il devait faire. Pascal ne se débrouillait pas mal, excellait en français et était nul en math ! Le foot lui plaisait bien davantage.

Eric et Bruno jouaient dans l’équipe de foot de notre petit (à l’époque) village. Robert avait pour les accompagner accepté d’être dirigeant, raccrochant pour cela son fusil au ratelier suspendu au mur notre couloir. Après avoir cessé de chasser lors de notre mariage pour cause d’économie, il en a fait de même durant quelques années pour le plaisir suivre ses garçons.

Pascal suivait donc, du haut de ses six ans, toujours cramponné à la main de son père.

Un jour que le dirigeant des « poussins » manquait de joueurs, Robert et un collègue ont décidé, pour dépanner, de prêter leurs fils. Voilà donc Pascal et son copain tout fiers d’être revêtus du maillot du club, sur le terrain face à l’équipe adverse.

Je ne me souviens plus de qui avait gagné. Je me souviens juste des deux pères haranguant leurs fistons, qui tranquillement, au milieu du terrain faisaient la causette tout en comparant leur tenue réciproque : maillot, short et chaussettes, pendant que le ballon leur passait  à côté !

C’est ainsi que Pascal a, à son tour attrapé le virus du foot ! Hors de questions qu'il ne suive pas le même chemin que ses frères aïnés !

L’année suivante il a intégré l’équipe poussins, et je me suis retrouvée  chaque semaine avec douze ou treize maillots à laver. Tantôt pour l’équipe de l’un tantôt pour celles des deux autres.

J’achetais aussi quantité de filets d’oranges que Robert distribuait durant la mi-temps, si les gamins avaient joué vaillamment. Pas qu’ils aient gagné obligatoirement, non, juste qu’ils se soient bougés sur le terrain. Les jours où l’équipe avait été jugée « paresseuse » que la partie fut gagnée ou perdue, la sanction tombait : pas d’orange !

Quelques anecdotes concernant les années football méritent bien l'honneur que je m'y arrête un instant pour une prochaine petite note  !