109457856_o[1]

Pourquoi, lorsque Lakévio nous poste l'image du "devoir" de la fin de semaine, à chaque fois, au premier abord, je n'ai aucune idée ?

J'y reviens plusieurs fois pour la regarder encore ...encore!

.....  et bien entendu, je vais lire chez vous tous! Je sais; c'est ce qu'il ne faut pas faire, mais, je le fais quand-même! Après tout, je fais ce que je veux , non? C'est mon ordinateur!

Honnêtement, je me dis,: essaie d'avoir une idée différente des autres textes de préférence. Jusqu'à ce jour, j'y suis parvenue. Aujourd'hui, seulement ce matin (et nous sommes lundi) je lis chez certaines....  leur idée de rencontre ou de recherche de l'âme sœur. 

Et voilà! Bien fait pour moi! C'était plus ou moins l'idée qui m'est enfin venue!

Je ne sais pas comment vous faites pour réagir au quart de tour lorsque le devoir apparaît sur la page de samedi du prof, dès dimanche les copies sont publiées! J'admire !

Voyons.... J'en étais où?

Ah! Oui! Mon devoir !

J'aime bien cet endroit, le matin de bonne heure! En cette saison le soleil est encore au mieux de sa forme et le feuillage bien présent. Il fait beau et bon! Le banc est accueillant. Comme toujours les nouvelles , en majorité sont déprimantes. Aujourd'hui, je survole le journal, j'ai la tête ailleurs!

Je pense......

Il y a trois ans, j'ai perdu mon épouse. Comme l'on dit : suite à une longue maladie. Longue et pénible. Ceux qui ont connu ce malheur savent combien la vie est difficile sans quelqu'un pour partager sa vie, lorsque cette vie était pleine d'amour.

Lorsque j'ai mis de l'ordre dans la maison après son décès, je suis tombé sur son ordinateur. Son ordinateur , c'était son jouet. Elle n'avait pas beaucoup d'amies dans notre commune, juste des connaissances avec qui échanger quelques mots. Elle n'était pas "sauvage" non, pas du tout, mais avait une certaine retenue et discrétion.

Elle avait ouvert un blog. A l'époque, je ne savais même pas en quoi ça consistait. Je ne touchais jamais à son ordinateur, c'était son jardin secret. Elle y passait beaucoup de temps et m'en parlait parfois. Il lui arrivait de me raconter les malheurs ou joies de certains ou certaines de ses amis blogueurs (ses). Elle y écrivait ... beaucoup! Je sais maintenant qu'elle y parlait de notre vie, de moi, de nos enfants. De tout ce qui faisait sa vie!

Son blog s'appelait : Une vie d'amour ordinaire.

Alors, puisqu'elle n'était plus là.... je me suis mis à  lire ses notes. Et j'ai retrouvé là des centaines d'instants de ce qui fut notre vie. Elle les écrivait bien mieux que je n'aurais su les raconter , tout en respectant notre intimité. J'y ai ressenti l'amour quelle portait à sa famille, c'était presque palpable!

Alors, en regardant mieux, j'ai vu qu'il y avait des commentaires.

De clic en clic, de note en note, j'ai compris ce qu'elle trouvait dans son blog!

Elle y trouvait :  l'AMITIE.

En particulier, une commentatrice fidèle, "Eglantine," apparaissait sur chaque note de chaque jour et je me suis rendu compte qu'elles échangeaient également sur facebook et de façon plus privée par mail!

Alors, j'ai décidé d'informer cette personne du décès de ma femme.

J'ai laissé son blog ouvert et j'y ai mis une petite note également.

Et j'ai alors vraiment compris le principe d'un blog . J'ai reçu quantité de commentaires , de condoléances, d'appréciations chaleureuses concernant mon épouse, de regrets et d'encouragements etc....

Puis, un mail d'Eglantine me disant sa peine et combien elle appréciait les échanges avec ma femme et ne l'oublierait jamais, car elle l'avait soutenue lorsqu'elle même avait été dans la peine puisqu'elle était veuve.

Et puis..... de mails en mails.... nous avons continué , d'abord nous parlions de nos disparus, de notre peine,elle n'avait pas d'enfants, moi non plus. Puis, peu à peu, de nos goûts et ces échanges nous étant agréables nous en sommes venus à nous téléphoner de temps en temps puis de plus en plus souvent.

Jusqu'à ce que celà devienne une habitude de chaque soir.....

Enfin, dernièrement, nous avons échangé nos photos et prévu de nous rencontrer .

Je l'attends  ce matin et c'est la raison pour laquelle je ne parviens pas à fixer mon attention sur les nouvelles du jour.

Je pense que nous allons bavarder , assis sur ce banc de la même façon que nous causons au téléphone : comme si nous nous connaissions depuis toujours, puis, nous irons manger dans un petit restaurant simple et tranquille puis....puis..... puis....

Comment est-ce possible ? Je n'aurai jamais pensé sentir encore mon cœur battre aussi fort!