devoir de Lakevio du Goût_38.jpg

38ème devoir de Lakevio du Goût.
En cherchant chez Harold Harvey une œuvre qui au moins m’inspirerait pour le « devoir de Lakevio du Goût », j’ai vu celle-ci :

Elle a immédiatement attiré mon attention car elle est liée à un souvenir qui aujourd’hui me fait sourire mais qui m’a terriblement mortifié et frustré quand est survenu l’évènement.
Je suppose que vous aussi aurez quelque histoire à raconter à propos d’enfants, de jeu de billes ou simplement de campagne…

Souvenirs...Souvenirs...

Bien évidemment, ayant trois frères plus agés que moi , je me souviens de leurs parties de billes. Il faut croire qu'ils étaient bons à ce jeu car je revois encore les boîtes métalliques" vides des gâteaux secs qui n'avaient pas fait long feu devant les goinfres que nous étions) maintenant remplies à ras bord de ces billes colorées. Je savais bien que ce n'était pas ma mère qui les leurs avait achetées. Elle avait dû en acheter un petit sac à partager et leur adresse avait rapidement fait fructifier leur petit capital jusqu'à en remplir trois de ces boîtes qui s'étant révélées vite  trop petites avaient été remplacées par un seau.

Mais, le souvenir qui me revient aujourd'hui ne concerne pas le jeu de billes. D'ailleurs, même à l'époque je dois avouer que je ne me sentais guère concernée étant plus  plus jeune que mes frères j'étais davantage intéressée par mes poupons.

Les billes, c'était quand ils n'étaient que des gamins et moi une petite fille.  Puis, nous avons grandi  et les jeux ont changé. Enfin, changé...un peu. Ils ont délaissé les billes pour les "piastres". Vous ne connaissez pas 'les piastres " et le jeu du bouchon ?

 C'était des "rondelles" de plomb, d'environ entre 0, 5 et 1 cm d'épaisseur et 8 cm de diamètre. Je me souviens que pour celà, ils faisaient fondre des morceaux de plomb récupérés ici ou là et versaient le liquide brûlant dans une boîte de cirage vide. Une fois refroidi l'on obtenait une piastre. 

Nous avions un jardin partagé en deux par une allée de peut-être 30 mètres de long  et un mètre (à peu près!)... de large. D'un côté des massifs de fleurs, de l'autre des légumes divers,un magnifique figuier au tronc énorme, au fond un poulailler et des cages à lapins...bref...les souvenirs me rattrappent !

On pouvait alors soit jouer simplement avec les piastres qu'il fallait lancer le plus près possible du trait tracé en travers de l'allée, soit, et c'était le plus souvent, ils traçaient un cercle au centre duquel ils plaçaient un "bouchon" (en fait un bout de  manche à balai scié de ...peut-être 20 cm  ) sur lequel chacun plaçait sa mise en équilibre : une petite pièce. Ensuite, à une distance de..(j'sais plus combien) il fallait "décaniller(on disait çà, je ne sais pas si c'est vraiment français mais c'est n mot que nous utilisons toujours.) le  bouchon en lançant les piastres. Le tireur récupérait les pièces qui étaient tombées hors du cercle tracé sur le sol. Celles qui restaient à l'intérieur étaient de nouveau placées sur le bouchon avec les nouvelles mises de chaque joueur. Parfois celà faisait une sacrée hauteur... et la partie reprenait !

Ma mère partageait ces jeux. Elle adorait jouer avec ses fils qui n'était pas mécontent de lui piquer ainsi quelques pièces, même si elle n'était pas vraiment maladroite, au final, elle n'était pas gagnante.

Je me souviens surtout de ce jeu parce-que, même quand mes frères sont devenus de jeunes hommes et que Robert ayant enfin le droit de  venir chez moi se joignait à eux, je passais mon temps à les regarder jouer. Evidemment, je ne pense pas qu'il venait spécialement pour cela, mais ...faute de mieux ! ...

C'était quand-même de bons moments....