Nouvelle journée de plein soleil! Il parait que le froid va revenir !

Les voisins ont pris leur premier repas sur le petit coin terrasse, en attendant que la terrasse entière soit débarrassée de tout ce qui doit encore partir à la déchetterie, et qu'ils puissent installer le nouveau salon de jardin !

 

 

premier repas mumu terrasse 001

Voilà pour aujourd'hui, passons à la suite  des souvenirs!

Accordeon_boutons

 

Tous les deux ont fait trois ans d’accordéon, alors qu’ils souhaitaient apprendre la trompette ! L’ennui, c’était qu’il n’y avait pas de cours de trompette près de chez nous. Comme je n’avais, à l’époque, pas encore mon permis de conduire pour les accompagner aux leçons de musique (je ne l’ai passé qu’après l’avoir fait passer d’abord à chacun de mes enfants), le professeur nous avait convaincus de commencer par l’accordéon, ainsi, ils auraient des notions de solfège qui pourraient leur servir s’ils voulaient ensuite changer d’instrument.

Donc, après quelques concours régionaux assez satisfaisants, ils ont été sélectionnés pour participer au concours national à Paris. C’était la première année d’apprentissage de Bruno et la dernière année de collège de Pascal. Deux mois avant le concours, Bruno a fait une chute. Comment ? Cela restera un secret pour moi. Ses explications ne m’ont jamais vraiment convaincue. Toujours est-il qu’il se plaignait d’avoir mal au poignet. Il continuait pourtant d’aller travailler à mobylette.  Hors de question pour lui, de manquer un seul jour de travail. Donc, tous les soirs, durant les répétitions d’accordéon que son père supervisait, j’entendais celui-ci rouspéter, lui reprochant d’être douillet et paresseux ! Jusqu’au jour où excédée et voulant en avoir le cœur net, j’ai embarqué mon fils derrière la mobylette et l’ai conduit chez le médecin, puis dans la foulée chez le radiologue pour finir à la clinique poser un plâtre. Bilan, fracture du poignet ! Heureusement, il s’agissait du poignet gauche et Bruno a repris le bus pour se rendre au travail.

Au final, quand-même une médaille d’or pour Bruno et une d’argent pour Pascal. Pas trop mal vu les circonstances. En bonus, trois jours à  Paris dont une demi-journée à la foire du trône. Pour cela Bruno avait économisé toutes ses heures supplémentaires depuis trois mois, et, bien sûr, il a partagé avec son frère, comme d’habitude !

Le comble, c’est que, au cours de ces conversations dont je parlais plus haut, j’ai appris qu’ils cachaient soigneusement à leurs copains, de quel instrument ils jouaient, car l’accordéon était jugé ringard ! La HONTE !! Cela explique pourquoi ils s’en sont désintéressé petit à petit. Encore aujourd’hui, ils nous font grief de notre choix. Gentiment, mais c’est dit quand même ! C’est tout juste si on ne les a pas traumatisés ! S’ils croient qu’ils vont nous faire culpabiliser, c’est un peu trop tard, il y a prescription !

Pascal, il est vrai, était beaucoup plus passionné par le football qu’il pratiquait avec bonheur. Le physique a toujours été son domaine de prédilection.

Bruno, lui, s’est passionnément investi dans son travail.