28 mai 2013

Derniers conseils......

Et voilà ! Je vous ai présenté notre famille et ses aventures (enfin ! Une partie!).  

J'en ai fait un livre de 365 pages pour chacun des  membres de notre famille et je l'ai terminé  par ces quelques lignes.

 

Si un jour, il faut que je sorte,

 Je partirai sans claquer la porte.

Je serai prête à m’en aller

J’ai tant d’amour à emporter !

 Si de ma vie j’ai usé le crédit

De joies et de peines bien remplie,

Avant de déposer bilan

Je veux rédiger mon testament.

Oh ! N’espérez pas une surprise,

 Mais pour que survive mon entreprise,

Il serait, je pense, plus sage,

Que vous connaissiez votre héritage.

Puisque je sais par expérience,

Que seul l’amour est une chance

J’ai conservé avec ferveur,

 Un vrai trésor au fond du cœur.

Ces deux conseils que je vous donne,

Valent tous les trésors du monde

Faits de bonheur et de nuages,

A votre tour d’en faire usage !

Ne vous fiez pas à ce qui brille,

Et chérissez votre famille !

Ainsi, un jour, tout comme moi, vous lèguerez pour tout adieu,

A vos enfants, qui recevront, sans aucun frais, en donation,

Du fond du cœur, du fond des yeux,

 Tout votre bien le plus précieux :

Chacun aura en héritage,

Tout votre amour, et sans partage !

 

 

Dorénavant, mes prochaines notes concerneront notre vie de tous les jours.

Beaucoup plus calme , j'espère........à moins que ........ 

Posté par emiliacelina à 20:34 - Commentaires [9] - Permalien [#]

26 mai 2013

c'était un anniversaire surprise ....il y a 2 ans....

Aujourd'hui, jour de la fête des mères, chez nous, c'est jour calme ! Ils se trouve que les enfants sont pris chacun de leur côté, tel Eric par exemple par son travail, Bruno de même et Mumu et Pascal, qui bien qu'à côté et ayant reçu hier du monde à l'occasion de la foire expo de Bordeaux, jusqu'à pas d'heure de ce mâtin !! (4h). Ont dormi jusqu'à midi passé ! 

Sachant tout celà , je n'avais rien prévu de particulier et je les en avais prévenus! Ma maison n'en est quand -même pas dépourvue de fleurs!, ils y ont veillé et le téléphone a fonctionné à fond ! Comme je suis habituée à les voir trèèèèèèèès  souvent, je ne suis pas désapointée le moins du monde ! Tout le monde n'a pas ma chance !!

Alors, je me replonge dans le souvenir de cette belle soirée que les enfants avaient organisée pour mon anniversaire il y a presque 2 ans.Ils avaient voulu me surprendre, ils avaient réussi leur coup !

Nous nous sommes, Robert et moi rarement souhaité notre anniversaire. Ceux de nos enfants, belles-filles et petits –enfants, bien évidemment, si ! Nous essayons de n’en oublier aucun. Depuis que nous sommes retraités, nous faisons beaucoup moins attention au calendrier et il nous est même arrivé de nous rendre compte que nous comptions une année de plus, bien après la date anniversaire de notre naissance. Par contre, plus jeune, lorsque j’avais une envie que j’estimais peu raisonnable, je trouvais dans ces jours, une justification à mon achat. D’ailleurs, le plus souvent, je joignais l’utile à l’agréable.
Cette année, j’ai eu soixante-dix ans, le quinze octobre. C’était un samedi. Comme à mon habitude, lorsque Murielle m’a appelée le jeudi précédent pour me dire : votre fils voudrait que vous veniez manger vendredi soir pour discuter de notre projet, je n’y ai rien trouvé d’inhabituel.
Il est exact que Pascal et Murielle envisagent de nous acheter un bout de notre terrain, pour se faire bâtir une petite maison qui serait ainsi pratiquement accolée à la nôtre. Vaste projet (encore un !) qui demande réflexions de notre part et accord de ses frères. Cela ne devrait pas poser de problème. Si Pascal était fils unique, nous lui aurions fait une donation, mais comme ils sont trois, il n’est pas question, d’en avantager l’un plus que les deux autres. On a vu des familles éclater pour bien moins que cela ! Ce sera donc une vente en bonne et dû-forme, bien qu’Eric et Bruno ne voient dans ce projet aucun inconvénient et, même, plutôt un avantage, car il y aura ainsi, un de nos enfants auprès de nous dans les années à venir. Pascal et Mumu ont déjà habité dans notre rue et ils savent très bien que nous ne sommes pas du genre envahissant, plutôt l’inverse !
Bref ! L’invitation m’a donc parue justifiée. Pascal procède souvent ainsi. Il appelle pour dire : ce soir vous venez manger à la maison ? Et nous y allons, je dirais en toute simplicité. Il m’est arrivé de me rendre ainsi chez eux en chaussons !
Depuis le printemps, j’ai commencé à écrire mes souvenirs concernant notre famille, et cela explique que, justement, j’ai prêté attention à la date et remarqué : tiens : ce vendredi sera la veille de mon anniversaire, Murielle est bien capable de me servir un gâteau ! Mais comme j’ignorais si ma belle-fille était au courant de la date, j’ai immédiatement pensé à autre chose. Le lendemain, Murielle et Pascal étaient soi-disant retardés et passeraient par chez nous pour que l’on rentre chez eux ensemble. Ils s’excusaient et nous demandaient de les attendre : une histoire de chemise à acheter pour Pascal !
Ils sont arrivés aux environs de dix-neuf heures. Comme Murielle critiquait la couleur de ma vieille jupe qui jurait quelque-peu avec mon pull, prétendant que cela la dérangeait, je me suis laissé convaincre de changer pour une jupe noire ! Que de manières pour un souper chez eux ! Pascal, toujours impatient est parti devant avec son père dans notre voiture. Murielle et moi avons suivi, cinq minutes plus tard.
Murielle devrait faire du cinéma ! Le numéro qu’elle m’a joué, en route, pour expliquer, que, subitement, elle venait de se rappeler qu’elle avait oublié de faire signer à un client l’acceptation du devis (B.AT. pour le restaurant près de chez elle) concernant le travail qui devait se faire le lundi matin, aurait mérité un oscar ! Elle était tellement désolée et Bruno allait tellement râler etc…etc… Que j’ai fini par lui dire : écoute, on n’est pas à cinq minutes près, arrête- toi faire signer ton papier, sinon, lundi, la semaine de travail va commencer par une contrariété. Evidemment, elle a trouvé que j’avais raison ! Nous nous sommes donc garées sur le parking du restaurant et j’ai proposé d’attendre Murielle dans la voiture. Décidée à être contrariante ce soir- là, elle n’était pas d’accord :
-Vous n’allez pas me laisser y aller toute seule, à cette heure ce doit être le coup de feu, on va me faire attendre ! Venez avec moi ! Vous me tiendrez compagnie ! Je n’en avais vraiment pas envie. Mon rendez-vous chez la coiffeuse était prévu pour le lendemain et j’en avais grand besoin. Je ne tenais pas particulièrement à me retrouver au milieu du monde !
Sur son insistance et en soupirant, j’ai cédé et l’ai suivie, pensant à Robert et Pascal qui devaient s’impatienter à la maison !
A notre entrée, le propriétaire s’est précipité au-devant de Murielle pour la saluer chaleureusement. J’ai pensé : elle a vraiment de bons rapports avec ses clients. Bruno a fait une bonne affaire en l’embauchant. Comme je restais en retrait, elle s’est tournée vers moi pour présenter : ma belle-mère ! A mon grand étonnement, le restaurateur m’a saluée par mon prénom, et, avant que j’aie eu le temps de réagir, nous a entraînées en direction du fond de la salle vers ce que je pensais être son bureau. J’ai suivi, sur les talons de Murielle, qui, voyant que je restais en arrière, la main derrière son dos, me faisait signe : suivez-moi ! Et :
J’ai été accueillie par un : BON ANNIVERSAIRE général, jaillissant avec un bel ensemble de la gorge de tous mes enfants et petits- enfants réunis autour d’une grande table.

Je ne sais pas si je vais trouver l’adjectif pouvant traduire l’effet que cette ovation m’a procuré : choc ? Emotion ? Saisissement ? Bonheur ? Je pourrais énumérer tous les synonymes du dictionnaire et il faudrait encore que j’ajoute : bouleversement en découvrant, un par un, tous les visages de ceux que j’aime et qui constituent notre famille. Fort à propos, pendant que partaient en tous sens les flashs des appareils photos de Lydie et Murielle, une chaise s’est trouvée à proximité et j’ai pu m’y poser lourdement, mes jambes menaçant de fléchir !
Robert était assis en bout de table (comment avait-il pu garder le secret ?) et je me suis laissée guider vers l’autre bout, face à lui. Ainsi, j’avais vue sur tous et je me suis rempli les yeux de tous ces visages souriants, qui, autour de la table, m’envoyaient des clins d’yeux complices, fiers de la réussite de cet anniversaire surprise. Où que mon regard se posa, ce n’était que discussions ponctuées d’éclats de rire, voire de réels fous-rires !
C’était vraiment une table respirant la joie de vivre et le plaisir de se trouver réunis pour l’occasion. En réalité, je n’ai aucun souvenir des conversations échangées. Je crois bien qu’il me suffisait de regarder mon petit monde se réjouir. J’avais devant les yeux, toute notre vie à Robert et à moi : NOTRE famille !
Mon dernier repas au restaurant ? Je ne m’en rappelais même pas tellement c’était loin ! Je suis plutôt du genre : « MAMA » qui s’assied très peu à table, veille constamment au service de chacun et à ce que rien ne manque à personne. Souvent mes belles-filles ou petites-filles me proposent leur aide, et je l’accepte…parfois !
Ce soir, la table était dressée juste comme il fallait pour que, sans me déplacer, je puisse les contempler tous, en prenant mon temps, pendant que le service s’effectuait sans moi et que les appareils photos continuaient leur office (ce qui m’embarrassait plutôt lorsque j’étais l’objet de leur attention !). Par contre, je suis très contente d’avoir récupéré tout le reportage de la soirée : films et photos.
Un seul regret, mon petit (?) fils Marc n’a pas pu être présent. Je me rattraperai auprès de lui à Noël.
Au fil de la soirée, j’ai mieux géré mon émotion. Heureusement, car après avoir soufflé les bougies du traditionnel gâteau, j’ai eu du mal à ouvrir l’écrin du magnifique tour du cou en or qu’i contenait, car mes mains tremblaient. Nathalie s’est chargée de me l’accrocher.
Nous avons fini la soirée chez Pascal et Mumu. TOUS :
-Eric et Sylvie, venus après leur travail, bien qu’ils soient loin et travaillent le lendemain de bonne-heure.
-Bruno et Nathalie et mes petits cœurs de petites-filles, ainsi que leur petit frère, qui pour l’occasion, a été sage comme une image.
-Pascal et Murielle, sans oublier : Jimmy, Jordan et Marine, qui, pour la soirée avaient abandonné leur rituelle sortie du vendredi soir avec les copains !
-Lydie, ma chérie et Mario, qui, pour la circonstance, ont confié leurs petites filles à leur grand-mère maternelle.
Lorsque je regarde aujourd’hui, les films et photos de mes soixante-dix ans, ce qui me frappe et m’attendrit le plus, c’est, sur tous les visages, les sourires radieux et émus qu’ils posaient sur moi en me voyant si déstabilisée de me sentir le centre de l’attention générale. Ces mêmes regards, qui, le soir même me gênaient un peu, mais resteront toujours, pour moi, liés au souvenir cet anniversaire surprise.
Vraiment surprise !!!

 Je me souviens aussi de mes soixante ans. Plus de 10 ans déjà ! 

Mumu avait encore été à l'initiative de l'organisation d'un dessert pour l'occasion. 

Tous mes petits enfants étaient arrivés à le queu- leu- leu avec chacun un cadeau! Sauf Louis qui n'était pas encore né !Les enfants étaient dans un état tel d'excitation que l'on ne s'entendait plus! Chacun voulait donner son cadeau en premier! Et j'ai eu fort à faire pour montrer pour chaque cadeau le même enthousiasme , la même surprise , le même plaisir et distribuer le même nombre de merci et bisous ! 

Qu'en sera -t-il de mes 80 ans ?????   

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24 mai 2013

Murielle....

Ces jours-ci, j'avais des problèmes sur mon ordinateur pour utiliser Word et Excell. Mumu  (3e belle-fille!)vient de passer 1h1/2 pour m'arranger çà!  C'est chouette d'avoir une voisine si serviable ! 

Murielle

Durant les années difficiles, Murielle a accepté tout ce qui se présentait, même des ménages. Cependant, elle n’était pas déclarée et elle voulait un travail plus régulier.

Par connaissances, elle est donc, comme je l’ai dit précédemment, entrée comme manutentionnaire, dans une grande surface. On lui a rapidement proposé de passer chef de rayon, mais cela ne l’intéressait pas. Le salaire aurait été un peu (juste un peu !) meilleur, mais les heures de présence aussi bien le samedi que le dimanche, ne plaisaient pas du tout, ni à Murielle, ni à Pascal. Voir leur vie de famille perturbée à ce point, ne leur convenait pas, même si le salaire avait été supérieur.

 Le projet de Bruno tombait à point. Murielle s’inquiétait un peu, quand à ses capacités pour travailler, fusse avec Bruno, dans un domaine qu’elle ne connaissait pas. Bruno, toujours égal à lui-même, lui conseillait de ne pas s’inquiéter, sa fille, Marine, allait la briffer, et tout irait bien !

 Bruno !        L’optimiste !                                                                                   

 Pourtant il a eu raison, Mumu s’en sort très bien. Beaucoup mieux qu’elle- même ne le pensait.

Pascal, quand à lui, ayant commencé comme commercial dans l’agence intérim ou travaillait son copain, s’y trouve toujours. Il est maintenant chef d’agence de deux agences. Il a bien réussi dans une profession que nous n’aurions jamais pensé lui voir exercer. Comme son père est féru de chasse, lui est passionné par la pêche. Il a la chance d’avoir une femme qui aime, sinon la pêche, du moins le poisson et le bateau Leur grand plaisir est de partir, dès les premiers  week-ends  du printemps, sur leur bateau. Ils se rendent alors dans leur petit coin de paradis personnel : une conche en bordure du lac, très difficilement accessible par les terres.

Lorsqu’arrive l’automne, Pascal va pêcher seul, pour la journée seulement, parfois même pour la demi-journée. Il ne met qu’une demi-heure pour se rendre au lac. C’est la saison où il réalise ses plus belles prises. Imaginez les portions que l’on peut préparer avec un sandre ou un brochet de neuf, dix ou onze kilos, ce qui n’est pas rare ! Ces moments de silence et de solitude, seul dans son bateau et sur un lac qui commence à être déserté par les estivants, sont un vrai bonheur pour notre fils.

Le poissonnier ne fait pas fortune avec nous, et Pascal aime bien faire profiter tout le monde des produits de sa pêche. Il nous fournit pour l’année et le plus souvent, il nous nettoie le poisson lui-même !  Que demander de plus ?

La conche est vraiment un petit paradis. Au bord du lac, on y accède par bateau. Une journée en ces lieux donne du courage pour recommencer la semaine de travail en attendant impatiemment le week-end suivant. Par beau temps, Pascal et Mumu partent dès le vendredi soir jouer les robinsons jusqu’au dimanche !

Leur dernier projet : nous étudions actuellement la possibilité de leur vendre un morceau de notre terrain pour qu’il se fasse bâtir une petite maison. Nous ne pouvons pas le leur donner, ce ne serait pas juste envers nos deux autres fils, on ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait et nous ne tenons pas à créer un motif de désaccord futur, bien que Bruno et Eric affirment que cela ne les dérangeraient pas. Mais nous avons toujours veillé à être le plus équitables possible.

 

Marine a son petit appartement, Jimmy a 21 ans également et se prépare à en faire autant. Jordan passe actuellement son permis de conduire. Tous ont la chance d’avoir un emploi.

Marc, le fils d’Eric vient de s’installer avec sa copine dans un petit appartement tout neuf ; Lydie sa fille, est pacsée avec Mario. Ce sont les parents de Lisa et Lana les dernières nées de la famille, nos amours de petites jumelles. La vie continue…

Et recommence… Je vais bien trouver, maintenant quelques anecdotes à raconter.

Avec huit petits-enfants et deux merveilleuse arrières-petites –filles, je n’ai qu’à puiser, autant dans nos souvenirs que dans notre présent !

 

Et comment ! Que je trouve quelque chose à raconter!!!  

Marine avec son copain parle de partir en Guadeloupe à la fin de l'année !

Jimmy parti en Suisse au début de l'année nous laisse sans nouvelles depuis 3 semaines!  Juste avant il parlait de revenir en France début juin car il n'avait toujours pas trouvé un emploi fixe là-bas.

Jordan a une petite copine et parle de s'installer en couple malgré son jeune âge! Lorsqu'il aura signé son CDI.En attendant il a ramené son bateau dans le jardin à son père pour le mettre en vente. Il a besoin de sous si il veut s'installer, depuis que Mr est amoureux la pêche perd de son intêteret!

Marc a rompu avec sa copine et ne s'en porte pas plus mal apparemment ! Il se trouve bien mieux dans son appartement tout seul! .Du moins pour le moment!!!!!!

Pascal est Mumu sont nos voisins, très heureux malgré une incertitude côté professionnel pour Pascal ! Affaire à suivre !

Puiser dans mes souvenirs ou dans le présent ????  Pas de soucis .....la vie de nos enfants et petits enfants est un puit sans fond !!!

 

                      

 

Posté par emiliacelina à 21:11 - Commentaires [7] - Permalien [#]
21 mai 2013

Nathalie

 

 Je l'ai dit en début d'année, (2013) Bruno et Nathalie se séparent. Je la compte cependant toujours dans mes belles-filles. D'abord parce-qu'elle l'est toujours : ils ne sont pas divorcés et entretiennent de très bons rapports, je ne vois donc pas pourquoi je n'en ferait pas autant! Même si je n'y comprends rien !!! Mais, Nathalie a besoin de moi pour les enfants qui restent dans leurs école et collège jusqu'à la fin de l'année scolaire.Donc, je suis toujours là !Envers moi, je n'ai jamais rien eu à lui reprocher et nos rapports restent les mêmes !

Je ne me mêle pas de leur histoire. Je suis là, c'est tout, pour elle, pour lui (bien sûr!) et pour les enfants qui vont bien . De ce côté là, c'est géré si intelligemment que j'en suis ébahie !

Donc, elle a droit à son paragraphe !

Nathalie

Toujours grâce à ses connaissances, Bruno a trouvé un emploi pour son épouse : Nathalie. Elle a d’abord suivi une formation comme opératrice de saisie, puis dès que Louis a pu aller à l’école, elle est entrée comme secrétaire dans une entreprise de fournitures et d’installations d’extincteurs. Avec trois enfants, la semaine lui semblait longue, mais à l’époque, elle n’avait pas le choix, il leur fallait absolument un salaire supplémentaire. Parfois, même, ainsi que je l’ai raconté, c’était le seul revenu du ménage ! Fort heureusement les frais de garderie étaient évités puisque j’étais disponible. Actuellement les filles ont treize et seize ans, et, si je récupère toujours Louis lorsque c’est nécessaire, Margot et Marie se débrouil lent  toutes seules. Elles viennent chez nous, plus par plaisir que par nécessité. Nathalie occupe toujours le même emploi, c’est toujours beaucoup de travail même si les enfants ont grandi. Leur situation s’est quand même améliorée, mais Margot étant en première et Marie en quatrième un salaire supplémentaire n’est incontestablement pas de trop ! Il faut penser aux années d’études qui s’annoncent.

Entre Louis à conduire au tennis le samedi matin, Margot au cours de piano en suivant (puis les récupérer)  et Marie le mercredi soir à son cours de danse, Nathalie ne voit pas les semaines passer ! Bruno n’est pas trop disponible pour l’aider, ses journées sont très longues car il a ouvert une deuxième société. En fait, plutôt une annexe de celle qu’il avait rachetée depuis deux ans, puisqu’elle porte le même nom. Il en avait assez de devoir faire sous-traiter la plupart des commandes. Cette société d’imprimerie numérique est ouverte depuis le mois d’août dernier(2011). Un graphiste a été embauché, il est très au fait de la conduite du parc machines. Toutes neuves et dotées des dernières technologies. Le travail fourni est d’excellente qualité. Bruno a eu la main heureuse dans le choix de son graphiste (ce qui n’était pas gagné d’avance ! Il a reçu, suite à son annonce, des personnages incroyables ! Il a choisi un jeune homme sérieux, qui connait vraiment bien son métier. La partie accueil et secrétariat est assurée par Murielle qui a laissé l’emploi qu’elle occupait en grande surface. On pourrait se demander : pourquoi n’a-t-il pas plutôt embauché sa femme ? Explication toute simple : Nathalie, après avoir vécu les dernières années, n’a pas voulu quitter son emploi actuel. Plus de risques ! Elle avait assez donné !

Elle a laissé de bon cœur la place à Murielle, qui, de toutes façons, ne voulait pas rester employée de la grande surface, l’ambiance d’abord, puis les heures de travail n’étaient pas compatibles avec la vie de famille telle qu’elle-même et Pascal l’envisagent.

L’équipe ainsi constituée ne ménage pas ses efforts ni ses heures de présence. Si tout marche bien, chacun y trouvera son compte.

Les conditions sont les mêmes que précédemment : vingt pour cent pour chacun des cinq actionnaires. Toujours soixante pour cent pour les trois frères !

La première société emploie toujours la graphiste présente depuis le début avec Bruno. Là encore, son choix avait été judicieux, cette jeune fille est très sérieuse et il peut compter sur elle. Il fallait une autre personne pour s’occuper de la comptabilité et du secrétariat. Marine, qui, après son BAC, avait commencé une préparation de BTS a arrêté les études et a rejoint l’équipe. Il y a parfois des avantages à être la nièce du patron, mais, aussi des inconvénients. Quand Bruno est très tendu, il ne laisse rien passer ! Gare aux erreurs ! Il ne la ménage pas. Peut-être qu’elle doit penser en elle-même : «  si j’aurai su, j’aurai pas v’nu ! » Mais la tension ne dure jamais très longtemps, Bruno ne supporte pas la morosité, et, le problème résolu, il trouve toujours la phrase moqueuse qui détend l’atmosphère !

Bruno fait la navette entre les deux sociétés et ne fait plus sous-traiter les commandes. Il produit lui-même ! La marge bénéficiaire est différente !

Les commandes ne manquent pas. C’est encourageant.

Attendons de voir !

Actuellement ....

Marie prépare son brevet des collèges et Margot son BAC !

Bruno a regroupés les deux sociétés dans le même local . Il est suffisamment grand et celà, outre l'économie que celà procure, simplifie le travail car Administratif et production sont regroupés.

En vérité, celà n'est pas très facile tous les jours, mais on a connu pire !

Posté par emiliacelina à 17:51 - Commentaires [7] - Permalien [#]
20 mai 2013

Et nos belles-filles...

 

 Voilà : Trois fils, huit petits-enfants et, pour terminer la famille, évidemment, je ne peux ignorer les compagnes (épouses ou amie)   de nos fistons !                             

Sylvie

Sylvie, la compagne de d’Eric, ayant une formation de secrétaire en opératrice de saisies, a été engagée avec Eric pour tenir l’accueil et le secrétariat du centre équestre. Celui-ci se trouve près d’une ville estivale en bordure de l’océan. L’été, il y a un monde fou. Les journées commencent tôt et finissent tard. Le couple est très apprécié par la clientèle du club et tous deux sont continuellement sollicités par les cavaliers, confirmés ou débutants. Etant logés dans un petit chalet de bois sur le centre même, durant la saison d’été, ils ont l’impression que la vie s’arrête aux limites du centre ! Chaque année durant la saison, ils perdent quelques kilos.

Sylvie qui n’était pas spécialement attirée par les chevaux, s’y est très vite habituée. Son manque de connaissances a très vite été compensé par l’intérêt qu’elle a immédiatement porté aux pensionnaires du centre. Elle sait déceler un problème rien qu’en observant le comportement inhabituel d’un cheval. Si elle ne sait pas poser de diagnostic, elle voit que quelque chose cloche très rapidement. Eric, les monitrices et si nécessaire la propriétaire du club appellent alors le vétérinaire. Cela s’est souvent traduit par quelques nuits blanches !

Sylvie a un cheval (en réalité, un double poney) alezan, avec une liste blanche : OHAPI. Lorsqu’elle l’appelle, même de loin : OHAPI ! Où il est mon bébé ? Il faut le voir dresser ses oreilles et arriver au petit trot ! Rien d’étonnant, elle a toujours, pour lui, les poches pleines de friandises 

Elle a pris des cours pour pouvoir le monter. Ce qu’elle fait, parfois, entre deux chutes ! Elle se contente alors, pendant quelques temps, de le cajoler, le temps de guérir ses courbatures, puis elle remonte à nouveau. Actuellement cela fait presqu’un an qu’elle essaie d’oublier sa dernière chute, qui, sans être grave, ni très spectaculaire (ce termes est réservé aux chutes d’Eric) avait été très douloureuse. Pourtant, elle apprécie énormément les balades en forêt ou bord de plage, au petit trot, pas plus. On ne devient pas du jour au lendemain une cavalière émérite : Galop 2, c’est déjà un bon début !

Bien que l’été soit très éprouvant physiquement, Sylvie préfère cette saison à l’hiver. Si, durant la période estivale, le centre foisonne de monde, durant l’hiver, à part le mercredi et le samedi, c’est quasiment dépeuplé .Les commerces de la ville sont fermés, les villas sont closes, les rues désertes. L’horreur pour notre belle-fille, adepte de la ville ! Donc, durant l’hiver, dès qu’elle le peut, elle s’échappe chez sa sœur assouvir son besoin de « béton », rues piétonnes grouillantes de monde et de magasins (même si elle n’achète pas souvent). Elle n’est pas particulièrement dépensière ! Elle en profite pour voir sa famille : sa fille, ses deux sœurs et sa mère. Ces escapades lui permettent de passer l’hiver sans sombrer dans la dépression qui, tous les hivers la guette !

Pour Eric, c’est l’inverse. Durant l’été, il travaille très dur physiquement, courant d’un bout à l’autre du centre, ayant un œil partout, prêt à rendre service dès que c’est nécessaire, aussi bien aux visiteurs, qu’au personnel et veillant avec dévouement sur tous les animaux (pas moins de cents chevaux). Il n’est jamais inactif, nous nous en rendons compte lorsque nous leur rendons visite.

L’hiver, par contre, c’est sa saison. Il peut organiser son travail comme il l’entend, et, comme le centre se trouve près des marais où est située sa tonne de chasse (canards ou oies) il peut s’y rendre, le soir, quand il le veut, accompagné de son fidèle labrador chocolat : Hugo ! Ce n’est plus un jeune chiot fou ! Puisque ce genre de chasse se pratique de nuit, il est quand même au travail le matin.

Le propriétaire du centre l’accompagne souvent lors de ces nuits cynégétiques. Leurs relations sont très amicales et l’un comme l’autre, apprécient beaucoup ces moments- là.

Derrière le chalet, Robert et Eric ont installé les inévitables parcs à canards, appelants et reproducteurs.

Cette vie près de la nature et des animaux convient bien à la nature d’Eric.

Lui aussi s’est acheté un cheval. Un beau pur-sang : MIMOS. Il est magnifique. Noir, avec une tache blanche sur le front. Eric l’a monté quelquefois et c’est ici que j’utiliserais le terme : spectaculaires, pour définir ses chutes ! Heureusement, plus de peur que de mal, notre fils s’en est sorti indemne. Il a pourtant eu l’intelligence de reconnaître que ses capacités de cavalier étaient insuffisantes pour monter un tel pur-sang, à part pour de tranquilles promenades. Cela n’a pas été un problème pour notre fils. Pour, lui, ce qui compte, c’est le rapport avec son animal. C’est impressionnant le climat de confiance qui s’est établi entre Eric et Mimos. Il lui fait faire tout ce qu’il veut. Se coucher, la tête sur ses genoux, donner la patte, marcher de différentes façons, apporter sa gamelle pour que son maître la lui remplisse et bien d’autres tours encore ! Certains professionnels sont étonnés qu’il puisse obtenir autant de choses de ce genre de cheval (un pur-sang).

Quand Eric lui demande : fais la bise ! Mimos lui balance alors un magistral coup se langue sur la joue, (et la langue d’un cheval, c’est quelque chose !) ce qui provoque chez Bruno un réel dégoût. Lui, n’apprécie pas du tout les chevaux et ils doivent le sentir car, à son approche ils couchent leurs oreilles vers l’arrière d’un air pas du tout engageant. Résultat, Bruno se tient prudemment à l’écart de la gent chevaline.

Nous avons à peu près une heure de route pour aller passer la journée avec eux. Généralement, Robert s’occupe avec Eric et je tiens compagnie à Sylvie s’il n’y a pas trop de monde. J’en profite pour leur concocter un bon repas. Durant les vacances scolaires nous amenons avec nous : Louis, Marie et Margot qui peuvent souvent profiter ainsi de cours d’équitation, et, parfois, pour Marie et Margot de belles balades en forêt.

 

Il y a maintenant plus de cinq ans que le couple habite sur le centre équestre.

Les choses ont un peu changées surtout en ce qui concerne Sylvie car elle a eu des diférents avec les propriétaires du centre. Le contrat de travail a donc été rompu d'un commun accord. Maintenant elle se re trouve au chomage et s'est donc séparée de son cheval car il n'était pas possible d'en assumer les frais d'entretien qui, auparavant, étaient assumés par le centre car le cheval étant très docile servait pour les  leçons leçons.Bon, elle sait à qui elle l'a vendu et va le voir souvent, elle l'aurait bien gardé mais craignait en cas de gros problèmes de santé de l'animal de ne pas pouvoir le faire soigner correctement, une intervention chirurgicale par exemple coûterait les yeux de la tête, ainsi elle est plus tranquille !

Pour moi, le problème auquel elle aurait surtout dû réfléchir, c'est que à son âge, pour retrouver un emploi en CDI celà ne va pas être facile! Mais c'est sa décision !

Cette situation n'arrange pas les affaire du couple !

Eric continue de travailler sur le centre sans problème. Je l'ai déjà dit , pour lui, cette vie près la nature lui convient parfaîtement. Il aussi cédé Mimos son cheval , il n'a pas fait une affaire, (mais il ne cherchait pas le rapport) l'acheteur si! Mais il est heureux , il dispose d'étendues immenses , pour un pur-sang c'est le rêve et c'est ce qui importe à Eric! Celà crève le coeur d'Eric et il préfère ne pas aller le voir, il culpabilise, et celà lui est difficile .

Mais, il faut raison garder! A 50 ans, mon fils doit penser à l'avenir avec la vie qu'il a eu avec ses frères (inclus la perte de tous ses biens) il se dit que la retraite sera vite là et s'inquiète. 

Tant que le centre tiendra et qu'il aura la santé, il y restera travailler , ne quittera pas son emploi et conservera les bons rapports qu'il a avec son employeur!

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18 mai 2013

Louis...

Aujourd'hui....

Il y a un mois et demi, je vous avais parlé de Louis qui s'était fait une belle entorse à la cheville gauche ! Kiné pour une dizaine de séances et le revoilà parti à galopper!

Et bien, au début de la semaine : rebelotte !!!! Mais cette fois, c'est la cheville droite ! Et l'on recommence les séances de kiné , et, en ce qui me concerne, les colères lorsque je vais le chercher à l'école pour le conduire à une séance et que je le vois arriver avec ses béquilles à la vitesse grand V !!!! Tout le long de la route je n'arrête pas de le sermonner, mais excusez moi l'expression, celà n'a pas plus d'effets que de pisser dans un violon pour le faire jouer !! Il ne doit pas avoir grand mal , car, pour parvenir à courrir plus vite il lève ses béquilles de chaque côté du corps  (celà lui fait comme deux ailes) et, dès qu'il m'aperçoit, il se remet à boîter! J'ai des envies de claques à donner! Je me contente de râler et de lui en promettre (des claques !) ! Mais pfffff!  ça glisse sur lui !

                                         

 

                                                  LOUIS

 2003....

Louis est né cinq ans après Marie. Un poupon vivant pour ses deux grandes sœurs. Aucun problème tant que c’était effectivement un petit bébé .Comment ne pas avoir envie de le câliner er de s’émerveiller devant chacun de ses sourires ? Ainsi que l’aurait dit Mamie Mélia, son arrière- grand-mère : c’est le dernier de nos écus !

Hé ! Oui ! C’est notre dernier petit-fils. A partir de maintenant, nous ne serons plus de nouveau grands-parents, mais, suivant l’ordre des choses, nous connaîtrons, je l’espère, encore la joie d’être arrière-grand-mère et arrière-grand-père.

Louis n’a pas été un petit enfant difficile, mais, habitué à la présence constante de Marie et Margot qui épiaient chacun de ses gestes, devançant  tous ses désirs, il avait toujours besoin de la présence de quelqu’un auprès de lui. Et que dire d’une maman en adoration et admiration devant son bambin, si mignon et si intelligent !

D’ailleurs, lorsqu’il arrivait que les parents se fache après ses sœurs et que comme toutes petites filles sensibles qui se respectent, elles partent en cœur pleurer dans leurs chambres telles deux malheureuses, Louis venait immédiatement réclamer sa part des réprimandes : et moi ? disait-il. Il fallait alors, sembler être faché après lui également, et il repartait content, consoler ses sœurs, et se faire plaindre aussi. Un vrai cinéma !

Il est évident qu’avec des sœurs, surtout Marie, qui prenaient grand plaisir à jouer à l’institutrice, Louis a évolué très vite dans bien des domaines. La nature, je suis obligée d’en convenir, l’a doté s’une intelligence vive ne demandant qu’à s’épanouir.

Lorsque, dans la maison, l’on n’entendait aucun bruit, c’était le moment de s’inquiéter et de cherche dans quel endroit, il était occupé à faire une bêtise de son cru.

Je me souviens d’une année, où je ne sais quel père Noël avait eu la bonne idée de lui apporter une boîte de tampons encreurs. Le jeu lui plaisait bien, et, quelques jours plus tard, il a décidé de montrer à sa mère et ses sœurs, qu’il avait bien hérité du don de son père pour la peinture. La preuve en a été faite, lorsqu’il est apparu, nu et tatoué de bleu de la tête eux pieds. Les tampons encreurs avait fait leur office ! On aurait dit un schtroumpf !

Il a bien aussi aimé jouer au coiffeur. Il ne risquait pas d’avoir les cheveux dans les yeux. Aucun danger, par contre, côté esthétique cela demandait quelques retouches.

Il travaille très bien à l’école, sans que l’on ait besoin de le pousser pour faire ses devoirs ou apprendre ses leçons. Espérons que cela continuera !

Dernièrement, lorsque je suis allée le chercher à la sortie de l’école, alors que nous roulions en voiture et que je l’écoutais me raconter sa journée, il m’a commenté : hier soir, papa m’a fâché parce-que j’avais été puni, pourtant, j’avais fait un effort, je n’avais été puni que trois fois !(sic).  Je suppose qu’il faut peut-être qu’il apprenne à se taire en classe. Pas facile, si, en plus, les trois quarts de la classe votent en sa faveur lors de l’élection du chef de classe !

Il a un don d’observation très développé, et, si on lui explique quelque chose, il écoute avec beaucoup d’attention et assimile l’information une fois pour toutes.

Fier et sûr de lui, il aurait un peu tendance à croire qu’il sait tout et à se mêler de la conversation des grandes personnes. Parfois, cela agace !

 C’est difficile de lui faire tenir sa langue tranquille.

Il m’est arrivé de ne plus me rappeler un mode d’emploi par exemple, et de buter pour utiliser quelque chose. Louis me regarde me batailler sans y parvenir, tente de me donner des conseils et veut me montrer comment faire. Bien entendu, je lui rétorque vertement : si je n’y arrive pas, ce n’est pas toi qui va y arriver ! Et, comme il insiste, en le menaçant des pires sanctions en cas d’échec, je finis par mettre au défi, ce monsieur « je sais tout » et le laisser faire. Et il réussit la plupart du temps ! Et ça m’énerve ! Mais, bon, je le félicite quand même !

Au dernier Noël, j’ai offert à chacun de mes fils, une bonne bouteille de vin. Le cadeau n’était pas tellement la bouteille, mais le fait qu’elle était enchâssée dans un casse-têtes de boules, carrés en bois et cordelettes qui empêchent de sortir la bouteille de son socle et du chapeau en bois enfilé sur le goulot. Bien entendu, je m’étais fait expliquer par le vendeur la manière de procéder pour sortir la dites bouteille de son piège. Ce n’est pas pour rien que cela s’appelle le « cadeau empoisonné » ! J’ai dû me faire expliquer plusieurs fois !

Comme personne n’y arrivait, au bout d’un moment, je leur ai fait une démonstration rapide de la solution. Ils finissaient toujours par bloquer à un endroit. Quand les grands ont abandonné la partie, j’ai pris Louis et lui ai expliqué deux fois, un peu plus lentement. Il a réussi du premier coup. Il n’était pas peu fier ! Pour le premier de l’an, si mes fils qui vont réveillonner entre amis, emmène le « cadeau empoisonné »  comme ils en ont l’intention, nul doute, qu’après l’échec des grands, Louis va se tailler son petit moment de gloire !

Toujours prêt à rendre service, il aime bien travailler avec son grand-père, ramasser les feuilles au jardin, par exemple. Et, surtout, à la saison, partager avec lui quelques parties de pêche. En principe, il y a toujours un moment, dans l’après-midi, où son grand-père perd patience et, s’énerve, le gronde. Louis rentre quand- même ravi de son après-midi et attend impatiemment la prochaine sortie! Pas le moins du monde perturbé. Cela  rentre par une oreille et  sort aussi vite par l’autre !

C’était le même scénario avec nos autres petits-enfants lorsqu’ils avaient l’âge de Louis. Le nombre de cannes à pêche, d’hameçons et de lignes cassés ou perdus correspond à peu près au nombre de colère du papy, qui promettait, à chaque fois, de ne plus les emmener avec lui. Jusqu’à la prochaine fois, jamais bien éloignée !

Louis a aussi reçu en héritage la gentillesse de son père : pas deux sous de méchanceté et beaucoup de cœur !

Avec nous, ses grands-parents, il est très gentil et se conduit bien, nous pouvons l’emmener n’importe où. Avec Nathalie, il est beaucoup moins sage et obéissant.

Il le sait, le petit malin. Si je suis présente et qu’il n’obéit pas à sa mère, il me jette un coup d’œil furtif et inquiet pour voir si j’ai vu ou entendu quelque chose. Mais il fait quand-même ce qu’il a décidé de faire ou de dire, chose qu’il ne ferait pas, s’il était seul avec son grand-père ou son père !

Il a grand besoin d’autorité paternelle, ou, peut-être, tout simplement de grandir encore un peu ! Et que ses sœurs cessent de le traiter comme un bébé !

Il va avoir neuf ans cette année !

 Il prétend qu’il est un grand !

 

 C'était il y a 1 an, il a fait ses dix ans au mois de mars et ...........rien n'a changé!!!!

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15 mai 2013

MARIE.....

Marie....C'est la dernière de mes petites filles...

MARIE : mon petit cœur.En 2003 ....

 

Si joli petit bouchon à la langue bien pendue : la pertinence de ses réflexions nous sidère parfois

 

 On ne peut pas se permettre de lui dire n’importe quoi ! Il faut être cohérent, sinon, la répartie ne se fait pas attendre bien longtemps !  D’un caractère bien trempé : bon sang ne peut mentir !

 

 

                                  Marie…ma jolie…coquine.

 

Née trois ans après sa sœur Margot, Marie, est, je crois avec Lydie, celle qui a le plus, hérité du caractère de son papy paternel. C’est-à-dire, sensibilité à fleur de peau et caractère, comment dire ? De cochon ? Mais un bien gentil cochon !

C’est la « précieuse » de la famille !

Jolie comme un cœur avec de magnifiques yeux bleus, elle attirait les regards et l’on pensait : quelle adorable enfant !

C’est ce qu’ont dû se dire les médecins de l’hôpital des enfants où Nathalie avait dû la conduire lorsqu’elle avait fait « un purpura rhumatoïde ». Elle avait alors aux environs de quatre ans.

L’adorable enfant s’est alors révélée  un véritable petit démon, impossible à ausculter ! Ils ont dû se mettre à quatre pour l’immobiliser pendant qu’elle hurlait : lâchez- moi ! Je vais le dire à mon père ! Nathalie, très inquiète, n’était pas d’un grand secours dans cette circonstance.

Quelques temps auparavant, Nathalie avait fait venir la doctoresse à la maison, je ne sais plus trop pour quelle raison, toujours est-il qu’elle avait  décidé, profitant de l’occasion, de faire vacciner Marie.

La polissonne, après avoir jeté à la doctoresse qui n’en pouvait mais, un regard assassin, comme elle sait si bien le faire, s’était enfuie dans le jardin puis, cachée dans les lauriers de la haie. Une fois débusquée, elle  s’était réfugiée sous la table, refusant d’en sortir, argumentant : non ! Je ne veux pas de piqûre ! Je vais le dire à mon père ! Et, sentant qu’elle allait perdre la partie et à court d’arguments, a hurlé farouchement : d’abord tu es méchante ! Je vais le dire à tout le monde et personne ne viendra plus se faire soigner chez toi !

Je vous assure, quel amour d’enfant !

Elle paniquait dès que l’on devait la soigner, c’était plus fort qu’elle ! Maintenant bien qu’elle appréhende les soins quels qu’ils soient, elle gère mieux sa peur. Je ne peux m’empêcher de penser à ma mère, qui, bien qu’ayant eu huit enfants (et, à l’époque, pas question de péridurale !) s’évanouissait à l’idée d’une piqûre ou d’une prise de sang. Sylvie avait acheté à Eric, un magnifique labrador chocolat : Hugo. C’est un chien adorable, mais, c’était un chiot, avec tout ce que cela comprend de vigueur et d’enthousiasme. Marie l’aimait bien mais craignait sa brutalité. Bien que peu âgé il était déjà très robuste, et Marie était un petit bouchon.

Nathalie, avec ses enfants, s’est arrêté  une fin d’après-midi, pour une petite visite chez sa belle-sœur. Connaissant l’appréhension de Marie envers Hugo, Sylvie s’est précipitée pour prendre la petite dans ses bras : elle avait alors six ans. Hugo, se rendant compte de la présence des visiteurs, surgit, en trombe, pour leur faire la fête heurtant, au passage brutalement Sylvie, qui, perdant l’équilibre est tombée, entraînant, bien sûr, Marie avec elle ! La jambe  de l’enfant se trouvant malencontreusement en travers de la bordure de ciment de l’allée a reçu le poids de la « tata ». Le tibia de Marie n’a pas apprécié : double fracture. Hôpital dans la foulée, et, pour le plus grand désespoir de Sylvie, retour à la maison avec un plâtre.

Marie s’est retrouvée avec une famille aux petits soins pour elle. La pauvre, cette fois, avait une bonne excuse pour se plaindre. Le roi soleil lui-même, n’a pas dû être mieux servi ! Sa jambe était plâtrée de la cheville à la cuisse. Elle ne pouvait donc rien faire toute seule. Margot prévenait chacun des  besoins ou désirs de sa petite sœur. Et, tout naturellement, celle-ci en usait et abusait. Il faut dire à sa décharge qu’elle n’avait que six ans ! Rien que d’aller aux toilettes devenait une affaire d’état. Cela se passait mieux lorsque, le soir, son père rentrait du travail et se chargeait de l’handicapée. Nathalie attendait donc la soirée, ravie d’être relayée !

Sylvie, enfin ! Tata Sylvie, culpabilisait et lui rendait visite fréquemment, avec, chaque fois, quelques gâteries. Marie la réconfortait : je ne t’en veux pas, tata, ce n’est pas ta faute, c’est Hugo qui est fou ! Il a fallu très longtemps pour que Marie puisse bien remarcher. Elle a boité plus d’un an, la jambe libérée de sa gangue de plâtre était affaiblie et atrophiée. Ensuite, elle aurait dû marcher normalement, mais son boitement était devenu un réflexe irréfléchi.

Pour Marie, ce n’est plus qu’un mauvais souvenir, mais pour Sylvie, c’est autre chose ! Une fois l’inquiétude et l’émotion passée, Bruno a trouvé là, encore une raison pour taquiner sa belle-sœur. Lorsque Sylvie vient chez nous et que Bruno et Marie sont présents, à son entrée, l’air de rien, il dit assez fort pour que sa tante l’entende : attention ! Marie ! Voilà Tata, la méchante ! Elle casse les jambes ! Cela dure depuis sept ans et Sylvie ne s’en n’est toujours pas remise ! Celà n’empêche pas les filles d’adorer aller au centre équestre retrouver leur tante dès-que possible, même si Marie a toujours peur de Hugo ! Elles peuvent bénéficier de leçons d’initiation à l’équitation pour Louis et de belles balades à cheval en forêt pour Marie et Margot. Cadeau de la tata dangereuse !

Notre délicate Marie, s’est mise à apprécier les chevaux ! Il n’y a pas très longtemps, elle les trouvait puants, et prenait un air dégoûté. Maintenant, elle les adore et aime prendre soin d’eux. C’est tout juste si elle ne raffole pas de leur odeur ! Elle grandit !

Elle a aujourd’hui treize ans. Elle pratique la danse classique après avoir suivi pendant deux ans des cours de théâtre. C’est un peu dommage, je la trouvais douée pour le théâtre. Difficile de choisir, car la pratique de la danse lui convient aussi, elle a des mouvements très gracieux.

Comme sa sœur elle est excellente élève, sérieuse et travaille sans que l’on ait besoin de la surveiller.

En classe de quatrième, c’est son tour de venir au collège près de chez nous et de venir le mercredi après-midi, pour aller retrouver copains et copines devant la mairie et l’église de notre commune.

En écrivant ces lignes, je viens de réaliser, que, dans peu de temps, ce va être son tour d’avoir un petit béguin. Elle a beau ne plus être la petite coquine, capable d’invectiver les docteurs, j’ai du mal à l’imaginer déjà adolescente 

Le temps où les deux filles, tout en étant inséparables, n’arrêtaient pas de se chamailler, est révolu. Heureusement ! Bien qu’inévitable, cette époque, parfois nous agaçait. Déjà que leur grand-père avait du mal à comprendre les raisonnements des petites filles, les entendre se chipoter constamment le faisait réagir brusquement et réclamer le silence, d’un ton sans réplique : vous allez vous taire, les pipelettes ? Comme à son habitude, il ne cherchait jamais à savoir qui avait tort ou raison. Il faisait taire les deux ! Jusqu’à la fois suivante qui ne se faisait jamais attendre bien longtemps !

Avec nos garçons, quand ils se disputaient (en alternance avec les moments de grande complicité) ils avaient la malice de le faire hors de notre présence.

 Les filles, c’est très différent, toujours en train de piailler, Robert avait du mal à suivre ! De plus, il ne pouvait pas se comporter comme avec les garçons : les filles, ça pleure ! Ensuite, il faut les consoler, sinon on culpabilise devant leurs larmes !

Quelles complications !

Marie est très agréable, prévenante, toujours délicate (et susceptible !) et super bavarde. Une vraie jacasse, incapable de dissimuler ce qu’elle pense. Bien que bavarde, elle sait garder un secret. J’ai pu m’en rendre compte en plusieurs occasions. Très complice avec sa sœur, extrêmement vaillante et pour notre plaisir très affectueuse. Une proie toute trouvée pour son oncle Pascal qui adore la taquiner en lui courant après avec n’importe quoi de peu ragoûtant, ou en lui ébouriffant les cheveux où bien d’autres misères dont il a le secret et qui font s’enfuir Marie qui s’échappe, courant et poussant des cris à vous percer les tympans. Ce n’est pas pour rien que nous la disons « précieuse » aujourd’hui !

Louis a la chance d’avoir deux grandes sœurs qui le chouchoutent beaucoup. Elles ont un peu tendance à le traiter comme un bébé et, parfois, il tente d’en profiter.

C’est que c’est un petit malin, il les tourne comme des crêpes, quand elles le veulent bien, c’est-à-dire :

 La plupart du temps !!

Et aujourd'hui, mai 2013, Marie prépare sérieusement son brevet des collèges!

Je n'arrive pas à réaliser que l'année prochaine elle va entrer au lycée ! Vous vous rendez-compte ?  

Mon petit bouchon !!!!!!!!!!!!

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14 mai 2013

Margot

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis quelques temps je m'amuse avec les couleurs. Que voulez-vous, quand on est artiste on fait du zèle  hein ? Et vous avez la grande chance d'en profiter! Merci qui ?

Margot : ma douce.

Toute fine, sensible, délicate, attentionnée sans inutile sensiblerie toutefois : plumer et étriper un oiseau pour le cuire, ou accrocher un asticot à l’hameçon, ne lui procure aucun état d’âme. Elle pratique la gymnastique. Fermement persuadée que coupes et médailles lui seront attribuées d’office : l’optimisme inébranlable de son père est en elle !

 MARGOT... 

Ma douce ! C’est ainsi que je pense toujours à la première fille de Bruno ! Chaque fois que j’utilisais son prénom, j’ajoutais « ma douce » tellement ce qualificatif lui convenait et lui convient toujours.

Petit bébé, puis petite fille délicate, au fil des années, je me suis souvent demandé comment pouvait exister tant de douceur et de détermination chez une même personne. Elle a souhaité pratiquer la gymnastique et lors de chaque concours elle était persuadée que son groupe allait, chaque fois, remporter le premier prix. Elle se tenait toujours prête à entendre leur nom et à monter sur le podium. Le groupe, s’est vrai, a remporté pas mal de premiers prix, mais, lorsque ce n’était pas le cas, il fallait voir la déception envahir son visage ! Je l’ai déjà dit : l’optimisme inébranlable de son père est en elle !

Si une enfant a grandi sans problème, c’est notre petite Margot. Elle a toujours été une excellente élève, travaillant toute seule. Elle aime beaucoup les animaux qui ne manquent pas chez elle. Nathalie, notre belle-fille, aime aussi tout ce qui a trait à la nature : les plantes, les arbres, les oiseaux etc…

Le paradoxe avec Margot, c’est que contrairement à sa mère, elle a banni toute sensiblerie inutile. Il faut ce qu’il faut ! Chasser, si l’on aime les oiseaux aussi dans son assiette, pour les manger, il faut bien les plumer et les étriper, où alors on n’en mange pas. Mais comment résister à un plat rempli de délicieuses grives ! Pour elle, c’est un régal. Depuis toute petite, son père lui a dit, il faut choisir, si tu veux en manger, tu assumes et tu aides à la préparation.

Cela ne l’empêche pas de s’occuper des animaux de la maison  et de son rat, avec beaucoup de sérieux, sans oublier le chien, les perroquets, les chats, …

…et de dorloter sa petite sœur née trois ans plus tard, sans parler du petit dernier Louis !

Aux risques de déplaire à certains, je ne peux m’empêcher de revenir sur une anecdote concernant Margot âgée d’environ six ans, et Marie trois ans.

Alors que les filles et leurs parents se trouvaient dans leur séjour dont tout un mur était vitré, un moineau, en plein vol, est venu heurter le vitrage, et, bien évidemment, est tombé au sol. Margot et Marie ont bondi dehors telles deux diables sortant de leur boîte. Bruno et Nathalie ont pensé que les filles volaient au secours du petit oiseau, et, attendris, les observaient à travers la vitre, lorsque devant Nathalie totalement horrifiée et Bruno totalement hilare, elles se sont jetées sur le moineau, se disputant le droit de le plumer pour que leur mère le fasse cuire ! Opportunistes mes petites filles !

Lorsqu’ils ont dû quitter leur maison, ils ont trouvé une location plus près de chez nous. Ainsi Margot a pu intégrer le collège de notre commune. C’était très commode, je pouvais aller la chercher lorsque certains cours n’avaient pas lieu et elle passait l’après-midi chez nous. Enfin, quand je dis, chez nous, c’est surtout qu’ainsi elle pouvait retrouver ses copines ou copains, sur la place devant la mairie ou l’église. C’était tout un cérémonial, Bruno était très sévère et inquiet. C’était le comble ! Habituellement, c’est le rôle des grands-parents d’être trop stricts !

Je m’assurais que son téléphone soit bien chargé et qu’elle respecte bien l’heure du retour. S’il devait y avoir un changement, je n’ai jamais pris de décision sans contacter l’un de ses parents. Ceci-dit Margot était et reste toujours une adolescente très raisonnable .D’ailleurs, il me suffisait d’aller chercher une baguette de pain, pour apercevoir le petit groupe !

Il y a bien eu quelques petits copains préférés pour ne pas dire amoureux. A chaque fois, ce n’était pas un secret, elle en parlait à sa mère (et à son père qui faisait les gros yeux ! (Il avait dit pas avant vingt-et-un an !) Il faut bien qu’il réalise que sa petite fille grandit. Et encore, qu’il s’estime heureux, elle n’a pas encore été vraiment amoureuse, elle a bien le temps !

Depuis deux ans, elle prend des leçons de piano. Dernièrement, pour ses seize ans, ses parents lui en ont offert un.

Elle est en classe de première et ses résultats sont toujours excellents. Pour choisir une orientation professionnelle, elle a beaucoup hésité. Initialement, elle penchait pour des études de droit, puis, maintenant, après réflexions, elle a décidé qu’elle aimerait travailler plus tard dans l’édition, au grand regret de son professeur de mathématiques qui ne lui conseillait , bien évidemment pas, une filière littéraire.

Son choix ne m’étonne pas, c’est une grande dévoreuse de livres. Elle a des goûts très éclectiques. Actuellement elle lit Stendhal : le rouge et le noir, Victor Hugo : Notre Dame de Paris, Jorge Semprun : L’Ecriture ou la Vie etc….

Elle s’attaque à tous les genres. Lorsqu’elle lit, le monde peut s’écrouler autour d’elle, elle ne l’entend pas !

Nous verrons bien ! Elle peut encore changer d’avis. J’ai lu ses devoirs de dissertation et je trouve que toutes ses lectures lui ont procuré un style très agréable à lire. Elle a vraiment le goût des lettres.

Mon étude de Margot ne serait pas complète, si je ne faisais pas mention de son sens de l’humour très poussé. Elle a dû l’hériter de son père ! Ils se comprennent à demi-mot. Je vous jure qu’ils font une sacré équipe : Plus moqueurs qu’eux, je ne connais pas ! Rien ne leur échappe. Gare aux lapsus ou aux maladresses ! Si certains, je dirais, bien élevés, feraient ceux qui n’ont rien entendu, ces deux- là, n’ont qu’à se regarder pour esquisser un sourire ou carrément éclater de rire, selon la personne visée. Ce qui est sûr, c’est que, avec eux, l’erreur ne passe pas inaperçue !

Personnellement, bien que très souvent la cible de leurs plaisanteries (je suis coutumière du lapsus !) j’adore, car l’un et l’autre ne se « ratent » pas non plus et savent pratiquer l’autodérision. C’est beaucoup plus comique lorsque les gens se moquent d’eux même avec une bonne dose d’humour !

On accepte beaucoup mieux quand vient notre tour de subir leurs commentaires !

En ce qui concerne Margot, elle a beaucoup de retenue et ne relève pas toujours mes bourdes (assez fréquentes) pour en plaisanter ou alors elle m’embrasse en même temps qu’elle me taquine!

 Quant à son grand-père, elle ne s’y hasarderait même pas en rêve ! L’humour, avec lui, plus c’est court, mieux c’est !

Ce n’est pas une adolescente difficile bien qu’elle ait, toujours en douceur, un caractère bien trempé. A part les « petites ! » tensions que tout « ado » fait vivre à sa mère de temps en temps, elle ne crée pas de problèmes.

Son père aime bien plaisanter, mais il y a quand même des limites à respecter !

 Aujourd'hui, elle travaille plus que sérieusement pour passer son BAC en juin. Elle a un petit copain et Bruno a un peu de mal à le réaliser ! MDR ! C'est vrai que les pères ne voient pas grandir leurs filles ! 

Heureusement que ces deux restent toujours très complices !

 

 

 

 

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13 mai 2013

Jordan

Revenons à nos moutons! J'en étais à Jimmy, passons à son frère Jordan !!

Nous revoilà en 2003

Jordan : mon meilleur invité surprise.

Râleur, boudeur, susceptible.  Le truc avec lui : le prendre par les sentiments et vous découvrez alors un gamin, gentil, attachant, sensible et prévenant, plein de délicates attentions.

 Il bénéficie d’un statut privilégié puisqu’il a toujours été choyé par son papy qui adore cependant le taquiner !

Passionné de pêche, il faudrait vivre au gré de sa passion qu’il pratique avec bonheur  et succès dès son plus jeune âge !

En 2010  ....je me remémore ...  

Par où commencer pour parler de Jordan ?

Si, lors du divorce de leurs parents, Jimmy était ouvertement malheureux de ne pas vivre continuellement avec son père, Jordan, lui, était trop petit. Il a donc subi la situation sans comprendre. Heureusement, il n’en a aucun souvenir. Il avait à peine plus d’un  an.

Lorsque Pascal s’est installé chez Murielle et que Robert a bien voulu admettre que c’était une bonne chose pour les enfants, celle-ci a du faire preuve de beaucoup de patience et d’intelligence. Jordan était très sauvage et appréciait, de préférence la compagnie masculine. Elle a su l’apprivoiser facilement, bien que durant quelques temps, lorsque, le soir, la nouvelle petite famille s’installait devant le poste de télévision, Jordan se contentait de se coucher à ses pieds, tenant dans ses bras, un gros gorille en peluche que je lui avais offert pour un Noël. Il arrachait alors consciencieusement du jouet, des bouloches de fourrure qu’il éparpillait partout autour de lui. Au fil du temps, le gorille, pourtant de belle taille, c’est retrouvé complètement dépourvu de la moindre fourrure. A ces débris pelucheux qui s’accrochaient partout, on savait que Jordan était passé par là. Lorsque le gorille n’a plus eu un « poil » sur le corps, cela a été le tour d’une couverture toute douce et moelleuse qui a subi le même sort ! Une sorte de « doudou » rassurant à maltraiter ! Jordan semait ses « bouloches » comme le petit poucet semait ses petits cailloux !

Durant très longtemps, il ne voulait pas que l’on ferme la porte de sa chambre et le matin, on le retrouvait la plupart du temps, couché dans la chambre de son frère. Il avait besoin de sa présence pour se rassurer.

Heureusement, autant Marine que Jimmy assumaient de bon cœur leurs rôles d’ainés, responsables du plus petit, qui ne se gênait pas, bien sûr, pour en profiter, voire en abuser. A cette époque, généralement, les deux grands lui cédaient presque toujours.

Durant la préadolescence je n’ai pas vraiment souvenir qu’il se soit rendu coupable de bêtises particulières, pour la bonne raison, (et, entre nous, pour l’occasion, il était loin d’être bête !) qu’il les réservait pour la semaine où il était chez sa mère. Comme c’était toujours elle qui en avait la « garde » les résultats scolaires n’étaient pas fameux. Il avait pourtant, aux dires des professeurs, de vraies facilités s’il avait voulu s’en donner la peine.

Il souhaitait, bien entendu, suivre le même chemin que son frère et entrer en apprentissage. Il voulait être plombier.

Robert lui a trouvé un patron près de chez nous, ainsi, il viendrait manger avec nous tous les midis, ainsi que l’avait fait Jimmy, lors de son propre apprentissage.

Pascal a fait le nécessaire pour en avoir sa garde, et, bien sûr, être enfin libre de gérer ses enfants comme il le souhaitait.

Tous les jours, aux repas, Robert lui faisait subir un véritable interrogatoire sur ce qu’il avait fait au travail. Il ne faut pas oublier que c’était le métier de son grand-père, il ne pouvait pas raconter n’importe quoi !

Son patron se disait satisfait de son apprenti. C’est certain, nos petits-fils ont hérité de la vaillance de leur père et grand-père. De plus, ce sont des jeunes très respectueux envers leurs employeurs, famille et personnes plus âgées. Entre eux et entre jeunes, c’est un peu différent, beaucoup moins de retenue ! D’ailleurs, ils savaient que ce n’était pas la peine de se plaindre, ils ne seraient pas toujours écoutés. De plus, pas de chance, pour chacun, nous connaissions bien leur patron ! Pas de cachotteries possibles !

Un jour, durant la semaine où Jordan effectuait sa semaine au centre de formation pour la préparation de son CAP, alors que j’allais me mettre à table, celui-ci  m’a téléphoné : Mamie, viens me chercher, je suis tombé dans les escaliers et je crois que je me suis cassé le nez.

Sitôt le téléphone raccroché, je me suis précipitée pensant me rendre au CFA, mais, sur la route un nouvel appel du blessé m’avertit qu’il se trouvait sur le parking du centre commercial voisin. Je ne comprenais pas trop pourquoi le centre de formation ne l’avait pas gardé à l’infirmerie.

Arrivée sur le parking en question, je trouvais mon petit –fils, le visage ensanglanté et me fournissant des explications plutôt confuses. Dans ces cas-là, je ne prends jamais de décision sans en informer son père. Celui-ci me dit de le conduire chez le médecin ainsi que j’en avais l’intention.

Le médecin avait un air dubitatif quant à la cause de ses blessures. Il conseilla une radio. Murielle que j’avais avertie (je n’étais que la grand-mère) nous a retrouvés au cabinet de radiologie.

J’étais inquiète, car tout le long du chemin, Jordan me tenait des discours décousus, me répétant en boucle les mêmes phrases et me fournissant des explications différentes à chaque fois.

Le nez était effectivement cassé, et, depuis, il a la cloison nasale déviée. La radiologue, une connaissance de Murielle, lui confirma, que, à son avis, il ne s’agissait pas d’une chute. Plutôt, d’un coup bien asséné ! Mais, il fallait surveiller Jordan qui ne semblait pas très clair dans sa relation des faits. Murielle et moi étions inquiètes,  il nous semblait qu’il avait des moments d’amnésie.

Les heures passant, il a commencé à se rappeler les faits par petits bouts. Murielle a contacté le copain de Jordan qui a pu l’éclairer. Pour faire court, il s’agissait d’un coup de pied, qui, lors d’une bagarre avait cueilli Jordan en pleine face, le laissant KO, d’où la cause des moments d’amnésie. Il n’aurait pas dû accepter le défi d’un bagarreur plus aguerri que lui et qui ne lui a pas laissé le temps de voir venir le coup ! De plus, il n’en a même pas le souvenir. Juste son amour propre qui en a pris pour son grade !

En toute honnêteté, au début, autant Mumu que moi, nous nous sommes demandées s’il ne s’embrouillait pas dans ses explications, tout simplement pour ne pas dire la vérité sur son aventure.  Ensuite seulement, en nous rendant compte qu’il n’en était rien, nous nous sommes inquiétées des suites possibles pour sa santé. Il n’y en a pas eu !

En faisant abstraction de cette aventure, son apprentissage s’est bien passé et il a obtenu son CAP.

Entre Jimmy et Jordan, adolescents, malgré leurs trois ans de différence, les relations étaient beaucoup plus animées. Lorsque Pascal entendait des bruits de disputes venant de la chambre de l’un des garçons et qu’il allait voir ce qui se passait, dès - qu’il  ouvrait la porte, grondant : qu’est-ce qui se passe ? Les deux frères, redevenus silencieux, répondaient tranquillement : rien ! On discute ! Et le calme revenait pour un moment. Juste pour un moment, ou alors ils s’arrangeaient pour régler leurs comptes silencieusement !

Contrairement à Jimmy, plus âgé et qui sortant beaucoup, dépensait de ce fait, facilement son salaire, tout en assumant quand même ses dépenses personnelles, assurance permis de conduire, habillement, etc… Jordan, plus jeune, ne sortait pas encore. Il a donc pu économiser et s’offrir : écran plat, ordinateur, scooter, téléphone dernier cri etc…Son CAP en poche, Pascal n’a eu aucun mal à lui trouver du travail. Comme il n’avait pas encore l’âge de passer le permis de conduire, il a choisi d’acheter le bateau de son parrain, puis il a décidé de le revendre et d’en acheter un autre bien plus à son goût. Durant l’été, avec ses copains ou avec Jimmy (et ses copains) s’ils n’ont pas beaucoup pêché, ils se sont bien amusés. Ils jetaient l’ancre auprès de celui de leur père (quand ils étaient sages !) puis ils filaient plus loin quand ils avaient envie de chahuter, s’en éloignant prudemment. Le petit coin de paradis : la « conche » de Pascal et Mumu abrite ainsi, certains samedis ou dimanches d’été le bateau de Pascal, de Jordan et de Mario ! Ce n’est plus un petit coin désert. Les petites jumelles s’excitent sur les petits poissons que Pascal leur place dans une bassine.

 Entre les poissons avec son oncle et les canards et animaux divers avec son papy (Eric) ces petites vont adorer les animaux !

Jimmy et Jordan ont passé leurs permis de chasser et Jordan celui de bateau. Actuellement, Jordan prépare celui de conduire.

Depuis toujours, Jordan comme son père est fin pêcheur. Très jeune, il réalisait déjà de bonnes prises et n’en était pas peu fier ! Il a très tôt su manœuvrer un bateau puisqu’il pilotait celui de son père.

Actuellement, en attendant qu’il ait son permis, son père le pose le matin au travail et je vais l’y chercher, en fin d’après-midi pour, soit, le ramener chez lui, soit le déposer chez un copain près de chez nous. Vivement qu’il obtienne le précieux sésame .En attendant, tous les soirs, en roulant, nous échangeons souvent nos observations sur pleins de sujets. Enfin, c’est surtout Jordan qui argumente, surtout si j’ai l’air de ne pas être de son avis. Il aime bien ergoter et je me laisse souvent embarquer dans des discussions sans fins !

Pour conclure sur mon petit-fils, je suis obligée si je veux être honnête, d’insister sur sa gentillesse. Il a un cœur d’or et j’espère que dans la vie, si la situation l’exige, il saura s’endurcir et repérer les profiteurs.

Aujourd'hui, Jordan a une copine. Ils sont trop mignons tous les deux! ....et si jeunes !

Depuis 4 mois il travaille comme "sableur" dans une société qui traite toute sortes de pièces métalliques qu'il faut décaper avane de les peindre. C'est très dur physiquement , mais il est très courageux ! Son employeur l'a convoqué pour lui proposer un CDI . Il a demandé 3 jours de réflexion et ensuite a demandé quelles étaient les possibilités d'évolution car il souhaite passer à la peinture au pistolet afin d'avoir un meilleur salaire. Le patron a dit : d'accord, on te paie une formation de 6 mois à partir de décembre et tu t'engages à travailler pour nous durant 3 ans . Jusqu'en décembre le salaire reste correct et ensuite il gagnera bien sa vie! Il a donc accepté le CDI . Il est heureux ! 

Quand il passe chez nous, et c'est souvent, c'est un vrai raz de marée ! Un vrai bonheur! Il est plein dejoie de vivre et très "vivant", en deux temps trois mouvements, il nous a raconté ses dernières nouvelles, visité le frigo, fait un tour à la salle de bain pour : soit prendre une douche, (bien que son père lui dise à chaque fois qu'il y a une douche à côté aussi !)soit se repeigner, fait un saut à côté pour voir son père et Mumu,et reraconter sa journée, puis, est reparti, puis est revenu en courant car il a oublié soit ses clés soit ses lunettes de soleil! Achaque fois il me laisse un peu de couture, je crois que pour lui, les boutons de chemise celà s'arrache tout simplement !A chaque fois, Robert lui reproche d'avoir sa voiture si saaaale ! Résultat, mainteant il la gare devant chez son père, à côté ! Ni vu ni connu ! L a pauvre voiture est minable !

Il est tellement, tellement gentil !C'est un bonheur !

 

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12 mai 2013

L'anniversaire de notre voisine....

Samedi, c'était l'anniversaire de Mumu. En fait, c'était il y a huit jours mais ce n'est pas grave !

Nous sommes donc parties toutes les deux vendredi après-midi puisqu'elle quitte le travail à 16 heures , pour aller à la jardinerie proche.

Alors que nous allions monter dans la voiture, un coup de fil de Pascal. Mumu cause un moment, raccroche puis me dit : il faut que nous allions au B.J. pour acheter une tondeuse, celle de Robert est morte ! 

Paix à son âme ! Elle a  14 ans et a rempli son office pour toute la famille. Robert qui avait un Express, se transportait avec sa tondeuse chez les uns et les autres car nos fils sont de gros fainéants en ce qui concerne le jardin ! Si chez nous, le terrain était toujours bien nivelé , chez les fistons c'était toujours une catastrophe et la pauvre tondeuse en a vu de toutes les couleurs !

Donc, nous sommes allées acheter une tondeuse toute neuve et toute belle. Pascal et Mumu ont partagé la facture avec nous car, bien entendu, Robert va continuer à tondre leur devant de maison lorsqu'il tondra chez nous. Je ne demandais rien, mais ils ont imposé leur décision de partager cet achat !

Mission accomplie!

Puis nous sommes quand-même allées à la jardinerie, et c'est parti pour déambuler dans les allées au milieu des arbres, arbustes, fleurs.... Mumu n'est as trop calée sur le sujet et ne savait pas trop quoi choisir, D'où des discussions et des allers retours interminables ! 

Enfin, nous sommes revenues avec pour elle trois arbustes, et une sapinette : ce sera notre cadeau d'anniversaire, elle est ravie !

Je n'ai pas pû résister devant les clématites, et je m'en suis achetée une!  Murielle aussi  : copieuse !!!

clematites 005

Nous allons les planter de chaque côté du mur,  qui sépare nos maison côté route. 

Je ferai mes achats de surfinias, et verveine comme chaque année, la semaine prochaine les saints de glace étant passés!

Nous sommes rentrées, j'étais rétamées!!!!!

Murielle a organisé un petit apéritif vite fait, mais j'ai refusé son invitation à souper. 

J'avais mon compte !!!!!

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